La fermeture de l’usine Lejaby et le licenciement de plusieurs centaines d’ouvrières a choqué le pays et mis à nu les faiblesses du "sommet pour l'emploi" qui se tenait le même jour. En pleine campagne électorale, aucun candidat ne pourra se dérober aux questions que posent la désindustrialisation du pays. (NDGG : je ne suis pas responsable des fautes commises par les journalistes dont il m'arrive de copier-coller des textes dans mes billets. Ici le journaliste se nomme Hervé Nathan, si vous estimez que le verbe 'poser' devrait s'écrire ici "pose", écrivez-lui à la Rédaction de Marianne2 - 32 rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10).
Il y a des jours où l’actualité se fracasse. Mercredi 18 janvier, toutes les rédactions campaient dans la cour de l’Elysée, en attendant les résultats, bien maigres, du « sommet social ». Grâce à la multiplication des chaînes d’infos, nous eûmes droit à une animation en direct sur nos postes, et aussi sur les sites internet. Le président a dit ceci, la CFDT n’est pas contente, la CGT non plus… Le Medef affiche sa satisfaction. Cela ronronnait bien.
(...)
Les lampions du sommet «de crise » ont éclipsé le véritable fait de ce jour, l’annonce du plan de « reprise » de Lejaby, la dernière marque de lingerie « made in France » et la fermeture de l’usine d’Yssingeaux. Pendant que les « responsables » se concertaient (ou pas d’ailleurs), ceux dont le sort était en jeu affrontaient seul leur destin. Il fallu attendre le lendemain matin, pour que toute la France se réveille avec dans les oreilles, de radio en télévision, ce cri des ouvrières de Lejaby: « Salauds ! ». Salauds, cela voulait tout dire en un seul mot. Que leur avenir était brisé, que leur ville de Haute-Loire était quasi aussi sinistrée que leurs familles, que le monde les avait abandonnées. Que ce qui s’était passé à l’Elysée était indécent d’insuffisance. (...) SOURCE : MARIANNE2
Comme tout le monde j'ai vu ces ouvrières de Lejaby en larmes crier leur désespoir, le jour même où cette tripotée d'incapables se réunissaient à l'Elysée en "sommet de l'emploi" pour n'en rien sortir, que l'air chaud du bla-bla habituel des syndicalistes, où l'on a vu sur le perron du Palais présidentiel les dirigeants de la CFDT ânonner leur discours habituel sans en être empêchés par la presse, comme si le truandage éhonté et les pratiques mafieuses de la CFDT au sein de SEAFRANCE révélé les jours précédents (et non démentis par la CFDT, au contraire : des sanctions ont été prises par la direction nationale de la CFDT) n'étaient que broutilles vénielles à ne pas évoquer entre gens bien élevés.Toujours les mêmes qui s'en mettent plein les poches, toujours les mêmes qui souffrent. Dans moins de trois mois, aux urnes citoyens, formez vos bataillons ! Au sujet des méthodes étonnantes de la CFDT chez SEAFRANCE, lire l'article du Monde "SEAFRANCE, un syndicalisme à la dérive".
Je me suis écrié ici : est-il concevable de cesser d'acheter des dessous de marque Lejaby confectionnés en Tunisie, ou en général des dessous non fabriqués en France ? Une visiteuse, qui pourtant habite dans la région méridionale, m'a fait remarquer que cette proposition équivalait à proposer aux femmes de sortir sans culottes, et qu'elle s'y refusait, puisque aucun de ces dessous chics n'est désormais fabriqué en France.
Je n'ai pas le coeur à débattre dans ce contexte social sombre du port de la culotte, je ne sais que trop bien où cela pourrait m'entraîner, et vos commentaires aussi. Cela me rappelle un docu vu à la télé nuitamment en période d'insomnie, où le reportage suivait les démarches d'un fétichiste de la culotte "déjà portée" à la recherche de pièces à conviction prises sur la bête en plein Paris : le type abordait des femmes dans la rue pour leur demander de lui céder leur culotte. Pour 9 échecs plus ou moins violents, il obtenait un trophée. La porteuse de la précieuse étoffe lui proposait de la suivre dans un coin discret, comme par exemple le plus proche porche (scène que la caméra réussissait à filmer de loin) pour prestement se débarrasser de la lingerie intime convoitée, qu'elle tendait au type ravi, lequel pousssait jusqu'à lui demander depuis combien de temps le sous-vêtement avait été en place, tout en portant la pièce de textile à ses narines, en extase, comme pour vérifier l’honnêteté de la réponse.
