Ce blog de grinchitude n'est que le reflet de la gravitude de ce monde. Un point de vue décalé, corrosif, impertinent, iconoclaste, totalement inique, subjectif et partial, rude souvent, paillard parfois, fréquemment stupide. Avis à nos amies les bêtes : les coucous et les morpions ne sont pas admis.
------------------------------------------------------------------------------------- REFRAIN : Sois glorieuse, notre libre Patrie, Sûr rempart de l'amitié des peuples ! Étendard soviétique, étendard populaire, Conduis-nous de victoire en victoire !
Voilà une nouvelle preuve qu'il est possible de faire chanter n'importe quelle foutaise à n'importe quel peuple cultivé et intelligent ! Nous l'avons observé nous-mêmes cent fois... savez-vous qu'il existe des citoyens français qui connaissent par coeur des chansons de Diam's, et qui sont souvent les mêmes qui sifflent La Marseillaise ? C'est cette Union des Républiques Socialistes Sociétiques, cette libre patriequi, en guise desûr rempart de l'amité des peuples, donna ordre à son vassal l'Allemagne de l'Est d'ériger dans la nuit du 12 au 13 août 1961 à travers la ville de Berlin un mur de 3,60 mètres de haut protégé pendant 28 ans par des barbelés, 302 miradors, 600 chiens, 14 000 gardes.. un rideau de fer en béton.. pour empêcher les dizaines de millions habitants de l'Est, saturés de liberté communiste, d'aller rejoindre au péril de leur vie l'enfer capitaliste. Cette semaine 45 écoulée a été celle des préparatifs pour les célébrations de la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989. Honte à tous les nigauds dangereux qui ont cru en Lénine et Staline et ont voulu nous faire croire que le communisme était conçu pour mener les peuples au bonheur... je pense à vous Yves Montand, Simone Signoret, Pablo Picasso, Jean-Paul Sartre, et à tous les "compagnons de route" d'une escroquerie internationale à 100 millions de morts.
L'été 1961, l'été du Mur, je me rappelle qu'avec les copains nous étions d'ardents admirateurs des Chaussettes Noires (j'en portais pour aller au lycée, de la marque Stemm, l'authentique, qui donna son nom au groupe de rock). Parmi les premiers titres en 1961 il y avait Daniela, Be Bop A Lula, Madam Madam, et : Tu parles trop, que voici :
Francis Evrard - Comdamné à 30 ans de prison dont une peine de sûreté de 20 ans. L'homme, 63 ans, est debout dans le box, moustache grisonnante, tête dans les épaules, l'air buté, un peu hagard. Il a été condamné vendredi soir à trente ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de vingt ans, par la cour d'assises du Nord pour avoir enlevé, séquestré et violé Enis, 5 ans, «par pénétration digitale» en août 2007 à Roubaix. Il a gardé l'enfant près de dix heures. SOURCE : LExpress, 30.10.2009
Jacques Chirac - Renvoyé en Correctionnelle pour détournement de fonds publics et "abus de confiance" pour vingt et un emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris entre 1983 et 1988. Agé de 76 ans, il a été maire de Paris de 1977 à 1995, puis chef de l'Etat de 1995 à 2007. Il encourt jusqu'à dix ans de prison, 150 000 euros d'amende et une inéligibilité automatique de dix ans. Chirac est le troisième chef d'état français à passer devant un tribunal depuis plus de deux siècles : Louis XVI, le Maréchal Pétain et, en 2009, Jacques Chirac. C'est injuste pour un type qui pendant 12 ans de 1995 à 2007 s'est efforcé d'en faire le moins possible. SOURCE : Le Monde du 30.10.2009
Charles Pasqua - L'ancien ministre de l'Intérieur, 82 ans, a été pour la première fois condamné mardi en première instance à une peine de prison ferme pour son rôle dans le dossier de l'Angolagate, une affaire de trafic d'armes remontant aux années 1990. Il a annoncé qu'il allait faire appel de cette condamnation. Cette condamnation vise notamment le versement par la société de ventes d'armes Brenco de quelque 230 000 euros en juillet 1996 à l'association France-Afrique-Orient, dont M. Pasqua fut un temps le vice-président. Le sénateur des Hauts-de-Seine a immédiatement réagi en expliquant que plusieurs personnalité dont le président Chirac était au courant de ces ventes d'armes. SOURCE : L'Express, 29.10.2009
Dominique de Villepin - Agé de 56 ans, peine de 18 mois avec sursis requise et une amende de 45 000 euros. Son rôle :Le 9 janvier 2004, Dominique de Villepin est informé de l’affaire par Rondot et Gergorin. L’année suivante, une fois Premier ministre, a-t-il demandé à Gergorin de faire passer les listings à la justice alors qu’il les savait faux, histoire de torpiller son grand rival et successeur à Bauveau, Sarkozy ? Poursuivi de complicité de dénonciation calomnieuse. SOURCE : Libération du 20.10.2009
Roman Polanski - Agé de 76 ans, Roman Polanski est détenu en Suisse depuis le 26 septembre. Vendredi 30.10, le ministère de la Justice suisse a rejeté la seconde demande de liberté provisoire de Roman Polanski. "Nous avons rejeté sa demande car le risque de fuite du cinéaste reste élevé" a confié Folco Galli, le porte-parole de l'Office de Fédéral de la Justice. La demande de sortie provisoire de Roman Polanski arrive quelques jours après son refus de se faire extrader vers les Etats-Unis. Alors que la victime Samantha Geimer demande l'arrêt des poursuites, Roman Polanski, arrêté en Suisse au mois de septembre sur mandat international américain pour des accusations de relations sexuelles avec une mineure il y a plus de trente ans, fait face à une nouvelle déception. SOURCE : L'Express du 27.10.2009
Je m'souviens, ma mèr' m'aimait Et je suis aux galères, Je m'souviens ma mèr' disait Mais je n'ai pas cru ma mère Ne traîn' pas dans les ruisseaux T'bats pas comme un sauvage T'amuse pas comm' les oiseaux Ell' me disait d'être sage
J'ai pas tué, j'ai pas volé J'voulais courir la chance J'ai pas tué, j'ai pas volé J'voulais qu'chaqu' jour soit dimanche
La chanson de la semaine est donc forcémentLe Galérien, paroles de Maurice Druon, musique traditionnelle russe, arrangements par Léo Poll (père de Michel Polnareff) - 1942 Principaux interprètes : Les Compagnons de la Chanson, Armand Mestral, Mouloudji, Félix Leclerc et Yves Montand que je propose d'écouter ici.
En mécanique, le piston est une pièce rigide coulissant dans une chemise de forme complémentaire assurant la variation du volume de la chambre et la conversion d'une pression.
En musique, un piston est un mécanisme permettant de moduler les sons émis par certains instruments de la famille des cuivres. Par extension, « piston » désigne également l'instrument ou l'instrumentiste.
Dans le langage familier, le piston est un avantage obtenu grâce à l'appui de certaines relations dans une entreprise ou une administration. On dit aussi « se faire pistonner ».
Dans l'argot des grandes écoles françaises, un Piston (avec une majuscule) est un ancien élève de l'École Centrale de Paris.
Detroit Pistons est le nom d'une équipe de basket
Bourvil, né André Robert Raimbourg, le 27 juillet 1917 à Prétot-Vicquemare (Seine-Maritime), mort le 23 septembre 1970 à Paris, est un acteur et chanteur français.Il passa son enfance dans le village de Bourville (qui lui inspira son nom de scène). Après un apprentissage de boulanger, il partit en région parisienne pour tenter une carrière musicale, qu'il commença par des radio-crochets. Jeune artiste en quête de succès, il s’installe avec son épouse, à Vincennes dans un minuscule appartement de la rue des Laitières, au septième étage, sous les toits (il y restera jusqu’en 1947). Il enchaîna ensuite avec des numéros de « comique-paysan » (dérivé du comique troupier), mais c'est avec la chanson Les Crayons que sa carrière débuta vraiment en 1945. C'est d'ailleurs avec cette chanson qu'il fit sa première apparition au cinéma, en 1945 dans La Ferme du pendu, de Jean Dréville.
Le jeu comique de Bourvil a reposé principalement sur des rôles de gentils, parfois un peu bêtes ou naïfs, comme les rôles qu’il a tenus face à l’énergique Louis de Funès : le personnage incarné par Bourvil parvient toujours, par sa gentillesse, non seulement à faire rire, mais aussi à échapper aux manipulations des personnages machiavéliques interprétés par de Funès. Bourvil a reçu le prix du meilleur acteur du festival de Venise (la Coupe Volpi) pour son rôle dans le film La Traversée de Paris (d’après l’œuvre de Marcel Aymé). SOURCE : Wikipedia
La chanson de la semaine est placée ici pour émoustiller notre ministre de la culture et de la communication. Il a été profondément débattu dans les gazettes des nuances subtiles qu'il faut percevoir entre les termes de "garçon", "homme", "enfant", "young boy", qui marquent la frontière entre la pédophilie et la sexualité librement pratiquée entre adultes. Et Jean Sarkozy, est-il un garçon qui étudie en deuxième année de droit, ou un homme expérimenté doté de toutes les compétences pour présider l'Epad ?
L'EXPRESS du 14.10.2009 : Mais l'ambiguïté du livre (NDGG : La mauvaise vie) tient en grande partie au vocabulaire choisi par Frédéric Mitterrand. Lorsqu'il évoque ses partenaires sexuels, l'auteur ne parle que très rarement d'"hommes" ou, pour reprendre un vocable largement utilisé dans les milieux gays, de "mecs". De Paris à Bangkok (où, dit-il, il vient solder "trente ans de mauvaise baise"), il n'est question que de "garage à garçons", de "gosses" (mot qui, pour compliquer le tout, lui sert aussi à désigner des enfants qui jouent au foot dans la rue), de "boys", de "jeune mâle", de "minets", de "gigolos", de "petits jeunes aussi nets que s'ils sortaient de leur douche", dégageant une "séduction juvénile". A Djakarta, le bordel où il finit par échouer lui fait penser à un "club de quartier pour jeunes travailleurs bichonnés par un couple d'animateurs socio-culturels au grand coeur". D'autres ont des "fous rires d'enfants sortis du bagne". Bref, un lexique qui évoque pour le moins une certaine jeunesse. Lors de son interview sur TF1, Frédéric Mitterrand a pourtant déclaré que ses partenaires thaïlandais ou indonésiens avaient "son âge, ou cinq ans de moins". Le ministre avait pourtant dépassé la cinquantaine lors de ces voyages, qui se déroulent autour de l'an 2000 (une allusion à la victoire de la France en Coupe du monde de football, en 1998, permet de les dater). Or ses partenaires tarifés sont présentés comme des étudiants, certains d'entre eux étant manifestement plus jeunes. Ces prostitués ont donc une trentaine d'années de moins que lui. Pourquoi le besoin de nier cette évidence ?
En 2001, Clarika se demandait ce qui se passait dans les vestiaires des garçons : Ils porteraient sur les hanches Des serviettes qui quand ils penchent Laissent entrevoir dans les vapeurs L'objet du délit prometteur Ah, les garçons dans les vestiaires Les garçons, ils se font Des plaisirs solitaires Dans les vestiaires
Nous pouvons l'écouter et retrouver les paroles dans le volet cliquable ci-dessous ...
