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Pourquoi je n'ai aucun respect pour l'Education Nationale

Je ne suis pas comme le Président de la République obligé de tenir des propos apaisants pour toutes les catégories professionnelles, comme il l’a fait jeudi soir 15 mai dans sa courte allocution à la fin de la journée de grève des enseignants.

Les enseignants sont la corporation à laquelle la Nation est redevable de l’état catastrophique de non maîtrise du français que l’on peut constater chez une majorité des jeunes adultes aujourd’hui. Ce sont eux les fautifs, et personne  d’autre, surtout pas les parents, les familles, l’environnement social et tout le baratin socialiste qu’on nous sert quand il s’agit de déplorer la délinquance, autre fléau. Et encore moins les élèves eux-mêmes. 

Pour une fois je crois que nous tenons là un problème sur lequel on ne pourra pas, en toute bonne foi, poser le sempiternel « Pour  ou Contre »  ou "D'accord - Pas d'accord" que les médias nous resservent à tout propos.  La qualité orthographique des jeunes adultes en 2008 est-elle égale, inférieure ou supérieure à celle de leurs homologues issus de « l’Ecole de la République » 20, 30, 40 ans plus tôt ? Réponse : spectaculairement inférieure. Est-ce la faute des élèves qui désormais refusent d’apprendre cette « matière » ? Non. Pourquoi un élève des années 50 et des années 60 (on pourrait dire années 40, 30, 20…) était-il capable de sortir de l’école en sachant écrire correctement sa langue, et plus aujourd’hui : d'où vient l'écart ?

27_2 La différence est dans l’enseignement (les méthodes, la non prise en compte du français dans l’évaluation et la sélection). Si l’on pouvait juger les enseignants au résultat de leur travail, comme on le fait si couramment dans la vraie vie - qui est celle du secteur privé- on leur mettrait sous les yeux ces innombrables textes que tous les responsables et cadres d’entreprises plus ou moins seniors voient passer, effarés, à longueur de journée, ces écrits accablants bourrés d’anomalies de toutes espèces (dont l’écriture rapide Internet n’est nullement la cause), et on leur dirait : voilà la résultat de votre travail, vous avez lamentablement échoué, vous ne méritez aucun avancement, aucune prime, aucune mutation favorable, vous stagnerez tant que vous n’aurez pas démontré vos compétences, et mieux : vous êtes virés, remplacés par des professionnels appliquant des méthodes efficaces (bien connues et avec des résultats prouvés : il suffit de reprendre celles de 1950 par exemple, mais celles de 1930 feraient aussi l’affaire). Mais telle n’est pas la situation réelle, où l’on voit au contraire beaucoup de ces incompétents défiler dans les rues pour réclamer davantage de considération et de sous.  Il faut oser.


Le matin du jeudi 15 mai, le jour de la plus récente grève des enseignants, (qui précède de peu la suivante), j’ai embarqué à leur hôtel deux visiteurs étrangers pour les accompagner à plusieurs rendez-vous d’affaires. Il y avait là Miss Chen de ma Note « Pas de lotus pour Miss Chen » du 9 mai (j’en vois trois qui suivent, voici les noms : Le Nain, Hélène et Zobby. Les autres, je vous en prie, soyez à ce qu’on dit), qui est Chinoise bon teint venue de Chine, et un manager de nationalité allemande, lequel me demande, histoire de dire quelque chose au démarrage, si la France est enfin au travail aujourd’hui. Oui, pas de pont ni de jour férié, mais nous risquons de rencontrer quelques bouchons à cause des défilés d’enseignants en grève, j’explique en conduisant. Du coin de l’œil je le vois sauter sur le siège de droite : « Quoi, des enseignants en grève, c’est autorisé chez vous ? En Allemagne c’est impensable, ma mère a  été professeur 30 ans, si elle s’était mise en grève elle aurait été virée ! » Comme on voit, les Allemands sont des arriérés sociaux, et cette façon d’interdire un droit humain de base est bien dans leur style autoritaire (« Verboten », qu’ils nous hurlaient dans les oreilles en 40-45) et bien entendu, de ce fait, l’enseignement en Allemagne est totalement pourri... Il n'y a qu’à regarder les résultats : les Allemands que je fréquente sont tellement mauvais dans leur langue maternelle qu'ils sont obligés de parler couramment anglais ! A la différence notable des Français, qui Dieu merci ne sont pas encore contraints à un tel expédient.

