Epoustouflante découverte aux USA, comparable à une ré-invention de l'eau tiède. Il a fallu à des universitaires un trimestre d'expériences de laboratoire sur des groupes de souris pour qu'au final ils en concluent que faire comme nous faisons traditionnellement en France (= ne manger qu'aux repas, ne pas grignoter entre les repas) permet d'éviter les prises de poids !
Ah, ils sont parfois bien niais, les Amerloques ! Et en plus, le professeur dirigeant cette étude s'est exclamé avec la naïveté qui caractérise souvent les Américains : "C'est un résultat surprenant !" Ben mon p'tit père il te suffisait de venir passer un moment chez nous, t'aurais pu visiter nos châteaux de Loire, nos vignobles à flancs de coteaux, nos auberges au bord de la rivière, nos familles recomposées métissées (le top du top) et tu serais rentré à ton Salk Institute avec un résultat identique, le plaisir en plus, car surveiller des souris en cage ça doit pas être marrant tous les jours.
Limiter le nombre de collations et de repas dans la journée serait aussi efficace que de faire la course aux calories, suggère une étude américaine.
«C'était un résultat surprenant, explique le Dr Megumi Hatori, chercheur au Salk Institute et principal auteur de l'étude. Pendant ces 50 dernières années, on nous a conseillé de réduire notre apport en calories, de limiter les produits gras et de privilégier les petits repas pris tout au long de la journée. Or nous avons découvert que de manger à heure régulière et de faire des jeûnes de plusieurs heures par jour pourraient être bénéfiques pour notre santé», ajoute le chercheur dans un communiqué.
Deux groupes de souris du même âge et du même sexe ont été soumis pendant 100 jours à un régime hypercalorique comprenant 60 % de lipides (l'équivalent de chips et de glace à chaque repas pour un régime humain). Le premier groupe était autorisé à manger quand il le souhaitait tandis que le second n'avait accès à la nourriture que pendant huit heures la nuit, car les souris ont une plus grande activité nocturne.
31 mai 2012 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (2)
En traversant en automobile un village de la région, j'ai décidé de faire une pause de ré-hydratation au troquet qui fait l'angle face à l'église et à la boulangerie. Plusieurs consommateurs jacassaient devant des 1664 ou des Pelforth Blonde. Quand l'un d'eux se décolla du bar et sortit, deux péquenots du coin firent son éloge en termes flatteurs, ce qui est un phénomène rare, en général on casse du sucre sur le dos de celui qui vient de partir. Sa baguette est un régal, dit l'un, j'en ai avalé une demie ce matin avec des rillettes. Et elle est à combien, demanda l'autre. Quatre-vingt dix centimes, répondit le premier gus. Comme j'avais vu le consommateur du début s’engouffrer dans la boulangerie d'en face, j'en conclus aisément que c'était lui le boulanger. Disposant encore d'une pièce d'un euro après avoir payé ma Pelforth Blonde, j'ai traversé la rue, mis en appétit, j'ai poussé la porte du magasin, il n'y avait personne ; à la blonde qui s'avança, j'ai dit : je voudrais seulement une baguette, s'il vous plaît. Et du tac au tac la blonde m'a rétorqué : et avec ceci ? J'ai répondu : des rillettes !
21 mai 2012 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (5)
WIKIPEDA : Le cassoulet est un plat traditionnel dont la base est un ragoût de haricots blancs longuement mijoté pour être fondant en bouche — c'est là le secret de la réussite. Dans ce ragoût sont ajoutés, selon les versions, du confit d'oie ou de canard, du lard, de la couenne, du jarret de porc, de la saucisse, de l'agneau ou de la perdrix. On peut y trouver aussi de la tomate, du céleri ou de la carotte. Il peut être ou non recouvert de chapelure.
Bon, nous avons compris : le cassoulet est un plat des familles, un plat populaire (du peuple) à base de faillots et de morceaux de barbaque. Il ne devrait logiquement pas coûter cher à mijoter. C'est vrai dans les auberges de la France profonde, mais c'est archi-faux à Paris.
Pour un lecteur du FIGARO, il faut mettre 30 euros pour une assiette de cassoulet au restaurant. Et pour ce prix, vous boirez de l'eau cuvée Château La Pompe, ce qui vous vaudra le regard méprisant du serveur. Un effort, prenez au moins un Perrier à 5 euros pour sauver la face.
Dans son supplément hebdo FIGAROSCOPE du 14 mars, le quotidien du milliardaire Dassault donne trois pages de recommandations pour déguster un bon cassoulet à Paris. "La Fontaine de mars" (VIIe), avec sa patronne originaire de Tarbes, accueille parfois Luc Ferry, Laurence Parisot, le Vert Jean-Vincent Placé, et pour ces modestes revenus sert un cassoulet à 30 euros. "Le violon d'Ingres" (VIIe), grâce à son patron venu de Montauban, peut hisser le cassoulet populaire à 35 euros. "Au trou gascon" (XIIe), pour justifier "une ambiance rustico-gaillarde" peut en baisser le prix à 34 euros, qu'il en soit remercié par le petit peuple de Paris et les étudiants nécessiteux. Le moins dispendieux de la sélection est à 22,65 euros, à "L'auberge Pyrénées-Cévennes" (XIe), dont la salle servit de décor à une scène du film OSS 117, avec pour vedette qui vous savez, l'artiste du jeu de sourcils et du front plissé.
Régulièrement nos compatriotes des régions se demandent pourquoi les salaires sont plus élevés à Paris. Voilà une réponse. Pour nous ici à Paris, une assiette de cassoulet c'est entre 22 et 35 euros. Alors dégustez le calme double de vos régions et vos cassoulets à moitié prix.
18 mars 2012 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (6)
Je rappelle dans le contexte de l'actualité sur la viande halal que j'ai raconté ici le 2 janvier comment j'ai découvert par un pur hasard qu'une boulangerie de mon quartier était... halal. Une mini-pizza à réchauffer était exposée avec l'étiquetage "pizza au jambon"... mais le jambon ne contenait pas de porc, comme aucun article dans ce commerce, par décision religieuse du commerçant, m'a-t-on expliqué. L'affichage de cette particularité n'est toujours pas visible 6 semaines plus tard, bien que les syndicats départementaux, régionaux et nationaux de la boulangerie aient été alertés dès le 2 janvier.
Tromper le consommateur et lui faire avaler de la marchandise ne correspondant pas à son appellation n'est donc pas un délit dans ce pays ? En revanche j'en connais un qui a été mis en examen pour quelques calembours ridicules à l'égard du Docteur Delajoux.
22 février 2012 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (6)
Hier un article de l'excellent Perico Légasse dans Marianne me fait saliver :
"Fruit d'hiver par excellence, la mandarine refait peu à peu surface grâce au courage de marchands de quatre-saisons ayant décidé de revaloriser les charmes et les vertus de ce merveilleux agrume."
Je décide donc de profiter d'un tour sur le marché pour m'offrir un kilo de mandarines, dont en effet je n'ai pas goûté la saveur depuis que le fruit nommé clémentine en hommage au Frère Marie-Clément d'Oran monopolise les étals.
Pas une seule mandarine sur tout un marché ! Tous m'ont montré les monceaux de clémentines en remplacement, aucun n'ayant une explication à fournir sur l'absence de la mandarine. La prochaine fois que je demande des pommes, on va sans doute me proposer des poires ? L'un des marchands a même osé avancer que ce n'est pas la saison ! Si c'est "un fruit d'hiver par excellence" et qu'en février par moins 7 degrés "ce n'est pas la saison", c'est quand, l'hiver, eh connard ? En mai ?
La mandarine a été découverte en Chine, d'où son nom. C'est son croisement avec un oranger qui a donné la clémentine, l'hybridation ayant été effectuée par Frère Marie-Clément.
Comme dit Périco Légasse (journaliste d'un niveau de qualité hors norme, je me répète parce qu’il le mérite, au milieu de tant d'incapables) :
"Il est temps de faire cesser l'absurde exclusion (dont elle est victime) et de faire redécouvrir la mandarine, d'autant que la plupart des clémentines (hormis la corse) proviennent de cultures intensives où elles sont traitées à l'orthophénylphénol, à l'imazalil et au thiabendazole."
Beurk ! Mais où sont les mandarines, nom de Dieu ?
07 février 2012 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (6)
C’est l’histoire d’un mec qui va au bistrot et qui boit des bières, plus précisément de la Fischer, notre bière fétiche.
Après chaque verre de Fischer, il sort une photo de sa poche et la regarde. Intrigué (au bout du 4e verre) le barman lui demande pourquoi il sort une photo à chaque fois. Et toujours la même.
Le mec lui dit : « c’est la photo de ma femme ! quand je commence à la trouver belle, je rentre à la maison.»
Voici un exemple illustré :
Le pouvoir de la bière (clic sur ce lien)
(Déplacez le verre de bière vers la droite quand vous serez en ligne sur le site web dont le lien est cliquable ci-dessus ainsi que dans l'image ci-dessous)
20 décembre 2011 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (5)
Nous sommes le 20 décembre. Dernière décade avant la grande année 2012, celle où enfin Sarko va nous promettre de réaliser ce qu'il a oublié de faire depuis mai 2007 (des broutilles : réduire la dette publique, produire en France, nettoyer les banlieues de la racaille, devenir le président du pouvoir d'achat...)
Tous ceux qui ne sont pas touchés par "la Crise" (la plus grave depuis 1929), et ils sont très nombreux, on peut y inclure d'office les dix millions de Français partant en congès quelque part en cette fin d'année (enquête parue dans la presse), ceusses que les envoyés spéciaux de la télé sur les grands boulevards filment aux abords des grands magasins encombrés de grands paquets-cadeaux, ceux qui se demandent s'il y aura des huîtres en quantités suffisantes (authentique article vu dans la presse la semaine dernière, j'en ai parlé ici), ceux qui sont filmés affalés sur leurs sacs de voyage en pleine journée, en pleine semaine, dans l'aéroport Saint-Exupéry de Lyon et qui, dans la force de l'âge, devraient plutôt être au boulot à c't heure (leurs homologues chinois y sont, et grâce à cette ardeur ils vont nous avaler tout cru avant le milieu du siècle, sauf fin du monde d'ici-là)... à tous ceux-là, le ministère de la santé rappelle par les spots publicitaires des annonceurs du rayon alimentation dont nous sommes bombardés du matin au soir :
Vous voilà prévenus.
Ces infos sont dans vos crânes comme le ver dans le fruit qui va s'agiter entre vos neurones à chaque fois que vous tendrez le bras en direction d'une coupe de roteux, d'un morceau de chocolat, d'une tranche de bûche, d'une huître de l'étang de Thau (succulente mais introuvable à Paris), d'un verre de cognac, d'un bloc de foie gras... c'est sournois, et c'est d'autant plus dégueulasse que d'après la fameuse prophétie des Andes la fin du monde tombe le 21 décembre 2012, c'est donc votre dernier Noël, votre dernier réveillon de Saint-Sylvestre. Et on vous bassine avec des sornettes diététiques ? Indignez-vous !
20 décembre 2011 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (1)
La semaine dernière, nous avons révisé à l'approche des Fêtes la fameuse recette de la dinde au whisky. Pour faire un festin, il nous fallait ajouter une entrée au début et un dessert à la fin. C'est chose faite (pure laine) : la blogueuse PS & LL vient de publier sa recette de la quiche lorraine à la bière, très facile à réaliser, vous verrez, même un homme malhabile dans l'art culinaire peut s'en sortir haut la main. C'est fin, ça se mange sans faim (ni soif). Et à la fin, un classique encore : la tarte Tatin ch'ti. Sa recette est courte mais bonne (comme celle du nain qui a eu douze enfants), et j'ai la place pour la recopier ici : te mets l’tarte din ch’four et pi t’atin.
Recette de la quiche lorraine à la bière (Chimay, Fischer ou Warsteiner) dans le volet cliquable ci-dessous -->
11 décembre 2011 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (6)
Acheter une dinde d'environ 5 kg pour 6 personnes et deux bouteilles de whisky, du sel, du poivre, de l'huile d'olive, des bardes de lard.
Barder la dinde de lard, la ficeler, la saler, la poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive.
Préchauffer le four thermostat 7 pendant dix minutes.
Se verser un verre de whisky pendant ce temps-là. Le déguster patiemment.
Mettre la dinde au four dans un plat à cuisson.
Mettre le vour à fond pendant 20 binutes pour zaisir la dinde.
Se verser deux autres verres de whisky. Les écluser gentiment. On a l'temps.
Après, ouvrir et surveiller la buisson de la dinde.
Après une debi beurre dituber jusqu'au bour. Ouvrir la borte,
Brendre la pouteille de biscuit et s'enfiler une bonne rasade derrière la brabate - non - la trabate!
Après environ, bouof... une debieurre de blus ou moins, pencher en direction du vour et s'y rendre. Oubrir la borte du pour et rebourner, revourner, enfin bref, mettre la guinde dans l'autre sens.
S'asseoir sur une butain de chaise et se reverdir 4 ou 5 verres de whisky bien tassés.
Buire, non luire, non cuire la bringue bandant gatre heures.
Et hopla ! 5 berres de plus pour patienter, ça vait du bien barou ça passe.
ttttttttttirer le four-re de la dinde.
Se reberçer une bonne goulée de bisky pour arroser ça
Rabasser la binde (l'est tombée bar terre). Se pruler la main - L'ettuyer avec une... -non, l’aut' porte- avec un torchon
La voutre sur un bla (la zolaille), un clat, sur une assiette.
Se rebercer une tite corchée de puisky - bas trop - tention, zussun doigt ! wop attention-
Se péter la gueule à cause du gras sur le carrelage de la buisine
Ne pas essayer de se relever.
Décider qu'on est bien bar derre et binir la deuxième mouteille de rhisky.
Plus tard, ramber jusgu'au lit et dorbir ze gui rezte de la nuit. Le lendemain matin à 13h30, déjeuner d'un cocktail d'Alka Selzer et d'aspirine et nettoyer le bordel dans la cuisine.
Donner la dinde brûlée à manger au chien.