Qui aurait été assez tordu lundi 5 octobre pour démarrer la semaine en se disant, tiens, comme MP3 de dimanche prochain, je sens que ça va tourner autour de l'anus, je le sens bien ? Et pourtant, magie d'une actualité toujours imprévisible, me voici à rechercher samedi soir quelle chanson pourrait bien illustrer - l'équipe de foot musulmane Créteil Bebel qui refuse d'aller jouer contre le Paris Football Gay, parce que, déclare son président, il "n'adhère pas à leurs idées" - l'invention par les islamistes de l'explosif en suppositoire - les expériences homosexuelles du ministre de la culture
Dans le site de musique Deezer j'ai cherché avec le mot "péter", mais j'ai trouvé Peter Gabriel ; j'ai cherché au mot "cul" et j'ai été content de trouver dans plusieurs titres "cul cul pan pan"; avec "suppositoire" j'ai été agréablement surpris de découvrir un épisode du feuilleton radiophonique Signé Furax de Pierre Dac et Francis Blanche intitulé "suppositoire à la nitroglycérine", magnigique prémonition ! La nitroglycérine fut produite pour la première fois dans les années 1860 par Alfred Nobel, qui pour se faire pardonner par l'humanité cette mortelle production demanda qu'avec son héritage fut créée une institution délivrant chaque année un prix dans cinq disciplines. Le prix Nobel du pet n'était pas prévu.
C'est Charles Trénet, fou chantant et chanteur plein de gayté, qui nous offre la synthèse avec "Boum", un classique que l'on peut déguster en attendant que l'islam (la nouvelle religion de Diam's) réussisse à envoyer l'un de ses fidèles s'éclater en l'air en 70 morceaux façon puzzle. Et les Français alors de s'exclamer : quelle pétulance !
Il est curieux de voir comment Dario Moreno a émergé, venu du diable-vauvert par l'extérieur, comme MP3 de la semaine. On pouvait le pressentir, mais à peine, en début de semaine avec l'ouverture de l'exposition rétrospective consacrée à Brigitte Bardot à Boulogne-Billancourt, dont l'inauguration correspondait à son anniversaire (75 ans, comment te sens-tu chérie ?). Dario Moreno fut l'interprète de la version française de la chanson 'Brigitte Bardot' en 1961, une samba qui disait : Brigitte Bardot, Bardot Brigitte Bardot, bravo ! Aucune fille au monde N'est aussi sympa que toi Brigitte Bardot, Bardot Brigitte Bardot, bravo ! Pour toi, toutes les secondes Chaque homme a le coeur qui bat
Il avait déjà dansé une samba endiablée avec BB dans le film Voulez-vous danser avec moi (1959).
Dario Moreno fut la vedette d'opérettes à grands succès, aussi bien dans La Vie parisienne d'Offenbach (où lui est naturellement dévolu le rôle du Brésilien) que dans Le Chanteur de Mexico de Francis Lopez, qu'il joue avec Luis Mariano au Théâtre du Châtelet en 1951.
Il interprète la chanson titre ainsi que son succès du moment, « Si tu vas à Rio » dans le film Oh ! que mambo de John Berry (1958),
Et c'est le 4 octobre 1968 (anniversaire aujourd'hui) que se joue pour la première fois à Bruxelles le spectacle musical de Jacque Brel L'Homme de la Mancha avec Dario Moreno dans le rôle de Sancho Panza. Le spectacle devait être repris à Paris en décembre 68, mais le premier décembre Dario Moreno meurt à 47 ans à l'aéroport d'Istanbul. Né Turc, il a toute sa vie gardé cette nationalité.
Vendredi 2 octobre au soir nous venons d'apprendre que c'est la ville de Rio qui a été retenue par le Comité Olympique pour organiser les JO de 2016.
Cela nous fait donc plusieurs motifs valables pour élire Dario Moreno MP3 de la semaine : 4 octobre....Rio... Le Brésilien... la samba... BB.
Je suis entièrement en accord avec le Mrap qui dit à propos du démantèlement cette semaine de la "jungle" des migrants à Calais : "Pour sortir de la loi de la 'jungle', il faut remettre le système d'asile européen sur ses pieds en arrêtant de dénier les besoins de protection des personnes et en prévoyant un mécanisme leur permettant de demander asile dans le pays de leur choix ou là où elles ont des liens familiaux, linguistiques ou culturels". SOURCE : Paris Match.
Le ministre Eric Besson a présidé à la destruction de cette sorte de village-tampon fait de bric et de broc où s'accumulent des candidats (pour la plupart Afghans) à l'émigration vers la Grande-Bretagne. Ce samedi soir 26.09 je vois un sujet dans le JT de 20H de FR2 montrant d'un côté (de la Manche) ces pauvres demandeurs d'asile bloqués près de Calais (hirsutes, en colère, déprimés), d'un autre côté (de la Manche) leurs compatriotes ayant réussi à s'installer en Angleterre : appartement fourni par l'Etat, cours de langue anglaise, figures réjouies, etc. Pourquoi priver ces gens du bonheur de rejoindre leur eldorado ? L'Angleterre est le pays de leur choix, comme dit le Mouvement contre la Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples : sa langue (universelle), sa gastronomie (fish and chips), son climat vivifiant (l'été dure une semaine) les attire. Quelle idée de se mettre le Mrap et le PS à dos juste pour retenir 200 personnes qui nous supplient de ne plus rester un instant de plus dans notre pays et de les laisser atteindre leur terre promise ! Quelle cruauté !
Enfin, au moins c'est une occasion d'écouter un Duke Ellington de derrière les oyats des dunes d'Opale : Jungle Night in Harlem.
Le MP3 de la semaine auquel vous avez échappé... dans le volet optionnel ci-dessous -->
Au temps des yé-yés, au début des années soixante, qui était rythmé tous les soirs après l'heure de sortie des lycées par l'émission Salut les Copains sur Europe Numéro 1, elle était simplement appelée Sylvie. Son premier enregistrement date de 1961 : "Panne d'essence" avec Frankie Jordan. Début 1964, elle partage l'affiche de l'Olympia avec les Beatles. Nous voici déjà en 2009, Sylvie est grand-mère, elle a 65 ans et vient de lancer hier vendredi 18.09 à l'Olympia le coup d'envoi de sa nouvelle tournée. Connue dans le monde entier, ayant participé à des shows télé célèbres aux USA et en Italie, il paraît que Sylvie Vartan est l'artiste féminine française qui a totalisé le plus de « unes » des magazines : environ 2 000, devant Bardot et Deneuve. Elle serait aussi la chanteuse française qui a attiré le plus grand nombre de spectateurs de 1961 à 2008. La famille Vartan émigre de Bulgarie à Paris en 1954 alors que Sylvie n'a que 9 ans et ne parle pas français... Sept ans plus tard la voilà chanteuse française sans accent, magnifique exemple d'intrégation quand on compare avec les centaines de milliers d'individus dits "issus de l'immigration" -c'est-à-dire nés en France- que nous croisons chaque jour en 2009, qui a l'âge adulte parviennent à "conserver" l'accent d'un pays où ils ne sont jamais allés et qui, quand par malheur ils décèdent en France, se font enterrer selon l'expression en usage "au pays", c'est-à-dire dans le pays de leurs parents et parfois seulement de leurs grands-parents !
"La Maritza" (La Maritza c'est ma rivière, comme la Seine est la tienne...) ; "2 minutes 35 de bonheur" où la voix masculine qui intervient deux ou trois fois dans la chanson est celle de son copain Carlos ; "Qu'est-ce qui fait courir les blondes" ( qu'est-ce qui fait tourner le monde, en tout cas ce n'est pas toi) ; j'ai un faible de midinet pour "Ce soir je serai la plus belle" parce que c'est l'histoire d'une blonde qui a cousu elle-même sa robe pour aller au bal et qui annonce en chanson que ce soir est le grand soir, celui de son dépucelage, qui aura lieu "dans un premier cri de bonheur" au moment où sa robe cousue main de soie et de dentelle sera chiffonnée et ses cheveux décoiffés par le gars qu'elle a dans le colimateur pour cette délicate opération.
J'imagine sans peine la scène : nous sommes en 1961, un samedi soir de novembre, il y a Guy Lux sur la seule chaîne de télé en noir & blanc, écran riquiqui, tous les jeunes sortent au bal, Sylvie (une autre) n'a que seize ans mais travaille déjà "en filature" dans les usines textiles de Lille-Roubaix-Tourcoing, elle a confectionné sa robe pendant la semaine... le bal est animé par Stéphane Kubiak et son grand orchestre (des Polonais eux aussi intégrés prestement), bière et vodka coulent à flot, mais par pour Sylvie qui tient à garder toute sa lucidité pour se construire un souvenir précis des instants qu'elle s'apprête à vivre, dont elle se souviendra clairement en septembre 2009 alors qu'elle sera trois fois grand-mère... une pluie fine et déjà fraîche pour la saison tombe sur la cité minière, il est près d'une heure du matin, le moment est venu d'accomplir le destin selon la chanson ; on entend les flons-flons de l'orchestre des Polaks dans un lointain, en ce moment ils s'essayent à une reprise des succès des Chaussettes Noires, le groupe rock le plus en vogue cette année (Madam Madam, Daniela, Dactylo Rock...) ; la scène qui nous intéresse se situe à l'arrière d'une 4CV Renault ; rien ne permet de l'extérieur d'assister à l'instant magique de la robe chiffonnée et des cheveux décoiffés, car une épaisse couche de buée recouvre toutes les vitres du véhicule ; quelques individus fortement alcoolisés zigzaguent sur le trottoir à la recherche d'un endroit où pisser ou vomir, sans remarquer les soubresauts de la petite Renault ; ces êtres frustres risquent-ils de perturber la plus belle nuit de la jeune vie de Sylvie ? Non, tous éclatent de rires gras pour saluer la salve de pets immondes lachés par l'un d'eux qui n'en revient pas de voir la durée de sa miction (ce que l'on boit en demis on le pisse en entier, vieil adage ch'ti) et a fini par se décider à se délester d'un surpoids de gaz encombrant juste pour passer le temps et créer l'ambiance, tant qu'à faire. C'est à ce moment précis que Sylvie émit son premier cri de bonheur, sur le siège arrière d'une 4 chevaux garée à proximité du bal Kubiak, une nuit fraîche de novembre 1961, quelque part dans le Pas-de-Calais.
Patatras, à trois jours de la publication du Billet MP3 de la semaine 38, voilà que Filip du Boys Band 2Be3 passe l'arme à gauche. Une chanson des 2Be3, qui ont représenté un phénomène "musical" que j'ai excécré, nous pend au nez dimanche prochain comme un coup de pied au cul. A moins qu'un véritable artiste de la chanson calanche d'ici là. Comme candidat crédible, je pense à Jean Ferrat (79 ans), qui aura résussi à survivre tant d'années au communisme qu'il a tant admiré et dont l'oeuvre est aussi terminée que le Mur de Berlin est par terre. Aznavour (85 ans) n'est plus tout jeune mais il tourne encore, laissons-le tourner. L'air de ne pas en avoir l'air, Hugues Auffray vient de souffler ses 80 bougies en août, est en tournée, sera à Paris au Grand Rex début novembre, donc on laisse chanter papy.
Je me demandais ce qui m'énervait tant avec les gars des Boys Bands, honnètement ce n'était pas seulement la qualité de leur musique. Je viens de comprendre en écoutant Europe 1 ce matin : c'était la beauté excessive de certains d'entre eux, surtout Filip. C'est Alain Delon qui vient de m'en faire prendre conscience en faisant une déclaration éplorée sur l'antenne suite à la disparition de Filip des 2Be3 retrouvé mort hier chez lui (à 35 ans). Comme l'autre grand disparu de la chanson Michael Jackson, Filip était un adepte du somnifère. "Partir un jour", avait-il chanté, dans un éclair de prémonition. Alain Delon, dans son oraison funèbre radio-diffusée ce matin, a fait remarquer que Filip était dévoré par une immense admiration pour Alain Delon, sa vie, son œuvre, son charme, et que de toute évidence Filip et lui avaient des points communs. Sentant que l'intervieweur ne pigeait pas l'allusion (quels sont les grands films tournés par Filip, déjà ?) Alain Delon a été obligé de préciser que voyons, cela crève les yeux, leur point commun est que Filip et lui sont des hommes "bien de leur personne". Alain Delon est beau. Alain Delon est puant.