Je pensais posséder en enregistrement DVD l'émission 'A vous de juger' de 2007 avant la présidentielle dans laquelle le candidat Sarkozy faisait cette déclaration reprise depuis deux jours, s'engageant à baisser le chômage à 5% en un quinquennat, après quoi en cas d'échec il invitait les électeurs à 'en tirer les conséquences' (voir billet "c'est aux Français d'en tirer les conséquences" du 20 janvier). En réalité je possède la vidéo de 'A vous de juger' du 8 mars 2007, mais pas l'autre 'A vous de juger' contenant ce verbatim, qui semble dater du 26 avril 2007, entre les deux tours. Du coup j'ai re-visionné l'émission 'A vous de juger' du 8.03.2007 ayant comme unique invité Nicolas Sarkozy, et là j'ai compris pourquoi j'avais voté si bruyamment Sarko en avril et mai 2007 : Sarko candidat était quasiment irrésistible !
Il fallait l'entendre dire :
- je ferai des allègements d'impôts pour les entreprises qui ne licencient pas
- je veux qu'un chômeur ne puisse plus refuser plus de deux fois un travail correspondant à sa qualification
- la France ne sera plus un grand pays si la France ne garde pas ses usines, je n'accepterai pas une France sans usines (Si, si ! Mesdames de chez Lejaby)
- je veux un gouvernement économique pour l'Europe
- dans la vie, si on veut réussir, s'en sortir, il faut travailler, se lever tôt
- je n'ai pas le droit de trahir, de mentir, de décevoir
- la France peut avoir le plein emploi
Et ceci, rappelé aux membres du gouvernement qui défendent le président en expliquant que l'engagement des 5% de chômage pour 2012 (9,8% en ce moment) n'a pas pu être tenu à cause de la Crise, dans 'A vous de juger' du 8 mars 2007 j'ai relevé ces paroles fortes du candidat Sarkozy : "La fatalité, ça ne fait pas partie de mon vocabulaire." C'est clair : ne brandissez pas la fatalité de la Crise pour expliquer la non réalisation spectaculaire de l'engagement sarkozien de 5% de chômage en fin de mandat... c'est irrecevable puisque Sarko lui même a dit le 8 mars 2007 que pour lui la fatalité ne pouvait être une excuse. En vérité, en vérité je vous le dis : le problème de ce président c'est qu'il a beaucoup dit.
Lire aussi le décorticage du montage vidéo de la séquence de 'A vous de juger' du 26 avril sur le site de Arrêt sur image.

De quoi nous mettre sens dessus dessous !
http://youtu.be/QsnYhCP_Y7E
Rédigé par : Alice | 22 janvier 2012 à 09:28
Bah, l'action de l'Etat consiste à tondre les moutons pour leur tricoter des pulls. Mais il y a des pertes de laine, les pulls sont trop petits et les moutons crèvent.
Il serait plus simple de laisser les moutons avec leur laine, mais à quoi servirait le politique ?
Rédigé par : Le Nain | 22 janvier 2012 à 10:53
@Alice: En attendant, moi, je sais plus quoi me mettre...
Rédigé par : VeCh | 22 janvier 2012 à 12:17
"En pleine campagne électorale, aucun candidat ne pourra se dérober aux questions que posent la désindustrialisation du pays."
Ne pas oublier d'accorder le verbe avec le sujet, même si celui-ci est placé derrière celui-là !
Plus sérieusement, l'usine ex-Pechiney ( Rio Tinto/Alcan )qui fait tourner la vallée de la Maurienne depuis quelques décennies devrait bientôt fermer, laissant la vallée sinistrée, et livrée uniquement aux aléas du tourisme vélo/ski. Le prix des forfaits ayant décuplé ces dernières années, ça ne va pas être facile. Il ne reste plus que les emplois de service qui embauchent encore : chauffeur de bus, coiffeur, aide à domicile, femme de ménage etc. Même l'informatique ne marche plus. Pôle-emploi dégraisse. Les fleuristes ferment. Triste avenir.
Rédigé par : porcoleader | 22 janvier 2012 à 13:12
PORCOLEADER : J'ai bien mentionné que cette première partie était copiée-collée du site MARIANNE2. Le journaliste de MARIANNE2 a écrit "En pleine campagne électorale, aucun candidat ne pourra se dérober aux questions que posent la désindustrialisation du pays."
Je passe ma vie à "stigmatiser" les journalistes pour leur médiocrité crasse. Je n'ai pas le temps de corriger leurs fautes, après tout n'ont-ils pas décroché leur bac, n'ont-ils pas des chefs et des correcteurs ?
Je livre le nom de l'auteur de l'article : Hervé Nathan
Rédigé par : Grincheux Grave | 22 janvier 2012 à 13:15
C’est à la culotte de ses filles qu’on juge un pays...
Rédigé par : Ditch | 22 janvier 2012 à 16:01
Quel choc pour des dessous aussi chics!
Il va falloir les soutenir ! pauvres femmes !Elles sont prises à la gorge et on les laisse tomber!
Rédigé par : héléanne27 | 23 janvier 2012 à 13:46
Eh ben ! juste au moment où des milliers de femmes déposent leurs seins pip. Pas de chance, il y aurait eu un marché à exploiter.
Rédigé par : Grain de poivre | 24 janvier 2012 à 10:16