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Commentaires

Robert Marchenoir

Regardez-moi ces belles têtes de vainqueurs ; ça donne vraiment envie de les accueillir chez nous :

http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2016/10/28/22/39D2896500000578-3883938-image-a-36_1477690560232.jpg

C'est mignon, des "enfants afghans qui fuient la guerre", n'est-ce pas ? Cet air avenant, ouvert à l'Autre, le coeur sur la main, tout à fait désireux de s'intégrer...

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3883938/Demolishing-Jungle-won-t-stop-migrants-tell-Sue-Reid-hell-bent-escaping-racist-France-Britain-deported-UK.html

Donc ces jeunes gens trouvent que les Français sont racistes, parce qu'on les accueille dans une immense bâtisse municipale, qu'on les nourrit gratuitement avec de la viande qui n'est pas hallal, qu'il n'y a "même pas Internet", et qu'en plus on leur demande de nettoyer un peu les locaux qu'on met à leur disposition. Ils veulent absolument passer en Angleterre, où ils ont de la "famille" et où ils veulent "travailler".

Ben t'as raison, mon con, on très très racistes, nous les Français, et je serais à ta place, je resterais pas longtemps ici. Tu vas pas t'y sentir bien. Crois-moi. C'est pas un pays pour toi.

Notez que parmi eux, il y en a trois qui ont déjà fait l'aller et retour entre l'Afghanistan et l'Angleterre. D'où ils ont été expulsés et renvoyés à Kaboul. Un autre monde est donc possible : on peut expulser des petits nenfants malheureux cherchant une vie meilleure (sur notre dos) pour les renvoyer dans leur pays de sauvages d'où ils n'auraient jamais dû sortir.

Dominique

A la bonne heure !...

Ah ce Georges of Sète !
Thau ou tard héraut tellement dupliqué et/ou repiqué ...

A propos de ce sempiternel changement d'heure, le Gaulliste loufoque que je suis ne peut oublier les résistants de la 25ème heure !

Quant è l'affrêt'heure de la fumeuse palette (une palette fûmée est tellement meilleure accompagnée de ...) de Fisc'heure est-il informé de cette modification horaire "suce et p'tible" de perturber la bonne livraison de son expédition ?


Dominique

A l'aimable attention de Michel Bernard, autres amis de ce blog, et même dans ma grande mansuétude T. Nardier:
De mon poste avancé ouagalais, comme supposé "envoyé spécial permanent", tant bien même manquerais-je de ravitaillement (les fesses seraient-elles si chères ?), je ne peux qu'hélas vous confirmer les aberrations de ces structures "onusiennes" et autres coopérations ou grandes ONG internationales ...

Aussi effectivement plutôt que les sempiternelles cartes de vœux UNICEF, permettez-moi de vous proposer pour votre prochaine B.A. un versement via ce site totalement désintéressé:
www.unefischerpournotrecosetteouagalaise.HV

Dominique

"Etre une heure, une heure seulement
Etre une heure, une heure quelquefois
Etre une heure, rien qu'une heure durant
Beau, beau, beau et con à la fois"

Et ce n'est ni de Jacky (rappelez-vous Dorothée ...) ni de Jacques Higelin ...

Arthourr

@Robert

C'est bien dommage qu'ils ne souhaitent pas rester en France, ces chers petits.
Comment allons-nous faire sans leurs compétences ?

Dans votre aréopage, je distingue un ophtalmo, un chargé de communication et un physicien nucléaire.

Et c'est la perfide Albion qui va en profiter....Quelle tristesse.

Arthourr

Addendum rigolo :

"In the controversial clearance, migrants were dispersed to every region of France (apart from Paris and the island of Corsica, which is already full to capacity)"

:D :D :D

Michel Bernard

@@ arthourr

ça marche aussi avec
:k :k :k ??

