Bison con ?
Bison Futé est-il un con ? Le weekend des samedi 2, dimanche 3 août fut celui de ce que les journalistes nomment « le grand chassé-croisé des vacances ». L’animal en vedette fut non pas le pékinois (ou beijingois dorénavant) mais le bison, espèce de ruminant protégée en raison de ses erreurs chroniques, l’animal de compagnie de route que les automobilistes écoutent juste après avoir abandonné leur chien ou chat pour partir tranquilles (information que je tiens de Brigitte Bardot, dont j‘aurais bien voulu connaître la chatte, fut un temps). Le Bison Futé est une caste de fonctionnaires tout-à-fait privilégiée : tandis que leurs confrères font des erreurs mais ne sont pas sanctionnés (ce qui est déjà plus confortable que dans le secteur privé), eux sont félicités chaque fois qu’ils se trompent. Mieux : leur chef de service leur fixe comme mission de se tromper. On imagine les réunions de briefing au PC de Rosny-sous-Bois. « Les gars je compte sur vous, demain on va annoncer que Bison Futé prévoit un ‘samedi noir’, si ça ce révèle être un ‘samedi rouge’ vous aurez mes félicitations ; si on arrive à un ‘vert’ je file une prime à tout le monde. » Payés pour se tromper ! Un job unique. J’ai ouï à la radio que les automobilistes ayant fait le trajet sur l’axe Brest-Paris samedi 2.08 étaient tout étonnés de la fluidité du trafic, par rapport à Bison Futé. Mais non, ce n’est guère étonnant au contraire, c’est un nouveau succès des gars de l’équipe Bison Futé, la preuve qu’une portion d’entre vous ont été naïfs pour croire Bison Futé et par conséquent ont reporté, ou annulé leur voyage, rendant la voie libre aux non-croyants, aux rebelles, aux je m’en-foutistes, aux goujats. Ce bison est immoral.

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