"C'est presque devenu une habitude : chaque intervention présidentielle comporte son lot d'approximations et de contre-vérités chiffrées. Celle du 29 janvier n'a pas échappé à la règle. Nous en avons trouvé cinq parmi les propos de Nicolas Sarkozy." (...)
Et le Monde fournit toute une série de mensonges, approximations et autres billevesées, comme ce premier exemple :
-----------------------------------------------------------------------------
Lisez cela, c'est édifiant et déprimant. Cela se reproduit à chaque interview télévisée. La force de Sarkozy est imparable : il choisit les journalistes parmi les moins capables de lui donner la réplique. Le président Sarkozy m'impressionnera le jour où il acceptera de se faire interroger devant 16,5 millions de téléspectateurs par le journaliste de RMC Jean-Jacques Bourdin.
Au lieu de JJ Bourdin, qui est un lion dans son genre (mais tout est relatif), le président peut lâcher ses multiples approximations et mensonges (lui dont on nous dit qu'il a une mémoire infaillible !) devant des figurants en costume courbés qui lui servent de faire-valoir, pour lesquels le qualificatif de "rebelle" ne peut s'appliquer que s'ils sont dotés d'une mèche du même nom : c'est heureusement le cas du sémillant Laurent Delahousse, qui plaît tant aux dames. David Pujadas aurait plutôt la mèche plaquée, mais il a montré dans le passé (à New York, nous en avons parlé ici) être tout aussi incapable de relever les plus grosses 'approximations' du roi de l'enfumage qu'est Nicolas Sarkozy.
Le pire, c'est que le Monde rappelle que certaines des dites 'approximations' les plus violentes (en fait de purs mensonges bien joufflus) ont déjà été proférées par le chef de l'Etat à plusieurs reprises ces récentes années, donc que les journalistes en face de lui ont pu les avoir détectées (s'ils connaissent leur métier) et ne plus se trouver pris par surprise. C'est par exemple le cas de :
- "La France est le pays qui a la fiscalité la plus lourde d’Europe" (la France est, en 2011, à la septième place européenne pour son taux de fiscalité rapporté au PIB)
Et de :
- “Il n’y a plus d’industrie au Royaume-Uni” (il y a davantage d'industrie au Royaume-Uni qu'en France)
Monsieur Sarkozy a compris le truc : il ne faut pas reculer devant l'opportunité offerte d'asséner mensonges, dates et chiffres manipulés quand on a devant soi 16,5 millions de personnes. Le lendemain, certes Le Monde et Libération se livrent à un travail d'analyse et de rectification, mais quelle fraction des 16,5 millions les lisent ? Le mal est fait, le ver est dans le fruit.

Ah mais dis donc ! T'as dit du mal de mon Laulau préféré, là ! ne mens pas, je t'ai lu !
Et Calvi ? Tu le trouves naze, lui aussi ?
Rédigé par : VeCh | 01 février 2012 à 07:21