Michel Bernard

Merci dodo

Avant je donnais un peu à tout le monde, sauf au secours populaire :

Je me suis fait niquer par Crozemarie, depuis plus de recherches contre le cancer de ma part

Je me suis fait niquer par Douillet par les pièces jaune (enfin douillet et la femme de vous savez qui, roulant porshe et logeant palace pendant la campagne)

Je me suis fait niquer par le télécon con con, lorsque que je me suis rendu compte de l'argent reversé par rapport à l'argent récolté... enfin ça fai déjà bien longtemps

Je me suis fait niquer par l'UNICEF... qui peut résister à l'achat de quelques cartes de voeux pour ces pauvres gamins

Depuis : je ne donne qu'à un parti politique et à une assosse qui élève des chiens pour les aveugles et qui me semble correcte, mais comme je n'en n'ai pas l'absolue certitude, je ne la nommerai pas ici. En tout cas, ce qui est sûr c'est qu'on n'en entend pas parler en pub à la télé.

Quant au système "SOS" chirurgie cardiaque, si vous saviez....... bon je passe mon tour !

Polyeucte

Moi, aussi, Michel, je me suis fait déposséder, des années durant, par le "fossoyeur de l'ARC".A dater du jour de cette écœurante révélation qui nous a tous submergés de dégoût, je me suis fait fort de ne plus donner un centime aux associations quelles qu'elles soient...En tout cas, j'espère que celle dont vous parlez et qui élève des chiens pour aveugles n'est pas du même tonneau que celle-ci, sans quoi, vous pourriez dire que vraiment, il n'y a plus rien de bon dans ce bas-monde... En tout cas, je caresse l'espoir que les gens de Bandol profitent de ces jours de recueillement pour aller cracher sur la tombe de cette ordure...
Mais revenons plutôt à nos amis les bêtes. Voici donc...