07 décembre 2011 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (5)
Les lecteurs fidèles savent que j'ai ici de nombreuses fois chanté les bienfaits du vin rouge et du rhum. Jamais la gloire du whisky ni de la vodka ; un peu celle du chablis, mais à condition de le déguster (une bouteille pour deux, raisonnablement) devant une tablée de charcutaille où trône un Hervé Resse. Je prends quelques exemples de mémoire :
Billet du 15.11.2007 : Et le beaujolais nouveau arriva
Billet du 01.02.2009 : Donne du rhum à ton homme
Billet du 28.09.2008 : Issu de l'agriculture biologique, contient des sulfites
Billet du 29.11.2008 : Ripaille de blogueurs
Billet du 29.01.2009 : Le grog d'un grincheux grave
Je sentais par instinct que rhum et vin rouge étaient des breuvages inoffensifs, voire salutaires pour la santé. Le gouvernement vient de le confirmer cette semaine par la publication de son plan d'austérité. Le premier ministre, François Fillon, a annoncé l'augmentation des taxes touchant le tabac, les alcools forts et les boissons à sucre ajouté dans la cadre d'une lutte sanitaire de rigueur qui, l'avez-vous remarqué, ne concerne ni le vin, ni le rhum !
Comme le souligne le site des INROCKS : "Cette taxation vise clairement les produits dommageables pour la santé et le milliard d'euros que doit rapporter la mesure d'ici 2012 ira directement remplir les caisses de la Sécurité sociale."
C'est dit : vin et rhum ne sont pas reconnus comme substances dommageables pour la santé. Je le sais, mon père le savait, mon grand-père le savait, mais il a fallu attendre août 2011 pour qu'un chef de gouvernement (de la République) le déclare en nous regardant droit au fond des yeux à la télé dans le 20 heures.
Perfidement, cet article des INROCKS nous glisse une explication fantaisiste fournie par un certain Yves Bur, député UMP et membre de la commission des comptes de la Sécurité sociale :
"Derrière les bouteilles d'alcool fort, le tabac ou les sodas, vous avez des industriels, presque uniquement des multinationales qui ne réagissent pas beaucoup. Derrière les bouteilles de vin vous avez des viticulteurs et derrière le rhum, dans nos territoires d'Outre-mer, vous avez des producteurs, notamment de canne à sucre."
Et de là à laisser imaginer que dans chaque viticulteur se cache un électeur qui s'en souviendra au printemps 2012 devant l'urne...
Cette explication grotesque est totalement erronée, puisque le rhum produit à Cuba n'est pas touché par la nouvelle taxation. Expliquez-moi, Monsieur le député Yves Bur, pourquoi le président Sarkozy pour se faire ré-élire en 2012 devrait être complaisant avec les producteurs de canne à sucre de Cuba ? Vous devriez vous faire servir un double verre de chablis à la buvette de l'Assemblée, ça vous remettrait les idées d'aplomb !
Comme avec chaque bonne nouvelle, vous trouvez des rabat-joie, des pisse-vinaigre, tel cet addictologue, Bruno Jourgue, qui, parmi ses patients, ne voit pas de différence fondamentale entre "une femme de 40 ans qui descend son litre et demi de vin tous les jours ou une demi bouteille de whisky". Mais Monsieur Jourgue, moi je vais vous dire, si ce litre et demi de vin journalier provient de nos bonnes vignes de France entretenues avec passion par nos courageux vignerons de France, moi je vois une énorme différence, surtout dans le cadre d'un plan d'austérité alors que nous savons notre balance commerciale déficitaire, avec l’absorption d'une demi bouteille d'alcool importée de l'étranger.
"Empêcher la publicité sur le vin, c'est assimiler le vin à une drogue. Assimiler le vin au tabac ou à la drogue, c'est une erreur." Nicolas Sarkozy, le 26 février 2007 devant les viticulteurs de Sancerre.
PHOTO : vitrine d'un magasin Nicolas le 26 août 2011.
SUIVI --
LE NAIN a un avis assez tranché sur le plan d'austérité du gouvernement. En tant que "directeur de la rédaction" de ce blog (pour reprendre le vocabulaire employé par la Police Judiciaire quand elle m'a fait déposer dans le cadre d'une plainte contre moi en tant que GG début août), je prends la responsaibilté de publier l'opinion de notre ami LE NAIN :
Taxes, taxes, taxes, ce gouvernement honteusement socialiste ne nous propose pour résorber un déficit abyssal que de hausser les impôts. Avez-vous vu quelque part l'ombre, l'esquisse, un soupçon d'économies qui permettraient à un Etat obèse de dépenser autant que l'Allemagne, c'est à dire 160 milliards de moins, et je ne pense pas que la Germanie soit sous administrée. A-t-on décidé de rogner un tant soit peu les avantages éhontés de nos fonctionnaires, a-t-on décrété de supprimer d'un trait de plume tous les comités Théodule qui nous tuent, a-t-on prévu d'abroger les subventions de tous ordres à des organisations budgétivores, a-t-on réfléchi à simplifier les différentes strates de l'administration territoriale ? Non, bien sûr, ces guignols ont eu une idée brillantissime : pour résorber les 1600 milliards de dette, ils vont taxer le coca. Avec des pignoufs pareils, la France n'a pas besoin d'ennemis, ils sont déjà entrés, et ils nous gouvernent. Enfin, quand je parle de gouvernance, c'est un mot inexact, car gouverner, c'est prévoir, et ces gens là, de droite comme de gauche, en sont bien incapables.
NDGG : entièrement d'accord.
26 août 2011 dans Actualité, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (3)
Ah, ah, ah, ah, ah ! Je ris, je m'esclaffe, je m'esbaudis bruyamment à l'idée que le gang des noteurs de STANDARD & POOR'S n'arrivera jamais à nous ôter un seul des cinq fameux A de notre andouillette nationale. Le décret du 15 avril 1912 et le Code de la charcuterie français en fixent les règles. Les technocrates de l'Union européenne, pourtant redoutables raboteurs de traditions locales et coupeurs de têtes qui dépassent, ne sont pas encore parvenus à entamer l'andouillette de France. C'est dire si l'andouillette est solide malgré son petit ventre rebondi.
D'abord, qu'est-ce qu'une andouillette ? C'est une petite andouille, et ce diminutif sympathique au lieu de la minimiser magnifie l'andouillette : a-t-on jamais entendu dans les rues de Paris un conducteur d'automobile irascible traiter un gêneur d'andouillette ? L'andouillette de France est délicieuse, mais est-elle exportable et imitée pour autant ? Non. Et peu importe. Nous avons désormais bien compris que le rôle de la France, à la différence de l'Allemagne, n'est pas d'exporter de vils produits genre machine-outil mais d'éclairer le monde de ses lumières (culturelles, gastronomiques...). Il semble que la France soit la seule nation productrice d’andouillettes. Il est cependant rapporté, sans références précises, qu’il s’en serait fabriqué au Vietnam et en Louisiane. Pâles copies sans doute dont le fumet n'est pas parvenu jusqu'à nous. L'andouillette est à l'industrie agro-alimentaire ce que le Rafale de Dassault est à l'avionique militaire. Une légère odeur de merde en plus au bénéfice de l'andouillette. Encore ne suis-je pas allé renifler sous les tables des négociations commerciales des émissaires de Dassault.
L'AAAAA a été fondée, de façon informelle d'abord, puis en Association, avant 1970, sur l'impulsion de cinq chroniqueurs gastronomes amateurs de bonne charcuterie, réunis une ou deux fois par an autour d'un bon repas. Ces cinq amis, Francis Amunatégui, l'initiateur, Robert J. Courtine, chroniqueur célèbre du quotidien Le Monde, sous le pseudonyme de La Reynière, Christian Guy, journaliste au quotidien l'Aurore, le Lyonnais Henri Clos-Jouve et Paul de Montaignac, dégustaient dans des bistrots familiers des andouillettes fournies par de bons charcutiers copains ou découverts au hasard d'un voyage, de l'exploration d'une carte de restaurant. La dénomination AAAAA viendrait d'un éclat de rire de Clos-Jouve ponctuant les réunions : « Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ». Cette interjection répétitive est devenue AAAAA dont le sens a été défini par ces joyeux drilles comme Association amicale des amateurs d'andouillette authentique, dite aussi 5 A.
Le 5A n'est nullement un label officiel ni une appellation contrôlée. Le diplôme « AAAAA » récompense les andouillettes jugées de qualité lors de dégustations en aveugle. Le jury se réunit le plus souvent au CEPROC, centre de formation d'apprentis des métiers de la charcuterie et de la gastronomie, à Paris, en présence de professionnels de la charcuterie et de chroniqueurs ou journalistes gastronomiques. Un charcutier de quartier peut décrocher le diplôme, c'est le cas en 2011 de la charcuterie des 4 Lions, 7 rue de la République - 13400 Aubagne - Ouverture du mardi au samedi de 7h à 19h30, le dimanche de 7h30 à 13h. Un charcutier de marché peut décrocher les 5A, c'est le cas en 2011 de Dominique Roger, présent sur les marchés de Courbevoie et de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine).
Le saviez-vous : les nombreux restaurants et brasseries signalant sur leur carte une "andouillette AAAAA" doivent faire suivre cette mention du nom du fabricant, et non celui d'un intermédiaire. La mention AAAAA ou 5 A doit figurer sur les factures de leur fournisseur. Et la validité de la revendication du 5A pour un producteur ne dure que 24 mois, par conséquent il faudrait aussi exiger mention sur la carte de la date du diplôme. Soyez un consommateur exigeant, titillez le restaurateur, ne vous laissez pas berner comme un vulgaire gogo. Vous voulez avaler du boyau de porc, pas des couleuvres.
Les modes de cuisson et les accompagnements sont variés, un accompagnement de frites demeurant le plus fréquent. L’andouillette peut être préparée grillée, poêlée, passée au four, plus rarement dégustée froide coupée en rondelles. Elle est habituellement proposée avec de la moutarde ou servie nappée d’une sauce à la moutarde.
Jamais, vous m'entendez ? jamais STANDARD & POOR'S ne pourra retirer un seul A à nos andouillettes. Que peut répondre l'économie française (de l'andouillette) aux prophètes de malheur qui agitent depuis une semaine leur épée de Damoclès du tripe A au-dessus de nos crânes : ah, ah, ah, ah, ah ! Ah, une andouillette de Troyes (de Cambrai, du Père Duval...) recouverte de sauce moutarde, accompagnée de frites de grand-mère et d'un bon coup de cidre, ou de beaujolais ou pourquoi pas de champagne ! Avec nos propres valeurs, luttons fourchette à la main contre la mondialisation et l'islamisation.
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21 août 2011 dans Gastronomie, La Grande Crise | Lien permanent | Commentaires (3)
Un petit cas Banon (pas plus grand qu'une culotte Chantelle)
Une enquête préliminaire, comme son nom ne l’indique pas, est une investigation ouverte hors des cas de flagrance. La flagrance est ici lointaine, c’est peu de le dire, puisque les faits que reproche Tristane Banon à Dominique Strauss-Kahn remonteraient au mois de février 2003. Il s’agira donc pour les fonctionnaires de la brigade de répression de la délinquance contre la personne, en charge du dossier, de vérifier les allégations de la plaignante plus de huit ans après leur déroulement supposé. L’histoire a déjà été narrée plusieurs fois par Tristane Banon, dans une émission de télé, une vidéo diffusée sur Internet, à l’AFP et à L’Express.
La jeune femme raconte qu’elle interrogeait l’homme politique dans le cadre d’un livre qu’elle préparait à l’époque sur les erreurs de personnalités éminentes du pays. Après une première interview peu probante, l’apprentie romancière avait, dit-elle, accepté un second rendez-vous, que le ténor socialiste avait promis plus intéressant. Il l’avait donc reçue dans un appartement aux allures de garçonnière, où il aurait essayé, brutalement, de la faire céder à ses avances. « Il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d’ouvrir mon jean […] On s’est battu, au sol », avait expliqué Tristane Banon, qui qualifie aujourd’hui l’épisode de tentative de viol. Une qualification qu’il faudra maintenant démontrer, et l’exercice risque d’être ardu. « Dans la tentative de viol, il y a forcément une tentative de pénétration. Dans l’agression sexuelle, ce n’est pas le cas », a expliqué à l’AFP Me Claude Katz, avocat au barreau de Paris. « A-t-il tenté une pénétration ? C’est ça la question », a ajouté le juriste. SOURCE : France Soir.
Oui, c'est toute la question : a-t-il tenté une pénétration après avoir déchiré la culotte Chantelle d'un coup de bitte ? Vous le saurez demain, en écoutant le 52e épisode de "ça va saillir" avec Zappy Max dans le rôle de l'ignoble DSK.
Un petit cabanon (pas plus grand qu'un mouchoir de poche)
Je connais des tas de gens
Qui dans la vie voient grand
Cela n'est pas un défaut
Car il faut ce qu'il faut
Pour mon compte, voyez-vous
Il m'en faut pas beaucoup
Moi mon rêve le plus fou
Se borne à cela et c'est tout.
Refrain
Un petit cabanon
Pas plus grand qu'un mouchoir de poche
Un petit cabanon
Au bord de la mer sur des roches
Pour vivre qu'il fait bon
Quand la blague à son toit accroche
Son pavillon joyeux
Qui claque dans notre ciel bleu.
À l'intérieur une table c'est tout
Oui mais sur cette table il y faudra surtout
Un aïoli odorant et cordial
Dont se régalera le gourmand provençal
(par forcément un dîner de pâtes à 600 $ pour quatre)
C'est pourquoi sans façon
Je me dis là, dans ma caboche:
Le bonheur, té, mon bon !
C'est un tout petit cabanon.
(pas forcément une maison de 632 m2 pour deux à 50 000 $/mois au 153 Franklin Street à New York)
Paroles: René Sarvil
Musique: Vincent Scotto
Premiers interprètes: Alibert (on l'écoute ici)- Gaby Sims (1935)
A propos de Cabanon, avez-vous vu la semaine dernière sur une télé l'enquête conduite sur la marque de sauce tomate CABANON, en Provence ? Cette ancienne coopérative a été obligée de céder l'affaire à un conglomérat chinois. D'ailleurs aujourd'hui, allez voir, le directeur de CABANON en France est un Chinois ne parlant pas français.
Depuis cette vente, la délicieuse sauce tomate de Provence de CABANON est fabriquée à partir de concentrés importés de Chine où les ouvriers du groupe sont payés un salaire de misère.
Mais en France, c'est bien connu, de nombreux politiciens éclairés (diplômés de l'ENA) nous l'ont assez répété depuis quinze-vingt ans, nous conservons la partie noble, intellectuelle, à forte valeur ajoutée des entreprises de production que nous cédons aux étrangers ou délocalisons. Je veux espérer que cette explication apparaîtra, avec le recul, dans une décennie ou deux pas davantage, comme l'un des dix plus gros mensonges de politiciens de l'histoire contemporaine. Et combien de connards, et pourquoi, auront-ils gobé cet enfumage ? Là, ce sera aux sociologues et aux psychologues de l'expliquer.