SUIVI, 19.09.2009 - - Un contributeur digne de foi m'affirme avoir vu dernièrement dans l'émission TV "Qui veut gagner des millions" le duo, et ex-couple, Alain Delon (né en 1935) / Mireille Darc (née en 1938) bloquer devant la question "quelle est la date commémorant la fin de la seconde guerre mondiale" avec dans le choix des quatre réponses possibles celle du 8 mai 1945, évidemment. Nos deux intellectuels ont fait appel à un joker pour s'en sortir. Dans la même séquence Alain Delon n'aurait paraît-il pas su répondre à une question sur les binômes de personnalités politiques et de vedettes décédées la même année. L'une des quatre possibilités suggérées était la bonne réponse Charles de Gaulle / André Bourvil en 1970. Or Bourvil a tourné son dernier film "le
Cercle Rouge" avec Alain Delon et ce film est sorti en 1970. Résumons : Alain Delon est beau, Alain Delon est puant de vanité, Alain Delon est con.
Cette semaine est à marquer d'une pierre noire. Noir comme le pétrole, noir comme le chagrin, noir comme le charbon, noir comme un puits fiscal sans fond, noir comme les idées qui me viennent quand j'entends Borloo m'affirmer que la Taxe Carbone nous prépare à l'après-pétrole. Ils viennent de nous inventer une nouvelle taxe, c'est désormais officiel. Vous polluez, vous paierez, même si vous polluez avec une auto que le gouvernement vous a encouragé à acheter. Pourquoi pas ? L'Etat faisait bien sans vergogne de la publicité pour les Gauloises et les Gitanes afin que vous fumiez à vous rendre malade et à crever pour le plus grand malheur de vos proches et du trou de la sécu mais pour le plus grand bien de ses recettes fiscales ! Ces gens-là n'ont peur d'aucune contradiction. Ils savent que nous avons été assez cons pour les élire et le serons à nouveau pour les ré-élire. En pleine Grande Crise, ils ont estimé qu'une Taxe Carbone ne nous ferait pas de mal. Après tout, ont-ils dû se dire, au point où ils en sont, ces pauvres Français, le moment est opportun pour les ponctionner encore un peu plus. Quand vous avez deux jambes cassées, une vertêbre fracturée, perdu votre travail, et que l'on vous annonce un rhume des foins, vous réagissez comment ? Et quand vous êtes en excellente santé, avec un bon job et attrapez un rhume des foins, ça passe moins bien, n'est-ce pas ?
C'est notre visiteur LE NAIN (un autre, nous sommes sept) qui a attiré notre attention en début de weekend sur une chanson des Inconnus datant de 1991 : Rap-tout, qui s'impose (oui, jeu de mot assez fin dans ce contexte, bien trop fin pour vous puisque je suis obligé de le souligner) comme MP3 de la semaine 37.
Comédien, parolier, dialoguiste, chanteur (15 disques), animateur de radio, Jean-Claude Massoulier est mort cette semaine âgé de 77 ans. Il a écrit plusieurs succès des Frères Jacques, parmi lesquels cette "chanson sans calcium" proposée ci-dessous, mais aussi pour Brigitte Bardot, Marie Laforêt, Régine, Jean Ferrat ("Maria"), les Compagnons de la Chanson. On le voit dans quelques films, comme "Les sept péchés capitaux" de Claude Chabrol, "La gueule de l'emploi" de Jacques Rouland. Il joue pendant des années à la Comédie Caumartin dans la pièce "Reviens dormir à l'Elysée" de Jean-Paul Rouland et Claude Olivier. Il fit les beaux midis d'Europe 1 dans "Déjeuner show" avec Pierre Bellemare, Jean-Paul et Jacques Rouland. A la télévision, il créa une émission : "L'homme qui n'en savait rien".
C'est une chanson sans calcium chantée par un pauvre homme qui a mauvaise mine c'est une chanson sans calcium une chanson à la gomme qui manqu' de vitamines c'est une chanson à virus une chanson sans tonus elle est épouvantable c'est une chanson pas dans l'vent qu'a besoin d' fortifiant tell'ment qu'elle est minable
{Refrain:} 33 33 33 33 ... {x6}
les paroles sont squelettiques la musique rachitique pas question qu'ça balance c'est une chanson sans gimmick complètement lymphatique c'est presque une ordonnance c'est une chanson pas dans l'coup c'est un genre de rock mou pas pour le hit parade c'est une chanson anémiée pour maison de santé une triste salade
c'est une chanson sans espoir qui raconte l'histoire d'une pauvre infirmière amoureuse à en crever d'un docteur diminué aux curieuses manières c'est une chanson sans issue qu'ira pas dans la rue car elle est désastreuse c'est une chanson imbécile écrite par un bacille pour une intra veineuse
le seul avantage qu'elle a cette chanson raplapla il est sur la pochette vous ne courez aucun risque découpez sur le disque la petite vignette découpez la soigneusement postez la sur le champ faites vous porter pâle et vous serez croyez-moi tous remboursés par la sécurité sociale
Carmina Buranaest une cantate scénique composée par l'Allemand Carl Orff en 1935-1936. Le mouvement le plus célèbre est le chœur O Fortuna, à la fois le premier et le dernier mouvement de l'œuvre. La majorité de la structure de l'œuvre est basée sur le concept de la Roue de la Fortune. À l'intérieur de chaque scène, et parfois même à l'intérieur d'un mouvement, la Roue de la fortune tourne ; la joie se transforme en amertume et l'espoir en deuil. Carmina Burana devint avec le temps la plus célèbre pièce composée en Allemagne nazie. Elle a été considérée par le régime nazi comme une célébration de la race aryenne. C'est en 1966 qu'elle fut jouée pour la première fois en Israël. Carmina Burana a été une source d'inspiration dans tous les milieux culturels. Jacques Prévert, qui entretenait une relation amicale avec Carl Orff, a écrit un poème intitulé "Carmina Burana". Le chœur O Fortuna, est utilisé dans de nombreux films et publicités. Le film Excalibur, (John Boormn, 1981), utilisa O Fortuna avant que cela ne devienne un cliché. On retrouve encore O Fortuna comme générique de l'émission conduite par Pierre Bellemare sur Europe 1 "il y a sûrement quelque chose à faire".
Et bien logiquement, puisqu'il est question de fortune, la BNP s'appropria O Fortuna comme illustration sonore d'une de ses publicités TV. Nous pouvons être fiers de notre BNP, que le magazine Marianne met en vedette dans son numéro de cette semaine avec en titre de couverture BNP, la banque qui dirige la France. Première banque de la zone euro, cinquième banque mondiale, BNP Paribas participe volontiers à la pantomime que nous jouent les pouvoirs publics ("le monde ne sera plus jamais comme avant", "plus jamais ça"), elle envoie son directeur général Baudouin Prot se faire sermonner vigoureusement à l'Elysée à intervalles réguliers, avec les autres confrères ( 7 fois en un an), elle empoche le prêt de 5,1 milliards pris dans les caisses d'un Etat qui quelque semaines auparavant avaient été déclarées vides par son Premier ministre (O Fortuna, O Miracula), et le 4 août 2009 elle annonce avoir provisionné un milliard d'euros sur le seul premier semestre pour payer les futurs bonus de ses traders.
Marianne explique le rôle caché du Pdg de la BNP Michel Pébereau auprès de Nicolas Sarkozy. Au directeur général Baudouin Prot le rôle de venir se faire remonter publiquement les bretelles à l'Elysée, au Pdg Michel Pébereau celui de travailler discrètement avec l'Elysée à l'élaboration du plan de soutien aux banques. Début août la BNP répondait que son provisionnement de 1 milliard pour ses traders était parfaitement légitime, légal, conforme au G20 du 2 avril. Après la réunion de mise en scène de la colère élyséenne le 25 août, le milliard a cependant été ramené à 500 millions (pourquoi avoir divisé par deux ce qui était parfaitement légal, légitime, conforme au G20 ?). Pendant ce temps, c'est toujours aussi dur d'obtenir du crédit bancaire, le recrutement des cadres a reculé en un an d'un tiers selon l'Apec, les chiffres de l'emploi seront catastrophiques en septembre et octobre. A la BNP on s'en tamponne le coquillard, on se fait des couilles en or, quand on est BNP la roue de la Fortune ne vous place jamais en position basse (hors de la Crise, on se gave ; pendant la Crise, on se gave), on écoute chaque matin en arrivant dans les salles de marché O Fortuna, le MP3 de la semaine 35, la semaine où pour la 7ème fois en un an les banquiers, BNP en tête, sont allés jouer à se faire gronder par le président.
Au festival Rock en Seine qui se tient en ce moment dans le parc de Saint-Cloud près de Paris, OASIS était attendu en concert à 22 heures vendredi 28.08. Le matin même Le Figaro avait titré sur eux : "Rock en Seine : le retour aux sources d'Oasis". Demain il pourront titrer "Oasis, la tournée tombe à l'eau". Les frères fondateurs du groupe anglais s'étant une fois de plus sauvagement bagarrés en coulisse, le concert plus la tournée plus le groupe lui même ont été déclarés annulés (Lire Le Monde). A dégager, les chevelus vulgaires et caractériels, place à des papys coiffés en brosse portant costume-cravate-gilet : c'est le groupe Madness, qui venait déjà de donner son propre concert, qui a brillamment remplacé les têtes de chameaux d'Oasis. Une fois de plus, on est bien content de trouver des seniors qui ont fait leurs preuves. Déjà trente ans que Madness a sorti son grand succès : One step beyond (1979).
Autre leçon à tirer de Rock en Seine : contrairement à ce que pensent Monsieur Sarkozy et Madame Lagarde, ne miser que sur le civisme et la bonne volonté des gens est souvent une énorme erreur de management (qui peut coûter très cher). C'est ainsi qu'il avait été demandé aux banquiers (les 5 milliards prêtés) et aux cafetiers-restaurateurs (la TVA baissée) de prendre des engagements moraux et de les respecter. Vous avez vu le résultat : un remake de Prends l'oseille et tire-toi de Woody Allen.
Au festival Rock en Seine, les organisateurs ont décidé de cesser de compter sur le civisme et le sens du respect de l'environnement des consommateurs pour ne pas polluer le parc de milliers de gobelets en plastique une fois les bières bues : tout gobelet est consigné un euro, et par conséquent pas un seul ne traîne au sol, tout le monde étant prêt à se baisser pour ramasser un euro ! Très belle initiative. A méditer. Pourquoi pensez-vous que je roule à 90 maxi quand il y a des panneaux 90 et que je ne dépasse pas le 70 quand il y a des panneaux 70 km/h ? Parce que j'ai entendu Nicolas Hulot me prier de respecter la Planète ? Pour économiser les énergies fossiles importées comme m'y a invité le ministre Borloo ? Ou pour cesser de perdre des points de permis ? A votre avis ? il y a des circonstances où la schlague demeure le meilleur moyen pour obtenir des résultats. Je reviens à Oasis : un indice maléfique avait été disposé par les organisateurs du festival à moins de 200 mètres sur la droite de la scène où Oasis devait se produire, et signalé en très grandes lettres à l'attention des consommateurs de Heineken -fournissseur officiel en boissons, une station de pompes tous les trente mètres sur plusieurs hectares : "Toilettes sèches". Neuf minutes d'hommage aux vaillants papys de Madness pour marquer les obsèques de ces trous du cul d'Oasis. Le chroniqueur musical de l'hebdo Le Point se demande si la disparition d'Oasis est une grosse perte, et il répond sans hésiter : Non.