RQ.FAUCHER… c’est sûr qu’avec un nom pareil, on ne peut pas être tout à fait un modèle de générosité.
------------------------
La SPA, un monde sans pitié
Les accusations pleuvent: abus de confiance, détournement de legs, opacité des comptes, trucage d'élections, népotisme, euthanasie et trafic d'animaux... La vénérable société, créée en 1845, aurait-elle parfois servi à mettre ses administrateurs à l'abri du besoin"
Aux grands hommes la Société protectrice des animaux (SPA) peut être très reconnaissante. Mais Victor Hugo - comme Gustave Flaubert, Jules Verne ou Guy de Maupassant - mettrait-il encore aujourd'hui son engagement et son talent au service des héritiers de cette institution vénérable, principale association française de protection animale? Peu vraisemblable. L'écrivain qui, malgré les quolibets de nombreux députés, obtint le 2 juillet 1850 l'adoption par l'Assemblée nationale de la première loi garantissant «la protection des animaux domestiques contre les mauvais traitements» maudirait probablement les petits Lucrèce Borgia et Thénardier qui ont dévoyé la mission initiale de la SPA: «Sauver, protéger, aimer». Nombre d'amis des animaux ne lui prêtent plus que cette autre devise, sinistre: «Souffrir, périr, agoniser», comme disent les associations qui, aujourd'hui, la mettent en cause. Entre eux, les détracteurs de la SPA la surnomment aussi: «Sans pitié en affaires», allusion à sa voracité financière. Dans un prérapport couvrant la période 1993-1998, la Cour des comptes épingle sévèrement la Société protectrice des animaux: pouvoir discrétionnaire du conseil d'administration, violation des statuts, absence de comptabilité prévisionnelle, dépenses somptuaires, surfacturation injustifiée de prestations de services. Depuis mars dernier, six dirigeants de la SPA ont été mis en examen, dont son président, le 16 juillet. Présidente de novembre 1987 à octobre 2000, Jacqueline Faucher est soupçonnée d'«abus de confiance». Serge Belais, son actuel successeur, mais administrateur au siège depuis 1992, également. De même Didier Lapostre, directeur technique jusqu'en février dernier.
L'affaire judiciaire a démarré sur une plainte déposée en mars 2000 par Maryse Bousquet, présidente jusqu'en 1997 de la délégation SPA de Toulouse, aujourd'hui à la tête d'un collectif de 100 bénévoles qui ont décidé de demander des comptes aux dirigeants de l'association. Entrée en dissidence, destituée pour avoir posé des questions gênantes, cette dermatologue amoureuse des animaux accuse les dirigeants du siège d'avoir mis en place «un véritable mécanisme de détournement des legs affectés aux filiales [régionales], au mépris de la volonté des donateurs». Ce que résume sans ambages Gabrielle Zammarchi, autre adhérente qui se dit «éc?urée par le système». Elle martèle: «Les animaux servent d'appât à la SPA pour recevoir des dons. Avec tout l'argent détourné depuis des années, ses refuges devraient être des cinq-étoiles. Il ne devrait plus y avoir un seul animal malheureux en France!» On en est loin. Car, outre les malversations financières observées par la Cour des comptes, de gros soupçons planent sur le rôle joué pendant des années par des dirigeants de l'association dans la disparition, l'euthanasie et le trafic d'animaux.
Amadouer le donateur
La Société protectrice des animaux, exploitant sauvagement les compagnons à quatre pattes qu'elle est censée recueillir, soigner et proposer à l'adoption? Impensable! En France, où vivent plus de 8 millions de chiens et près de 9 millions de chats - 1 ménage sur 2 possède un animal de compagnie - la SPA est un monument. Fondée en 1845, reconnue d'utilité publique dès 1860 - ce qui lui permet d'être exonérée d'impôts sur les legs et dons à son profit - cette association est connue de tous. Qui n'a jamais songé à adopter l'un de ces pauvres chiens abandonnés sur la route des vacances? Combien de «mamies à chats» sans héritier ont fait de la SPA leur légataire universel? Peu de gens savent qu'il existe deux SPA en France. Celle de Paris - aujourd'hui en cause - revendique 60 délégations régionales, 40 000 adhérents et affirme recueillir 60 000 animaux chaque année. La confédération des SPA, basée à Lyon, regroupe 250 associations locales de