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Un article de ce blogueur est republié sous l'étiquette du NOUVEL OBSERVATEUR.
Un bon point d'emblée pour Monsieur Amar Thioune : dès son bandeau d'en-tête il a l’honnêteté d’annoncer que sa mission c'est "SOS Racisme" et pas du tout "SOS langue française".
Ensemble on lâchera rien, et ensemble on piétinera copieusement le français parce qu'on le merde.
Monsieur Thioune mériterait d'être élu à la présidence de SOS Racisme : un candidat qui tient ses promesses, c'est rare et précieux.
EXTRAITS
La République malmenée par Nicolas Sarkozy
Le 30 juillet, le jour où la République s’est drapée d’un voile aux relents nauséabonds.
Aujourd’hui, jour pour jour, le Président de la République a prononcé un discours à Grenoble qui restera gravé dans les mémoires.Gravé dans les mémoires car stigmatisant une partie de citoyens français et des ROMS, gravé dans les mémoires car légitimant la dérive qui consiste à essayer de hiérarchiser les français - Il y aurait de bon français et de mauvais français -, gravé dans les mémoires car théorisant une justice d’exception pour une catégorie de justiciables. Ce jour là, dans cette ville compagnon de la libération, ville symbolique de la résistance contre le nazisme, les valeurs de la République ont été battues en brèche par Nicolas Sarkozy. L'idéal républicain a été bafoué.
La gauche bien-pensante auto-déclarée progressiste ne fait aucun progrès dans le renouvellement de son vocabulaire. Pire : elle enrobe ses clichés d'une réelle médiocrité de langage, que je trouve, moi, nauséabonde, à la longue.
Dans un article de gauche anti-Sarko, il est demandé à l'auteur de placer "relents nauséabonds" et "stigmatiser". Saupoudrer le texte indigent avec plein de "Valeurs de la République" et vous obtenez un typique article de gauche, bon pour parution immédiate sous l'aile protectrice des bobos du Nouvel Observateur. Important : afin de se rapprocher des jeunes lecteurs titulaires du bac et ne pas les choquer par un langage trop élaboré, parsemer l'article d'aires de relâchement où ils se reconnaîtront, glisser quelques négligences bénignes, comme dans le passage ci-dessus :
- "Aujourd'hui, jour pour jour...", où l'auteur a fait mine d'oublier "il y a un an"
- "Il y aurait de bon français et de mauvais français", où l'auteur a quand même réussi à glisser trois fautes dans un paquet de mots restreint. Là c'est trop, je trouve qu'il exagère.
L'idéal est de fourguer un "Vivre ensemble" de bon aloi. En ce moment se déroule un moment béni de convivialité citoyenne : le vivre ensemble à Paris-Plage. C'est bien fourgué dans ce specimen :
"Plus que jamais, en ce jour, nous devons affirmer que nous refuserons toute stigmatisation des minorités et des étrangers en France, toute discrimination et toute régression des valeurs qui fondent notre vivre ensemble."
Là, bravo ! Joli tir groupé ! Trois clichés de gauche placés au centre de la cible.
Plus bas (oui, vraiment "plus bas") dans ce texte on trouve :
En 1968, le général De Gaulle, en présence de Hubert Dubedout, maire de Grenoble, est venu vanter les mérites de l’olympisme dans la capitale des alpes. En 2010, le Président de la République est venu tenter de défaire le lien séculaire de la patrie de Droits de l’homme avec l’internationalisme qui a été le principal moteur de l’universalisme.
Par opposition aux Lumières, la République a été servie par des ténèbres qui viennent mettre le voile sur l’humanisme que partage la majorité des français, semant le doute, et opposant les citoyens les uns aux autres.
Monsieur Amar met une capitale à "Lumière" mais pas à "alpes" qui est pourtant un massif imposant, où il réside, il doit se rendre compte chaque matin de son ampleur. Où l'on distingue bien sa hiérarchie de "valeurs". Les alpes c'est petit et les Lumières c'est grand.
Un rappel ici sur les "valeurs" qui sont défendues par SOS Racisme n'est pas superflu. L'actualité nous en fournit l'occasion :
Le député UMP de Haute-Saône Michel Raison vient de demander dans une question écrite au gouvernement quelles "mesures" il comptait prendre pour "censurer" des chansons appelant "à la haine" et "écrites par certains groupes de musique rap issus de l'immigration".
Dans un communiqué, l'association SOS Racisme a exprimé sa "grande consternation" devant "cette question bien peu digne de notre Assemblée", jugeant qu'il s'agit d'une "façon sans doute policée de parler des groupes de rap composés de noirs et d'arabes'".
Dans sa question, Michel Raison "attire l'attention de M. le ministre de la Culture et de la Communication sur les chansons écrites par certains groupes de musique rap issus de l'immigration". "Sous couvert de liberté d'expression, ces groupes se livrent à de véritables appels à la haine raciale et religieuse en proférant des paroles obscènes, racistes et misogynes. Les conséquences sont d'autant plus préoccupantes que ces groupes sont écoutés par des jeunes en pleine construction (...) Ils bafouent les valeurs fondamentales de respect et de liberté qui fondent notre démocratie", ajoute le texte. Le député-maire de Luxeuil (Haute-Saône) "demande donc les mesures qui ont été prises pour censurer ces chansons".
AMELIA, qui me fait parvenir cette information, relève avec le simple bon sens 'commun' (?) l'aberration de la réaction de SOS Racisme, démontrant où SOS Racisme place ses "valeurs" : SOS Racisme n'est pas "grandement consterné" par les paroles incitant à la haine, mais par le questionnement du député concernant ces paroles haineuses ! Pour SOS Racisme la question du député est "bien peu digne", et SOS Racisme oublie de nous dire (c'était l'occasion rêvée) si les paroles anti-France, anti-femmes, anti-flics des rappeurs haineux lui semblent "peu dignes", "dignes", "pas du tout dignes", "très dignes"....
Il est vrai que le slogan de SOS Racisme reste "Touche pas à mon pote", où le terme "pote" ne peut que désigner, exclusivement, des personnes issues de l'immigration, précisons "africaine", et personne d'autre. Moi, par exemple, si un gang d'issus de l'immigration me passe à tabac au coin d'une rue sombre, il n'y aura personne de SOS Racisme pour se dresser et hurler "Touche pas à mon pote, racaille !". Puisque les "potes" ce sont les issus d'Afrique et que je ne suis qu'un issu du Nord-Pas-de-Calais (le pays des Gueules Noires) donc protégé par aucune ligue.