J’ai vu cette semaine (de mes yeux vu !) un email écrit par une directrice de petite entreprise à une étudiante qui avait projeté de faire un stage chez elle, ce qui ne s’est pas concrétisé, d’où le contenu des phrases qui suivent. J’ai brouillé quelques noms, marques ou indices et fait sauter une phrase hors sujet. Voici donc ce que peut écrire en 2008 à une étudiante candidate à un stage une responsable d’entreprise âgée d’environ 30 ans, de toute évidence française de souche, née et éduquée en France dans les belles écoles de la République :

" Vous deviez nous remettre votre convention le jour du stage . je vous avez inscrit sur des formations xxx , yyy , et zzzz ainsi que plusieurs work shop . Nous avons refusé plusieurs stagiaires car vous vous etiez engagés verbalement . A l'avenir je vous recommande de prevenir au minimun la societé , car nous avons des planning à gérer .D autre part nous faisons du xxx d'affaires et de la production et non du receptif !!! comme vous l avez comprit .

Vous m 'avez prevenut comment ? on s en souviendrais je pense . Je viens d'avoir votre (établissement scolaire) en ligne est apparement vos professeurs n exige pas  un (xx) !!! Nous sommes des professionnels du wwwww , votre (établissement scolaire) avait l habitude de travailler avec nous .Le travail c est serieux meme quand on est stagiaire ! Comment je fais maintenant pour annuler vos formations que j'ai reservé au prealables?? bon courage chez (BBBB) à (VILLE) , et n oubliez pas que vous avez choisit une profession ou bcp de gens se connaissent et se respectent . "

Commentaires

Grincheux, fais donc attention à tes propres fautes d'orthographe !
la non maîtrise, la non prise en compte : un trait d'union après "non" ne serait pas superflu ! Allez, on te pardonne, on mettra ça sur le compte de ta fougue grincheuse !

Je crois déjà avoir l'écrit qu'en Allemagne tout fonctionnaire n'a pas le DROIT de faire la grève et le privé qu'au cours des négociations (fixées d'avance de quand à quand dure celles-ci) pour la convention salariale entre le syndicat et les entreprises . En dehors, la grève est illégale et le grèviste encourt des peines et surtout le licenciement (y compris et surtout le fonctionnaire).

Quand au systhème scolaire, il n'est pas mieux ici qu'en France. Ici, le manque de respcet des éleves envers les enseignants ainsi le taux des étrangers est trop fortes dans baucoup d'écoles (certaines classes ont jusqu'à 70% d'enfants issus de l'immigration parlant peu ou mal l'allemand).

En France, la faute incombe à une majorité des enseignants qui se préoccupent bien plus de leur salaires que des éleves, et leur francais n'est pas le mieux non plus. Quand à Mister LANG se taise bien, je ne me souviens pas d'une année où l'Education nationale n'ètait pas en grève, revandiquant toujours la même chose: plus d'effectifs, plus de moyens, une meilleure rénumération, et être d'accord pour dire qu'une reforme est necessaire mais n'accpetent aucune proposée par les divers gouvernements aussi bien de gauche que de droite.

Bon samedi
Dans cette matière, le progrès ou le modernisme n'était nullement avantageux à l'enseignement du public.

"j’en vois trois qui suivent, voici les noms : Le Nain, Hélène et Zobby."
Hého!
J'ai personnellement vu des fiches de paie d'un professeur en lycée pro en Guadeloupe de 10000€ en fin de carrière. Je sais pas trop quoi lui donner de plus comme moyens pour enseigner.

Finie l'époque où enseigner était une vocation, aujourd'hui être un enseignant c'est d'abord et avant tout devenir le fonctionnaire, se garantir "le boulot", je dit bien "le boulot" à vie sans jamais se remettre en question, d'où les résultats catastrophiques que nous connaissons. Il est évident que quelques soient les moyens et le nombre l'élève par classe nous n'arriverons pas à faire travailler "les glandeurs", dont on se préoccupe un peu trop, à mon sens, au détriment de ceux qui veulent réussir et qui, pour certains d'entre eux, ont besoin d'être aidé. L'immigration massive de ces derniers temps y est pour beaucoup, mais personne n'ose le dire ni ne veut l'admettre. Cela promet un avenir radieux...! Je ne suis pas pessimiste, mais le pire est à craindre.

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