Lundi 9.01, midi --
Le président Sarkozy est en ce moment attablé avec la chancelière Merkel devant une choucroute fumante à Berlin. But de ce déplacement : défendre les avantages, la beauté, la nécessité, l'urgence d'appliquer la taxe sur les mouvements financiers : la taxe Tobin. Même si la France doit le faire seule, souligne-t-il. Monsieur Sarkozy affirmait en 1999 dans une émission de télé d'Arlette Chabot que la taxe Tobin était "une absurdité". En 2012 la taxe n'a pas changé, le monde est toujours globalisé (comme le soulignait Sarkozy dans la même émission), mais Monsieur Sarkozy a changé de conviction profonde. Il est un homme de convictions, il en a toute une collection dans une penderie à convictions, certaines peuvent se retourner comme ces matelas ayant une face hiver et une face été. Monsieur Sarkozy n'a pas de feuille de route, de projet, de cap. Chaque matin il monte sur le pont avant, regarde le ciel et décide de la voilure du jour. Un jour il crie "A moi Jeanne d'Arc", un jour il lance "vive la taxe Tobin", un jour il hurle "à bas la pub tv après 20 heures", un jour il ordonne "amenez-moi la tva sociale pieds et poings liés". Au bout de cinq ans, ça fait un parcours dense. Fluctuat nec mergitur, mais, chef, nous allons vers quel port ? Je vous le dirai à l'arrivée, ne cessez pas de ramer plus pour gagner plus.
Voici ce que disait Nicolas Sarkozy en 1999 en présence de Messieurs Hollande du PS et Hue du PC :
"La taxe Tobin est une absurdité. Parce que nous, nous taxerons, et les autres pays ne le feront pas. Si nous le faisons en France, on va encore le payer par des dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires. Ce que vous ne comprenez pas (= Monsieur Hue, pauvre dinosaure condamné à la disparition faute d'avoir pu s'adapter) c'est que le monde a changé, le monde est devenu un village et à chaque fois que nous pénalisons la création de richesse sur notre territoire, nous favorisons la création de richesse chez les autres : les chômeurs pour nous, les emplois pour les autres. Et ce que vous ne comprenez décidément pas (= dinosaure inculte et borné) c'est qu'à force d'accumuler les réglementations, impôts et taxes comme des cathédrales, vous avez le résultat inverse de ce que vous recherchez... Réveillez-vous, Monsieur Hue (= dinosaure pitoyable)."

Nous sommes plus du côté mergitur que du côté fluctuat, ou si c'est fluctuat, c'est plutôt comme le chien crevé au fil de l'eau.
Nous avons donc le choix aux élections entre le candidat du POS ( Parti Officiellement Socialiste) et celui du PHP ( Parti Honteusement Socialiste), tous se battant pour être le plus bêtement à gauche possible et prendre les mesures les plus démagogiques possibles.
Je crois que je vais m'inscrire au PPL. Parti des Pêcheurs à la Ligne.
"Les Français veulent l'égalité dans la liberté et s'ils ne peuvent l'obtenir, ils la veulent encore dans l'esclavage." Tocqueville.
Rédigé par : Le Nain | 09 janvier 2012 à 14:44
Pfffff..... me duele la cabeza...
Je suis sûre que tu as des histoires drôles à nous faire lire. Des vraies je veux dire.
Rédigé par : VeCh | 09 janvier 2012 à 17:59
Oups ... J'ai trouvé le lien en bas du mail. Alors, je viens faire un tour chez vous.
Je reviendrai bientôt car là, mon estomac commence à crier famine. Je me dépèche d'aller le remplir avant que le nain ne me pique tout !
A bientôt
Le Lensois Normand
Rédigé par : Le Lensois Normand | 09 janvier 2012 à 19:45
Mais une taxe sur les brasseurs de vent et moulins à paroles ne serait peut-être pas si absurde ...
Rédigé par : Dominique | 10 janvier 2012 à 09:01
Robert Hue fait-il ses courses chez Dia ?
Rédigé par : Dominique | 10 janvier 2012 à 12:05
@ dominique : je préfère les brasseurs de bière et les moulins à vent !
Rédigé par : Alice | 10 janvier 2012 à 13:33
Alice ! Saprichti ...
Rédigé par : Dominique | 11 janvier 2012 à 02:05