Vendredi 13 (j'espère que vous avez gagné au loto pour compenser les hausses d'impôts à venir) la France reçoit de l'agence de notation Standard & Poors son avis de dégradation qui tombe de AAA à AA+.
L'heure est comme Grincheux, elle est grave.
A heure grave, décisions sévères. Si le corps électoral français était une personne, si cette personne était normalement informée, moyennement intelligente, raisonnablement avisée, elle dirait que le moment est venu là, maintenant, aujourd'hui, d'envoyer au rancart (et encore heureux que ce ne soit pas avec une lourde amende au cul) ceux qui ont de plus près depuis environ 35 ans eu la main sur les commandes de la machine infernale qui nous a entraînés à la rétrogradation et à la dégradation qui va l'accompagner : crédits plus difficles, taxes, impôts, chômage...
"Envoyer, mettre au rancart" -- j'aime bien la définition que je trouve sur Internet :
jeter, se débarrasser de qqch d'inutile
abandonner, débarrasser, se débarrasser, se défaire - chute, déchet, déchets, matériau perdu - débris, déchets, immondices, ordure, ordures, saletés
Si l'on met de côté ceux qui ne seraient ni décédés, ni retraités, ni en état de sénilité (pour s'être tué à la tâche dans de grandes réformes incessantes !), tous les autres encore en mesure de briguer un mandat, un ministère, en tête desquels les Sarkozy, Hollande, Sapin, Baroin, Raffarin, Fabius, Arthuis, Borloo, Juppé, Breton... ainsi que les partis qui les ont soutenus, conseillés, financés (devenus PS, Modem et UMP)... les hommes de l'ombre qui leur ont distillé recommendations pourries et tuyaux percés (Alain Minc et autres)... à toute cette engeance malfaisante qui nous a mis dans le trou année après année depuis le milieu de la décennie soixante dix, chaque électeur, chaque journaliste devrait avoir le cran de dire les yeux dans les yeux, calmement :
"Non, pas vous, plus vous, vous êtes éliminé, votre temps est passé, vous avez causé assez de dégâts, vous avez suffisamment menti... disparaissez dans un coin peinard, que l'on ne vous voit ni ne vous entende plus jamais, tchao pantin. Et sans discuter ni lambiner, parce que sinon je pourrais me fâcher tout rouge. ROUGE : vous voyez ? La couleur des cravates de Mélenchon et du drapeau des révoltes prolétariennes sanguinaires !"
L'AFFICHE ROUGE (la liste de la honte) :
MINISTRES (économie, finances)
1976 - 1978 : Raymond Barre également Premier ministre
1977 - 1978 : Robert Boulin
1978 - 1981 : René Monory
1981 - 1984 : Jacques Delors
1984 - 1986 : Pierre Bérégovoy
1986 - 1988 : Édouard Balladur
1988 - 1992 : Pierre Bérégovoy
1992 - 1993 : Michel Sapin
1993 - 1995 : Edmond Alphandéry, Économie et Nicolas Sarkozy, Budget
1995 - 1995 : Alain Madelin Ministre de l'Économie, des Finances et du Plan
1995 - 1997 : Jean Arthuis
1997 - 1999 : Dominique Strauss-Kahn
1999 - 2000 : Christian Sautter
2000 - 2002 : Laurent Fabius
2002 - 2004 : Francis Mer
2004 - 2004 : Nicolas Sarkozy
2004 - 2005 : Hervé Gaymard
2005 - 2007 : Thierry Breton
2007 - 2007 : Jean-Louis Borloo
2007 - 2011 : Christine Lagarde
2011 - 2012 : François Baroin (prévision)
PREMIERS MINISTRES
Jacques Chirac 1974-1976, 1986-1988
Raymond Barre 1976-1981
Pierre Mauroy 1981-1984
Laurent Fabius 1984-1986
Michel Rocard 1988-1991
Édith Cresson 1991-1992
Pierre Bérégovoy 1992-1993
Édouard Balladur 1993-1995
Alain Juppé 1995-1997
Lionel Jospin 1997-2002
Jean-Pierre Raffarin 2002-2005
Dominique de Villepin 2005-2007
François Fillon 2007-2012 (prévision)
PRESIDENTS DE LA REPUBLIQUE
Valéry Giscard d'Estaing, 1974-1981
François Mitterrand, 1981-1995
Jacques Chirac, 1995-2007
Nicolas Sarkozy, 2007-2012 (prévision)
En 2007, la dette de la France s'élevait à environ 1 220 milliards d'euros, elle s'est encore considérablement aggravée depuis ! À la fin du troisième trimestre 2011, la dette publique s’établit à près de 1 700 milliards d’€.
Année % du PIB milliards d’Euro
1978 21,2 % 72,8
1979 21,1 % 82,8
1980 20,7 % 92,2
1981 22,0 % 110,1
1982 25.3 % 145,5
1983 26,6 % 170,0
1984 29,0 % 201,4
1985 30,6 % 227,7
1986 31,1 % 249,3
1987 33,4 % 281,2
1988 33,3 % 302,8
1989 34,0 % 333,3
1990 35,2 % 363,6
1991 36,0 % 385,1
1992 39,7 % 440,1
1993 46,0 % 515,4
1994 49,2 % 570,0
1995 55,5 % 663,5
1996 58,1 % 712,7
1997 59,5 % 752,5
1998 59,6 % 787,4
1999 59,0 % 806,9
2000 57,5 % 827,3
2001 57,1 % 853,3
2002 59,1 % 912,0
2003 63,3 % 1004,9
2004 65,2 % 1079,5
2005 66,8 % 1147,6
2006 64,1 % 1152,2
2007 64,2 % 1211,6
2008 68,2 % 1318,6
2009 79,0 % 1492,7
2010 82,3 % 1591,2
2011* 84,5 % 1789,0 Prévision