Outre ce reportage télé, dont je n'ai noté ni la date ni la chaîne de diffusion, vous pouvez aller lire un long article, bien écrit et bien documenté, paru sur CABANON dans un blog nommé "Cafés géographiques".
SUIVI - COMMENTAIRES :
"Tristane, quelle belle idée de prénom une fois de plus ! Pourvu qu'il n'y ait pas d'émules ..." (Dominique)
Tu as raison de souligner cela, Dominique, quelle surprise y a-t-il à se faire saillir par un socialiste monté comme un âne quand volontairement on a choisi comme prénom d'emprunt "Tristane" ... son vrai prénom étant Anne-Caroline, fille d'Anne Mansouret, députée PS en Normandie. Triste âne fille d'âne ? Pourquoi pas gaie pouliche, mule lubrique ou... frigide bardot ?
09 juillet 2011 dans Actualité, Gastronomie, Musique | Lien permanent | Commentaires (9)
Connaissez-vous un docteur en médecine capable de rédiger une ordonnance prescrivant au patient trois verres de bordeaux à chaque repas ? Non, n'est-ce pas ? Parce que, selon la faculté, il n'est pas sain d'absorber une telle dose de pinard (c'est pourtant ce que je fais). Le toubib qui oserait serait trainé devant le conseil de l'Ordre et passerait dans les JT de TF1 et France 2 dans la rubrique scandales.
En revanche, il y a sans aucun doute eu, dans la seule journée de samedi (d'aujourd'hui, de demain...), plusieurs dizaines de médecins qui ont prescrit un médicament dont la Notice, à la rubrique Précautions, dit ceci :
Ce traitement peut entraîner en cas d'utilisation prolongée un état de dépendance physique et psychique. Arrêter brutalement ce traitement peut provoquer l'apparition d'un phénomène de sevrage. Celui-ci se caractérise par l'apparition de signes tels que : anxiété importante, insomnie, douleurs musculaires, mais on peut observer également une agitation, une irritabilité, des maux de tête, un engourdissement ou des picotements des extrémités, une sensibilité anormale au bruit, à la lumière ou aux contacts physiques, etc. Des troubles de la mémoire ainsi que des altérations des fonctions psychomotrices sont susceptibles d'apparaître dans les heures qui suivent la prise du médicament. Chez certains sujets, ce médicament peut provoquer des réactions contraires à l'effet recherché : insomnie, cauchemars, agitation, nervosité, euphorie ou irritabilité, tension, modification de la conscience, voire des comportements potentiellement dangereux (agressivité envers soi-même ou son entourage, ainsi que troubles du comportement et des actes automatiques).
Cette potion magique se nomme Rivotril et elle est produite par les Laboratoires Roche.
Quand je continue avec mes trois verres de rouge par repas, je ne ressens rien de ces effets. Et quand, par périodes, je me mets en sevrage du brevage pendant une huitaine (pour vérifier que je n'en suis pas addict), je ne ressens rien de tout cela.
Après tout, s'il se trouve des millions de concitoyens apparemment sains d'esprit tout disposés à confier la présidence de notre république à la dame de fer socialiste de Lille (boit-elle de la Ch'ti avec ses moules-frites ?)), pourquoi je me priverais, moi qui n'ai à superviser qu'une poignée d'employés, sans accès aux codes déclenchant le feu nucléaire ?
Docteurs, alors, dites, pourquoi refusez-vous de me faire une ordonnance pour trois malheureux verres de Saint-Estèphe ou de Madiran midi et soir, vous qui prescrivez sans honte et sans pitié du Rivotril à vos patients ?
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27 juin 2011 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (7)
"Dans quelques semaines, des cohortes d'Européens aisés s'en iront barboter dans la Méditerranée, sans songer que dans cette même eau (...) baignent des centaines de cadavres. Chaque jour, dans leur fuite vers un Nord qu'ils idéalisent, des réfugiés se noient, entassés sur des barcasses."
Ainsi commence l'éditorial de Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire L'EXPRESS en date du 8 juin, numéro 3127.
C'est exactement le gag que j'ai fait la semaine dernière au marché, à l'étal du poissonnier qui nous vantait ses grosses crevettes venues des mers d'Asie. Quelques ménagères s'y pressaient, plus moi (comment me définir ?). Je sentais que j'avais un auditoire captif et le marchand est connu pour sa faconde.
- Elles viennent d'où exactement en Asie vos bestioles ? lui ai-je demandé
- D'Asie, je ne saurais vous dire avec précision, c'est important ?
- Diable oui c'est important, imaginez que ces crevettes proviennent des côtes du Pakistan... où a été plongé Ben Laden... je ne veux pas manger des crevettes nourries au Ben Laden
Là il faut laisser s'installer la stupeur, cela peut varier en durée, puis reprendre vivement la parole après avoir lu les grimaces sur les visages, et ajouter en coup de cymbale final :
- Remarquez, je dis ça, mais pourquoi pas ? Le Ben Laden est un anti-occident puissant, alors...
Je sais bien que vous la connaissiez, mais pas eux, ces gens. Une dame a dit "oh ce monsieur est très spirituel" (Y'a une ouverture ?) alors que je n'ai fait que reprendre quelque chose entendu chez Nicolas Canteloup (je crois). L'essentiel c'est de briller, Alexandre Dumas non plus n'était pas totalement l'auteur de toutes ses oeuvres. Et un chef doit savoir déléguer (à Nicolas Canteloup et ses auteurs prolixes).
Bref, quand vous vous baignerez en Méditerranée cet été, pensez-y...
J'ai rangé cette Note dans la rubrique "Gastronomie".
15 juin 2011 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (7)
A la demande générale :
Un jour un fou entre dans une boulangerie et dit au boulanger :
- Vous n'auriez pas une tarte aux concombres ?
- Non je n'en ai pas !
Il revient chaque jour et lui demande la même chose
Le boulanger répond la même chose.
Un soir il demande à sa femme de préparer des tartes aux concombres pour le fou.
Le lendemain matin, le fou entre dans la boulagerie et dit :
- Vous n'auriez pas une tarte aux concombres
Le boulanger dit :
Oui, j'en ai !
Et le fou répond :
- C'est pas bon, hein ?
Pourtant, en voici une recette :
Tarte aux concombres:
6/8 Personnes
1 Pâte brisée
2 Gros concombres
1 Oignon
20g de Beurre
1 CS de Farine
1 Petite boîte de concentré de tomate
1 Gousse d'ail
1 Petit bouquet de persil ou persil déshydraté
150g de Gruyère râpé
1 Oeuf
Sel Poivre
Epluchez les concombres, coupez-les en rondelles et laissez-les dégorger au sel dans une passoire pendant 1h.
Hachez l'oignon et faites-le fondre dans le beurre. Saupoudrez de farine. Ajoutez le concentré de tomate et laissez revenir pendant quelques instants.
Ajoutez le concombre égoutté, l'ail et le persil haché. Assaisonnez de poivre, il et inutile de saler.
Laissez cuire 1h à couvert. Abaissez la pâte et froncez-en un moule à tarte beurré et fariné. Retirez le concombre du feu, incorporez-y le gruyère râpé et versez ce mélange sur la pâte. Dorez à l'oeuf (facultatif). Et faites cuire 25mn à four chaud th 6/7 200°.
02 juin 2011 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (2)
Après la Saint-Patrick la semaine dernière, qui est la Journée Mondiale de la Guinness, voici aujourd'hui la Journée Mondiale de l'eau. J'ai préféré la Saint-Patrick. Ne jamais oublier une chose : pour faire une bonne bière, il faut une bonne eau. La brasserie qui fait la Ch'ti n'est pas installée sans raison à Bénifontaine, près de Lens.
22 mars 2011 dans Actualité, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (1)
08 mars 2011 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (4)
Mais pour avoir droit à Sophie Le Saint il faut que tous les autres titutaires soient en congé : les sourieurs en coin, les bogoss à mèche racoleuse, les cafouilleurs, les bafouilleurs, les séducteurs de ménagères, les issus de la diversité, les issus de la parenté... cette dernière, la nièce à Drucker, pas cette fois, puisque c'est elle qui a pris l'intérim du 20H, où elle lache les news, d'un ton las et détaché, comme des rafales de kalachnikov à Marseille, avec un air de penser : "à la fin du JT tout doit disparaître, allez hop, du balai, au suivant, basta".
Sophie Le Saint lançant son JT du vendredi 31 décembre : magnifique, (presque) rien à critiquer ! Quand on pense que la titulaire du créneau est Elise lucet, que je trouve insupportable, et je ne suis pas le seul, Caritate itou, ai-je lu. Pourquoi alors "presque" rien à dire ? Parce que dans les cinq dernières minutes du JT du 31, l'invitée spéciale étant le grand chef Hélène Darroze, une question lui a été posée sur la fierté d'avoir vu en 2010 "la gastronomie française inscrite au patrimoine de l'Unesco" : ni la journaliste Sophie Le Saint ni l'étoilée Hélène Darroze ne savent que c'est la tradition du repas gastronomique à la française, et non la gastronomie française, qui a été désignée par l'Unesco. Il ne s'agit de façon précise et spécifique pas tant de la qualité des recettes servise à la table, que de l'organisation du repas et de son importance sociale pour les Français (qui citent en tête dans les sondages le coucous et la pizza comme leurs plats préférés). Quand on sait que pour la firme McDonald's la France arrive en N°2 pour le chiffre d'affaires après les USA, on comprend l'intérêt de raccourcir la distincton de l'Unesco à notre avantage.
Voici la définition du repas gastronomique français par l’Unesco :
« Le repas gastronomique des Français est une pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes, tels que naissances, mariages, anniversaires, succès et retrouvailles. Il s'agit d'un repas festif dont les convives pratiquent, pour cette occasion, l'art du « bien manger » et du « bien boire ». Le repas gastronomique met l'accent sur le fait d'être bien ensemble, le plaisir du goût, l'harmonie entre l'être humain et les productions de la nature. Parmi ses composantes importantes figurent : le choix attentif des mets parmi un corpus de recettes qui ne cesse de s'enrichir ; l'achat de bons produits, de préférence locaux, dont les saveurs saccordent bien ensemble ; le mariage entre mets et vins ; la décoration de la table ; et une gestuelle spécifique pendant la dégustation (humer et goûter ce qui est servi à table). Le repas gastronomique doit respecter un schéma bien arrêté : il commence par un apéritif et se termine par un digestif, avec entre les deux au moins quatre plats, à savoir une entrée, du poisson et/ou de la viande avec des légumes, du fromage et un dessert. Des personnes reconnues comme étant des gastronomes, qui possèdent une connaissance approfondie de la tradition et en préservent la mémoire, veillent à la pratique vivante des rites et contribuent ainsi à leur transmission orale et/ou écrite, aux jeunes générations en particulier. Le repas gastronomique resserre le cercle familial et amical et, plus généralement, renforce les liens sociaux. »
31 décembre 2010 dans Gastronomie, Télévision | Lien permanent | Commentaires (7)
13 décembre 2010 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (5)
Le vin chaud est une boisson revigorante à base de vin rouge et d'épices. Idéale pour se réchauffer en hiver, cette boisson est notamment servie pendant les marchés de Noël en Alsace et en Allemagne (Glühwein).
Voici les ingrédients nécessaires pour un vin chaud pour 12 personnes :
- 1,5 litre de vin rouge (bordeaux par exemple)
- 175 g de sucre roux
- 1 citron non traité de préférence
- 1 orange non traitée de préférence
- 2 bâtons de Cannelle
- 2 étoiles de badiane ou anis étoilé
- 2 clous de girofle
- 1 pointe de couteau de muscade râpée
Mélanger tous les ingrédients et porter à ébullition très doucement.
Recette plus simple pour 1 personne
- 1 cl de jus de citron
- 15 cl de vin rouge (Madiran par exemple)
- 3 clous de girofle
- 3 pincées de cannelle
- 2 cuillères à café de sucre
Dans une casserolle, faire chauffer le tout à feu moyen et constant pendant 20 minutes minimum, pour dissoudre le sucre et imprégner le vin de l'odeur de cannelle. Verser dans le verre en filtrant les clous de girofle et consommer... Choisissez un verre qui conserve bien la chaleur (une chope fera l'affaire, ou un mug). Placer une rondelle d'orange dans le verre.
05 décembre 2010 dans Gastronomie, Musique | Lien permanent | Commentaires (6)
Ce matin je suis allé au marché me rendre acquéreur de 150 grammes de rillettes de porc et six tranches de jambon épaisseur moyenne (profitons-en avant l'avènement de la république islamique).
Il y avait devant l'étal de la charcutière une file d'attente longue comme une saucisse du Guinness des records. Plutôt que patienter en ne pensant à rien, comme vraisemblablement font les autres abrutis, je me suis livré à mon passe-temps favori : râler, ronchonner (in petto, je sais me tenir). J'ai compté huit clients avant moi. La choucroute est bien partie, avec les francfort qui vont bien avec, le jambon garde la cote, tout comme la côte. Pour les huit placés devant, huit fois la charcutière (une belle en cuisses) a servi ce qui était commandé, et huit fois elle a lancé ensuite son cri de guerre : "Et avec ceci ?", signe que les clients sont vicieux : ils annoncent leur commande à voix forte (une tranche de campagne, quatre côtes de porc, deux boudins), mais ils se réservent un post-scriptum, qui n'est dévoilé que si la marchande lance son appel strident "Et avec ceci ?". Fort de cet enseignement, j'ai pré-annoncé, à la stupeur générale : "Et avec ceci, rien !". La charcutière a encaissé le choc. Un murmure, mélange d'admiration et de désapprobation, a parcouru la file des mécréants mangeurs de porc derrière moi.
Autre observation réitérée ce matin, cocasse elle aussi, et archi-vérifiée par votre serviteur plus de mille fois en tous points de vente depuis le millieu du XXe siècle : la cliente standard (les femmes, pas les hommes) ne s'attend jamais à devoir payer son cabas. Elle espère l'apparition soudaine derrière elle d'un animateur commercial lui annonçant qu'elle est la millionnième cliente et qu'exceptionnellement elle n'a rien à débourser aujourd'hui, que c'est la famille Mulliez qui régale (ou la charcutière belle en cuisses, Yvette Demoncheaux). En effet, j'ai observé mille fois que ce n'est qu'à la publication du montant à payer que la ménagère lambda se met à commencer à chercher un moyen de paiement, lequel bien entendu est enfoui on se sait où et n'apparaît au grand jour qu'après une fouille pathétique de trente secondes en apnée dans un sac abyssal. Les dix minutes d'attente ne lui ont pas mis en tête (surtout en regardant comment ça se déroule avec les prédécesseurs) que préparer son porte-monnaie serait une façon efficace d'utiliser le temps disponible.