protection des animaux. Les deux structures n'ont rien à voir entre elles, mais la SPA de Paris se garde bien d'insister sur le distinguo. Gérée par un conseil d'administration de 24 membres, rémunérant grassement des centaines de salariés, cette dernière est passée maîtresse dans l'art de l'appel à la générosité publique. Rien que de très normal pour une association qui indique aujourd'hui vivre à 80% de dons et de legs. Quitte à rétribuer plus de 1 million de francs une agence de communication pour pondre une campagne stratégique de «développement de la collecte de fonds», réalisée en novembre 1995. Dans son devis, l'agence explique à la SPA que, pour solliciter le plus efficacement possible un «potentiel de plus de 500 000 donateurs», il convient de cibler des publics prioritaires: jeunes urbains, hauts revenus, catholiques pratiquants, mais aussi donateurs d'associations, d'aide à l'enfance ou de lutte contre le sida. Astuce, pour amadouer le donateur: «Il est recommandé d'utiliser [?] du papier recyclé. Le message doit faire ? pauvre ?.»
Pauvre, la SPA? L'Express a pu se procurer deux notes confidentielles adressées en août et septembre 1997 par André-Louis Doumens - alors trésorier national, aujourd'hui décédé - à la présidente, aux administrateurs et aux directeurs. On y apprend que le «portefeuille legs» de l'association s'élève à 174 millions de francs. Pour combler un découvert bancaire de l'ordre de 9 à 10 millions de francs au siège parisien, Doumens suggère de vendre immédiatement deux legs. Mais ça ne suffira pas. Pas question de puiser davantage dans le magot. Le trésorier évoque plutôt la possibilité de récupérer «tout ou partie des réserves financières des délégations au bénéfice du siège avec versement d'intérêts significatifs et supérieurs aux taux du marché». Il reconnaît: «Il existe des situations [financières] plus dramatiques.» Bel euphémisme: le patrimoine immobilier de la SPA est colossal. Rien qu'à Paris, de 1956 à juin 2001, elle a hérité, au bas mot, de plus d'une centaine de biens dans Paris, allant du petit appartement à plusieurs immeubles contigus. Certaines adresses font rêver: avenue Foch, avenue Montaigne ou avenue Gabriel, à deux pas de l'Elysée. Difficile d'évaluer les legs sur le plan national. Pour le seul arrondissement fiscal de Rambouillet (Yvelines), par exemple, on recense, pendant cette période, une quinzaine de legs, allant de 13 000 francs à 2,5 millions. La SPA entretient l'opacité sur la gestion de ces dons, si l'on en croit le prérapport de la Cour des comptes, qui relève plusieurs anomalies: «Le suivi comptable de ces legs n'est plus assuré depuis 1997»; «Peu de ventes immobilières et des ventes parfois effectuées à 60% des valeurs estimées»; «Le service des legs [...] reste seul à gérer les legs sans rendre compte de son activité, qu'il s'agisse du respect des volontés du testateur, des relations avec les délégations [?]».
Un exemple parmi les plus édifiants: le legs Canourgues, dans le Var, l'un des fiefs de Jacqueline Faucher, présidente de la SPA de 1987 à 2000. Décédé en 1991, Henri Canourgues fait de la SPA son légataire universel - legs qui ne deviendra effectif qu'après le décès de sa compagne, en 1995. Un joli cadeau pour les animaux, qui se décompose ainsi: une propriété à Ollioules (Var), estimée à 1,5 million de francs; du mobilier pour 105 000 francs, ainsi que des avoirs bancaires pour une valeur de 650 000 francs. Henri Canourgues souhaitait que ce don serve à financer un refuge pour animaux. L'exécuteur testamentaire, Francis Martina-Fieschi, est alors adjoint au maire d'Ollioules et trésorier de la délégation SPA du Var depuis 1988. Rapidement, des objets et du mobilier sont revendus, contre le souhait testamentaire d'Henri Canourgues. Et à des prix défiant toute concurrence. A qui? A Jacqueline Faucher, à sa fille, à sa mère et... à Francis Martina-Fieschi. Plus curieux encore, une somme de 254 000 francs, provenant de la succession Canourgues, avait été versée sur un compte bancaire inconnu du siège parisien de la SPA, inconnu aussi de la délégation du Var. Le compte était domicilié à l'adresse personnelle de Martina-Fieschi. Quant à la propriété, Jacqueline Faucher s'en est fait remettre l'unique jeu de clefs en juillet 1996. Aucun refuge n'y a vu le jour. Dans Animaux Magazine, au printemps 1996, Jacqueline Faucher n'hésitait pas à clamer: «Ce qui me bouleverse, c'est la mentalité de ceux qui font du fric avec la vie, avec la souffrance des animaux. Ça, c'est intolérable.» Lorsqu'il découvre le problème, dit-il, fin 2000, Serge Belais, nouveau président de la SPA, décide de porter plainte. Contre X. Pas contre sa présidente.
