Cette semaine, TF1 et FR2 ont tous deux osé dire que le président Sarkozy avait grillé la politesse au FN en se rendant à Domrémy célébrer les 600 ans de la naissance de Jeanne d'Arc la veille de l'hommage du FN. Que ces minus, Pujadas en tête, aillent griller en enfer, ils font honte à leur profession. Et qu'ils en profitent : quand la France sera devenue majoritairement musulmane, les médias ne pourront pas plaisanter à l'antenne à propos des figures sacrées de l'islam comme ils le font avec une sainte de l'Eglise catholique. Remarquez, déjà maintenant, on voit bien qu'il est moins dangereux (et c'est même très tendance) de rigoler avec le pape ou Sainte Jeanne d'Arc que publier une dessin du prophète Mahomet. Faudra bûcher vos sujets et vos commentaires avant de les livrer à l'antenne, messieurs-dames les liseurs de prompteur.
Marine Le Pen a répondu à Pujadas : "Je vois bien que Nicolas Sarkozy court après moi. Il faut qu'il sache que j'ai des convictions plus fortes, que j'ai un cœur plus pur et que j'ai des jambes plus longues". Fallait pas la chercher.
Puisque nous sommes en Lorraine, restons-y, avec sa croix : Aujourd'hui est décédé Pierre Lefranc, ancien résistant, compagnon de route et collaborateur du général de Gaulle. Pierre Lefranc, mort samedi 7.01 la veille de ses 90 ans, était un gaulliste de la première heure, dont la carrière s'est déroulée au service de l'homme du 18 juin.
A propos de Jeanne d'Arc, l'homme du 18 juin a écrit :
"Cette grande gloire fut sans doute la plus pure et la plus douloureuse de toutes celles qui forment la France de notre histoire. Rien ne peut être comparé à la merveilleuse entreprise de cette jeune paysanne française, dont l'ardeur sacrée et le populaire génie suffirent à révéler à elle-même la nation opprimée par l'ennemi et divisée contre elle-même. Rien ne fut plus cruel que l'épreuve traversée par Jeanne d'Arc, épreuve qui commença dès que sa mission sacrée lui imposa de franchir les montagnes des intérêts particuliers, des intrigues et de l'incompréhension, pour trouver l'aide instinctive du peuple, épreuve qui se termina par l'abandon, la calomnie et le martyre dès que le but eut été atteint et la France sauvée."
Et ce n'est pas son successeur le président aux Ray-Ban et aux montres bling-bling qui viendra nous dire le contraire, même à Domrémy, j'espère, parce qu'attention, là, c'est du sérieux, on n'est plus dans la pensée de Nadine Morano, on plonge dans l'histoire et dans la poésie, mon petit bonhomme.
Dites-moi où, n'en quel pays,
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo, parlant quant bruit on maine
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu'humaine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?
Où est la très sage Héloïs,
Pour qui châtré fut et puis moine
Pierre Esbaillart à Saint-Denis ?
Pour son amour eut cette essoine.
Semblablement, où est la roine
Qui commanda que Buridan
Fût jeté en un sac en Seine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?
La reine Blanche comme ung lys
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Bietrix, Aliz,
Haramburgis qui tint le Mayne,
Et Jehanne, la bonne Lorraine
Qu'Anglais brûlèrent à Rouen ;
Où sont-ils, Vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?
Prince, n'enquerrez de semaine
Où elles sont, ni de cet an,
Que ce refrain ne vous remaine :
Mais où sont les neiges d'antan ?
L'auteur de ces "paroles", François Villon, naquit à Paris sous l'occupation anglaise l'année de la mort de Jeanne d'Arc, en 1431. Farceur, escroc, cambrioleur, assassin, il reste plutôt connu comme poète maudit.

"... la pensée de Nadine Morano": arrête de lui jeter des fleurs !
Elle qu'y croyait que ces vers étaient de François Fillon ...
Rédigé par : Dominique | 08 janvier 2012 à 09:28
Quant à Rachida Dati elle est absolument d'accord que François Fillon soit un "farceur, escroc, cambrioleur, assassin" ...
Ah ce n'est pas alors qu'elle était Garde des Sceaux aurait été laissé en liberté !
Rédigé par : Dominique | 08 janvier 2012 à 14:13