Aujourd’hui 29 octobre est célébré de cinquantième anniversaire de la naissance d’Asterix le Gaulois, dans le magazine Pilote. Les albums d’Astérix racontent les aventures de « nos ancêtres les Gaulois ». Cette semaine du 25 au 30 octobre 2009 est marquée dans l’actualité par cet anniversaire, ainsi que par le lancement déjà fort controversé du débat sur « l’identité nationale ». Les milliers d’individus qui arpentent nos rues en 2009 recouverts d’une bâche nommée burqa sont-ils les dignes représentants de nos ancêtres les Gaulois ?
Notez au passage que de précisément 367 burgas sur tout le territoire national selon un comptage officiel des Renseignements généraux publié début août 2009, ces silhouettes étranges sont passées au nombre d’environ 2000 à l’automne 2009, preuve que plus on en parle, plus la contagion du déguisement se propage... ou preuve de l’incapacité des organes administratifs à évaluer le phénomène. Nous avions déjà une grosse suspicion de tentative de manipulation à l’annonce du nombre de 367. Cette pseudo-information avait consciencieusement été répétée par tous les journalistes en août 2009, avec le message d'accompagnement qui leur avait été fourni clé en main par le ministère de l'intérieur : "c'est donc un épiphénomène, quelque chose de négligeable," faites circuler (disciplinés ou fainéants, ils ont fait circuler). Quelques esprits récalcitrants pensaient que 367 était en réalité le nombre de burqas en circulation dans les quartiers nord de Marseille. Un jour proche, on nous dira qu’il y en a en réalité 15 000 et la presse le répétera sur le même ton, sans commentaires déplacés.
L’identité d’une nation serait, selon le philosophe du XIXe siècle Renan, définissable par ce qui a été vécu en commun par les habitants d’un pays et leur intention partagée de se construire un avenir commun.
Le mot nation vient du mot latin signifiant naissance. Le terme de nation se rapproche de celui du peuple, associé à celui de gouvernement. Selon le dictionnaire de la langue française, il s’agit d’un « Ensemble de personnes vivant sur un territoire commun, conscient de son unité (historique, culturelle, etc.) et constituant une entité politique ».
Le terme de nation a évolué au cours des siècles. A l’époque médiévale, la nation correspondait à un groupe d’homme ayant une origine commune. Aujourd’hui, la nation comprend un ensemble de choses ; cet ensemble conduit à la constitution d’un sentiment d’appartenance commune. La nation, et donc ce sentiment peut se transmettre ; elle est donc transmise de générations en générations. C’est donc bien la volonté de vivre ensemble du peuple formant une nation qui permet de la faire perdurer. On comprend alors qu’il existe nécessairement un long parcours afin de parvenir à la nation, alors résultat historique.
Selon Ernest Renan (lors de la fameuse conférence de 1882 intitulée "Qu’est-ce qu’une nation ?"), la nation apparaît comme un résultat historique, « une âme, un principe spirituel ».
Texte de la conférence d'Ernest Renan le 11 mars 1882 à la Sorbonne.
Extraits : Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis. L'homme, Messieurs, ne s'improvise pas. La nation, comme l'individu, est l'aboutissant d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j'entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans la passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu'on a consentis, des maux qu'on a soufferts. On aime la maison qu'on a bâtie et qu'on transmet. Le chant spartiate : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes » est dans sa simplicité l'hymne abrégé de toute patrie.
Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l'avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert, joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; voilà ce que l'on comprend malgré les diversités de race et de langue. Je disais tout à l'heure : « avoir souffert ensemble » ; oui, la souffrance en commun unit plus que la joie. En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en commun.
Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L'existence d'une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie. (E. RENAN, 1882)
Il n’est pas utile d’attendre les conclusions des comités Théodule qui s’apprêtent à débattre de ce grave sujet (cette oie de Marie-Ségolène Royal semble manifester l’intention d’y apporter son précieux caquetage, ça promet un niveau relevé) pour constater (c’est à la portée de n’importe qui) que par la volonté des présidents et premiers ministres qui se sont succédé depuis les années soixante-dix (avec l’approbation du scrutin universel), la France a décidé de se peupler massivement de nouveaux habitants venus d’Afrique -de culture et de moeurs différentes de celles en vigueur en France- dont l’intention (volontiers exprimée, ils ne s'en cachent pas) est de ne pas s’assimiler, ni même s’intégrer aux habitants déjà en place. La preuve : à leur 2e et 3e génération ils continuent d’évoquer le pays d’origine de leurs parents ou grands-parents en disant « chez moi » (alors même que beaucoup n’y ont jamais mis les pieds). Les corps des deux jeunes victimes de l’accident de la route mémorable de Villiers-le-Bel en 2007 ont été à la demande de leurs familles rapatriés « au pays » (ils étaient tous deux nés en France). Quand vous savez cela, vous avez compris le problème.
Au risque de surprendre, je vous ferai remarquer que le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, partage l’opinion déjà écrite ici avec force plusieurs fois depuis 2005 : il est déjà trop tard. « Trop tard pour lutter contre le voile intégral en France.(…) Parce qu’on a laissé beaucoup filé le problème du fondamentalisme. (…) Il y a longtemps qu’on aurait dû être sensible à cette montée du fondamentalisme, » a estimé le recteur de la Mosquée de Paris. Boubakeur a dénoncé « une aboulie générale face au fondamentalisme. » SOURCE : Le Figaro du 29.10.09, page 4
Puisque les leaders politiques (élus par nous) ont prudemment détourné le regard du problème qui s'est installé et a enflé pendant plus de trois décennies, "il est trop tard". L’identité nationale va devoir se définir en tenant désormais compte de l’islam galopant, de la burqa dans les rues, des huées soulevées contre le chant de la Marseillaise, de la haine du blanc dit « de souche », des hordes de capuchards davantage prêts à casser, voler, dealer qu’à participer à la constitution d’une nation.
Un jour prochain je vous laisserai vous débrouiller avec ce merdier sans moi en vous prédisant bien des désagréments. Je porte ma part de responsabilité : j’ai voté Giscard deux fois, j’ai cru sauver la face en m’opposant à Mitterrand dans un éclair de lucidité violent, et ensuite j’ai voté Chirac deux fois, enfin j’ai voté Sarkozy. Résultat depuis l’élection de Giscard en 1974 : il faut maintenant discuter comme des forcenés pour savoir quelle est notre identité nationale ! Pas de quoi être fiers des reculées accomplies en 35 ans. Remarquez aussi que si j'avais opté pour Mitterrand au lieu de Giscard en 1981, nous aurions eu une voix de plus pour élire Mitterrand à la place de Giscard qui avait pris avec Chirac comme Premier ministre des décisions en faveur de l'immigration (mesure du regroupement familial), et ainsi j'aurais évité que Giscard continue de nuire dans cette voie... mais l'opposant Mitterrand a poursuivi pendant 14 ans une politique en faveur de l'immigration... comme quoi, voter Droite ou voter Gauche produit les mêmes effets désastreux.