Un(e) hermaphrodite (présumé-e) a surgi dans l'actualité de la semaine écoulée, comme un zizi inattendu d'une culotte marquée du logo Toyota (n'est-ce point véritablement fantastique ?): Caster Semenya, sacrée championne du monde du 800 mètres mercredi soir à Berlin, est-elle un homme ? Autrement dit, fait-elle pipi debout quand on lui demande un don d'urine aux fins d'analyse ? Cette question tient en haleine bon nombre de vicelards, dont je suis. Nous en avons fait un Billet dans la semaine.
Hermaphrodite(en grec ancienΈρμαφρόδιτος / Hermaphróditos) est un personnage de la mythologie grecque. Par extension, son nom a été utilisé pour désigner ce qui réunit les caractéristiques des deux sexes.
Fils d'Hermès (l'affaire est dans le sac) et d'Aphrodite, comme son nom l'indique, il hérite à sa naissance, sur le mont Ida de Troade, de la beauté de ses deux parents. Se baignant dans le lac de Carie habité par la nympheSalmacis, celle-ci s'éprend du bel adolescent. Comme il repousse ses avances, elle l'étreint de force et supplie Poséidon, son père, d'être unie à lui pour toujours. Le vœu est exaucé et ils ne forment plus qu'un seul être bisexué, à la fois mâle et femelle. Hermaphrodite fait alors un autre vœu, que tout homme se baignant dans le lac de la nymphe se verrait lui aussi doté d'attributs féminins.
En grec moderne, nous avons eu le groupe Aphrodite's child, qui émergea en France en 1968, pour disparaître en 1972, laissant deux de ses membres continuer une riche carrière solo : Vangelis et Demis Roussos (grosse vedette recouverte de poils). Vangelis fit surtout une carrière dans la composition de musiques de films : documentaire animalier de Frédéric Rossif, Les Chariots de Feu, Blade Runner, 1492 Christophe Colomb... et même l'hymne de la coupe du Monde de football 2002.
Un des plus gros succès du groupe pop/rock Aphrodite's child fut Rain and Tears, sorti en 1968.
La Corse a été cette semaine de façon sinistre dans l'actualité, avec cet adolescent de 16 ans qui a déclaré avoir tué les quatre autres membres de sa famille. Remarquons que quand on a 16 ans en Corse et que l'on anéantit toute sa famille on est nommé "un adolescent" par la presse, et que quand on a le même âge en banlieue nord de Paris et que l'on met le feu à quatre poubelles on est "un jeune". Nous avons tous tressailli en entendant l'avocate de ce garçon (par ailleurs gentil, calme, serviable, sportif, mais accro aux jeux vidéo...) Maître Romina Cresci déclarer sur France 2 :
«Il sait ce qu'il a fait, mais ne fournit aucune explication à son acte», a-t-on indiqué de source proche de l'enquête. Selon son avocate, le jeune homme est «en état de choc, capable de restituer chronologiquement son geste mais sans pouvoir l'expliquer». «La manière dont il raconte (les faits) me laisse penser qu'il était dans un état proche du coup de folie», a-t-elle expliqué sur France 2.
Comme nous l'a souligné Caritate Libertine dans un Commentaire : il tue ses deux parents et ses deux frères quand il est dans un état proche de la folie, qu'aurait-il commis s'il avait été dans la folie elle-même ? Mais nous savons que les critères des Corses vis à vis de la violence ne sont pas identiques à ceux du continent.
Rappel : Pendant l'année 2008, l'île (de beauté et de criminalité) a été le théâtre de 33 homicides (ou tentatives), contre 14 en 2007 et 23 en 2006. Avec une moyenne de 30 assassinats par an, la Corse avec ses 280 000 habitants, mais aussi Paris et sa région ainsi que les départements du pourtour méditerranéen se disputent, traditionnellement, la première place dans le classement morbide. La pègre aime lézarder au soleil. Cependant, en 2009, le nombre d'homicides est partout ailleurs en baisse, et il est en hausse en Corse. Selon les statistiques officielles, en 2008, en Corse il y une arme de poing pour 54 habitants, soit dix fois plus qu'à Paris. Dans ce chiffre rentrent les fusils de chasse mais aussi les pistolets, souvent des gros calibres très sophistiqués, accordés à titre sportif... Et la statistique ne prend pas en compte les armes illégales. Tchékov, qui était pourtant russe, a dit : «Si dans une pièce de théâtre, un fusil de chasse apparaît accroché au mur au premier acte, on entendra à coup sûr une détonation avant la fin».
Mais le 15 août, jour de l'Assomption, est aussi l'annivesaire de naissance à Ajaccio en 1769 d'un certain Napoleone di Buonaparte, un Français dont le monde entier a entendu parler (y compris les jeunes qui n'étaient pas nés !). C'est Petru Guelfucci qui chante CORSICA, disque sorti en 1991, paroles de Petru Guelfucci, musique de Christophe Mac-Daniel.
In un scornu di lu mondu, Ci hè un lucucciu tenerezza Ind'u mio core, maestosu Imbalsama di purezza Ghjuvellu di maraviglie Ùn ne circate sumiglie Ùn truverete la para Ghjè ùnica, sola è cara. Còrsica
Face sempre tant'inviglia Ssu scogliu ciottu in mare Tesoru chì spampilla Sacru cume un altare Calma, dolce cum'agnella Generosa è accugliente Si rivolta è si ribella S'omu disprezza a so ghjente Còrsica.
Il est au monde
Un lieu de tendresse
Qui embaume mon cœur
De pureté
Joyau merveilleux
Il n’a pas de semblable
Il n’a pas son pareil
Il est unique, elle est merveille
Corsica
Il fait envie tellement Ce rocher dans la mer Trésor étincelant Sacré comme un autel Doux, généreux, accueillant et sereinIl se révolte et se rebelle Si l’on méprise les siens Corsica
UN COMMENTAIRE D'HELENE reçu mi-juillet par messagerie
Un petit mot cher GG,
Pour vous souhaiter un bon 14 juillet. J'espère que vous allez bien. Je continue à lire votre blog et apprécie toujours autant les commentaires de Libertine et de Cruella (Pilier les Mines se fait un peu rare, dommage). Vos sujets sont toujours aussi intéressants et je suis de plus en plus désolée de ne pouvoir poster de commentaires (chez quasiment aucun des blogs que je lis). Je vous souhaite une bonne fin de journée et à la prochaine.
Hélène
QUI EST HELENE ? Les plus anciens s'en souviennent : Hélène déposait ici de fréquents commentaires, et cela depuis quatre ans, du lointain de son pays, l'Allemagne. Puis son nom disparut brutalement, en mai 2009. Elle m'avertit via la messagerie vieuxgrincheux@hotmail.frque brutalement elle n'a plus eu la possibilité de créer des commentaires, cette fonctionnalité lui étant refusée par l'informatique. Je suppose que le bouton Poster un commentaire est devenu inopérant ?). Il faut rappeler qu'Hélène s'avouait rétive à un certain modernisme en micro-informatique, préférant par exemple conserver son système d''exploitation Windows 98 puisqu'il était encore en bon état de marche, comme on garde une vieille gazinière ou un frigo. Le problème vient peut-être de là... Si les gars de TYPEPAD lisent ceci ... merci d'avance de nous renseigner !
Par messagerie, Hélène m'adresse souvent des billets d'encouragement ainsi que des petites choses légères et distrayantes, comme celle ci qu'elle avait intitulée Proverbe agricole :
... Tous ceux qui se pointent ne vont pas nécessairement vous aider...
Des fois dans la vie, on va trop loin ! Et quand vous avez trop poussé et que vous êtes pris dans une situation de laquelle vous ne pouvez vous sortir, il y a une chose dont vous devriez toujours vous souvenir...
Les sabots d'Hélène, de Georges Brassens, est le MP3 de la semaine 32 :
Mes ovaires sont impaires mon point G inversé et mes trompes de Fallope S'interrompent ces salopes L'utérus plein de virus Mon vagin vieil engin a besoin d'être oint
mes p'tites lèvres ont d'la fièvre mon méat n'est pas droit et mon cul vermoulu Quant aux fesses quelle tristesse elles s'abaissent les bougresses Et c'est bien embêtant
Grande vedette du café-concert dans la catégorie comique troupier, Gaston Ouvrard grave son premier phonogramme il y a un siècle, en 1909. Il s'éteint en 1981 à 91 ans. Jusqu'à un âge avancé, il poursuit ses apparitions sur scène ; je me rappelle très bien l'avoir vu à la télévision chanter avec Claude François. Évidemment son grand, son immense succès reste Je ne suis pas bien portant, chef d'œuvre de mémorisation et d'élocution. Bien sûr, ça ne vaut pas une chanson de Patricia Kaas, de Cali ou de Diam's, mais pour moi Je ne suis pas bien portant (comme Félicie par Fernandel) fait partie de ces chansons à texte bien françaises dont nous pouvons être fiers. Oui ! Jack Lang a bien dit que les graffiti étaient une expression artistique, et comme Jack Lang est loin d'être un con en matière de culture...
Sur une idée de notre fidèle lecteur Le Nain, pour cette semaine marquée par le malaise en jogging et la brève hospitalisation du Président Sarkozy ainsi que de Johnny Hallyday, le MP3 de la semaine est : Je ne suis pas bien portant - texte, musique et interprétation de Gaston Ouvrard, comique troupier, 1934. Repos !
Chanson à texte ? Voir paroles intégrales, à apprendre pour votre prochaine participation à une noce ou banquet, dans le volet d'extension ci-dessous >>
Il y a 40 ans, en juillet 1969 : premiers pas d'un homme sur la lune. Il y a 100 ans, le 25 juillet 1909 : première traversée de la Manche en aéroplane, par le FrançaisLouis Blériot.
Louis Blériot est le premier à traverser la Manche, le 25 juillet 1909, en décollant au lever du soleil, condition exigée par le Daily Mail qui est à l'origine du défi. Malgré une blessure au pied, la traversée s'effectuera en 37 minutes, ralliant Les Baraques, près de Calais à Douvres, aux commandes du Blériot XI qu'il a conçu en collaboration avec Raymond Saulnier, équipé d'un moteur 3 cylindres développant 25 chevaux. Le hameau Les Baraques, faisant partie de la commune de Sangatte, sera plus tard rebaptisé Blériot-Plage en son honneur.
Le Blériot XI était un frêle appareil construit en bois et consolidé par des cordes à piano, les ailes recouvertes de papier parcheminé. Le moteur était un Anzani à trois cylindres en étoiles, et développait 25 ch. Cet appareil, d’une envergure de 7 m 20, après quelques améliorations, allait devenir le célèbre Blériot XI de la traversée de la Manche. En mai 1927, la première personne que Charles Lindbergh demande à voir à l'issue de sa traversée de l'Atlantique n'est autre que Louis Blériot.
En 1910, il construit l'Aérobus (Tiens, tiens ! Par le jeu des fusions, acquisitions, nationalisations futures on trouve ici l'origine d'Airbus) qui inaugure l'ère du transport de passagers. Son pilote d'essai Léon Lemartin bat le record du monde avec 7 passagers.