La dernière observation est navrante, elle n'est pas à mon honneur. Chaque fois que je fais un achat à cet étal, je vois qu'avant moi des clients sont nommés par leur nom, ou mieux par leur prénom, par la belle en cuisses. "Allez merci monsieur Ragout, et bon dimanche !" glapit la charcutière. Deux sur les huit devant moi ce matin ont eu droit à ce service client personnalisé. Comment font-ils ? Ne me dites pas que je ne suis pas un habitué ! Je viens là depuis un quart de siècle. Chaque fois qu'arrive mon tour je pense que la charcutière va me demander mon petit nom : "Et voici pour Monsieur... monsieur, monsieur ... ?" Et là je répondrais fièrement : "Grincheux". Mais non, mon tour passe et je retourne me fondre dans l'anonymat des acheteurs de pâté non identifiés. Les autres ne portent pas de badges avec leurs noms, j'ai vérifié il y a belle lurette, vous pensez !
Alors où est l'explication ? Comment la belle en cuisses fait-elle pour savoir qu'elle a affaire à Monsieur Vandenbroucke ? Tous ces gens font-ils partie d'une secte catho intégriste luttant contre les anti-porc musulmans, d'un club échangiste pour adeptes de cochonneries, de l'Association Amicale des Amateurs d'Andouillette Authentique (AAAAA) ? Mystère...
28 novembre 2010 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (4)
Vers 8 heures jeudi matin, jour sacré de l'arrivée du beaujolais nouveau, je me trouvais à Roissy CDG en partance pour une destination où je devinais que ce vin primeur ne nous serait pas proposé. Ayant trois quarts d'heure d'avance à occuper, je traîne dans l'aéroport et finis par entrer Chez Maxim's, lieu supposé select, où je m'installe au bar et où l'on me propose un petit-déjeuner à 13 euros... cher, on est Chez Maxim's ou alors il fallait choisir une gargotte moins classieuse. Je m'installe au bar, il n'y a que deux autres consommateurs en salle, et le personnel se monte à quatre personnes, de quoi satisfaire toutes les exigences d'une clientèle de richards blasés. Après avoir annoncé ma commande, j'ajoute "et un verre de beaujolais nouveau, s'il vous plaît". "Ah désolé, nous ne l'avons pas encore reçu." Bon, je me consolerai.
Mais voilà que soudain le personnel s'agite, des cartons marqués "beaujolais nouveau" passent de main en main, on déballe sous mon nez, à un mètre, une centaines de bouteilles par cartons de six sont manipulées. Le loufiat qui m'avait refusé la commande pour le motif de produit indisponible s'active comme un beau diable au rangement des flacons. Un bon quart d'heure s'écoule ensuite et je demande mon ticket de caisse et l'interrogeant : "vous me confirmez que vous n'avez toujours pas reçu le beaujolais nouveau ?" "Ah mais si Monsieur" Alors pourquoi, vous souvenant de ma demande, ne me l'avez-vous pas ensuite proposé ?" "Parce que ce vin se boit frais et que nous venons à peine de le mettre au frigo" "Et comment saviez-vous que moi je ne le bois pas à température ambiante ?" " Si vous insistez Monsieur nous pouvons vous servir un verre" " Depuis quand chez Maxim's le client doit-il insister pour être servi ?". Déjà qu'il m'avait fallu réclamer du beurre pour accompagner le rabougri morceau de pain rond du petit-déj à 13 euros... N'entrez jamais "Chez Maxim's" à Roissy Charles-de-Gaulle terminal 2F, ils ne méritent pas vos euros, passez votre chemin. Ce lieu est une arnaque labellisée.
En pénétrant dans l'avion d'Air France un chef de cabine vous accueille, vous salue, examine votre carte d'embarquement et éventuellement vous indique de quel côté de l'appareil se trouve votre siège. Ce monsieur examine ma carte avec un peu plus d'attention que la plupart du temps, et finit par lever les yeux pour m'annoncer "Bienvenue sur ce vol Monsieur G. G. (ici mon vrai nom, évidemment, faut pas délirer). "Ah bon, vous m'avez reconnu ?" lui dis-je du tac au tac. " Mais bien sûr Monsieur GG, chez Air France nous sommes formés pour identifier les VIP au premier coup d'oeil." Tout frétillant d'aise, je m'installe pour un vol paisible. Deux heures plus tard, je repasse en sortant de l'appareil devant le même chef de cabine remerciant les passagers et leur souhaitant une bonne journée : "Au revoir, et bon séjour, monsieur", me lance-t-il.... "Monsieur qui ?" Il est resté coi.
20 novembre 2010 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (6)
Nous voici à la troisième semaine de novembre : le beau GG nouveau est arrivé, sorti du crayon d'un caricaturiste tout spécialement missionné pour relever ce défi de faire ressemblant oui mais pas trop mais un peu quand même, tout en restant capable d'aligner le personnage en harmonie avec à la fois le précédent ici depuis cinq ans, et avec ses six collègues, et de le conserver apte à séduire Blanche Neige. Je n'ai suggéré à l'auteur que deux traits, situés aux extrêmités : le style de coiffure en bataille et les charentaises à carreaux, deux éléments de confort et de décontraction que je me complais à exhiber. Encore l'artiste a-t-il débordé, puisque je ne lui avais signalé qu'une seule pantoufle trouée au moment du brief (à la patte gauche). Il a préféré se projeter dans l'avenir, c'est la liberté de l'artiste. Relire à ce sujet (les trous aux chaussettes) le récent billet intitulé "Comment la Chine résout les grands problèmes de chaussettes trouées dans le monde" où le blogueur dévoile une partie de son anatomie. Pour ce qui est du bide, évidemment on parle ici de caricature, pas de portrait. L'artiste a pu détecter sur son modèle une légère boursouflure de la ceinture abdominale, bon, admettons. Mais aussi, et surtout, il était tenu par le cahier des charges : les sept nains ont le ventre rond.
Comment est-il ?
Cette année, le beau GG nouveau sent les petits fruits, le bonbon anglais, et il laisse au visiteur une fraîcheur acidulée. Le beau GG nouveau apporte une sensation précieuse d'onctuosité et de velouté, avec parfois un goût sauvage de fauve. En société, dès qu'il est au contact de fonctionnaires obtus ou de droitsdelhommistes béats, il peut soudain sembler acide, voire imbuvable. Mais le soir, après un bon dîner, il devient riche en alcool, chaud et corsé ; c'est alors qu'il faut le déguster et qu'il apparaît vif, frais, ferme et souple à la fois (mais franchement, c'est selon les moments et le volume d'alcool et le savoir-faire de la dame) avec un goût franc, sans anormalités. Rien qu'en regardant sa caricature, on sait qu'Il a du corps, qu'il a de la cuisse - à savoir de la rondeur, de la chair, du charme. Quand on le fréquente souvent, on comprend qu'Il est consistant, généreux...- la lecture de deux ou trois billets pas semaine suffit amplement, au-delà il y a risque d'accoutumance, donc d'addiction. Il peut crisper les muqueuses si on ne l'avale pas assez vite et provoquer le resserrement des papilles. Cette sensation brièvement désagréable ne dure guère, et le lendemain on peut le déguster à nouveau sans problème. Il peut être parfois bourru, avec des reflets vifs. Sa chair affiche beaucoup de plénitude. C'est un être complexe dont les qualités se combinent de façon subtile. Il est aujourd'hui épanoui, son bouquet de développe parfaitement dès qu'il est entouré d'amis. Etoffé, ample, corsé, plein de charme, de grâce et d'élégance, il ne demande pourtant qu'à évoluer encore. Sa finesse apporte du plaisir avec délicatesse et subtilité. Mesdames, sachez qu'il est rond en bouche et vigoureux. C'est un blogueur qui ne trompe pas son monde tout en le satisfaisant, laissant autour de lui une impression de douceur, de moelleux mais aussi de grinchitude. Comme un grand vin, Il est non seulement rond, mais aussi long en bouche, avec une bonne persistance et il laisse des sensations de douceur caressante. Racé, distingué, complexe, riche, il ne s'oublie pas facilement. Nerveux, acide et moelleux à la fois, il allie force et vivacité. Structuré et équilibré, il résiste aux troubles de la politique d'ouverture sarkozyste, de la chansonnette à quatre sous, du rap anti-France, des déclarations de Marie-Ségolène Royal, de l'immigration non choisie et non maîtrisée, de la langue française piétinée par ceux qui devraient être chargés de l'enseigner ou de la mettre en valeur, des poussées de l'islamisme, du conformisme médiatique. C'est un blogueur de garde, qui se bonifie en vieillissant. Il se révèle viril, puissant, plein de caractère, il a de la tenue, Il a de la jambe, mais pas de robe, sauf au carnaval de Dunkerque.
Merci au site Vignobles et Etiquettes pour sa contribution gouleyante.
SUIVI, 15.11.10 - - Commentaire d'Hélène : "Je préfère l'ancien Grincheux, il était plus sympathique. Dommage. Bonne soirée."
15 novembre 2010 dans Gastronomie, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (8)
Tout a commencé vendredi par des séries d'éternuements bruyants. Samedi ce furent quelques frissons. Dimanche j'ai passé la journée ensuqué. Lundi, si je n'avais pas été chef, je serais resté couché. Lundi soir 8 novembre, je suis passé à mon traitement d'attaque favori : le grog. Le grog d'un grincheux grave. Mon grand-père, qui était d'une époque où les hommes portaient des chapeaux, disait que pour traiter un coup de froid il suffisait de se préparer un bon grog, de se vêtir chaudement, de placer son chapeau sur le montant du pied du lit (les lits avaient des montants), de se glisser à l'intérieur de celui-ci et de regarder de temps en temps le chapeau. Quand vous en voyez trois, vous êtes en voie de guérison.
N'ayant pas de chapeau, je l'ai remplacé par la télé. Sur FR3, c'était une émission spéciale sur de Gaulle, disparu il y a juste quarante ans aujourd'hui. J'en étais à mon troisième grog, quand un intervenant a rappelé que le colonel Charles de Gaulle avait publié au début des années trente un livre visionnaire sous le titre de Le fil de l'épée, où il avait défini, entre autres, ce que devait être selon lui un chef, je cite un passage : L'art du chef, c'est ne jamais mettre personne au courant de ses intentions. Après cela j'ai vu trois postes de télé et je me suis laissé glisser dans une douce torpeur après avoir fait l'effort surhumain d'appuyer sur la touche on/off. Il me semble que le reste de la nuit s'est passé à voir de Gaulle redevenu en 2010 le chef occupant la plus haute fonction de l'Etat à l'Elysée, un président détaché des contingences de l'argent, un homme qui ne pensait qu'à la grandeur de la France, qui avait insisté à sa prise de fonction pour faire installer un compteur électrique spécial à l'Elysée afin de se faire facturer à titre personnel sa consommation électrique, un leader charismatique sachant fixer des objectifs à long terme, montrant la voie et l'exemple...
Mardi, 8h45, j'ai la langue comme une grosse spontex, je mets Europe 1 et je découvre en quelques minutes que c'est Sarkozy qui occupe l'Elysée, un homme plus soucieux de ses revenus et de ses avantages matériels que de ceux du peuple, portant des montres coûtant 15 ou 20 smics mensuels, un chef capable d'annoncer en juin, sans aucune raison objectivement favorable au pays, qu'il va dans 4 ou 5 mois effectuer un remaniement ministériel, puis qui s'amuse à observer le bal des prétendants s'agiter pendant des semaines, en les attisant, en exitant les rivalités, tandis que le pays stagne dans la crise. Gueule de bois.
Une recette de grog trouvée sur le site Doctissimo (apprécier le paragraphe final "avec qui le boire") :
LE GROG TROPICAL : Faites chauffer dans une casserole le rhum, le cointreau, le jus d’orange et la cannelle, remuez et retirez du feu avant ébullition. Versez le mélange sur le thé et répartissez-le dans deux verres, décorés d’un quartier d’orange piqué de clous de girofle et d’un bâton de cannelle.
Son secret :
Un cocktail chaleureux et doux, qui met en confiance et inspire la confidence. Les ingrédients simples et connus de tous jouent la carte du naturel. Pourtant, malgré son côté primaire, ce cocktail est une vraie bombe ! La cannelle, dont la saveur sucrée séduit le palais, s’avère un puissant aphrodisiaque si l’on en croit les Romains. Les clous de girofle, à l’odeur pénétrante et chaleureuse, sont un excellent stimulant, tout comme l’orange qui, grâce à teneur sa vitamine C, offre un concentré de vitalité. De quoi passer une nuit blanche !
Avec qui le boire :
Avec une personne nature, rassurée par le côté convivial, presque familial de cette boisson. Avec un(e) grand timide qui, envahi(e) par une douce chaleur, parlera en toute confiance.
09 novembre 2010 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (3)
27 septembre 2010 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (5)
Commentaire signé : Caritate
Que nous dit Wikipedia sur le sujet ?
Le reblochon est un fromage français de Haute-Savoie né dans le massif des Aravis dans la vallée de Thônes et du Val d'Arly. Il bénéficie d'une AOC. Son nom vient du terme savoyard re-blocher signifiant au XVIe siècle « traire une deuxième fois », mais la pratique daterait du XIIIe siècle. La tradition veut que les fermiers du massif faisaient une première traite pour le propriétaire (en général le abbayes), et une deuxième traite une fois la nuit tombée pour leur propre compte. Les paysans évitaient ainsi de payer un impôt trop lourd, basé sur la quantité de lait produite. Ce lait de deuxième traite, peu abondant mais riche en crème, possède un taux de matières grasses supérieur et est donc de meilleure qualité.
