J'ai envie de pétitionner en faveur de Fanny Truchelut
Ah, je vous connais comme si je vous avais faits ! Déjà, le titre et toutes ses consonnances oiseuses qui ne peuvent que tenter des zigottos de votre genre : j'ai envie de pétitionner, et alors ça ne vous arrive jamais ?... Et comment peut-on sérieusement se nommer Fanny Truchelut et laisser son nom circuler dans un monde d'obsédés textuels comme celui des blogs ? Faut-il baiser Fanny Truchelut tout-de-suite ou commencer par une bonne turlute ? Je vous entends, et j'en ai honte, honte d'être votre concitoyen. Lisez plutôt ce qui suit, qui n'est qu'un copié-collé fidèle d'une Note du Blog Riposte Laïque. Vous viendrez présenter vos excuses ensuite, je reçois du lundi au vendredi de 0h25 à 01h15.
6 juillet 2006, Fanny Truchelut, propriétaire d’un gîte de montagne dans les Vosges, accueillit cinq personnes qui avaient réservé leur séjour par Internet. Deux femmes de ce groupe étaient ostensiblement voilées. Surprise par un voile aussi patent, Fanny leur a demandé de bien vouloir le retirer dans les parties communes de son gîte, en hôtesse soucieuse de préserver l’harmonie d’un lieu paisible et les convictions de ses autres locataires qu’une tenue symbolisant la soumission des femmes pouvait troubler. Son interlocutrice, Horia Demiati, militante active du port du voile - notamment sur les lieux de travail - se montrera intransigeante, repoussant le compromis proposé par la propriétaire.
Devant cette attitude, et à la demande de la cliente, Fanny Truchelut lui a rendu ses arrhes, pensant ainsi clore le différend par respect mutuel. Mais Horia Demiati est allée aussitôt porter plainte, soutenue en la circonstance par le Mrap local. Le procès de Fanny Truchelut a eu lieu quinze mois plus tard, le 2 octobre 2007, à Epinal. L’accusée, qui s’est retrouvée bien seule, a été salie par les avocats du Mrap, de la LDH, de la Licra, et même par la presse locale, chacun de ces organismes s’empressant de voir en elle une femme « raciste » et, qui plus est, « peu intelligente » !
Conséquence : Fanny Truchelut a été condamnée pour « discrimination religieuse » à quatre mois de prison avec sursis et à 8.490 euros d’amende et de dommages et intérêts. L’accusation de racisme n’a pas été retenue.
Le 27 juin 2008, le Conseil d’Etat a refusé d’accorder la nationalité française à une femme d’origine marocaine qui portait la burqa. Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Ville, a jugé cette décision « excellente, légitime, particulièrement crédible parce qu’elle se fonde sur les valeurs de notre République ». Mieux : lorsque Le Parisien du 16 juillet dernier a demandé à Fadela Amara si elle faisait « la différence entre le voile et la burqa », la secrétaire d’Etat à la Ville a répondu ceci : « Tout est question de centimètres de tissu. Mais pour moi, c’est la même chose », rendant ipso facto « excellente, légitime, et particulièrement crédible » la décision par laquelle Fanny Truchelut s’est opposée, le 6 juillet 2006, « au port du voile, qui n’est pas un signe religieux mais, comme la burqa, un signe d’oppression des femmes » (Fadela Amara, Le Parisien, 16- 07-2008). Toute condamnation, même symbolique, de Fanny Truchelut serait donc interprétée par les fondamentalistes musulmans comme un encouragement à multiplier les poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui entendent défendre « les valeurs de notre République », et contraire à l’Arrêt du Conseil d’Etat du 27 juin 2008.

Le raciste n'est pas celui qu'on croit... Je ne voudrais pas être dans un hôtel ou un gîte est voir les femmes voilées.
Rédigé par: Helene | 23 août 2008 at 20:01
Je viens de prendre connaissances de cette histoire et je dois dire que je suis triste. je ne me réclame d'aucune obédience et j'avoue n'avoir pas d'idée politiques tranchées mais je suis sur d'une chose c'est d'être un laïque convaincu. je ne comprends pas l'ensemble de ses revendications religieuses et crois fortement que nous devons les combattre et cela même si parfois cela doit se faire a l'intérieur d'un gite...
j'ai une pensée affectueuse pour cette femme en espérant que l'issue lui sera favorable. quant aux plaignants, je respecte leur conviction religieuse et les encourages a continuer sur le chemin de leur foi cependant nous ne devons jamais perdre de vue que nous avons tous un socle commun républicain et laïque.
Merci le nain pour ce blog qui parfois me fait rire, dresser les cheveux sur le tête mais dans tous les cas me permet d'avoir un regard sur notre societe depuis mon ile dans le pacifique...
Rédigé par: jules | 28 août 2008 at 06:17