En mémoire des pionniers qui ont voulu, à soixante ans de distance, décrocher la lune, le MP3 de la semaine est, sur une suggestion éclairante de Caritate Libertine : Moonlight Shadow
Nous venons de dépasser la mi juillet, et je ne vois toujours pas poindre à l'horizon le moindre bout d'oreille d'un tube de l'été. Attention : je ne parle pas de la dizaine d'airs qui vont tenir le haut de la plage dans les campings, mais du tube unique qui émergera et sera capable vingt ans plus tard de vous faire dire : ah, oui, ça je ne peux pas l'oublier, c'était l'été 1989, on l'entendait partout. Il me semble qu'il y a eu une très longue période de tubes spontanés, élus par les foules en short, avec la complicité plus ou moins appuyée des radios périphériques. Love me please love me de Polnareff pour l'été 66, Tout nu et tout bronzé de Carlos pour l'été 73 et même la presque insupportable scie que devint Popcorn par Hot Butter en 1972, furent de ceux-là, je pense. Dans un deuxième temps vinrent les promotions organisées (TF1, M6) par des matraquages aussi planifiés et intensifs que les escadres de bombardiers de la RAF au-dessus de la Normandie l'été 44 (nombreux tubes détectés dans cette région à partir du 6 juin). Il y avait sans doute une grosse dose de marketing et une recherche effrénée de couilles en or derrière les tubes des étés 90 : Soca Danse ; 96 : La Macarena ; 98 : Rapunzel par Daniela Mercury. Mais au final qu'importe, ils ont planté un petit drapeau dans nos mémoires et nous ont bien fait gigoter dans les soirées sous les étoiles.
On dirait que nous sommes entrés dans la phase 3, celle où il n'y a plus un tube de l'été, mais une ribambelle de succès, pas plus qu'en novembre ou en mars. Le journal STRATEGIES qui s'adresse aux professionnels de la publicité nous apprend que
"Les chaînes de télévision devront mettre un bémol pour vanter leurs tubes de l'été. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a limité la durée minimale de diffusion des clips musicaux à 1min30s. Une décision prise pour mettre un frein à une pratique généralisée. Sous couvert d'habillage d'antenne, les chaînes avaient tendance à multiplier les virgules de 20 ou 30secondes, souvent sponsorisées, en faveur du tube de l'été maison. Une manière idéale, pour un annonceur, de communiquer hors écran publicitaire. La recette permettait, accessoirement, de dégager une réelle source de revenus pour les régies et les chaînes, par ailleurs souvent coproductrices de l'oeuvre. La nouvelle donne fait grincer des dents. Entre 19h00 et 20h30, il est évidemment moins facile de caser un miniprogramme de 1min30s que des 20 secondes."
De quoi pourrez-vous dire dans vingt ans "Ah oui, ça je ne peux pas l'oublier, c'était l'été 2009, on l'entendait partout" (ne me répondez pas "Sarkozy") ? En revanche, pour il y a vingt ans, l'été 1989, vous diriez quoi ? La Lambada, par Kaoma. Ils avaient fait très fort, puisque c'était surtout un pas de danse dont je me rappelle parfaitement qu'il obligeait le danseur à introduire une jambe entre celles de sa partenaire pour tenter de la frotter là où ça fait du bien (c'est ainsi que je l'avais compris). Alors, faute de tube 2009, voici celui de 1989.
Après la réunion du G8 qui s'est tenue cette semaine en Italie, le président Obama, "vrai fils d'Afrique", s'est rendu pour une visite de 24 heures au Ghana.
" Nous devons commencer par ce postulat simple : l'avenir de l'Afrique appartient aux Africains eux-mêmes", a déclaré le président Obama aux Africains.
Reconnaissant la responsabilité du colonialisme, il a ajouté, "il est facile de montrer les autres du doigt, de rejeter la faute sur les autres... Mais l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie zimbabwéenne au cours de la dernière décennie, ou des guerres où on enrôle les enfants dans les rangs des combattants". "Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez", a-t-il dit, soulevant les clameurs des députés ghanéens devant lesquels il s'exprimait. "Mais cela n'est possible que si, vous tous, vous assumez la responsabilité de votre avenir. Cela ne sera pas facile. Cela réclamera du temps et des efforts. Il y aura des épreuves et des déconvenues. Mais je peux vous promettre ceci: l'Amérique sera à vos côtés, à chaque étape, en tant que partenaire, en tant qu'amie", a-t-il dit.
NDGG : On sent que, pour une fois, Obama ne s'est pas inspiré de Madame Royal, autre "vraie fille d'Afrique". qui avait affirmé avoir inspiré la campagne électorale d'Obama. « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire (…) jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin », avait-déclaré Nicolas Sarkozy à l’Université Cheick Anta Diop, à Dakar, capitale sénégalaise (lire l'allocution du 26 juillet 2007). La réplique de Ségolène Royal, en visite dans ce pays en avril 2009, s'était voulue cinglante. « Quelqu’un est venu ici vous dire que "l’homme africain n’est pas entré dans l’Histoire". Pardon pour ces paroles humiliantes, qui n’auraient jamais dû être prononcées et qui n’engagent pas la France ». Madame Royal est larguée. Sarlozy et Obama vont dans le même sens : assez de lamentations et d'accusations contre l'homme blanc pris comme source de tous les maux africains, avec l'esclavage (terminé il y a 200 ans) et la colonisation (terminée il y a 50 ans)... il va falloir qu'un jour enfin les Africains réalisent qu'ils sont indépendants (à leur demande exprès) et se mettent à créer autre chose que de la corruption sur les royalties pétrolières, du génocide de masse et du trucage d'élections. Où sont les grands scientifiques africains, les inventeurs, les grands chirurgiens, les philosophes, économistes, informaticiens, experts en télécom, experts en agriculture, en climatologie, fondateurs d'empires industriels... ? (on parle ici d'Africains restés en Afrique et travaillant au bénéfice de l'Afrique, ou de l'humanité)
Saluant "le courage de tant de gens, blancs et noirs, pour abolir l'esclavage", le président a estimé qu'"aussi triste l'Histoire puisse-t-elle être, il est toujours possible de la surmonter". On a pu voir un Obama attentif, visage fermé, écouter les explications de deux guides ghanéens qui leur ont fait visiter cette imposante bâtisse blanche du 17e siècle d'où des milliers d'Africains partirent pour le "voyage sans retour". SOURCE : LCI
Le voyage sans retour ... "Voyage" est le titre d'un album du percussionniste Guem, né à Batna en Algérie, descendant d'une famille d'esclaves nigérienne déplacée et exploitée dans le sud de l'Algérie au XIXe siècle (par qui ? les Européens encore, ou d'autres esclavagistes locaux ?)
Il ambitionne d'abord d'être footballeur. Il immigre en France en 1960 à cette fin mais se tourne finalement vers la musique et la percussion. Guem aura l'occasion d'accompagner divers jazzmen au Centre Américain de Paris. Il enregistre plusieurs albums et fait des tournées internationales, qui accroissent sa notoriété. En 1996, il ré-enregistre le morceau Le Serpent, pour le générique de l'émission Ça se discute de France 2 (version originale sur le disque Percussions). Ce jingle contribuera à sa notoriété. SOURCE : Wikipedia
Je suis mort ce mercredi matin 8 juillet d'une overdose de bambiturique. J'avais cru être passé avec succès entre les gouttes de larmes le mardi 7, jour des obsèques planétaires de Jackson, les premières dans l'histoire de l'humanité... réjouissons-nous que ce fut pour un (ex) noir : après l'arrivée d'Obama, quelle belle année pour les Africains, qui ont déjà tant apporté au monde (selon Madame Royal, contredisant Monsieur Sarkozy). Mardi je n'ai pas regardé la télé : c'est facile, il suffit de ne pas appuyer sur le bouton. La radio aussi se met en marche avec un bouton, mais quand je monte en voiture le soir j'aime bien mettre France Info pour apprendre instantanément les actualités, et je pensais que les funérailles seraient traitées dans le flot des autres infos. Que nenni : ce fut un long direct ininterrompu qui se voulait haletant... le reporter disait se trouver juste à proximité du Staples Center et affirmait avoir vu (de ses yeux, vu) des milliers de personnes entrer et un cortège de voitures (dont quelques 4x4 fut-il précisé, afin de faire vrai) circuler puis s'arrêter, d'où l'on vit sortir des personnes (mais l'envoyé spécial ne distingait pas bien qui). Que d'émotion !
Mais le lendemain mercredi 8, patatras, le coup fatal. En file d'attente à la Fnac, impossible d'échapper à l'écran géant me montrant le surnommé Bambi vêtu de son pantalon trop court, la main se palpant les parties génitales avec obscénité. Si je fais ça dans la rue devant une école, je vais en taule. Or, tous les écoliers sont autorisés à admirer Michael Jackson le faire. Je suis mort à cet instant d'une overdose de bambiturique. Me voilà bien débarassé de ce monde qui va à vau l'eau, de cette presse qui croit "ne faire que son devoir d'information" en monopolisant tous ses moyens, tout son temps d'antenne pour les obsèques d'un chanteur. Bien sûr, comme l'affirme Philippe Manoeuvre dans le dernier Télé 7 Jours, nous parlons ici d'un nouveau Mozart (sic !). Manoeuvre (comme son nom le laisse deviner) se cache derrière des lunettes teintées pour dire ses conneries ; on le comprend, comme ça il peut sans lunettes passer inaperçu chez les commerçants de son quartier. Cela étant réglé, je suis désormais assuré de ne pas être exposé à ce qui vous attend de pire, vous les survivants : les obsèques de Johnny Hallyday. Le plus tard possible. Entre temps, je repose en paix. Vous êtes à partir de dorénavant priés de procéder comme pour les autres grands disparus : dites partout que je n'avais que des qualités, que je n'ai jamais pris de produits illicites, ni forniqué avec une mineure, ni tripoté des gamins, que je n'étais que bonté, générosité (surtout envers le fisc), vous connaissez la suite c'est dans la presse, suffit de changer le patronyme. Et tout comme Mozart, dont j'étais une sorte de réincarnation (avec un mélange de dalai-lama et d'Ingrid Betancourt), je ne demandais aux femmes qu'une faveur : la flûte enchantée (lire aussi à ce sujet la Note précédente "Les suceuses de l'ouest").
Avant-première mondiale : Michael Jackson photographié le 7 octobre 2009, trois mois après ses obsèques.
L'excellente conservation du cadavre justifie la demande de béatification soumise au Vatican à la fin septembre 2009 par un milliard de catholiques mélomanes. La barbe et les cheveux ont un peu continué à pousser, les yeux sont en parfait état, mais l'appendice nasal a commencé à se dégrader.
Le départ de Tour de France vient d'être donné, hier à Monaco. Fut un temps où je pouvais citer les vainqueurs des quinze ou vingt tours précédents ; j'ai entendu dire que presque plus personne ne sait qui a emporté l'épreuve en 2008 et en 2007. Cette légendaire compétition a un coup dans l'aile. Elle reste quand même observée, elle marque pour beaucoup d'ex gamins un point vivace dans les mémoires : premières grosses chaleurs, fin de l'école, début des grandes vacances, moissons, filles, copains, promenades aventureuses, rivières fraîches, chansons à la mode, bals en plein air et Tour de France, ces deux derniers au rythme de l'accordéon, je revois passer Yvette Horner cheveux flamboyants au vent, juchée sur le toit d'un véhicule de la caravane publicitaire du Tour... Elle fut 'accordéonniste officielle du Tour' de 1952 à 1963.