Vingt ans d'anomalies
Cas isolé, l'affaire du legs Canourgues? «Absolument pas, réplique Maryse Bousquet. Il s'agit d'un système organisé, connu de beaucoup. Il était très rare que le siège prévienne une délégation qu'un legs lui était destiné. D'ailleurs, que sont devenus les legs Debat (35 millions de francs), Nivault (9,4 millions), Cats (4,8 millions) et tant d'autres?» Elle accuse: «A la SPA, tout est fait pour dégoûter et écarter les bénévoles qui posent des questions et se scandalisent. Nous avons des caisses de témoignages de bénévoles à qui l'on a soudain interdit l'accès aux refuges. On destitue les présidents de délégation qui s'indignent. A la place, les administrateurs préfèrent avoir des salariés surpayés et totalement aux ordres.»
Depuis vingt ans, au moins, des membres éminents de la SPA alertent régulièrement la présidence et les administrateurs sur les «anomalies» qu'ils constatent. En avril 1984, Mme Moré, dans un courrier adressé à la présidente de l'époque, Jacqueline Thome Patenôtre (ancienne sous- secrétaire d'Etat), affirme que des «infractions évidentes au règlement intérieur» ont totalement «falsifié les élections». Elle signale également que la «commission de protection [animale], qui devrait être l'une des plus importantes [?] ne se réunit pratiquement jamais» ? Un autre administrateur, en 1991, proteste: «La ligne budgétaire honoraires d'avocats a presque triplé depuis 1990. Elle dépasserait 600 000 francs [?]. Les avocats servent à Faucher [la présidente] à régler ses comptes personnels avec ses adversaires.» Ces courriers n'ont pas servi à grand-chose. Le 29 juin dernier, à Paris, lors de la très houleuse assemblée générale de l'association, Jacqueline Faucher a fait office d'assesseur au scrutin. «A de très nombreuses reprises, les deux derniers présidents ont été informés de dérives, de malversations, commises notamment par des administrateurs et des présidents de délégation, déplore encore Maryse Bousquet. Résultat: ce sont les plaignants qui ont été destitués, calomniés, menacés.»
Le 20 juillet dernier, à son tour, Jean-Pierre Dubaux, ancien administrateur chargé des finances et écarté par la nouvelle direction, écrit au président de la cinquième chambre de la Cour des comptes. Dans une lettre de trois pages - jamais rendue publique jusqu'ici - il dénonce les pratiques qui perdurent: cooptation comme administrateurs de «fidèles» non élus par les adhérents, et un bizarre «contrat de silence» imposé aux collaborateurs de la hiérarchie. A ce sujet, Dubaux met en cause le nouveau président de la SPA: «Le Dr Belais, avec force, a tenté à plusieurs reprises de me faire signer cette pièce pour m'exclure du CA. [?] La direction ne se cachait d'ailleurs pas d'avoir constitué sur chaque administrateur un dossier dont les informations permettaient de faire pression sur un membre égaré pour le faire rentrer dans le système», écrit Jean-Pierre Dubaux. Il critique également les moyens financiers employés pour amadouer les nouveaux administrateurs: X., «nommé en 2001, a bénéficié d'une somme de 300 000 francs pour construire une chatterie sans même que le dossier soit soumis à la commission financière». La plus grande crainte de la SPA? Voir un administrateur judiciaire nommé à sa tête et, pis encore, perdre sa déclaration d'utilité publique, synonyme d'exonérations fiscales. Face à la progression de l'enquête des policiers du pôle financier, le système familial tourne à la guerre des clans. La SPA, bien loin de l'arche de Noé, ressemble de plus en plus au Radeau de la Méduse.
Sévices et actes de cruauté
