On marche sur la tête ? Plusieurs médias retiennent du 'sommet social' à l'Elysée du 18 janvier que prudemment le président a pris soin de "ne pas mettre sur la table les sujets qui fâchent", en particulier son projet de TVA sociale.
Malgré ses airs bourrus et son langage de charretier (casse-toi pauv' con), le président est donc un être exquis : comme chacun d'entre nous, quand il reçoit chez lui à sa table il évite les sujets qui fâcheraient certains invités. C'est une délicate attention que devraient relever les leaders syndicaux, qui eux ont moins d'éducation et osent se présenter à l'Elysée vêtus de leurs tenues débraillées habituelles, blouson de cuir et gros cache-nez, et pas rasé (surtout François Chérèque, CFDT)... dans le but de faire vrai peuple de gauche, ou par vraie négligence, manque de savoir-vivre ?
Par conséquent, je comprends bien ceci : le président estime que ce serait bien pour l'emploi de mettre en oeuvre la TVA sociale, et au plus vite tant qu'à faire, mais pour ne pas fâcher les syndicalistes présents au sommet de l'emploi, il a laissé le sujet de côté ! Il y a le feu à la maison, mais pour ne pas fâcher papet qui a eu un sérieux différend le 15 août dernier à un concours de pétanque avec la triplette des pompiers du village, nous préférons reporter notre appel aux pompiers à une date ultérieure...
Y a-t-il un pilote dans la France ? Nous allons dans le mur, l'heure n'est plus aux délicates attentions. Je suis électeur, contribuable, employeur, père de salariés : moi je me fous de fâcher ou pas ces messieurs des syndicats ne représentant à eux tous pas plus de 8% des salariés français (moins de 5% dans le secteur privé). Monsieur Sarkozy (qui est mon pilote délégué, je l'ai élu en 2007) devrait les traiter à "hauteur" de leur puissance de réprésentation.

En Allemagne, l'Etat a interdiction de se mêler des négociations entre patronat et syndicats. Il faut dire que les syndicats sont représentatifs, ne prient pas Saint Marx le matin pour l'arrivée du grand soir, sont pragmatiques et non dogmatiques, que les accords sont signés branche par branche, voire entreprise par entreprise avec une souplesse dont nous sommes incapable, nous qui traitons les Germains de gros lourdauds.
Ce pays est foutu, et ce n'est pas ce début de campagne qui me fera changer d'avis. Si vous êtes jeune, foutez le camp, l'herbe est forcément plus verte ailleurs.
Rédigé par : Le Nain | 19 janvier 2012 à 15:44
LE NAIN : "Ce pays est foutu, et ce n'est pas ce début de campagne qui me fera changer d'avis. Si vous êtes jeune, foutez le camp, l'herbe est forcément plus verte ailleurs."
Sincèrement, c'est de plus en plus souvent que je me surprends désormais à me demander quelle est ma part de responsabilité dans l'état lamentable du pays. Ces dernières décennies j'ai été accaparé par ma carrière, mes enfants et le sexe (je ne dis pas que je m'y adonnais autant que j'y pensais, je parle du sexe). De temps à autre j'ai voté, quand on me l'a proposé, pas à la légère, j'en discutais, je lisais, je comparais... je crois. Et cela a donné des résultats : je n'ai pas voté Mitterrand mais j'ai eu Pompidou, Giscard, Chirac, Sarkozy, ce qui est un beau score de satisfaction comparé à ceux qui n'ont que voté socialiste ou communiste ou écologiste ces années-là. Mais pour faire quoi : immigration, déficit public, éducation, sécurité, industrie, exportations ? Tout faux ! Si l'un de mes enfants me tape sur l'épaule et me demande : alors, pourquoi nous avez-vous préparé une France comme ça, pendant ces décennies ? Je ne saurai pas quoi dire. C'est pourquoi me prend à présent la forte envie d'envoyer un grand coup de pied rageur dans ce paquet de politiciens professionnels aussi menteurs ou incapables les uns que les autres. L'heure des comptes a vraiment sonné.
Rédigé par : Grincheux Grave | 19 janvier 2012 à 16:53
Le problème du politicien est d'assurer sa réélection. Schrödern pourtant socialiste, savait pertinemment qu'il ne survivrait pas aux réformes qu'il imposait à son pays, mais il persista en pensant d'abord à celui-ci plutôt qu'à sa carrière. Effectivement, il fut battu et remplcé par Merkel qui continua dans la même voie.
Je ne vois pas un politicien français à l'heure actuelle capable de faire passer l'intérêt du pays avant le sien.
La démocratie a sombré dans la démagogie, mais le terme est atteint. Qui sera le Churchill promettant à défaut de sang de la sueur et des larmes ? Il n'est pas encore candidat, hélas.
Car ne nous trompons pas, il faudra en passer par là.
Rédigé par : Le Nain | 19 janvier 2012 à 17:13
@Le nain: "Ce pays est foutu, et ce n'est pas ce début de campagne qui me fera changer d'avis. Si vous êtes jeune, foutez le camp, l'herbe est forcément plus verte ailleurs."
Je le serine à mes enfants depuis des mois.....
@ Grincheux: J'étais trop petite pour voter pompidou mais je l'ai un peu eu aussi quand même.Je ne sais absolument pas pour qui voter cette fois-ci mais je suis très tentée par le Centre. A moins que Juppé ne puisse se présenter. Le top, ce serait Delahousse-Decouette, bien sûr, mais là je rêve pas...
Dans tous les cas, je ne m'intéresse pas à la politique depuis suffisamment longtemps pour y comprendre encore un maximum, mais il est évident que tout le monde en a plein le c.. Ce qui risque de nous donner un joli 0-0 à droite comme à gauche. Peut-être y aura-t-il un centre-extrême droite au deuxième tour. Ca ne m'étonnerait vraiment pas.
Rédigé par : VeCh | 19 janvier 2012 à 18:28
@Vech: heureusement que ton Laurent préféré n'a pas fait Saint-Cyr Coëtquidan ...
Rédigé par : Dominique | 20 janvier 2012 à 08:11
@ Dominique: sois pas jaloux, tu veux... d'ailleurs, tu n'as aucune raison: tu as un prénom très prometteur ...
Rédigé par : VeCh | 20 janvier 2012 à 11:19
@ Vech: foin de jalousie, c'était à propos de Coët ... et non pas de coït !
Rédigé par : Dominique | 21 janvier 2012 à 01:50
@ Dominique: t'as bien fait de revenir... j'avais pas compris figure toi...
Rédigé par : VeCh | 21 janvier 2012 à 13:13