LA PRESSE :
Le maire de Cousolre (Nord) Maurice Boisart, vient de comparaître cette semaine devant le tribunal correctionnel pour avoir giflé un adolescent qui l'avait insulté et menacé. Le maire, soutenu par de nombreux habitants mais aussi par des maires, a refusé mardi la peine de 600 euros proposée par le procureur d'Avesnes-sur-Helpe dans le cadre du plaidé coupable, afin de bénéficier d'un procès public, qui s'est tenu ce 3 février.
Un adolescent de 17 ans, qui escaladait un grillage communal pour aller chercher un ballon, a été vivement rappelé à l'ordre par Maurice Boisart. Mais en retour, le jeune l'a insulté et menacé de mort. Et la gifle est partie... Ce geste a fortement déplu à la famille du jeune homme.
Le père de l'adolescent a déposé la plainte qui a valu au maire une convocation devant le tribunal correctionnel.
«Je souhaite que cette affaire, qui symbolise le malaise des maires confrontés aux nombreuses incivilités, soit débattue sur la place publique», a expliqué le maire du village frontalier de Cousolre, à l'issue de l'audience avec le procureur.
«J'ai donné une claque à ce jeune comme l'aurait fait un père de famille. Je sais que c'est répréhensible, mais je ne mérite pas une peine pour cela», a poursuivi Maurice Boisart.
On pourrait en conclure que menacer de mort et insulter le maire de son village est beaucoup moins grave que de gifler l'auteur. En réalité, ce que j'ai compris, avec mon affaire Delajoux vs GG, c'est que les motifs de porter plainte (et de voir la plainte aboutir à un procès) sont très nombreux mais que dans un grand nombre de cas celui qui le pourrait s'en abstient. Cependant, il existe dans la Loi tout ce qu'il faut pour entraîner devant un tribunal (donc potentiellement punir) des milliers de blogueurs, journalistes, humoristes chaque semaine, ainsi que toute personne envoyant une baffe à un gamin qui selon le bon sens commun l'a largement méritée. Nous vivons une époque moderne.
En ce qui concerne plus précisément la soi-disant liberté d'expression ou de caricature ou d'humour, ceux qui (comme l'humoriste Alévêque dernièrement) la brandissent sont de grands naïfs. On croit voir et entendre cette liberté s'exercer ! Ce n'est pas la liberté que l'on voit et entend, c'est l'effet de l'absence de plainte des personnes visées (absence sur laquelle comptent les auteurs soit par naïveté soit par calcul).
Avec le potentiel contenu dans la Loi de juillet 1881, j'imagine que l'on pourrait faire passer au tribunal 1000 contrevenants supplémentaires chaque semaine si tous les visés (s'estimant victimes) voulaient bien se donner la peine d'une plainte pour injures ou diffamation... ce qui serait une bonne chose et obligerait le législateur à revoir sa copie. J'ose dire (appelons cela l'audace d'expression plutôt que la liberté d'expression) qu'il est anormal qu'un blogueur lu par deux ou trois douzaines de visiteurs subisse la même Loi que le directeur de la publication d'un grand hebdomadaire national tirant à des centaines de milliers d'exemplaires.
Maurice Boisart, le maire gifleur : bourreau d'enfant !
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Echange de COMMENTAIRES :
VeCH :
Que veux-tu qu'on ajoute à ça... on est forcément d'accord mais... c'est culturel, ou sociétal, allez... disons le mot: lâche. Oui, c'est lâche, quand on est victime, de se sentir coupable. Je crois que tout tient à ça. La plupart du temps, l'humiliation subie est telle qu'on a honte de la porter "en plus" sur la place publique. C'est valable pour toutes les formes d'agression, de la moindre insulte au viol en passant par la baffe ou le vol de portefeuille. Et la grande tendance à la banalisation des valeurs de base n'arrange rien. Mais c'est toi qui as raison, évidemment. Dans l'histoire que tu cites, il est heureux que le maire soit soutenu. Et le père mériterait une autre paire de baffes. PS: j'en profite pour te dire que j'en ai marre qu'on fasse un peu plus de publicité a des connards comme C.A dont je ne mets que les initiales pas parce que j'ai la trouille mais pour ne pas lui en faire un peu plus. Ce type est un minable et si l'humour doit passer par un vocabulaire ordurier, je constate alors que je n'ai aucun humour.
GG :
Je suis en accord avec cela...