Et les animaux, dans tout ça? Non seulement ils ne sont pas le sujet de préoccupation principale des cadres de la SPA, mais beaucoup disparaissent. Littéralement. Notamment dans certains refuges! Celui de Cazères (Haute-Garonne), par exemple. Son responsable depuis 1990, Victor Rodriguez, a été condamné, en juin 2000, à six mois de prison avec sursis, à une amende et à deux ans de mise à l'épreuve, pour sévices et actes de cruauté envers les animaux. Ancien représentant en charcuterie, Victor Rodriguez euthanasiait en masse, et dans des conditions épouvantables, les chiens à son domicile. C'est d'ailleurs chez lui qu'il se faisait apporter directement les bêtes retrouvées sur la voie publique. Aux propriétaires qui venaient réclamer leur chien Rodriguez répliquait impertubablement que l'animal s'était hélas échappé. L'homme sera condamné pour sévices, mais, en réalité, lors de son procès, le président du tribunal de Saint-Gaudens conclura ainsi: «C'est un trafic organisé d'animaux. Je n'en ai pas la preuve, mais vous avez trafiqué des animaux, vraisemblablement avec des laboratoires.» Au sein du refuge, Victor Rodriguez laissait les chiens mâles côtoyer des femelles en chaleur. D'où des naissances en nombre, pratique en totale contradiction avec la politique affichée par la SPA, gestionnaire de refuges «surchargés», prônant la stérilisation. Fin 2000, la SPA condamne dans sa revue ce «tortionnaire». En oubliant de préciser qu'il s'agit de l'un de ses cadres. Et que sa présidente avait été alertée par courrier, dès 1993, sur ses actes de barbarie. Le refuge a été fermé en septembre 1999. Victor Rodriguez s'est reconverti: il est radiesthésiste, à l'occasion. Contre rémunération, il a promis aux propriétaires éplorés de retrouver leur animal disparu!
Le calvaire des animaux ne s'est pas arrêté à Cazères. Au Garric, près d'Albi (Tarn), des responsables de la SPA ont aussi transformé leur refuge en mouroir. Les candidats à l'adoption (800 francs pour une femelle, 500 francs pour un mâle, tarifs de la SPA) se voyaient cantonnés à l'entrée. On leur apportait un animal à la fois. S'ils insistaient pour avoir le choix, on les chassait sans ménagement. Le prérapport de la Cour des comptes a relevé «l'état de saleté et d'insalubrité [?] du refuge, l'absence totale de procédures et de registres statistiques et comptables»: «Il n'existe pas de liste des membres du bureau à jour et les employés [?] ont été ou sont les membres de la famille de Mme Raffanel [sa présidente], fille, belle-fille, fils.» Le refuge a enregistré en six ans une baisse du nombre d'animaux abandonnés, une baisse des adoptions (- 40%), tandis que la fourrière connaît une augmentation des entrées (+ 20%) et une baisse du nombre de retours aux propriétaires (- 7%). Qui plus est, «1 chien sur 2 et 2 chats sur 3 meurent sur place».
Le 14 août dernier, le refuge du Garric s'entrouvre au visiteur. Un bâtiment en préfabriqué sert de bureau. Une jeune femme accueille le candidat à l'adoption. L'odeur d'urine et d'excréments prend à la gorge. Parqués par dix dans des corridors plombés par le soleil, les chiens s'entre-dévorent. La jeune femme hurle, frappe sur la grille. Sa collègue, armée d'un balai, fait refluer les chiens dans la niche. Les coups pleuvent. Scandalisée, une famille en visite décampe. Devant l'air indécis d'un visiteur, la jeune femme se décide à proposer d'autres animaux. Qu'elle va chercher dans un enclos voisin, d'où s'échappent des hurlements. Là, le visiteur n'entrera pas. Officiellement, Josiane Raffanel ne dirige plus le refuge. Pourtant, le 19 août, au téléphone, un employé assure qu'elle sera joignable le lendemain à partir de 10 heures... Josiane Raffanel et sa famille semblent avoir leurs habitudes dans un magasin d'animaux de la périphérie de Toulouse. Une enseigne où, assure-t-on, on n'achète que des chiots provenant d'éleveurs ou de particuliers.
Josiane Raffanel est une grande amie de Jacqueline Faucher: le rapport de la Cour des comptes conclut même qu'«aucune mission de contrôle n'a été effectuée [au Garric] depuis plusieurs années. Ceci s'explique par le fait que la présidente, Mme Faucher, effectuait régulièrement des visites à Albi». Présidente de la SPA du Tarn depuis de nombreuses années, Josiane Raffanel a été condamnée à plusieurs reprises: faux en écritures, problèmes de tatouage d'animaux, infraction à la tenue du chenil de la SPA. Mais, en dépit de quatre arrêtés préfectoraux entre 1986 et 1997, le chenil-fourrière du Garric, d'une capacité totale de 250»chiens et 55 chats, a pu continuer d'accueillir, chaque année, jusqu'à 1 000 chiens et 350 chats. Au milieu de la décennie 1980, Josiane Raffanel dirigeait également le chenil municipal d'Albi. Un employé de l'époque se souvient: «Tous les chiens jolis, vendables, étaient transférés au Garric. Le mercredi soir, ils nous envoyaient les vieux chiens, malades.»