J'ai ouvert un conflit pénible sur le marché dominical de mon quartier, l'an dernier, le jour où le fromager m'a demandé si je voulais du gruyère sans trous ou du gruyère avec trous. C'est un choix que ne se pose pas, puisqu'un gruyère n'a par définition jamais de trous, lui ai-je fait remarquer. Mais j'avais piqué ce professionnel au vif, en le coinçant en public sur ses compétences de base... ne jamais humilier un BOF ! Nos rapports n'ont plus jamais été les mêmes, et j'ai compris que ma clientèle était devenue indésirable à cet étal. Être terne, transparent et savoir garder gueule close sur un marché est la bonne attitude. Avez-vous remarqué que seuls les marchands ont le droit d'apostropher et de haranguer ? Quand la poissonnière vous crie dans les oreilles "Ah il est beau il est frais mon hareng" essayer donc de lui lancer sur le même ton "Il schlingue, il pue du bec, j'en prendrais pas pour mon chat. "
13 septembre 2010 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (2)
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La chaîne de néfaste food QUICK vient d'annoncer une nouvelle reculade, une nouvelle mesure d'applatissement devant l'islam, en étendant le tout-halal à 14 nouveaux points de vente, pour désormais atteindre un total de 22 tout-halal sur le territoire. Le Parisien (voir aussi article ici) explique qu'il est trop compliqué de mixer la cuisine halal et la cuisine non-halal (stocks, appareils de cuisson, risques d'erreur) et que de ce fait la logique commerciale et logistique veut que l'on aille plutôt vers le tout-halal. Si mes renseignements sont bons, c'est déjà l'option qu'ont prise certaines cantines scolaires dites "de la république laïque", et Brigitte Bardot a affirmé sur Europe 1 le 12 août qu'elle avait la preuve que certains abattoirs également se sont convertis en catimini au tout-halal afin de simplifier la chaîne industrielle.
La grande chance de l'islam, celle qui va lui permettre à coup sûr de s'imposer dans nos contrées, est de trouver face à lui, qui par construction est de nature conquérante et hégémonique, des interlocuteurs qui majoritairement fonctionnent selon une idéologie chrétienne dominante, marquée par une volonté de tolérance poussée à un paroxysme tel que tolérer les intolérants lui semble le nec plus ultra de la générosité, et qu'elle en ressent des satisfactions profondes, allant jusqu'à prendre des mesures volontaristes spontanées de soi-disant "ouverture" (en réalité des "fermetures") en allant au-devant des désirs de l'islam, sans que celui-ci ait besoin de réclamer. Demandez aux chrétiens désireux de pratiquer leur culte (inutile de penser étendre leur présence et leurs prérogatives) vivant dans des pays musulmans s'ils ont la même chance en contrepartie de ce que les pays chrétiens offrent à l'islam chez eux !
Ainsi trouvons-nous cette situation incroyable où, afin de complaire aux citoyens que les bien-pensants hyper-tolérants désignent comme "représentants de la diversité", on voit des industriels décider de leur plein gré, sans contrainte, de réduire "la diversité" de leur offre à une seule catégorie de consommateurs, minoritaires dans la population, non en fonction de leurs goûts et préférences (ce qui serait purement commercial, comme il y a des restaurants de cuisine asiatique), mais en fonction des exigences de leur religion, elle-même également minoritaire.
Avec la décision de QUICK, il ne s'agit pas d'ouvrir des points de vente spécialement dédiés à une certaine catégorie de consommateurs ayant une attirance spécifique pour certains produits -comme on voit s'ouvrir des Japonais- mais de transformer des points de vente auparavant généralistes en restaurants communautaristes à critère religieux, en repoussant les clients antérieurs non concernés. Le traiteur à enseigne "cacher beth-din" qui est dans mon quartier n'était pas auparavant un traiteur traditionnel qui s'est reconverti.
QUICK est une société appartenant pour 95% à la Caisse des Dépôts et Consignations, qui appartient à l'Etat, à tous les citoyens de la république (laïque, naturellement).
SUIVI -
Dans un Commentaire, Caritate, toujours aussi affûtée, nous fait remarquer que les QUICK HALAL sont ouverts en ce moment toute la journée du lever au coucher du soleil (ramadan jusqu'au 11 septembre). Ceux qui (ça s'est vu dernièrement en France) cassent la gueule des musulmans surpris en train de manger aux heures interdites n'ont plus qu'à se pointer devant un QUICK HALAL avec leurs gourdins (en n'omettant pas de baisser leur capuche à cause des caméras de surveillance).
SUIVI -
SOURCE - Site REBEYNE à Lyon, qui se définit comme suit :
Rebeyne c’est le nom que l’on donne en parler lyonnais aux révoltes qui ont jalonné notre histoire et façonné notre identité.
Rebeyne c’est le nom que nous avons choisi, nous les jeunes Identitaires lyonnais, pour notre mouvement. Symbole de l’esprit de rébellion si cher à la ville, ce nom illustre notre combat actuel : celui d’une révolte contre ce monde en proie à la mondialisation tueuse des peuples et destructrice des cultures. C’est aussi le symbole d’un refus de l’islamisation, de la pensée unique et du racisme anti-blanc qui en découle.
ARTICLE LU SUR LE SITE REBEYNE :
Un troupeau de 70 cochons mécontents a envahi le Quick Halal de Villeurbanne (mars 2010). Ils entendaient protester contre la décision de supprimer les hamburgers au bacon et contre la nouvelle offre de Quick qui ne propose désormais que du halal à sa clientèle. En effet, il est inacceptable qu’une chaîne de “restaurants” qui appartient en grande partie à la Caisse des Dépôts et Consignations, c’est à dire à l’État français, participe à l’exclusion et à la ségrégation des Français dans leur propre pays.
Un État qui contribue donc au développement sur notre territoire du rite d’abattage musulman qui, rappelons-le, interdit d’étourdir les bêtes lors de leur égorgement provoquant ainsi une souffrance inadmissible et inutile chez l’animal. D’autant plus que, pour ce faire, Quick paie la taxe islamique sur la certification des produits Halal dont, il est notoire qu’elle sert à financer le prosélytisme islamique. Et tout cela alors qu’on ne sert plus de porc dans un nombre croissant de cantines scolaires et qu’on interdit à l’association Solidarité des Français de distribuer de la soupe au cochon à des nécessiteux…
Le troupeau a ensuite quitté l’établissement en chanson et n’hésitera pas à revenir manifester son mécontentement porcin si Quick ne renonce pas à l’islamisation gastronomique de notre pays.
02 septembre 2010 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (15)
Habitant du nord de la Loire, je ne suis pas soumis toute l'année à la tentation du Petit Jaune à l'heure de l'apéritif. A partir de juin, j'ouvre traditionnellement ma saison du pastis, son goût étant intimement lié aux plus belles heures des vacances d'été de ma folle jeunesse, quelque part en Provence. A l'époque nous carburions au Casanis, ou au 51. Avec la maturité et les revenus de mes fonds de pension placés à Athènes, je suis monté en gamme, je suis passé au pastis HB. De plus, je n'ai aucune réticence à le siroter en solitaire, n'ayant de toutes les façons pas 483 amis FaceBook à inviter sur le Champ-de-Mars pour s'ajouter aux non-amis ayant chacun un demi millier d'amis FaceBook. C'est à des indices comme celui-là que l'on peut dire que j'appartiens à une génération archaïque. J'ai remarqué (hier encore) que l'on ne peut construire une conversation riche, fluide et agréable qu'avec trois ou quatre personnes ensemble, et c'est un maximum. Je parle de "conversation" à l'ancienne, pas de tohu-bohu, de brouhaha, de tintamarre, de numéros d'exhibitionnisme. A l'ancienne comme le Pastis Henri Bardouin ("Goût et tradition du pays de Forcalquier") :
Comme tout grand cru, le pastis Henri Bardouin est profondément attaché à la terre qui l'a fait naître, celle de Forcalquier en Haute Provence, mais le pastis Henri Bardouin c'est aussi un voyage au coeur de l'histoire et autour du monde. Garant d'une tradition métissée, dévoilant plus de 65 ingrédients parmi lesquels l'anis vert, l'angélique, l'armoise, la badiane, le cannelle, la cardamome, la centaurée, la fève de Tonka, le clou de girofle, la maniguette, les poivres et la mélisse, la réglisse, la muscade, le romarin, la sauge, le thym et beaucoup d'autres composants tenus jalousement secrets.....Un très grand pastis destiné aux connaisseurs, stimulant le palais sans jamais l'anesthésier.
C'est un véritable Pastis de dégustation.
Compte tenu de sa qualité et de sa complexité, nous recommandons de déguster le pastis Henri Bardouin largement allongé (6 à 10 fois) d'une eau pure et bien fraîche.
Verser l'eau à 4° dans le pastis et non l'inverse.
Ajouter des glaçons si vous le désirez, mais après avoir versé l'eau.
14 mai 2010 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (13)
Jusqu'à samedi après-midi, pour le MP3 de la semaine, je pensais que j'avais l'embarras du choix, qu'il ne me restait plus qu'à trancher dans un gâteau de grande qualité :
- Carla Bruni, pour les rumeurs persistantes de sa liaison avec Benjamin Biolay
- Benjamin Biolay, pour le buzz d'enfer de son idylle présumée avec Carla Bruni
- Patrick Topaloff, le grand disparu de la semaine, pour son chef d'œuvre "J'ai bien mangé et j'ai bien bu" (il est d'ailleurs tombé mort à la sortie d'un restaurant dimanche dernier)
Puis tout a basculé. Jean Ferrat est mort. C'est apparu sur mon téléphone alors que je me trouvais dans un bistrot devant une 1664 que je venais de commander, pour déclencher un peu d'hilarité chez les poivrots, par un désopilant "mettez-moi donc un Benoît seize soixante quatre, on n'est pas des pédophiles, que diable !". J'avais prévu de vider mon verre en le reposant bruyamment avec un tonitruant mais classique : "Encore un que le boche du Vatican n'aura pas" pour boucler la boucle. Mais non, j'ai passé ça à la trappe. Jean Ferrat a disparu. Une perte immense ; en un sens non, puisqu'il ne publiait plus rien depuis 1995. Je me suis senti désemparé un très long moment, me demandant même si j'allais pouvoir contenir une coulée de larmes sur le comptoir glacial. J'ai une grande affection pour Jean Ferrat depuis... belle lurette. Je l'avais pris comme MP3 de la semaine N°46 de l'année 2009 (repris ci-dessous).
Ferrat a milité pour le communisme. Jamais je n'ai réussi à comprendre comment des cerveaux évolués, éduqués, fins aussi nombreux avaient pu gober que ce qui se passait en URSS (et en Chine) représentait ce que l'on pouvait souhaiter de mieux aux humains (bilan mondial : 100 millions de morts, quand même). Et s'engager à fond pour promouvoir l'implantation mondiale de ce type de régime. C'est vraiment mystérieux. Jean Ferrat est décédé en 2010 ; l'URSS est décédée en 1989 ; la Chine s'est éveillée et on y trouve maintenant comme ailleurs des gens très riches et des gens très pauvres (50 ans de révolution pour en arriver là) ; à Cuba on met au cachot ceux qui ne pensent pas correctement comme Castro, l'accès à Internet est interdit, les médecins sont très bien formés mais pour se soigner correctement il faut des médicaments dont beaucoup sont introuvables (50 ans de révolution pour en arriver là) ; seule la Corée du Nord a réussi brillamment à appliquer l'équité (tout le monde est dans la misère)... Alors, à la toute fin de sa vie en 2010, après avoir été comme on dit 'compagnon de route du parti communiste', quelle était la conclusion de Monsieur Ferrat sur le sens de ses engagements et les résultats des dictateurs auxquels il a cru ?... On aurait aimé le savoir.
Il paraît que FR2 et FR3 préparent des émissions spéciales Jean Ferrat lundi 15 et mardi 16 mars, ça nous changera un peu du spectacle des Enfoirés. A ce propos, je suppose que Claire Chazal qui portait ostensiblement un maillot marqué "Les Enfoirés" pour présenter son JT sur TF1 vendredi soir 12 mars était bien consciente du sens réel du verbe "enfoirer" : couvrir de merde ; le verbe « enfoirer » dans le sens de « souiller » est attesté en 1587, le participe apparaît au début du XXe siècle et entre dans le Robert avec l'acception de « souillé d'excréments » (Wikipedia et Wiktionary).
Jean Ferrat - Que serais-je sans toi
Voici ce que j'écrivais dans ce blog le 19 janvier 2008 dans la note "Carlos, une lourde perte pour la chanson" au sujet du traitement par jérémiades et hommages appuyés du décès du chanteur fantaisiste CARLOS :
(aux gens de radio-TV) Et Jean Ferrat, vous nous le programmez combien de fois par mois ? Un jour, Jean Ferrat (78 ans) va casser sa pipe à son tour pour aller retrouver Lénine, Staline et Aragon dans leur kolkhose paradisiaque près de la ville de St Pierre (St Petersbourg), et alors je vous prédis une nouvelle séance pathétique du concert des faux culs radiophoniques. Michel Drucker prendra son air peiné des grands jours pendant deux minutes, avant de reprendre son émission du dimanche après-midi invitant de vraies stars cette fois (Lio, Benabar, Dorothée, Anne Sinclair, Laetitia Hallyday, Emmanuelle Béart, Geneviève de Fontenay...).
14 mars 2010 dans Gastronomie, Musique | Lien permanent | Commentaires (5)
Ce soir, je voudrais épancher mon coeur de gastronome et exposer mon souci d'ex nul en math. J'ai tenu ce tracas niché en mon for intérieur durant de longues années, je pensais au fil des ans trouver la solution, mais non, rien à l'horizon. Pour tenter d'y parvenir, j'ai interrogé personnellement des équipiers McDo, quitte à me faire bêtement démasquer, craignant à chaque fois d'entendre un jour mon interlocuteur s'écrier "chef, venez voir j'ai Grincheux Grave devant ma caisse"... comme jadis il y avait sur une radio périphérique un jeu de midi qui s'appelait "L'Homme des Voeux Bartissol". J'en trouve un rappel dans la page perso sur Orange d'un certain René Peyrichout, retraité de la SNCF :
" C'est en ces années là un jeu radiophonique sous l'égide de la marque d'apéritif Bartissol, et qui passe à l'antenne entre 12 et 13 heures. Un animateur parcourt les villes et villages de France, choisit une "victime" et lui pose une question tout à fait farfelue. Bien entendu, certains tombent dans le panneau, d'autres identifient rapidement l'animateur et doivent lui dire: "Vous êtes....". Si, de plus, l'interviewé sort de sa poche ou de son sac une ou plusieurs capsules de bouteilles de l'apéritif en question, il gagne des lots ! " (Merci René, visitez sa page perso ici)
Comme on dit poliment de nos jours, j'ai un problème avec la bière. Comprenez que j'en bois quotidiennement et m'en pourlèche les babines. Chez McDonald (pas chez tous) ils ont de la bière en plus des frites (ça, partout). Comme je prends une bière à la place du cola j'annonce toujours "une grande". Un jour (la curiosité est un vilain défaut) je ne sais pas ce qui m'était arrivé (déjà un bon taux d'alcoolémie que je ne voulais pas aggraver ?), je décide de prendre plutôt "une bière petite " ("sur place", car "à emporter" est souvent prohibé). L'employé (on dit équipier) est désolé, le choix c'est "grande" ou "moyenne", il n'y a pas de "petite" ! Me v'là bien. je prends "pas la grande mais l'autre la plus petite" et m'en vais m'asseoir tout troublé avec ma 1664. Comme il n'y avait pas foule aux caisses, je décide d'effectuer un autre test, me voià à nouveau devant l'équipier Daniel H., caissier # 230 du restaurant 736 (vérifiez l'authenticité) pour une deuxième commande : "une petite frite", et devinez quoi, le gars Daniel H. me répond qu'il n'y a pas de "petite" frite chez McDo, le choix c'est seulement entre "moyenne" et "grande". Comme pour la bière. j'ai encore en mémoire son regard, désespéré et apitoyé à la fois, quand je l'ai prié de m'expliquer comment il pouvait savoir avec cet aplomb que sa bière était "moyenne" et sa frite "moyenne" puisque chez McDonald la taille "petite" n'existe pas ! Mettez-les côte à côte, et vous verrez bien, vous aussi, qu'il y en a une qui est grande et une qui est petite. Je n'en démordrai pas. En raisonnement logique, vous me donnez la moyenne ?
