Passant le long de la côte sur la mer des Caraïbes, au sud de la ville de Santiago de Cuba, je lis dans un guide qu’à proximité immédiate se trouve un lieu nommé Daïquiri, où fut composé le fameux cocktail éponyme homonyme. N’écoutant que mon courage (il en faut pour cavaler sous ce soleil), je me précipite vers le bar d’un site de villégiature nommé Grand Caribe Club Bucanero, donné pour 3 étoiles en norme locale, et là je passe commande d’un .. daiquiri. « Ah je ne peux pas vous faire ça, me répond le barman, car je n’ai pas de shaker ! » C’est tout Cuba, ça : la pénurie est la règle. J’ai donc pris une Bucanero. Une autre fois, ailleurs, je suis en attente d’une bière pression justement appelée Bucanero (Boucanier, la meilleure de l’île) quand le serveur me désignant le fut du doigt m’explique qu’hélas l’embout de la pompe ne lui a pas été livré mais qu’il a envoyé précipitamment quelqu’un en ville à la recherche de l’accessoire indispensable (environ une heure d’attente). On reste calme, ça ne sert à rien de s’énerver, ça fait 50 ans que ça dure et pas d’amélioration en vue. Les mécontents n’auront qu’à voter pour l’opposition. Séjournant dans la ville de Guantanamo (ça vous dit quelque chose ?), et discutant art culinaire (euh, simplement "bouffe") avec un habitant, ce dernier piqué au vif par mon propos (je lui expliquais qu'en France on mange du riz, des frites et d'autres mets encore plus délicieux) me rétorqua que c'est à Guantanamo, dans sa ville, que sont confectionnés les meilleurs Royal Cheese du pays. .."à ce qu'il paraît", a-t-il ajouté après un petit silence dans un large sourire. Je veux bien le croire, et des Big Mac, avec des Mac Flurry en dessert, mais pour y accéder il faut passer par la case Iraq !
Le Daiquiri est un coktail à base de rhum. Il aurait été créé en 1896 par Jennings S. Cox, ingénieur américain travaillant dans une mine de fer, appelée Daiquiri, à l'est de cuba. La recette aurait ensuite été rapportée aux Etats-Unis par l'amiral Lucius Johnson. Le Daiquiri reprend les mêmes ingrédients que le ti-punch. Le secret consiste donc à "shaker" vigoureusement afin que la glace contenue dans le shaker refroidisse parfaitement la préparation, sans pour autant qu’elle ne commence à fondre. SOURCE de la recette : 1001 cocktails
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Ingrédients du Cocktail pour 1 personne
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A ne pas confondre avec le mojito :
6 cl de rhum cubain (havana club)
1/2 citrons verts [En savoir +]
1/2 cuillère à soupe de sucre roux (cassonade)
7 feuilles de menthe
eau gazeuse (perrier)
Rédigé par: diablotine | 31 juillet 2008 at 17:59
DIABLOTINE :
En effet j'aurais pu prendre un CUBA LIBRE, dont le nom ne remonte pas à Fidel Castro mais à la fin du XIXème siècle. Il existe un équivalent du CUBA LIBRE mais avec rhum brun à la place du rhum blanc, qu'ils nomment là-bas CUBATA. Et naturellement ce ne peut pas être du coca ni du pepsi qu'il y mettent, toute marque US étant prohibée à Cuba.
Rédigé par: Grincheux Grave | 31 juillet 2008 at 18:05
Le Grand Caribe Club Bucanero ressemble donc à l'enfer français (encore une blague éculée)
C’est un Anglais qui arrive devant Saint-Pierre. Celui-ci examine son cas.
- Bon, vous êtes bien brave, mais vous avez quand même beaucoup péché.
- Oui, mais j’ai pas voulu faire de mal. Malheureusement, j'ai trop aimé les femmes, toutes les femmes...
- Ah oui, mais le boss, il rigole pas avec les 7 péchés capitaux ; alors, pour vous, c’est l’Enfer, mais vous avez le choix entre l’Enfer français et l’Enfer allemand.
- Et c’est quoi la différence ?
- Dans l’Enfer français, vous êtes dans la merde jusqu’au cou et vous recevez 100 coups de bâton par jour. Dans l’Enfer allemand, vous êtes dans la merde jusqu’à la taille et vous recevez 50 coups de bâton par jour.
- Ben, y a pas photo, je vais dans l’Enfer allemand alors.
- Moi, si j’étais vous, j’irais plutôt dans l’Enfer français.
- Vous êtes maso ou quoi ?
- Mais non, mais vous savez bien comment ils sont les Français : un jour y a plus de merde, le lendemain ils ont perdu le bâton, après il y a grève...
Rédigé par: Pandora | 01 août 2008 at 16:26
A propos de rhum et de Cuba (lequel contient l’autre ?), les Cubains conseillent de n’acheter le rhum qu’en magasin pour être (relativement) sûr de sa provenance et, quand on n’a pas les moyens de la connaître, de ne boire que du rhum blanc, parce que sa transparence permet au moins de vérifier l’absence de poussière ou autre saloperie comme il y en a souvent dans le rhum de contrebande.
Et puis une anecdote : le directeur d’une distillerie de rhum ne comprenait pas comment il pouvait déplorer la disparition d’importantes quantités de rhum de sa fabrique alors que les lieux étaient solidement gardés. Et puis un jour, un surveillant constate qu’il s’échappe quelques gouttes du cadre du vélo d’un employé quittant l’usine. Il s’est avéré que les ouvriers versaient le rhum dans les tubes creux de leurs vélos pour ensuite le revendre au marché noir. C’est ainsi que le mystère de « l’évaporation du rhum » a été résolu.
Rédigé par: Galliano | 01 août 2008 at 16:32
« Eponyme » signifie « qui donne son nom à… ». Je suppose que c'est le lieu qui est éponyme du coquetaille et non le coquetaille qui est éponyme du lieu. Ce dernier est simplement homonyme.
Rédigé par: Gérard | 02 août 2008 at 09:47
MERCI GERARD pour avoir rectifié ma faute sur EPONYME : je lai laissée, mais barrée, fin de conserver la validité de votre commentaire.
Rédigé par: Grincheux Grave | 03 août 2008 at 17:29
à GALLIANO: je pense volontiers que l'anecdote que vous rapportez (du rhum dans les bicyclette) est authentique, car le... coulage est l'une des principales ressources des travailleurs cubains.
Rédigé par: Grincheux Grave | 03 août 2008 at 17:32
A Grincheux Grave : Oui, un des principaux critères de choix d'un boulot pour les Cubains est la valeur de ce qu'on peut y voler, les plus hauts gradés se réservant la part du lion.
Comme disent les Cubains : "L'état fait semblant de nous payer, nous faisons semblant de travailler".
Rédigé par: Galliano | 04 août 2008 at 14:01