Pourquoi un tel ballet organisé? Henri Barbe, président de l'Association nationale contre le trafic des animaux de compagnie (Antac), auteur du livre Trafiquants de chiens (Albin Michel), pense avoir la réponse: «Nous nous sommes portés partie civile contre la SPA parce que nous estimons que certains de ses refuges, ne tenant aucun registre d'entrées et de sorties et incapables de préciser la destination des chiens, servent de dépôts clandestins d'animaux revendus à des laboratoires...» Dans son métier, Josiane Raffanel s'entoure de personnes de confiance. Comme Andreano*, par exemple. Ce délégué enquêteur SPA du Tarn travaille sous un nom «d'artiste». Naguère, son vrai patronyme fut étalé dans la presse quand il fut condamné pour tentative d'assassinat* et proxénétisme. Les spécialités actuelles d'Andreano? Des associations concurrentes racontent qu'il s'infiltrait chez elles, faisait circuler des rumeurs calomnieuses. Les dissidents de la SPA se plaignent de ses tentatives d'intimidation: ainsi, Gabrielle Zammarchi, l'une des membres du collectif de bénévoles, a déposé plainte contre lui pour harcèlement téléphonique. Du coup, comme Rodriguez, Andreano cherche à se reconvertir: à ses heures, lui aussi est... radiesthésiste.
Mémoire défaillante
Face à l'avalanche d'accusations qui fondent sur la SPA, Serge Belais, président depuis octobre 2000, reconnaît que «tout n'est pas parfait». Mais sa mise en examen pour «abus de confiance», il ne la comprend pas. «J'ai toujours été clean, je n'ai pas triché, explique ce vétérinaire de 47 ans, propriétaire d'une clinique à Paris. D'ailleurs, je ne suis pas sous contrôle judiciaire.» Comment pouvait-il ignorer les malversations de ses homologues alors qu'il était administrateur depuis 1992? «Je faisais confiance aux autres administrateurs et je me concentrais sur ma mission, la protection animale.» Ce chevalier blanc, prônant la «transparence totale», oscille entre mémoire défaillante et naïveté. Ainsi, il n'a «jamais entendu parler» des démêlés judiciaires de l'un des 24 administrateurs de la SPA - jusqu'en 2001 - Jean-Pierre Kucheïda, député (PS) de Liévin (Pas-de-Calais), très proche de Jacqueline Faucher. Les essais cliniques d'efficacité et d'innocuité pratiqués sur des chiens du refuge de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) entre décembre 1995 et mai 1996, alors que la SPA s'est toujours officiellement opposée à l'expérimentation animale? «Ce n'était pas de l'expérimentation, mais une comparaison avec un autre antibiotique existant», prétend Serge Belais. Et il défend sa gestion: «Sur 100 euros donnés à la SPA, 78 vont directement à la protection animale.»
«On ne peut avoir été administrateur pendant huit ans et affirmer qu'on ne savait rien», estime Me Roland d'Ornano, qui défend le collectif des bénévoles - en 1994, cet avocat avait mis au jour l'escroquerie montée par Jacques Crozemarie, président de l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC). «M. Belais, en tant qu'administrateur, avait un mandat qui impliquait une responsabilité collective et pas seulement individuelle, plaide-t-il. Comme d'autres, il a couvert des agissements dont il aurait dû savoir qu'ils étaient délictueux.» Depuis la mi-juillet, Serge Belais est saisi par courrier des cas d'euthanasie «impulsive» d'animaux et de brimades sur les bénévoles pratiqués par le responsable du refuge SPA de Brugheas (Allier). En attendant qu'il intervienne, la dérive éthique de la SPA se poursuit, selon le collectif de bénévoles. «De la naissance à la mort, les animaux de la SPA sont victimes de trafic», résume Gabrielle Zammarchi. Notamment par le biais de certaines fourrières pour animaux errants. La SPA, qui en accueille dans ses refuges depuis 1960, se déchaînait naguère contre les sociétés de