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Fourniret exempté de la présomption d'innocence par les journalistes

La présomption d'innocence est le principe selon lequel toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie. La publicité donnée à l'accusation sans contre-partie dans les organes de presse imprimés ou audiovisuels est alors considérée comme une diffamation sauf publication d'une information concernant le non-lieu. En France, cette publication est prévue par la loi du 4 janvier 1993. Le principe est affirmé par l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 (auquel fait référence le préambule de la constitution actuelle) : « tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable... » La loi sur la présomption d'innocence, aussi appelée Loi Guigou, votée le 15 juin 2000 a pour but de mieux protéger les droits des personnes mises en examen, notamment en réformant la détention provisoire.

Dans la pratique, la Loi autorise de toute évidence une catégorie professionnelle à passer outre, à opérer des raccourcis - car la place manque sur les ondes et dans les pages si l'on ést obligé de sans cesse répéter "présumé tueur en série": les journalistes. Cela permet à L'Express de titrer 4 ans avant le procès (le 4.08.2004) : "Affaire Fourniret- Comment il s'est mis à tuer"; et au Figaro de titrer le 6.03.2008 : "Le cauchemar d'une proie de Fourniret". Deux exemples parmi cent. Vous voyez bien que Sarko le Facho n'a pas bridé la liberté d'expression ! Il a allégé, humanisé une loi excessive de la socialiste Guigou.

Commentaires

Tout ceci n'est qu'arguties, fariboles et billevesées.

Les juges d'instruction sont censés intruire à charge et à décharge, ce qu'ils ont fait scrupuleusement dans l'affaire d'Outreau, les chambres de l'instruction sont censées veiller à ce que les droits du prévenu soient intégralement respectés, mais dans les faits, elles ne vérifient seulement que les virgules des actes d'instruction sont bien à leur place, les procureurs ont un pouvoir d'appréciation et oublient facilement qu'ils ne sont pas là que pour requérir, mais qu'ils ont aussi un rôle à jouer dans la manifestation de la vérité.

Et sur qui crie t'on ? Sur la presse, bien sûr, c'est plus facile, ça ne coûte pas cher et c'est d'un rendement immédiat. Qu'elle est des torts est indéniable, mais que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre.

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