Au début, elle exerçait son art sur le toit d'une Citroën Traction Avant aux couleurs du digestif Suze, car dans toutes ces années-là le sport et la picole faisaient bon ménage. Rappelons-nous les célèbres casquettes Ricard, devenues collector. "Ton accordéon nous fatique Yvette, si tu jouais plutôt de la clarinette" a chanté Antoine dans ses Elucubrations... bonne fête aujourd'hui 5 juillet à Antoine ! Pendant tout le trajet, trois semaines de long, par tous les temps, Yvette Horner jouait sur son piano à bretelles pesant 15 kilos. C'est elle qui remettait le maillot et les récompenses aux vainqueurs d'étape, puis pour se délasser un peu de ces harassantes journées, la rouquine au sourire permanenté animait le bal du soir jusqu'à des deux heures du matin. Une santé de fer pour un rythme infernal. Née en 1922, Yvette Horner est donc âgée de 87 ans en 2009. Cette semaine fut aussi marquée par un déraillement de train meurtrier près de Limoges. Train d'enfer. C'est le MP3 de la semaine. Quand je l'écoute, je vois les coureurs du Tour dévaler à toute allure après l'ascension d'un col, dans des paysages magnifiques peuplés de campeurs à casquettes Ricard qui ont dû attendre des heures cet instant inoubliable et n'ont tenu que grâce aux nombreuses canettes de Kro embarquées à cet effet... le tout commenté par Léon Zitrone. Essayez, ça pourrait vous faire le même effet ; je ne garantis pas que vous entendrez Zitrone, ce pourrait être Gérard Holtz à la place. Tenez, justement, c'est Holtz qui nous a proposé en 2008 un documentaire sur les aventures d'Yvette Horner dans le Tour de France, vidéo curieusement intitulée "Yvette Horner, légendre du Tour"... jolie perle... de cristal ?
------------------------------------------------------------------------------------ Je m'inscris en faux contre cette affirmation, j'inflige un démenti cinglant aux propos du nouveau ministre de la Culture Frédo Mitterrand, qui, à peine nommé, a déjà réussi à démontrer qu'il allait être un succédané de Jack Lang, le ministre qui a voulu faire passer les graffitis sur les trains de banlieue et le long des voies de chemin de fer en sortie de Gare du nord pour une expression artistique moderne vachement intéressante. il n'y a pas une parcelle de Michael Jackson en moi, je me désolidarise de l'affirmation Mitterrandienne, encore davantage depuis ce matin que je sais ce que l'autopsie du zombie Bambi a mis à jour : un corps cadavérique, constellé de traces de piqûres et balafré de cicatrices de chirurgie esthétique, l'estomac totalement vide alors qu'il était 14 heures, heure à laquelle moi, Monsieur, je reviens de déjeuner avec au moins un quart de rosé de Bandol dans le coco et des traces évidentes de Casanis dans les tuyaux (par cette chaleur, faut bien !). Je n'ai jamais chanté de Jackson, je n'ai jamais dansé de Jackson... ou alors sans le faire exprès, les soirs de cuite en marchant contre le mistral, alors que le jeune Jackson n'avait que dix ans, je n'ai jamais absorbé que des substances licites taxées par les services des impôts français et vendues dans toutes les bonnes épiceries et en station service, je n'ai jamais attouché des garçonnets sur les manèges de mon parc de loisirs. Bref, je n'ai rien de Michael Jackson en moi et je ne permets pas à un Ministre de parler en mon nom sur des sujets aussi graves que la sexualité, la santé et la gastronomie.
SUIVI, 29.06.09 - - Un commentaire de Brindamour (un pseudo ?) interpelle ceux (nous tous, impossible d'y échapper) qui ont vu les noirs ("la communauté noire", dit-on dans les radio-télés) effondrés (en larmes, la plupart) d'apprendre le décès de Michael Jackson... la question qui suit n'a bien entendu même pas été effleurée par les journalistes ayant bavassé des heures sur l'événement :
Si d'aventure une personne de race noire passait sur ce forum, pourrait-elle m'expliquer pourquoi Mickael Jackson qui a rejeté sa négritude à coup d'opérations esthétiques catastrophiques pour ressemblerle moins possible à un noir et le plus possible à un blanc, cet homme bourré de médicaments, à la santé mentale et physiquemalsaine, avec une condamnation pour pédophilie, pourquoi donc cet homme est-il devenu un héros pour les noirs. (enfin pas tous) ? Merci. Signé : Brindamour
C'est LENONCE qui l'a dit : en réalité la citation de Frédo Mitterrand n'est qu'une reprise des témoignages des garçonnets qui, en sortant du parc Neverland où ils venaient de jouer avec Bambi, déclaraient sentir en eux quelque chose de Michael Jackson. C'est LENONCE qui l'a dit, je vous dis. Il est incorrigible.
J'ai eu dans la tête la marche numéro 1 de Pomp and Circumstancequand j'ai vu le président Sarko marcher vers sa tribune lundi dernier pour s'adresser au Congrès réuni au château de Versailles, bien que cette musique soit contemporaine ; la preuve, il existe sur Youtube une vidéo montrant Elgar diriger lui-même sa composition. J'y ai encore pensé lorsque ma fidèle abonnée Grain de Poivre a mis sous la Note 'Si Versailles m'était compté' (critique des dépenses somptuaires engagées pour ce congrès) ce commentaire :
" La pompe, même républicaine, a ses vertus : elle donne de l’ampleur à
l’événement et, dans un environnement technologique passe-partout, son côté
désuet lui donne du relief." Ajoutant prudemment : "Ce que le Président a dit est un autre débat."
Mais précisément : pourquoi tant de pompe pour dire si peu, en la circonstance ? Est-il utile de déplacer ces milliers de gens (tout compris), véhicules, matériel et chevaux (sans oublier les cabots) pour leur faire voir et entendre un discours de 45 minutes ? Je ne dis pas qu'un MP3 dans le blog de l'Élysée aurait fait l'affaire, certes non, mais je m'attends à ce qu'un Congrès soit délivre un message de haute importance (vital pour la nation), soit est convoqué à cause de "circumstances" exceptionnelles ou dramatiques (par ex. les boches ont une fois de plus franchi la frontière de l'est armés jusqu'aux dents). Je sais bien que les Gardes républicains et leurs chevaux sont de toutes les façons entretenus à ne rien faire le reste du temps, alors, autant les faire fonctionner de temps à autre, ça leur dégourdit les pattes.
Hier samedi 27 il y avait la Gay Pride à Paris. Or, on découvre que le mot Pride est accolé à "pomp and circumstance" dans le vers de Shakespeare qui a donné son nom à la composition d'Edward Elgar. Raison de plus pour être élue MP3 de la semaine ! Ah, la Gay Pride, la Marche des Fiertés ! Voyons ce qu'en dit Libération, le quotidien préféré des LGBT (Lesbiennes, Gais, Bi et Trans) :
Coloré, festif, revendicatif: à Paris le cortège de la marche des
fiertés a cette année encore rassemblé des centaines de milliers de
personnes. Le cortège de t-shirts roses de l'association, qui lutte contre les
violences faites aux personnes en fonction de leur homosexualité réelle
ou présumée, a défilé à pied, comme chaque année, entre deux chars
d'autres organisations. Slogans: «Les belles Italiennes c'est aussi
pour les lesbiennes! Le mariage, c'est pas que pour Sarko ! Hétéros,
homos, droits égaux !» Depuis que la marche existe, elle vibre des couleurs de ses participants: costumes, maquillages, performances... «Le but est que ce soit visible», témoigne à l'unisson un groupe d'hommes travestis en danseuses de carnaval brésilien.
Le titre Pomp and Circumstance provient de l'acte III d'Othello de Shakespeare:
« Farewell the neighing steed, and the shrill trump,
The spirit-stirring drum, the ear-piercing fife,
The royal banner, and all quality, Pride, pomp, and circumstance of glorious war! »
La plus connue des marches est sans doute la Pomp and Circumstance March n° 1 et, dans de bien nombreux contextes, le titre Pomp and Circumstance
se réfère exclusivement à cette marche. Elle fut créée à Londres en
octobre 1901 avec la marche n° 2. Aux États-Unis, la marche n° 1 est tout particulièrement connue pour
être la musique utilisée lors des remises de diplôme. Elle fut utilisée
la première fois à cette fin lors de la cérémonie du 28 juin 1905 à l'université Yale, où le professeur de musique Samuel Sanford
avait invité son ami Elgar pour assister et recevoir un diplôme
doctoral honorifique de musique. Elgar accepta et Sanford fit en sorte
qu'il soit la star des festivités, engageant l'orchestre symphonique de
New Haven à cette occasion. SOURCE : WIKIPEDIA
Comme disaient les Shadoks qui avaient le pied marin, puisqu'il faut pomper, pompons (Rappel d'une devise Shadok : Il vaut mieux pomper d'arrache-pied même s'il ne se passe rien que risquer
qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas) :
... Michael Jackson. Il n'est que 9 heures vendredi 26 et je suis déjà totalement saturé de la bouillie funèbre déversée par tombereaux dans les radio-télés. Pour un pantin désarticulé qui a passé les trois quarts de sa vie à tenter de faire croire qu'il n'était pas un noir à gros pif comme ses frères et ses parents. Et vendre 750 millions de disques pour finir criblé de dettes ! Et avoir versé 22 M$ pour acheter sa virginité contre une accusation de pédophile notoire. Honte à lui et aux journalistes qui sont en train de nous gaver d'hommages ampoulés et de numéros spéciaux. Michel Drucker sur Europe 1 vient de remplacer son émission quotidienne par 1h30 de témoignages (émouvants et exclusifs bien entendu) sur le grand homme que l'humanité vient de perdre - il est vrai que Drucker ne se trompe jamais sur la vraie qualité des individus à nous montrer sous les projecteurs, lui qui vient de traverser l'Atlantique uniquement pour interviewer ce sportif exemplaire pour la jeunesse qu'est Lance Armstrong... Hélas je suis remonté en auto vers 10h et j'ai capté Drucker en pleine grand messe funèbre, au moment où, prosterné d'admiration pour le défunt génie ("roi de la pop music"), il se vantait d'avoir été à l'aube celui qui eut le privilège d'apprendre la terrible nouvelle par téléphone à un impresario retraité du show-biz ayant connu les Jackson Five à leur première télé à Paris... L'anecdote narrée par cet homme valait réellement son pesant d'antidépresseurs, Drucker a rudement bien fait de le tirer de son sommeil pour venir éduquer les foules, la voici : comme les Jackson Five enregistraient une chanson devant Maritie (et Gilbert) Carpentier à la télé, soudain le pantalon du jeune Michael se déchira... cris horrifiés de Maritie, qui courut quérir une habilleuse, son fil et une aiguille pour venir réparer le futal. Formidable anecdote, n'est-ce pas ; même l'insupportable Philippe Manoeuvre n'en raconte pas de pareilles. La ville de Paris a publié un communiqué d'hommage à celui "qui était un grand amoureux de Paris" (dixit Christophe Girard, adjoint à la culture du maire de Paris). Ah bon, première nouvelle, il a séjourné souvent à Paris ? Moi qui croyais que son lieu préféré en France était Disneyland : moins parisien et plus américain que ça, tu meures ! Pauvre plouc, que je suis, au milieu de ce concert d'esthètes éclairés au bord des larmes, je me sens bien seul, moi qui n'ai jamais fredonné une seule chanson de Jackson, alors qu'il m'arrive parfois de rependre en catimini "Pine au cul Madame Bertrand, vous avez des filles, vous avez des filles..." sans honte aucune, ou bien, encore récemment "On n'est pas là pour se faire engueuler" de Boris Vian avec le ton de Coluche. Quant à ces gros hypocrites de programmateurs de radio qui nous sortent -comme à chaque deuil- leurs commentaires éplorés sur la grande perte que vient de subir la chanson mondiale, je leur demande, comme d'habitude, combien de morceaux de Michael Jackson ils ont programmé au cours des 4 semaines écoulées... réponse, messieurs-dames les effondrés ? On la devine, et je serais curieux de savoir pourquoi vous avez privé vos cher z'auditeurs de cette musique que des millions de ces mêmes béats z'auditeurs sont en train de se précipiter pour écouter sur Internet au moment où j'écris. Vivant il était has been, mort il est rescussité au top des hits. Cela paiera ses 500 millions de dettes. Hadopi, que peux-tu faire pour renflouer les droits d'auteur de Jackson, l'homme qui avait honte d'être noir ?