1- Pour les baffes :
Je viens d'un temps lointain, reculé, quasi médiéval où, c'est bien connu, les gens n'avaient pas atteint l'évolution actuelle en matière de mœurs. Ainsi, dans les familles, si un gamin revenait le soir en se plaignant que l'instituteur lui avait filé une avoinée (baffe, coup de pied au postérieur) le principe était que le père lui en attribuait aussi sec une deuxième en expliquant "ça doit être parce que tu le méritais, alors voici ma tournée". Le changement, c'est qu'au XXIe siècle le gamin raconte son histoire au père, jusqu'ici pas de changement, lequel s'empresse d'aller déposer une plainte à la gendarmerie contre le donneur de baffe, qui forcément, pas la peine de réfléchir une seconde, a tabassé le gamin sans aucun motif valable, et mérite, lui, une sévère correction. Je ne suis pas fier de cette évolution des mœurs et de la morale.
2- Entièrement d'accord, l'humoriste aux initiales Ch. A. n'a aucun talent ni vocabulaire ni raffinement : il pense que pour faire rire il faut prononcer bitte, merde, con, chier...

Que veux-tu qu'on ajoute à ça... on est forcément d'accord mais... c'est culturel, ou sociétal, allez... disons le mot : lâche. Oui, c'est lâche, quand on est victime, de se sentir coupable. Je crois que tout tient à ça. La plupart du temps, l'humiliation subie est telle qu'on a honte de la porter "en plus" sur la place publique. C'est valable pour toutes les formes d'agression, de la moindre insulte au viol en passant par la baffe ou le vol de portefeuille. Et la grande tendance à la banalisation des valeurs de base n'arrange rien. Mais c'est toi qui as raison, évidemment.
Dans l'histoire que tu cites, il est heureux que le maire soit soutenu. Et le père mériterait une autre paire de baffes.
PS: j'en profite pour te dire que j'en ai marre qu'on fasse un peu plus de publicité a des connards comme C.A dont je ne mets que les initiales pas parce que j'ai la trouille mais pour ne pas lui en faire un peu plus. Ce type est un minable et si l'humour doit passer par un vocabulaire ordurier, je constate alors que je n'ai aucun humour.
Rédigé par : VeCh | 04 février 2012 à 16:30
à VeCh : je suis en accord avec cela...
1- Pour les baffes : je viens d'un temps lointain, reculé, quasi médiéval où, c'est bien connu, les gens n'avaient pas atteint l'évolution actuelle en matière de mœurs. Ainsi, dans les familles, si un gamin revenait le soir en se plaignant que l'instituteur lui avait filé une avoinée (baffe, coup de pied au postérieur) le principe était que le père lui en attribuait aussi sec une deuxième en expliquant "ça doit être parce que tu le méritais, alors voici ma tournée". Le changement, c'est qu'au XXIe siècle le gamin raconte son histoire au père, jusqu'ici pas de changement, lequel s'empresse d'aller déposer une plainte à la gendarmerie contre le donneur de baffe, qui forcément, pas la peine de réfléchir une seconde, a tabassé le gamin sans aucun motif valable, et mérite, lui, une sévère correction.
Je ne suis pas fier de cette évolution des mœurs et de la morale.
2- Entièrement d'accord, l'humoriste aux initiales Ch. A n'a aucun talent ni vocabulaire ni raffinement : il pense que pour faire rire il faut prononcer bitte, merde, con, chier...
Rédigé par : Grincheux Grave | 04 février 2012 à 18:26
... tu en oublies, mais je t'en fais grâce ! ^^
Tiens, regarde un peu, dans un autre style de blog ce post: http://leslettresamafille.blogspot.com/2011/12/les-transports-en-commun.html
ou celui-ci:
http://leslettresamafille.blogspot.com/2012/02/les-aiguilles-de-la-prof-en-talons.html
Je ne vois pas comment les choses peuvent continuer ainsi, on touche le fond.
Ah si! y'a bien une solution=> voter PS bien sûr!
Rédigé par : VeCh | 04 février 2012 à 18:36
J'ai entendu sur Europe1, un type qui parlait de cette affaire. Toutes les personnes qui intervenaient étaient évidement en accord avec le maire, mais un prenait la défense de l'ado en disant "on ne se fait pas justice soit même". J'aurais aimé téléphoner ce jour là pour lui répondre qu'il y a un monde entre justice et éducation. Et quand la justice prend le pas sur l'éducation c'est que les parents ont raté leur travail.
Rédigé par : _=Pitro=_ | 04 février 2012 à 20:11
Premièrement, constat:
la barbe chenue de l'édile, laissant supposer qu'il pourrait mathématiquement être le grand-père de l'escaladeur de 17 ans.
Deuxièmement, postulat:
statistiquement il est probable que le dit escaladeur de 17 ans soit issu de la diversité et du multiculturalisme, là où si souvent paraît-il on y enseigne le respect des anciens ...
Rédigé par : Dominique | 05 février 2012 à 01:45