04 février 2010 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (12)
27 janvier 2010 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (3)
En réponse aux interrogations, je vais vous dire ce que j'ai déclaré jeudi midi après le premier verre avalé, et qui est par tradition toujours la même phrase depuis plus de vingt ans, au travail, en famille ou au bistrot : "Il est meilleur que l'an dernier". Cela donne une idée de la piquette que l'on servait en 1989.
20 novembre 2009 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (4)
Hervé Chabalier, pourtant journaliste et patron d'une grande agence de presse (Capa, avec un C comme Chabalier), n'avait jamais publié un seul livre à près de soixante ans. Son premier - Un dernier pour la route- ce fut pour raconter comment il avait cessé de boire de l'alcool. Cet exploit fit sa gloire. Totalement inconnu du grand public jusqu'alors, il se fit inviter dans une flopée d'émissions radio et télé, et soudain, comme par magie, devint l'un des faiseurs d'opinion les plus présents sur les antennes (FR5, RTL...). En quelques années, entre 2004 date de son livre et 2009 aujourd'hui, Chabalier s'est installé au côté des vieux briscards que l'on s'arrache pour venir sur les plateaux donner leur avis au peuple, tels Alain Duhamel, Serge July...
Aujourd'hui Un dernier pour la route est devenu un film, et Chabalier a encore multiplié sa présence, avec le renfort inopiné de son interprète François Cluzet qui avoue avoir un point commun avec Hervé Chabalier : tous deux, comme ils disent dans leur langue épurée, ont eu un "un problème avec l'alcool". Tu parles ! "Un problème avec l'alcool"! Ivrogne, picoleur, pochetron, poivrot, soulard, sac à vin, éthylique, c'est ce qu'était Hervé Chabalier, un être faible, dépravé, lamentable, ignoble pour lui-même et probablement pitoyable aux yeux de ses proches. Et c'est grâce à cela qu'il a pu accéder à une gloire soudaine, inattendue en fin de carrière !
Chabalier est devenu un héros moderne par le seul exploit que d'imbibé permanent il est devenu en une cure de désintoxication un abstinent intégral. Par cet 'exploit', au lieu d'avoir eu la force, comme l'immense majorité d'entre nous, citoyens anonymes, de boire modérément chaque jour de sa vie, Monsieur Chabalier a gagné le triste privilège de ne plus jamais pouvoir goûter au plaisir d'ouvrir une bonne bouteille de chablis pour saucissonner avec un compère blogueur en devisant sur la marche du monde et en entonnant de vieux succès de la chanson comme Félicie.
Je revendique haut et fort (et comme il est 10 h du matin je suis à jeun) mon droit à atteindre le même degré de gloire que ce Monsieur Chabalier ; j'ai fait infiniment mieux que lui, au lieu de lutter une seule fois dans ma vie contre l'alcool après avoir pourri mon existence et celle de mon entourage, j'ai réussi chaque jour, 300 fois par an depuis des décennies, à déguster une certaine dose raisonnable d'alcool et à m'arrêter avant de devenir un ivrogne. Des centaines, des milliers de fois j'ai lutté et je suis sorti vainqueur. Monsieur Chabalier une seule fois, c'est un minable, un petit joueur, un freluquet : on ne devrait pas montrer comme exemple au peuple des individus aussi peu volontaires. Pire encore, Monsieur Chabalier profite des tribunes qui lui sont offertes pour appeler les consommateurs à ralentir (voir complètement cesser, comme lui) la dégustation de nos bons vins de France. Cet homme est un danger pour le secteur viticole, l'un de ceux, avec le luxe et l'aéronautique, qui ont fait la réputation mondiale de la France.
Je plains sincèrement Monsieur Chabalier : plus jamais un bonne bouteille de bordeaux de derrière les fagots un beau dimanche d'automne, plus jamais un bandol frais sous la tonnelle au cœur du mois d'août, plus jamais un alsace vendanges tardives en apéritif avant le barbecue, et j'ai déjà parlé du chablis de tradition que l'on s'offre entre vieux potes. Que fait désormais Chabalier pour célébrer chez Capa une nouvelle commande de reportage de Francetélévisions ? Il ouvre joyeusement une bouteille de champomy vendanges tardives, et ça rigole, ça chante à tue tête dans les bureaux. Lamentable !
Que va faire le glorieux Chabalier le soir du troisième jeudi de novembre ? Je l'ignore, mais je sais que moi je ferai une apparition vers 19h au zinc de ma brasserie du coin favorite, où je trouverai l'ensemble du personnel déguisés en vignerons (avec nez rouges assortis aux foulards) et qu'au son de l'accordéon je répondrai à Philippe qui me posera la question rituelle "comment vous le trouvez cette année ?" : "meilleur que l'an dernier", et que ça nous fera rire un bon coup. J'en ai gagné le droit et le plaisir parce que mille fois j'ai eu le courage de dire non à trop de vin. Je n'ai pas de "problème avec l'alcool", c'est l'alcool qui a rencontré un problème avec moi : je le domine, je le maîtrise, je le surmonte, tout en l'appréciant. Je suis un homme fort. Pourtant, jamais je ne serai invité sur RTL ou au JT de TF1 pour en parler. Le récit de ma consommation modérée, festive, conviviale de vins de France et du Nouveau Monde ne sera jamais perçu comme "un immense cri d'espoir" (pour la filière viticole).
Sur le site EVENE, toute l'actualité des lettres : Pour son premier livre Hervé Chabalier a choisi de raconter son histoire, contre l'alcool. Il fallait oser... Être le patron d'une des plus grandes agences de télévision d'Europe (Capa) et prendre le risque d'exposer au grand jour une expérience si difficile à dire. Avec une grande pudeur des sentiments et une rare honnêteté, ce témoignage intime, fort, lucide et courageux frappe en plein cœur. Pendant cinq semaines, Hervé Chabalier a ainsi tenu le journal de sa cure dans une clinique spécialisée. Le travail de thérapie personnelle, avec son œil de journaliste précis et exigeant, il a tout noté, au jour le jour, de ce redoutable et indispensable voyage vers soi-même. Depuis presque deux ans, il ne boit plus, et le récit de son divorce d'avec l'autodestruction se lit comme un immense cri d'espoir.
Ceci est ma Note N° 1499. Demain j'ouvre un bon flacon de quelque chose (je vous dirai quoi en temps voulu, mais pas du champomy) pour marquer la Note N° 1500.
01 octobre 2009 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (13)
Je reviens de Berlin. J'y étais (par hasard) la semaine où on commémorait le 70e anniversaire du déclenchement par les Allemands (Même que Angela Merkel l'a admis dans son discours à Gdansk !) de la guerre la plus meurtrière de tous les temps connus, au moment où sort un opuscule spécial dans les maisons de la presse sur ce monstre que fut Monsieur Hitler (lisez les journaux d'avant guerre, c'est ainsi que tous le désignaient : "Monsieur Hitler", c'est beau, le respect à l'ancienne, à propos, Monsieur Ben Laden va-t-il être bientôt capturé ?). Berlin, comme la plupart des villes d'Allemagne (est-ce parce qu'elles furent détruites ?), dégage un charme paisible, un charme profond, mais Berlin plus encore que les autres, je trouve, avec ses vastes étendues boisées, ses nombreux lacs, sa circulation fluide, ses pistes cyclables, ses maisons fleuries... et, et surtout, cette somptueuse bière à mousse persistante, comme la Berliner Kindl, servie en terrasse à quelques mètres du célèbre boulevard Kurfürstendamm au prix époustouflant de 2,90 € pour 30 cl et de 3,90 € pour 50 cl - pour une qualité nettement supérieure à une 1664- mais comment font-ils pour nous surpasser à ce point, comment faisons-nous pour leur être inférieurs à ce point, à niveaux d'industrie et de vie comparables ? On dirait que tout est moins cher là-bas, plus détendu, plus courtois. J'ai payé 2,10 euros pour un ticket de train allant de l'aéroport au centre ville, soit 18 Km.
07 septembre 2009 dans Gastronomie, Voyages | Lien permanent | Commentaires (10)
La Charente-Maritime ne fait-elle pas partie de la Région présidée par la Royal bécassine, qui aurait trouvé là une nouvelle occasion et de faire parler d'elle et de saper les fondamentaux de la première sectaire du Parti Socialiste, également maire de Lille ? Ci-après l'article paru dans Sud-Ouest, suivi d'une publicité personnelle pour la fameuse brasserie "Aux moules" de Lille, où un ami expert-comptable du coin a promis et re-promis de m'inviter à déjeuner un jour... les experts-comptables fonctionnent-ils comme les barbiers ? Certes ils ont coutume de couper les cheveux en quatre, mais un Lillois est-il autorisé (par la Halde, le Cran, ni-pute-ni-soumise, le Conseil de l'Ordre) à faire des promesses de Gascon ? Lu dans Sud-Ouest du 14 mai 2009 ce qui suit :
A mort les frites !
C'est la pomme frite de discorde. Un conflit aux conséquences géopolitiques que l'on dit particulièrement redouter en haut lieu. Après des siècles et des siècles de paix amène, voilà donc que la guerre des moules serait sur le point d'éclater entre la Charente-Maritime et le Nord.
Contrairement à l'usage partout imposé par l'évangélisation ch'tis, la frite serait ainsi l'ennemi juré de la moule. Une hérésie gustative aujourd'hui dénoncée d'Oléron à Charron par une poignée de restaurateurs militants. Au risque de le faire déjà se retourner dans sa tombe, ceux-ci ont enfin trouvé la réponse à cette existentielle controverse qu'avait autrefois levée Bashung en se demandant « À quoi ça sert la frite si t'as pas les moules ? »
Au Relais des Salines, à Saint-Trojan, l'ardoise prévient les hérétiques sur le seuil : « Nous ne servirons jamais de moules-frites, tradition oléronaise oblige ! » Le chef, James Robert, se défend pourtant de toute posture insulairo-intégriste. « C'est un problème de goût, on ne peut pas associer un produit cuit en marinière avec un autre frit. Ceux qui le font sont complètement à côté de la plaque. Soit on mange des frites, soit on mange des moules. »
De l'autre côté du pont, le long du chenal de la Cayenne, un début de compromis semble, malgré tout, avoir été trouvé. « Si vous voulez des frites, on vous en servira, mais lorsque vous aurez terminé vos moules », promet le patron d'une cabane. Loin d'être un suicide commercial, la ségrégation moules frites convertirait chaque saison d' avantage de touristes.
« Je sais que le combat semble perdu d'avance, mais le but n'est pas de les provoquer en les faisant passer pour des ignares et, à 90 %, ils considèrent d'ailleurs notre décision comme un gage de qualité », assure James Robert. « C'est devenu tellement porteur que nous l'affichons également sur nos sets de table. »
Hier à Lille, derrière les fourneaux de l'institution Aux Moules, la révélation de la sécession charentaise n'a pourtant guère fait sourire les maîtres-queux de l'autre pays de la moule. « C'est de la jalousie, on n'a jamais vu une frite tuer le goût de quoi que ce soit. Pour une fois que l'on avait affaire à un couple qui dure... »
Mais alors, doit-on craindre que ces gardiens de la vertu marinière bientôt ne lancent aussi une fatwa contre la saucisse-frites ou le hareng pommes à l'huile, comme l'on amputerait un petit-salé de ses lentilles ? En fouillant parmi les tables de la loi culinaire charentaise, il est heureusement quelques raisons d'espérer. Ainsi le précieux tubercule peut être accommodé à la sauce locale.
« Il existe une vieille recette charentaise qui permet de cuisiner nos moules avec des patates, admet le chef du Relais des Salines. Vous commencez par ouvrir les moules en marinière, puis vous les mélanger dans une poêle avec des pommes de terre coupées en petits dés, dans du beurre, un peu d'ail, des échalotes, du vin blanc et le jus de moules afin de parfumer l'ensemble. »
À ceux, enfin, qui auraient oublié qu'une moule est aussi saisonnière que le poireau, rappelons que celle de Charron ne sera pas dans vos assiettes avant la fin du mois de juin.
14 mai 2009 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (7)
Un couple d'une cinquantaine d'années a été mis en examen et écroué lundi 13.04 à Perpignan pour maltraitance et privation d'aliments et de soins envers huit de ses enfants. Placés en garde à vue samedi, le père de famille, d'origine marocaine, et son épouse, d'origine slave et convertie à l'islam, âgés respectivement de 49 ans et 50 ans, sont mis en cause pour privation d'aliments et de soins au point de compromettre la santé des enfants mineurs, pour manquement à leurs obligations légales et violences habituelles sur mineurs. Au cours de sa garde à vue, le père, fervent musulman, aurait soutenu que l'amaigrissement était un signe de la réussite de l'éducation de ses enfants et qu'il fallait les purifier. "Les parents ont expliqué qu'ils sont des pratiquants de religion musulmane et qu'ils pratiquent scrupuleusement leur religion et considèrent qu'un régime alimentaire très strict s'impose", a déclaré, mercredi, le procureur. SOURCE : Le Point
Il existe un islam modéré, il existe un islam immodéré. C'est la version islam immodéré qui peut vous servir de coach minceur, c'est un régime à commencer en avril. Vous me direz : à quoi bon être mince à St Tropez sous une burqa ?