71 MINUTES DE JT SUR JACKSON EN UNE JOURNEE SUR FRANCE 2 Journal de 20H de France 2, le décès de Jackson tient toute l'antenne de 20H à 20H24, sur un journal d'une durée totale de 34 minutes (Et c'est une autre Drucker qui officie, le deuil est ainsi complet). Soit 70% d'un JT, comme si dans un quotidien de 32 pages on vous avait fourgué plus de 22 pages de Jackson ! Du délire ! Vive le service public, qui sait si bien tenir en haleine les contribuables avec des sujets qui les préoccupent.
A 13 heures sur la même chaîne, le journal présenté par une Elise Lucet souriante d'un bout à l'autre (elle a dû se faire opérer comme Jackson pour en arriver à ne même plus pouvoir cesser d'esquisser un sourire) avait fourni 37 minutes sur Jackson, sur un total de 47 minutes, soit 79% du JT... il faudrait probablement une bombe atomique lancée par l'Iran sur Israël pour imaginer parail traitement pour une information.
Téléspectateurs assidus des JT de France 2, rétraités, chercheurs d'emplois, malades hospitalisés... félicitations et condoléances : vous avez en une journée regardé 71 minutes de journal télévisé consacrées à la mort de votre idole. Vous aurez bien noté que, selon Elise Lucet, la tournée de Michael Jackson cet été en Europe n'aura évidemment pas lieu, et vous aurez ouï avec satisfaction qu'une fois de plus les journalistes qualifiés du service public auront été à la hauteur de l'événement, avec par exemple (JT de 13H) des morceaux de choix comme celui-ci : " les secours le prennent en charge et foncent vers l'un des plus grands centres médicals de la ville " (journaliste : Claude Santerre). Amis de la culture, bonsoir.
En direct-live du Congrès de Versailles, voici une version de la chanson "L'aquoiboniste", vocable qui vient juste d'être utilisé plusieurs fois à la tribune par Jean-François Copé. Un Congrès avec discours présidentiel mérite son MP3 du jour. La dernière fois c'était au XIXe siècle.
C'est un aquoiboniste Un faiseur de plaisantristes Qui dit toujours à quoi bon À quoi bon
Un aquoiboniste Un modeste guitariste Qui n'est jamais dans le ton À quoi bon
Un aquoiboniste Un peu trop idéaliste Qui répète sur tous les tons À quoi bon
Un aquoiboniste Un drôle de je-m'en-fou-tiste Qui dit à tort à raison À quoi bon
Un aquoiboniste Qui se fout de tout et persiste A dire je veux bien mais au fond À quoi bon
Un aquoiboniste Qu'a pas besoin d'oculiste Pour voir la merde du monde À quoi bon
Un aquoiboniste Qui me dit le regard triste Toi je t'aime, les autres ce sont Tous des cons Paroles & Musique : Serge Gainsbourg
Comme l'a écrit en Commentaire CRUELLA cette semaine : Une femme en burqa...c'est comme si on baladait sa femme en laisse avec un bâillon ! Oui mais attention, comme vous le savez, en France nous avons désormais un comité quelconque capable de prendre la parole 24/24 pour contester avec véhémence toute décision ou simple déclaration du gouvernement. Ces gens-là travaillent en 3x8, ils veillent du haut de leurs miradors à ce que les valeurs dont il se sont déclarés garants soient conservées en bon état. "Nous sommes vigilants", disent-ils. Aucune autre valeur que les leurs ne saurait exister. Ils sont la plupart du temps de gauche, et désignent de manière cocasse le camp d'en face sous le sobriquet de "conservateurs" : avez-vous remarqué, aux récentes élections européennes les journalistes, sans réfléchir, comme à leur habitude, n'ont cessé de nommer "les conservateurs" les divers partis de droite arrivés en tête dans l'Union Européenne. La nouvelle situation est la suivante : les conservateurs (la droite) se déchaînent en réformes tous azimuths, tandis que les forces de progrès (la gauche) passent leur vie à demander de ne rien changer. En 68, les jeunes étaient dans les rues en gueulant pour tout changer. En 2009, les jeunes sont dans les rues pour gueuler afin que rien ne change. Beau progrès. Le gouvernement évoque-t-il un possible décret interdisant le port de la cagoule lors des manifestations ? Aussitôt monte au créneau la Fédération Internationale des Droits de l'Homme pour qui se camoufler aux yeux des forces de l'ordre afin de ne pas se faire repérer en train de casser des vitrines fait partie des libertés fondamentales de l'homme (je veux dire "du jeune"). Je ferai remarquer à CRUELLA, au sujet du groupe d'une soixantaine de députés suggérant une commission d'enquête sur la prolifération de la burqa en France que le Conseil français du culte musulman (CFCM), organe représentatif officiel du culte musulman en France créé à l'initiative du ministre de l'intérieur Sarkozy en 2003, s'est opposé à toute procédure de remise en cause du voile intégral ou "burqa". Il a même demandé à Nicolas Sarkozy de défendre... la liberté individuelle. Oui, Madame CRUELLA, vous avez bien lu : "la liberté individuelle"... les musulmans souhaitent que les femmes conservent la liberté de décider de se mettre sous bâche. Les musulmanes veulent que l'homme les promène en laisse dans les rues équipées d'une muselière. C'est ainsi qu'elles expriment leur liberté. Vous, vous pensez que c'est une souffrance et une humiliation ? Elles, elles pensent que c'est une promotion, une dignité, un plaisir. Le désir d'avoir la liberté de prendre son plaisir sous une forme qui peut ressembler à une humiliation et une souffrance pour d'autres a été très présent dans l'actualité de la semaine. Cécile Brossard, la pute à un million de dollars du banquier Édouard Stern, a tué celui-ci alors qu'il était revêtu d'une combinaison en latex, tenue adéquate pour l'exercice épanoui de leurs relations sado-masochistes. Souffrir et faire souffrir était leur liberté et leur plaisir. D'ailleurs la cour d'assises de Genève ne vous a pas dit que pour faire davantage peuple dans ces activités sexuelles, Cécile Brossard ne l'appelait plus Édouard, mais Johnny.
Cette semaine sont sortis une kyrielle d'articles à l'occasion de la mort il y a juste cinquante ans du surdoué Boris Vian, à seulement 39 ans. Trompettiste, traducteur, poète, compositeur, ingénieur... il était "multicarte", comme l'écrit Yves Simon dans son éloge (Paris Match), malade du cœur et pour cela pressé de vivre le maximum de vies avant de disparaître. Nous n'avons pas attendu l'anniversaire de sa mort pour publier ici du Boris Vian. Par exemple dans le Billet du 06.08.2008 intitulé "Je voulais pas crever" (un pneu) avec le texte de Vian "Je voudrais pas crever" superbement dit par Pierre Brasseur. Pour toutes les raisons ci-avant, le G2 s'est réuni ce dimanche matin et a désigné la chanson de Boris Vian "Fais-moi mal, Johnny" comme MP3 de la semaine 25 (interprète : Magali Noël) :
Nous sommes entrés de plain pied dans une ère de restrictions, comme sous l'Occupation allemande, mais cette fois les restrictions sont décidées avec notre plein gré, en même temps que la croissance est devenue négative et le trou de la sécu abyssal : restriction de la liberté de parole, encadrement de la morale par des comités de bienpensance, des journalistes de gauche et des associations de défense de tout contre n'importe quoi, représentatives auto-proclamées d'elles-mêmes... jamais on avait vu un membre du gouvernement (en fait, une ministricule ridicule) laisser convoquer à la police une citoyenne ayant écrit à son sujet "Hou, la menteuse", et nous venons de le voir en juin 2009, grande et terrible première. Jamais on n'avait vu un citoyen condamné à une amende pour avoir crié (gare St Charles de Marseille, mai 2009) "Sarko, je te vois" (ni "Chirac, je te vois", ni "Mitterrand, je te vois", ni "Giscard, je te vois", ni "de Gaulle je te vois")... L'étau se resserre.
L'ex Beatles Paul McCartney lance une campagne pour manger sans viande bovine le lundi. Toujours prompts à devancer les modes, les habitants du Bengladesh avaient déjà adopté cette coutume avant la naissance des Beatles. Après des décennies d'abondance, de société de loisirs, de consommation, voici venue l'ère des SANS.
SANS vin, SANS tabac, SANS excès de vitesse en agglomération, SANS téléphoner trop longtemps sur les mobiles à cause du cancer du cerveau, SANS s'exposer au soleil à cause du cancer de la peau, SANS stigmatiser les populations immigrées visibles (les invisibles genre Polak ou Rital allez vous faire foutre), SANS insulter l'avenir en ridiculisant les banlieusards capuchards (demain je serai leur minorité visible, j'ai intérêt à me tenir à carreau aujourd'hui), SANS humilier l'Afrique (qui a tant apporté à l'Histoire... que personne ne sait tout citer, donc on ne cite rien), SANS déraper sur les pratiques sexuelles passées de Cohn-Bendit, SANS frites avec le royal cheese, SANS sel ajouté, SANS sucre dans la limonade, SANS pesticides sur les vignes, SANS parler du détournement massif de fonds publics par Omar Bongo, SANS vexer les Israëliens, SANS offusquer les Arabes, SANS donner l'impression d'encourager les émeutiers d'Iran afin de ne pas monter contre eux ce sacré démocrate de Mahmoud Ahmadinejad, SANS corps gras sur les tartines trempées dans du qahwa SANS caféïne, SANS jamais un mot plus haut que l'autre si vous voulez bloguer tranquille, rester à sa place SANS vouloir péter plus haut que son cul et même SANS péter du tout à cause du méthane favorisant le changement climatique, par conséquent SANS cassoulet de Castelnaudary (et pas que le lundi), SANS panne des sens grâce à la pilule bleue (mais avec préservatif), SANS plomb dans l'essence...
Selon les experts des Nations unies, l'une des principales causes de la destruction de la couche d'ozone à l'origine du réchauffement de la planète provient de l'émission des gaz à effet de serre (GES). Le méthane dégagé par le bétail d'élevage serait ainsi responsable de 18% des émissions de GES, soit plus que le secteur des transports.
"S'abstenir de consommer de la viande une fois par semaine représente un changement important que tout le monde pourrait respecter car c'est au coeur de plusieurs problématiques importantes touchant tout à la fois à la politique, à l'environnement et à la morale", explique McCartney sur le site internet (www.supportmfm.org) de sa campagne, déjà lancée aux Etats-Unis et en Australie.
SANS vouloir choquer les convictions religieuses de certains de mes contemporains, je vous ferai remarquer que le Beatle n'a parlé que de la viande des ruminants, ces animaux passant leur vie à péter et à roter. Mon conseil, SANS provocation déplacée, serait de continuer le lundi et les autres jours à mettre à table de la viande de porc, cet animal si proche de l'homme, si sympathique, dans lequel tout est bon de la tête à la queue (comme moi), et qui ne mérite pas sa réputation de cochonnerie puisque lui ne salope pas la planète avec des émissions de méthane. Porc, salut !
