A force de l'évoquer ici, la FISCHER est devenue ma bière fétiche. La Fischer est bourrée d'avantages, outre ses réputées qualités nutritives. On trouve la Fischer partout, même et surtout en ex Haute-Volta, précisément à Ouagadougou, où notre envoyé spécial permanent bénévole DOMINIQUE aurait depuis des lustres abandonné son poste si la Fischer n'avait pas été à portée de coude.
Nous aimons la Fischer à cause de son antique fermeture à bouchon mécanique qui nous rappelle notre enfance, également appelé bouchon à étrier ou bouchon à bascule : les bouteilles qui en sont munies peuvent accomplir plusieurs cycles de commercialisation de leur contenu après remplissage et, au besoin, ré-étiquettage ; sa fermeture est seulement vérifiée, la solidité de l'ensemble étant ordinairement prévue pour un usage durable. Les bouchons mécaniques ont été longtemps utilisés pour des bouteilles consignées qui devaient être à la fois facilement et hermétiquement fermées et refermées alors que les bouchons en liège ou en plastique ne satisfaisaient pas simultanément ces conditions. Oui, à la différence de toutes ses concurrentes à capsule ou en boîte, la Fischer est LA bière qui se préoccupe de développement durable. Et moi je me préoccupe de la Fischer. Quoique de nos jours, à mon grand regret, la bouteille de Fischer ne soit plus consignée : c'est un pur scandale écologique que de mettre en circulation un emballage potentiellement ré-exploitable et d'obliger le consommateur à le jeter. Si la Fischer se dotait de cette possibilité, outre son label Made in France, elle serait la grande bière citoyenne du XXIe siècle, pulvérisant la concurrence ou l'obligeant à l'imiter pour ne pas disparaître.
Avec sa tête mécanique qui lui fait comme deux oreilles de martien, son chapeau plat et son bon ventre bombé, ne trouvez-vous pas que la Fischer a belle allure ?
La Fischer est la bière des jeunes de 7 à 107 ans, cela ne fait aucun doute. La Fischer est une bière de transgression, une bière qui ne se couche pas devant les diktats de la pensée correcte. La Fischer est la bière de ceux qui ne se croient pas obligés de croquer cinq fruits par jour parce qu'une campagne d'affichage l'a exigé.
La Fischer est la boisson du citoyen libre, et même libertaire, qui pose son auguste postérieur sur le marketing gouvernemental visant à empêcher notre belle jeunesse de déguster de la Fischer : pendant que Roselyne Bachelot applique une série de mesures comme l'interdiction de la vente d'alcool aux mineurs et des "open bar" étudiants, la Fischer continue à montrer fièrement sur son étiquette un gamin occupé à déguster un bock de trois litres de bière. Pourquoi ? Parce que plusieurs laboratoires assermentés ont démontré que la Fischer est bonne pour la croissance et le développement intellectuel des enfants. C'est connu comme le houblon. Autre preuve : j'en ai bu étant enfant, et me voici. En revanche, jamais de tabac.
Des groupes de pression ont réussi à faire disparaître le personnage haut en couleur de Y'a bon Banania, la jolie antillaise du Rhum Negrita, la cigarette de Lucky Luke et la pipe de Jacques Tati, mais aucun groupe de (bière) pression n'ose s'attaquer au gamin des étiquettes Fischer : ils savent leur combat perdu d'avance et craignent la mort par ridicule.
En ce moment, on trouve la Fischer en promotion par paquets de 4 bouteilles pour le prix de trois, par exemple dans la chaîne DIA à 4,99 euros, soit 0,48 euros la verre de 25 cl. A titre de comparaison, une seule bouteille est cette semaine à 1,51 € chez Champion. A votre santé !

En Égypte ancienne, les femmes utilisaient la bière à des fins cosmétiques ou dermatologiques (cette tradition est toujours vivante en Tchéquie sous forme de bain de bière). En Grèce antique, Hippocrate utilisait la bière pour faciliter la diurèse et combattre la fièvre. Arétée la conseillait en cas de diabète et de migraine.
Au Moyen-Âge, cet alcool était réputé stimuler l’humeur et l’appétit, il calmait et favorisait le sommeil. La bière remplaçait aussi avantageusement l'eau souvent contaminée en ce temps, car les germes infectieux étaient détruits lors du brassage.
Au XIXe siècle, la bière était encore fabriquée et vendue en pharmacie, additionnée de plantes telles que le gruit aux vertus diverses
C'est Wikipédia qui le dit !
Ah, j'allais oublier : Bonne bourre... à la bière ; enfin, comme tu veux !
Rédigé par : Alice | 28 janvier 2012 à 19:28
CHER patron !
Permettez-moi de vous rappeler que c'est à Bobo-Dioulasso que j'avais trouvé de la Fisher.
Mais comme vous l'écriviez si bien dans ma quasi épitaphe, le journalisme international d'investigation ne me faisant pas peur, je vais dès ce dimanche aller à la pêche aux infos pour chercher de la Fisher dans tout Ouag', histoire que ce sujet ne se termine pas en queue de poisson.
Qui sait, peut être au passage arriverai-je à la "Clinique du point G" ?...
Rédigé par : Dominique | 29 janvier 2012 à 01:53
Drink local act global
Rédigé par : goupixg6 | 29 janvier 2012 à 09:10
J'aime pas la bière, désolée GG.
Mais si elle stimule l’humeur, calme et favorise le sommeil...je m'y mets dès demain.
On la trouve partout dis-tu? Excellent, cela m'évitera le déplacement à Ouagadougou, il ne faut pas m'en vouloir Dominique, mais c'est un peu loin!
Rédigé par : Ditch | 29 janvier 2012 à 14:20