15 avril 2009 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (7)
Depuis cinq jours que je parle de rhum, je m'aperçois que j'ai négligé de coller la mention légale "Pour votre santé, attention à l'abus d'alcool". Je le fais volontiers parce qu'en la relisant je vois bien qu'elle ne porte guère à conséquence ni à engagement. C'est le type même de phrase creuse qui ne mange pas de pain, qui ne veut absolument rien dire, que chacun peut comprendre à sa mesure. Où commence "l'abus d'alcool" ? Quand on voit au bout du lit un chapeau et demi, deux chapeaux ? Que signifie "attention" ? La recommandation "Trois verres, bonjour les dégâts" avait le mérite de suggérer une dose, quoique la taille du verre restait floue, mais au moins on savait que ce n'était pas "trois dés à coudre" ni "trois bols", il y avait une espèce de cadre. Pour votre sécurité, attention à la vitesse des automobiles. Pour votre compte en banque, attention à vos revenus et à vos dépenses.
01 février 2009 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (5)
Mon âge canonique m'a appris ceci : il faut savoir profiter (dans le sens "exploiter") de toutes les phases de l'existence, même les pires, pour en tirer leçons, expérience, philosophie. Celle qui vient de m'obliger à "garder la chambre" (j'aimais bien cette ancienne manière de parler) a certes par moments troublé ma vision du monde extérieur et m'a empêché de défiler avec mes camarades de Sud-Rail aujourd'hui, mais elle m'a permis d'approfondir mes connaissances sur le grog, et j'ai été bien content d'apprendre que dans la famille Le Nain on a su transmettre comme dans la famille Grincheux la recette anti-grippe des séries de grogs et du chapeau à surveiller au bout du lit. Il y est dit de poser ton chapeau au bout de ton lit : "en ce temps-là" hommes et femmes possédaient un chapeau, il leur suffisait de le prendre et de le poser; de nos jours il faudrait dire "dépose ta capuche" (après il faut recoudre) ou "dépose ta casquette Nike" au pied de ton lit, et les porteurs de ces couvre-chef (les banquiers ne portent plus de chapeau, ni le chapeau) me semblent plus portés sur la destruction des vitrines de magasins que sur la transmission des traditions gauloises. De plus, poser le chapeau au pied de ton lit, ce n'était pas le poser sur le sol, car les lits avaient des montants surmontés de boules très pratiques pour les chapeaux (ou conçues pour ?). Lutter contre la grippe, c'est faire travailler les producteurs de rhum de Martinique, Guadeloupe, La Réunion, dans un acte de solidarité touchant.
Apprenez qu'il existe un organisme officiel nommé G R O G pour Groupes Régionaux d'Observation de la Grippe qui donne la situation épidémiologique de la répartition de la grippe en France.
Et enfin rappelons l'origine du mot "grog" trouvée dans Wikipedia : Le grog est une invention de l’amiral anglais Edward Vernon qui, en 1740, eut l’idée d’ajouter un litre d’eau chaude à chaque quart de litre de rhum que l'on distribuait à ses marins, afin de réduire leur consommation de rhum. L'amiral était surnommé « le vieux grog » du fait que le vêtement qu’il portait en permanence était en tissu grossier, dit à gros grain, et appelé pour cette raison grogram en anglais. C'est ainsi que le surnom de l'amiral devint celui de la nouvelle boisson. Par la suite, du jus de citron y fut rajouté une fois ses propriétés antiscorbutiques connues.
Le Grog - - Préparation : 5 mn -Cuisson : 3 mn
Ingrédients (pour 1 personne) :
- Rhum brun ambré
- Citron
- Miel
- Eau
Préparation :
Mettre l'eau à chauffer. Pendant ce temps, presser le jus d'1/2 citron. Dans une chope mettre 2 cuillères à café de miel, le jus de citron, et la valeur d'un petit verre à liqueur de rhum. Quand l'eau commence à faire de petites bulles, vider dans la chope.
Boire dès que la température le permet....
On peut faire varier les proportions des ingrédients en fonction des goûts de chacun.
Il est vivement conseillé de boire ce grog assis au bord du lit et de se coucher après ! (je reproduis in extenso une recette trouvée sur le web, cette dernière précision est intéressante)
29 janvier 2009 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (5)
Votre ami GG présente ses regrets aux exportateurs de roquefort. Le 14.01 il mit en ligne un billet consacré aux fromages, de façon tout-à-fait inattendue (ce dont on lui fit la remarque). Dans ce billet il tournait en dérision un cheddar de l'Oregon présenté par les Yankees comme The Best Cheese in the World. La réaction ne s'est pas fait attendre, hélas. Le surlendemain, vendredi 16.01, les États Unis annoncent leur décision de frapper le fromage de Roquefort d'une taxe de douane de 300% (au lieu de déjà 100%) à partir de mars 2009. Ces droits de douane prohibitifs sont présentés (afin de ne pas s'abaisser à avouer qu'on lit le Blog d'un Grincheux Grave dans les hautes sphères de Washington) comme une mesure de rétorsion contre la poursuite de l'interdiction de commercialisation de leur bœuf aux hormones en Europe. Ah ben nous voici punis de revenus d'exportation parce que nous refusons d'avaler le boeuf aux hormones américain ? C'est le choc de deux cultures culinaires. Ou plus précisément le choc d'une culture contre une absence de culture. Messieurs les bouffeurs de Big Mac de boeuf aux hormones, sachez que chez nous le fromage est une culture, et même le roquefort un bouillon de culture. Qui n'a jamais vu un cadre dirigeant américain commander du Coca à la table d'un bon restaurant parisien à un repas d'affaires a manqué un intense moment de gêne. J'ai assisté à ce genre de scène une douzaine de fois. Souvent le prétexte qu'ils avancent est 'si je bois du vin au lunch, je ne vais pas pouvoir travailler after-noon', ah les bougres d'Amerloques incultes ! Moi, jamais un quart de côtes du rhône ni même une demie de bordeaux à midi ne m'ont retiré une once de capacité de travail pour le reste de la journée. Et voyez (portrait à gauche en haut) dans quel état de fraîcheur je suis resté à 42 ans !
Vous savez ce qu'il vous reste à faire ce week-end au marché : achetez du roquefort, une petite dose de pénicilline ne peut vous faire de mal. So-li-da-ri-té, so-li-da-ri-té ...
La légende : Un berger de jadis, préférant courir les femmes plutôt que de s'occuper de ses brebis, en aurait oublié dans une grotte son casse-croûte composé de pain et de fromage de brebis. En le retrouvant quelques mois plus tard, le Penicillium roqueforti avait fait son œuvre, transformant le fromage en roquefort...(SOURCE : Wikipedia)
17 janvier 2009 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (8)
Je savais d'instinct qu'il fallait se méfier de cette boisson rafraîchissante américaine (qui s'accorde très bien avec le cheddar, pour répondre à une question sur le Billet d'hier). Entre un verre de 1664, ou un quart de côtes du rhône, et une cannette de Coca-Cola, j'ai toujours fait le bon choix. Et voyez dans quel état j'erre, à mon âge ! Les individus qui nous envoient ce publipostage (appelez-le spam) sont évidemment tenus d'ingurgiter le produit de leur employeur Coca-Cola du matin au soir. Le résultat est accablant, voyez ci-dessous, ils alignent des phrases incohérentes, accumulent les fautes, donnent des montants d'euros invraisemblables, comme ce 50.000.000 Millions d'euros (soit 50 000 000 000 000 €)... ces gens de Coca-Cola me font roter de dégoût. Coca-Cola c'est beurk.
Coca-Cola Entreprises Inc.
P.O Box 723040
LONDRE, 31139-0040.
A votre Aimable Attention.
Nous avons le plaisir de vous annoncez que vous etes l'un des heureux gagnants de la promotion COCA COLA portant sur les adresses émail des internautes. La valeur totale en jeu est de 50.000.000 Millions Euros et votre adresse a été tirée au sort par sélection informatique. Le tirage a été effectué la semaine derniere par La compagnie Coca-Cola et votre émail a été sélectionné parmi les 500 gagnants chanceux qui ont gagné la somme de 100.000 Euro par le biais de la promotion COCA COLA COMPAGNIE.Cependant les résultats ont été libérés aujourd'hui et votre émail fait parti des lauréats attaché au nombre de billet (7PUY2006) et au nombre de vote (BT : 12052006/20). Les émail ont été sélectionné par une recherche aléatoire automatisée avancée par notre compagnie.Cependant, aucun billet n'a été vendu mais toutes les adresses mail ont été assignées a différents nombres de billet pour la représentation et l'intimité. Le procédé de choix a été suivi par le choix au niveau de notre machine automatisée de choix de mail (TOPAZ) d'une base de donnée d'excédent 250.000 adresses mail tirées de tous continents du monde. Cette loterie est approuvée par le conseil britannique de jeu et également autorisée par L'association internationale des régulateurs de jeu (IAGR). Cette loterie est le 3eme de sa sorte et nous avons l'intention de sensibiliser le public. En outre il faudra réclamer votre gain professionnel de 100.000 Euro qui a été déposé a une banque indiquée.Cependant si vous etes dans l'impossibilité d'effectuer le déplacement alors le paiement de votre gain se fera sur présentation d'un acte judiciaire de Bénéficiaire des fonds établi sur la requete d'un avocat et pour cela, vous devez tout simplement prendre contact en toute urgence avec l'avocat qui a supervisé la Tombola dont voici les coordonnées :
Maître ATTA DUBOIS a l'adresse suivant :
Email : cabinet_maitre_dubois@live.fr
Linda MC KEY Directrice Des Opérations Compagnie Coca Cola.
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15 janvier 2009 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (8)
J'ai participé à une soirée d'exhibition sur le thème du fromage. Une idée qui en vaut une autre dans un pays dont Winston Churchill aurait dit durant la seconde (ou deuxième ?) guerre mondiale : un pays qui a trois cents sortes de fromages ne saurait disparaître. Il y avait sur une large planche une sélection de fromages étalés de la gauche vers la droite par terroirs et types de pâtes (molles, dures) Interdiction de croquer dans le désordre, il fallait commencer à gauche pour terminer à droite (Mitterrand fit le voyage en sens inverse) et impérativement, sous la férule du Maître Fromager qui officiait en vous passant sous le nez son long couteau.
La surprise pour moi c'est que les vins accompagnant le mieux un fromage sont les vins du même terroir. On a beau me dire "normal, ça vient de la même terre", cette alchimie possède à mes yeux un grand air de mystère, je ne parviens pas à trouver cela normal, évident, banal. Le Comté se marrie parfaitement aux vins d'Arbois, c'est vérifié. A un moment est venu le tour du classique camembert, que chacun fut d'abord invité à déguster avec un vin, quoi de plus classique aussi ? Sauf que, ensuite le maître fromager invita les dégustateurs à remplacer le vin rouge par un cidre. C'est normal, c'est normand, disait une publicité ancienne. Et là, mazette ! je vous prie de me croire, gros changement, grosse surprise, les saveurs du calendos explosent en bouche avec le cidre, un pétillement gustatif. Désormais, pour moi, ce sera camembert et cidre - j'imagine déjà la surprise du maître d'hôtel.
ETYMOLOGIE -
Le terme français « fromage » dérive de l’ancien français « formage » par matathèse (interversion de deux phonèmes). À noter également le latin « forma » qui désigne un moule à fromage. Le terme « formage », comme l’italien formaggio et le wallon froumadje, est issu du latin formaticum qui signifie : « ce qui est fait dans une forme » ; on en retrouve la trace dans « fourme », nom régional de certaines spécialités de fromage en Forez et Auvergne. Les mots portugais queijo, espagnol queso et italien cacio, viennent du latin caseus, qui, en français a donné caséine (formation tardive). Les mots alleman käse, anglais cheese, irlandais cáis et le mot gallois caws sont apparentés à caseus. Ces mots paraissent issus d'une racine commune indo-européen kwat-. (SOURCE : Wikipédia) -
Pour comprendre la méfiance à l'égard du fromage des Américains, peuple infiniment plus évolué que le nôtre sur plan culinaire, il faut lire ce que dit du fromage notre Institut national de la recherche agronomique. Selon le chercheur de l'Inra Marie-Christine Montel, "Le fromage est un écosystème peuplé de bacrtéries, de levures de champignons qui vivent là comme en société (NDLR - Ah, le roquefort Société ?), chacun faisant un travail spécifique, l'ensemble vivant dans un équilibre fragile entre compétition et coopération. (..) Le fromage est ainsi le fruit de la digestion réalisée par les microbes qui s'invitent à la table du lait. Et ils sont nombreux ! Nous avons décrit plus de 200 espèces dans les fromages (..)"
Les Américains s'y connaissent au contraire en vrais fromages sains pour la santé, purs, déverminés. Un jour je roulais sur la côte pacifique dans l'état de l'Oregon. Je vois un grand panneau, puis une série de panneaux annonçant qu'à quelques miles devant se situait la ville où était fabriqué "le meilleur fromage du monde". Intrigué en tant que citoyen du pays des fromages, je décide d'y faire un stop et d'examiner de près la question. Il s'agissait d'une espèce de cheddar sous cellophane.
14 janvier 2009 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (9)
Trouvé au hasard en picorant de blog en blog, ceci : Prenez le réflexe de sélectionner vos œufs. Lorsque vous achetez votre barquette cartonnée, ouvrez-la, prenez un œuf et regardez par quel chiffre commence le code qui y est imprimé. S'il commence par un 3 : boycottez-le !!! Il indique que cet œuf a été pondu dans un élevage en batterie. Plus le chiffre sera petit, meilleures auront été les conditions de sa "production". Allez ici pour en savoir plus.(Trouvé dans Le Blog de Christina ... notez qu'elle annonce avoir décidé de fermer prochainement.)
07 janvier 2009 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (4)
01 janvier 2009 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (3)
Les étiquettes Vin de Soif ont toujours eu le don de me mettre en joie. Le concept de choisir le vin pour étancher une soif me semble relever du plus haut degré de civilisation. T’as soif gamin, tiens prends donc un petit gorgeon de ce vin de soif, tu vas te régaler, ça peut pas te faire de mal. Quand je vois Vin de Soif sur une étagère de supermarché, j’imagine une équipe de maçons, ou de puisatiers, un mois de juin, dans un village du côté de la Provence, c’est la pause casse-croûte de midi, les cigales sont au taquet, chacun trouve un coin à l’ombre pour s’adosser à un chêne vert, les litrons de vin de soif jaillissent des endroits frais où on les avait planqués dès l’aube.