capture d'animaux, ces «prestataires de mort». Une belle indignation, balayée depuis. En rachetant Chenil Service (gestion des fourrières), et en prenant les rênes de la Sacpa (Service pour l'assistance et le contrôle du peuplement animal), la SPA a mis la main sur un marché juteux. La loi du 6 janvier 1999 contraint les communes à disposer d'une fourrière pour ramasser les animaux dangereux ou errants. La majorité des communes, surtout les plus petites, préfèrent passer une convention avec une société spécialisée. Moyennant une indemnité municipale annuelle de 3 à 20 francs par habitant, la fourrière s'engage à garder un animal identifié huit jours, comme l'exige la loi, pour laisser le temps à son propriétaire de le réclamer. Au-delà, l'animal est euthanasié. On comprend mieux pourquoi le refuge-fourrière du Garric n'a de cesse de passer des conventions avec des communes, parfois d'autres départements: 143 actuellement! La SPA du Garric est même parvenue, depuis l'année 2000, à faire signer à des communes des conventions illégales qui lui permettent de «procéder à l'euthanasie des animaux non repris dans un délai [?] de trois jours»! Autant accélérer le turnover.
Dans le chien, tout est bon
Cette combine morbide s'est répandue dans plusieurs refuges-fourrières de la SPA. Y compris à Gennevilliers, le refuge vitrine de la SPA, réputé «le plus grand d'Europe». C'est peut-être ce qui explique que, deux fois par semaine, un camion-benne vienne charger, selon des témoins, plusieurs centaines de kilos d'animaux morts, sortis des congélateurs du «refuge». Le camion, discret, appartient à la Saria, la principale société d'équarrissage et de fabrication de farines animales en France. «Il n'est pas choquant que la SPA, pour ne pas heurter la sensibilité des gens, ait un souci de discrétion sur la mortalité des animaux», estime Patrick C?lenbier, directeur commercial de la Saria. Cette société a été épinglée à plusieurs reprises, pour avoir mêlé à ses farines des restes d'animaux impropres à la consommation, des boues provenant de résidus de stations d'épuration... Où vont les chiens morts convoyés par la Saria?
On l'a compris: comme dans le cochon, dans le chien, tout est bon. La fourrure, dont on fait des manteaux. Le cuir, pour les chaussures. La graisse, pour les gélatines. Même les cendres. Dès les années 1990, les dirigeants de la SPA du Var - imités depuis par nombre de vétérinaires indélicats - sont accusés par des particuliers de pratiquer l'arnaque à l'incinération. Le principe est simple: après avoir euthanasié dans son cabinet un animal en fin de vie, le vétérinaire propose au propriétaire une incinération, moyennant une somme de 120 à 150 francs. L'animal n'est en fait jamais incinéré, ce qui n'est d'ailleurs pas la mission de la SPA: il finit chez des équarrisseurs amis. Des clients se sont vu retourner des cendres dont la composition ne peut en aucun cas provenir de leur animal défunt.
Comment une telle machinerie a-t-elle pu prospérer depuis deux décennies? En se conciliant de solides amitiés. Dans le Var, Jacqueline Faucher était une proche de Maurice Arreckx, ce sénateur UDF, longtemps maire de Toulon, décédé en 2001, deux fois condamné pour «recel d'abus de confiance», qui s'était un jour autodésigné comme le «parrain politique du Var». Outre ses liens avec le député PS Jean-Pierre Kucheïda, Jacqueline Faucher a également figuré en troisième position sur la liste d'Union des écologistes, derrière Yves Cochet aux élections européennes de 1994. Tout comme Paul Renaud, tête de liste Génération Ecologie aux élections régionales de 1998 en Bretagne et candidat aux législatives de 1997 à Redon (Ille-et-Vilaine): cet homme, qui est aujourd'hui responsable technique et responsable de la protection animale au siège parisien de la SPA, avait quitté la délégation de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) en laissant un trou budgétaire de 300 000 francs, avant de s'autoproclamer président de celle de Vannes (Morbihan). Du côté de la majorité présidentielle, la liste est également longue des élus locaux et régionaux à avoir «soutenu» les activités de la SPA. Pour l'amour des animaux, certainement.

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