Je me suis acheté cette semaine (3,60 €) une bouteille libellée Vin de Soif et, effectivement, les étiquettes principales superposées portent un message clair : au niveau supérieur, l’image d’une cascade de montagne (soif, boire goulûment, se rafraîchir le gosier, se désoiffer, abondance, jusqu’à plus soif) et sous celle-ci ces simples mots (en réponse à l’image du haut) : « VIN DE SOIF, vin de pays du comté tolosan – servir frais » (Région Aquitaine).
La contre-étiquette est plus loquace et confirme mes représentations mentales :
« VIN DE SOIF – Le vin de soif était, il n’y a pas si longtemps encore en France, un vin de travail. Paysans et ouvriers mettaient les bouteilles au fond du puits ou de la cave pour disposer d’une boisson rafraîchissante à la pause de midi. Ce vin était léger en alcool et avait un bouquet très développé. Il permettait la désaltération et la reprise sans gêne des activités journalières. Bref, il y avait une vie après le vin. Le groupement des producteurs Vignoble de Gascogne a renoué avec le passé grâce à son savoir-faire en créant un vin de soif rouge, un blanc et un rosé. Trois vins légers, à boire frais, qui savent rester goûteux. »
Heureux temps, pas si lointain, où l’ouvrier maçon ne pouvait décemment se désaltérer avec de viles limonades ou des sodas américains qui font roter, où un vin pouvait être ‘de travail’ et qualifié de ‘boisson rafraîchissante‘, sans faire sourire et sans qu’un fonctionnaire assermenté ne surgisse de derrière un buisson d’épineux en brandissant un panonceau au logo de la Fédération française du bâtiment rappelant que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé.
20 septembre 2008 dans Gastronomie, Société | Lien permanent | Commentaires (3)
Et le beaujolais nouveau arriva.
Et du Nord au Midi, comme tous les 15 novembre, un printemps d'affichettes bleu ciel, rouges, orange, vertes, fleurit aux vitrines des débits de boissons pour annoncer aux passants mornes que le petit Jésus des vins était né. Et les passants mornes s'éclairaient à la vue de ces papillons, et une goutte de rubis tombait sur leur vie grise, leur demeurait à la lèvre en confetti de sang...
LE BEAUJOLAIS NOUVEAU EST ARRIVÉ !!! Ce Te Deum éclatait sur Paris, sur toutes les grandes villes, roulait dans leurs artères, chantait Montmartre et Contrescarpe, défilait dans la rue Saint-Denis, tintait louis d'or sur tous les zincs où se pressait le peuple pour voir et toucher le divin enfant de l'année.
La fête accrochait ses lampions à tous les nez, ses limonaires dans toutes les têtes, et quand la mauvaise heure était sonnée de rentrer chez soi c'était, du moins, à dos de chevaux de bois. La fête ! C'en était une, païenne, chrétienne, tout ce que l'on voudra, et tout le tremblement, et tous les tremblements dans toutes les lumières.
Le beaujolais nouveau est arrivé, la fête est revenue pour quelques jours, fête tuée par l'armée des pisse-vinaigre mais ressuscitée en cachette par les chante-la-joie increvables comme elle.
On les avait assassinés, les fêtes de faubourg et les bals de quartier, relégués au rayon souvenirs, avant-guerre, belle époque et c'était le bon temps. Mais il avait suffi de la fraîcheur d'un petit vin familier rigolo populo pour qu'un 14 juillet tout neuf, improvisé, guilleret, remonte du pavé, à cheval sur des accordéons, frémissant de tous ses grelots.
Ce saint vivant, ignoré des calendriers officiels, était plus célébré, honoré que ceux, desséchés, fossiles, qui y figuraient dans l'indifférence générale. Saint Beaujolais Nouveau, Saint de Paix, éclipsait Saint Albert, peu après 1' " Armistice 1918 seulement de se montrer aussi gouleyant, ou davantage, que celui de l'année dernière, on ne lui demandait que d'exister, de passer une fleur au bec, ou un refrain, et surtout de revenir l'année prochaine...
Le beaujolais nouveau est arrivé ! Coquinet de la cuisse, un poil canaille, sans soutien-gorge, il était arrivé dans les arrière-gorges, un rien pute, léger et court vêtu, un brin muguet, un brin de fille, un doigt de Dieu, un doigt de cour. Il coulait source dans les hommes, il ne repartirait qu'en leur laissant au cœur le plus clair de la vie, la vertu d'un sourire.
Il voyageait aussi, ce doux cul-terreux de la Saône, ce joli voyou de la Guillotière, que les anciens paraient du nom superbe et royal de " Fils de l'Amour". Il prenait l'avion, ce fils de la terre, et s'en allait à l'autre bout, fils du soleil, porter la bonne parole, la bonne aventure aux quatre coins, chez les Anglais, les Canadiens et les Américains. New Beaujolais is here ! En Allemagne et en Belgique, ce farfadet soufflait la mousse de la bière, le temps d'une embellie. En Suisse, son voisin et son premier client, il prenait l'accent de Lausanne pour crier " coucou! " dans le fond des bouteilles.
" Me voilà, je suis arrivé !", commençait-il partout. Et puis il pérorait avec les mains, bousculait l'éventail politique, perdait le fil, le retrouvait, touchait une paire de fesses par-ci, une paire de seins par-là, tendrement dingue, Si gentiment zinzin qu'on lui pardonnait tout ainsi qu'à un enfant gâté.
Il gagnait aux courses, allumait des quinquets dans les yeux, sautait par-dessus les comptoirs, remettait sa tournée, se renversait, cassait du verre blanc qui portait bonheur, réconciliait deux types fâchés, faisait se rencontrer deux étrangers, balançait une fille dans les bras d'un garçon, levait tous les bras en salut olympique à la santé du patron, à celle de la vie et à la tienne Etienne !
Puis il jouait aux dés, aux cartes, au con et à n'importe quoi. Puis il regardait la pendule, la voyait double et filait sous la pluie d'automne et celle de l'hiver en se croyant général, en se croyant été, en se croyant vacances. Puis il se couchait dans un lit changé en lit de sable, en lit de fleuve, en lits-gigognes pour y caresser des peaux douces plus douces que les vraies. Il était arrivé !
Extrait du roman de René Fallet "Le beaujolais nouveau est arrivé" -
Editions Denoël - 1975
SUITE :
--------------------------- Quelques titre de René Fallet : Paris au mois d'août ; La soupe aux choux ; Un idiot à paris ; Comment fais-tu l'amour, Cerise ? le Triporteur ; Charleston ; le Braconnier de Dieu ; L'Angevine ; etc. Quelques blogs qui méritent une visite :
Le beaujolais nouveau est arrivé ! Le bourdon de Notre-Dame le carillonnait pour le Sacré-cœur, les dix-huit tonnes de la Savoyarde le répétaient à tous les clochers de la ville. On perçait les tonneaux en une émouvante défloration. Quel goût aurait-IL ? Serait-IL fruité ? Souple ? N'aurait-IL pas perdu son grain? Après le dépucelage venait la première communion entre LUI et son copain l'homme.
Au vu des affichettes sacrées, les chauffeurs de taxi freinaient à mort, désenchevêtraient leurs clients emmêlés, les entraînaient s'en jeter un, abandonnant leur véhicule au hasard de la chaussée. Les militaires rompaient les rangs, les employés de bureau sautaient par les fenêtres, les métallos brisaient leur chaîne, les infirmiers lâchaient leurs brancards, les malades hurlaient qu'ils EN voulaient un verre, les morts boudaient leurs chrysanthèmes, réclamaient de quoi se rincer la dalle, fût-elle en marbre, les députés quittaient la Chambre en volée de moineaux, les flics jaillissaient des cars de police, les prisonniers s'évadaient, suivis de leurs gardiens assoiffés et braillant : " Le Beaujolais nouveau est arrivé ! "
Les manifestations se dispersaient, d'autres se reformaient, oscillantes derrière d'immenses banderoles proclamant qu' IL était arrivé. Des amants tout nus s'engouffraient dans le premier bistrot pour s'y parer d'une feuille de cette vigne. Au Conseil des ministres, on entonnait des litres et l'Internationale. Des vaches venaient boire aux abreuvoirs magiques, certaines de fort loin. Des morpions enthousiastes plantaient là leur slip natal, accouraient se noyer aux cannelles, cherchant une mort enfin glorieuse. Des bonnes sœurs, retroussées jusqu'au nombril et le cul aux zéphyrs, pétées à zéro, dansaient la gigue au sortir du Tabac du Vert-Galant, un des hauts lieux du Messie flambant neuf. " Hosanna! beuglaient les saintes femmes, le Beaujolais nouveau est arrivé !"
Il était, le matin même, arrivé au Café du Pauvre. Camadule, songeur, le fit tourner lentement dans son verre
- J'aime sa couleur cerise violacée. C'est franc, comme il se doit.
- Ça se boit comme de la flotte, apprécia Debedeux. Mais c'est meilleur, toute la différence est là.
Critique, Gaston Lafrezique mâchait son vin avant de l'avaler
- Il est bon. Mais je préférais celui de l'année dernière.
Camadule haussa les épaules
- J'entends ça tous les ans depuis que je suis né. Ma parole, qu'est-ce qu'il devait être fameux en 14 ! Eh bien moi, je le trouve supérieur.
- C'est ton droit.
- C'est peut-être faux, mais je suis optimiste et j'espère que le prochain l'enterrera de cent coudées. En tout cas, il coule facile, en pente douce. C'est une jeune fille, ce petit mec de vin, et qui vous met ses bras autour du cou. Qu'est-ce que tu en dis, Captain ?
Beaujol, depuis le transfert de la cave de Debedeux dans la sienne, manifestait d'odieuses exigences
- Ça vaut quand même pas un Chambertin-Clos-de-Bèze.
Camadule le méprisa à tue-tête :
- C'est pas comparable, mollusque au mazout ! Le Beaujolais nouveau, c'est pas un premier cru, c'est le beaujolais nouveau, et rien de plus. C'est un pinard malin, un ouistiti de vin, un petit truc sympa et poétique. Évidemment, la poésie et toi, vous passez pas par le même chemin !
Beaujol répéta, obtus :
- Ça vaut pas un Chambertin-Clos-de-Bèze.
Camadule lui tourna le dos avec brusquerie :
- T'es trop con. Des cons comme ça, à leur mort, faut les expédier au musée de l'Homme, et en recommandé avec accusé de réception, pour pas les égarer. Tu as du mérite, Debedeux, de vivre à côté de ça. Fais gaffe qu'il se mette pas à déteindre !
Je me demande si des gens achètent encore des livres de René Fallet de nos jours. Vend-il au moins 1/100ème de ce que fait Amélie Nothomb, 1/1000ème du tirage de Harry Potter, une fraction de l'énorme - et pesant - Goncourt de l'an dernier Les Bienveillantes (le seul livre depuis 10 ans que je ne suis pas parvenu à terminer malgré de gros efforts) ? Fait-il le même tirage tous titres confondus que ce que va faire le livre sur la vie de Michel Drucker par lui-même promu par lui-même commenté par lui-même et soutenu par tous ses confrères et ses amis du showbiz ? Le nom de René Fallet a-t-il chez les 15-25 ans une notoriété supérieure à celui de Benjamin Castaldi ? Enfin, René Fallet fait-t-il plus de lecteurs en un an que le blog de Loïc Le Meur en un mois ?
La Maison de la Presse que je fréquentais dans mon quartier avait mis en rayon un livre sur la pêche de Fallet : Les pieds dans l'eau. N'étant pas pêcheur (Fallet était un passionné), je ne me décidais pas à l'acheter, le livre ne trouvait pas preneur mais je faisais remarquer au marchand que je préférais réflexion faite le laisser à un pêcheur de sa clientèle, bien que lecteur passionné de Fallet. Chaque semaine je visitais la boutique et nous parlions de ce livre qui ne trouvait pas son marché. Les années passèrent, le livre ne bougeait pas, même étagère, même place au bord à gauche, nous échangions à chaque fois un mot différent pour déplorer cet invendu navrant, portant le nom d'un grand auteur. Un jour le commerce fut cédé, et à ma dernière visite je reçus ce livre en cadeau d'adieu du commerçant, l'invendu avait duré cinq ans et alimenté nos conversations sur Fallet sur la même durée.
http://membres.lycos.fr/fallet/
http://pagesperso-orange.fr/mondalire/fallet.htm
http://pagesperso-orange.fr/tb/fallet.htm
Fiche complète sur René Fallet (1927-1983) sur Wikipedia
15 novembre 2007 dans Actualité, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (2)
J'aime bien les jeunes, mais si ! Mais pas tous. Pas Virginie Pouchain, coiffeuse à Montélimar, qui va représenter la France à L'Eurovision 2006 : je l'ai entendue dimanche 14.06.2006 à la télé avec le titre qu'elle va porter très haut dans le Concours : 'Il était temps'. Moi ça m'a semblé d'une médiocrité confondante sous tous les aspects, mais il faut que je m'y fasse : ça doit plaire à beaucoup, ce ne serait pas possible autrement. Représenter la France au niveau européen, vous vous rendez compte ? « Je suis en train de vivre un magnifique conte de fée, » déclare-t-elle. L'entendre a été un cauchemar. Je vous assure, pour moi c'est du nul de chez Nul. Je suis largué, c'est tout. En plus, comment voulez-vous prendre au sérieux une chanson écrite par un certain Corneille, au moment où l'on n'a jamais autant parlé de corbeau ? Comment font-ils pour mettre au point des promos aussi sophistiquées, aussi finement réglées ?
J'ai assisté à un concert du Buena Vista Social Club. Eh bien allez-vous le croire, j'ai trouvé cela mieux que Virginie Pouchain interprétant "Il était temps". Tout me convenait bien au concert des Cubains inoxydables ; plusieurs dans le groupe dépassent les soixante-dix ans, ils ont un souffle, une pèche d'enfer, merci à Fidel de n'avoir pas imposé la retraite à soixante ans dans son fief (oui, parce que là-bas tout le monde est fonctionnaire). Dans la salle, des spectateurs tout aussi déchaînés, certains d'à peine dix-huit ans, il faut croire que s'il y a un public pour Virginie Pouchain, il y en a un pour d'autres tonalités. J'aime bien les jeunes qui acclament debout le Buena Vista Social Club.
SUIVI : Concours Eurovision, Virginie Pouchain classe la France 22e sur 24. Merci à son découvreur Pascal Sevran, qui prétend tant faire pour la chanson française.
17 mai 2006 dans Gastronomie, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