Le site français de publication musicale JIWA, qui demande à se prononcer comme jioua, et du coup mon titre ne fonctionne plus, c'est un flop, a publié en mai une nouvelle mouture et ajouté quelques milliers de titres à son catalogue, le multipliant quasiment par deux... semble être "en maintenance "ou comme on disait "en construction", avec pour effets indésirables :
1- de ne plus pouvoir prendre un morceau et le placer dans un blog via un "player" 2- de ne plus pouvoir écouter le contenu des "players" JIWA précédemment publiés dans un blog
Donc, pas de panique, ce n'est pas votre ordinateur qui dysfonctionne.
En revanche, le Service Contact de JIWA (on n'ose dire "service client" puisqu'on le leur paye rien) est d'une remarquable célérité : je viens de constater qu'un email leur demandant ce qui se passe a provoqué une réponse (non standard, personnalisée) en deux minutes. Nous leur disons : 1- Bravo 2- Merci 3- Bon courage pour les réparations
Quand je pense qu'il existe (en masse) des entreprises vendant (cher) des services ou produits qui mettent des heures (dix heures ? Hé hé !), des jours à répondre aux clients, et souvent par des textes standards ne répondant que partiellement à la question !
SUIVI : Lire le Commentaire reçu de JIWA
SUIVI, 19.06.09 - - Les jours passent... et les gars de Jiwa n'ont toujours pas réussi à maintenir en vie la promesse de leur slogan "Free the music" (libérez la musique). On devine qu'ils ont devant eux des gardiens redoutables bien décidés à user de tous les subterfuges pour conserver en cage leur pactole. Tapez par exemple "Manu Chao" dans JIWA et vous obtenez une liste de titres longue comme le bras... aucun n'est écoutable. Alors, c'est pour quand, cette libération de la musique ?
El Hadj Omar Bongo Ondimba, plus connu sous le nom d'Omar Bongo, né Albert-Bernard Bongo, est enfin décédé cette semaine. Il s’était fait re-prénommer El Hadj Omar au moment de sa conversion diplomatique à l’islam, décidée pour plaire à ses comparses musulmans des pays membres de l’organisation des pays exportateurs de pétrole, l’OPEP. Selon Transparence international France et l'association Sherpa, les «biens mal acquis» par le président gabonais recouvriraient quelque 70 comptes bancaires ouverts en France au nom de sa famille et 33 biens immobiliers prestigieux, dont une dizaine d'appartements à Paris, équivalant à plus de 150 millions d'euros. Malgré ses immenses ressources naturelles, le Gabon se classe toujours 123e sur 177 au classement de l'indicateur de développement humain des Nations unies. Près d'un demi-siècle de pouvoir ne lui aura pas laissé le temps de construire plus de 900 kilomètres de routes… Alors, vous pensez bien, il aura encore moins eu les moyens financiers et le temps de doter le Gabon d’un hôpital décent capable de soigner un cancer des intestins !
Le pognon issu de la manne du pétrole et de l’uranium était en priorité transféré aux membres de la famille Bongo pour l’achat de Ferrari et d’appartements avenue Foch. On sait depuis cette semaine que Bongo avait financé la campagne présidentielle de Chirac se présentant contre Giscard d’Estaing, par une révélation limpide de ce dernier. Les soupçons en France de détournement d’argent au profit de lui-même et de son clan (évidemment contestés avec véhémence) avaient courroucé ce brave Albert-Bernard Bongo, qui pour bouder avait préféré se faire hospitaliser en Espagne plutôt qu’en France, excellente décision au demeurant.
L’annonce de la mort d’un tel individu a déclenché un concert d’hommages (en France) et de larmes (au Gabon), confirmant que la nature humaine est capable de toutes les hypocrisies et de toutes les imbécilités. Ce truand tyran de Bongo était donc "un ami" pour le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, un "sage" pour l'ex-président de la République Jacques Chirac et son épouse Bernadette, "un grand et fidèle ami de la France" pour le président Nicolas Sarkozy. Ben voyons ! Tous complices. En remerciement des millions détournés par Bongo à son profit, l’ex-président Chirac se rendra aux obsèques de cet ami qui fut généreux avec l’argent qu’il aurait plutôt dû investir pour son peuple... quoique ! A voir l’état de profonde tristesse dans lequel est plongé ce peuple gabonais depuis l’annonce de la disparition de son président, on se rend compte que ces gens-là ne méritaient sans doute pas autre chose et qu’ils auront l’inintelligence de se choisir comme successeur un personnage de la même trempe.
Je ne sais pas pourquoi il faudrait s'attendre à autre chose des citoyens de cette région d'Afrique, quand on se rappelle l'information hilarante (mais vraie, confirmée par plein de sites africains) diffusée par le blogueur LENONCE début juin, rapportant qu'en république démocratique du Congo (pays voisin du Gabon) certaines femmes se servent du cube MAGGI par voie anale pour arrondir leur croupe, que les hommes de là-bas préfèrent dodue. Oui vous avez bien lu : des cubes MAGGI en suppositoires ! Quand on est capable de telles croyances, on est capable d'élire et rélire dans l'allégresse un président aux pratiques démocratiques et financières douteuses en croyant qu'il est le père de la nation. SOURCE : AFRIK.COM
Ferrari, Porsche, Chaumet, Francesco Smalto : vous pouvez préparer vos bons de commande, il n’y aura pas de croissance négative pour le pouvoir d’achat des politiciens gabonais. Tant que Total trouvera du pétrole à pomper.
Comme on l’a vu, ce Bongo était dans tous les sens un gars bon, et généreux avec les deniers publics. C’est pourquoi le bongo est un instrument de double percussion. Originaire de Cuba le bongo s'est répandu dans toute la musique latine. C'est une paire de tambours solidaires, à une membrane chacun et dont l'un est plus grand que l'autre. Il est constitué d'une paire de cylindres ou de troncs en cônes, en bois ou en fibre synthétique, muni chacun d'une seule membrane. Ces fûts de même hauteur (20 cm) ont des diamètres différents (20 et 30 cm environ). Le bongo se place entre les genoux, du musicien assis qui en joue avec les doigts des deux mains. Le plus petit fût (l'aigü) est appelé macho ("mâle" en espagnol), il se place à gauche pour les droitiers. Le plus gros (le grave), placé à droite, est nommé hembra ("femelle"). L'accord se fait à la quarte ou à la quinte.
Dans les orchestres de musique occidentale, le bongo est souvent placé sur un stand et joué avec des baguettes. Le bongo est principalement utilisé dans le changüi, le son cubain, le bolero, puis la salsa et la bachata.
ALERTE ! Je suis soudain devenu incapable de placer le "player" de JIWA pour un morceau MP3 dans ce blog. Rien ne fonctionne plus : le morceau n'est pas audible sur le site de JIWA... quand je copie-colle le "player" pour le placer ici, soit il n'apparaît pas, soit il apparaît mais n'est pas fonctionnel. Encore un sale coup de HADOPI, ou les majors de l'édition du disque ont-elles pris le contrôle dimanche 14 juin des sites de publication musicale ? Liberté, liberté chérie...
Non ce n'est pas encore une conséquence du coup de filet de la police de l'Etat français (je parle exprès comme au temps de la France sous Pétain) pour embastiller les auteurs d'insultes contre la ministricule d'état à la famille. Cest la conséquence de mes nouvelles habitudes hygiéniques : ayant entendu les messages de Yann Arthus-Bertrand sur les risques de pénurie d'eau et, la même semaine, ceux des agriculteurs déversant des hectolitres de lait en surproduction, je me suis décidé à reprendre la coutume ancestrale de nos altesses royales : le bain de lait. Les effets sont immédiats, j'ai une peau de bébé, aux fesses et ailleurs, je ne vous dis pas...
Ce matin, j'entendais vaguement dans le lointain Patrick Bruel accueilli comme "'invité du jour" sur Europe 1. Je barbotais dans mon bain de lait frais normand du jour, et soudain j'ai tendu l'oreille quand Bruel a haussé le ton et pris son air sérieux pour déclarer que tout Français qui produit un travail doit en tirer une juste rémunération. Belle parole, me suis-je dit, et magnifique soutien d'un artiste aux agriculteurs qui venaient cinq minutes avant de raconter que quand ils ont payé leurs frais de fonctionnement et reçu le virement des centrales laitières il ne leur reste aucune marge pour vivre. En réalité, Maurice Benguigui (alias Bruel) parlait de la loi Hadopi et défendait le droit de l'industrie musicale de continuer à engranger des revenus suffisants pour que ses travailleurs passent l'été en villa de luxe à Saint-Tropez et le reste de l'année dans un 300 mètres carrés sur l'Ile Saint-Louis. Comme ne croit pas si bien dire le blogueur Hervé Resse dans son billet du 11.06 : "avec Hadopi, tout va de mal en pis". Et comme dit Wikipédia : Patrick Bruel s'est engagé en soutenant de plusieurs causes. Il est compagnon de route de SOS Racisme dès les années 1980 (soupçonné d'être devenu la pompe à fric du rolexmaniaque Julien Dray). A chacun sa grande cause, et les vaches seront bien gardées.
Sarko a réussi sa célébration du D-Day, à Obama Beach, Bloody Omaha. J'ai regardé les cérémonies à la tv, hélas "commentées" (= saccagées) par la catastrophique Marie Drucker (sabotage ?), la parachutée du Douglas C47 de la famille Drucker, larguée par erreur dans la zone des marécages et une fois de plus bien embourbée en-dessous du niveau professionnel minimal requis. La chanson de la semaine met en scène un sergent américain parachuté sur un village normand, où sont supposées vivre des filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là-bas, qui donnent aux hommes de l'amour, d'l'amour made in Normandie... encore fallait-il les trouver vivantes après des bombardements dantesques infligés à la terre normande, car les données sur le nombre de tués du Débarquement sont horrifiantes, pour autant qu'on les connaisse, puisque longtemps ce sujet est resté tabou ; dans les récits on nous montre des Alliés (bons) contre des Allemands (méchants), et parfois ici ou là des civils fous de joie agitant des drapeaux et servant du calva et des baisers enfiévrés aux libérateurs. Les estimations varient, mais il semble vraisemblable que le nombre des tués civils français fut égal à celui des tués allemands et alliés réunis ! C'est dire que les Français ont participé massivement au Débarquement, à leur façon. Une ville comme Saint-Lô fut entièrement rasée, et Caen le fut à environ 80%, elles abritaient sans doute quelques boches, mais était-il nécessaire de tout écraser pour être certains que les boches à l'intérieur le seraient aussi ?
Duo -et alors couple marié- Stone & Charden sortirent leur titre Made in Normandie en 1973. Ils furent le tandem le plus célèbre des années soixante-dix, avec des chansons en tête des hits comme Le seul bébé qui ne pleure pas (c'est celui qu'on est en train de faire), l'Avventura, Le Prix des allumettes... puis ils finirent par se chamailler, se disputer, se déchirer, se séparer mais les re voià ensemble sur les scènes de la tournée Age Tendre et Tête de Bois, dont ce nouvel enregistrement est tiré. Eric Charden et Annie Gautrat sont devenus des sexagénaires mais paraissent encore plus gais et fantaisistes aujourd'hui qu'au temps de leurs grands succès. Surtout Eric, qui me semble très allumé ces derniers temps, preuve qu'il a conservé un stock d'allumettes de ses années de gloire.
Début intégral de l'article du point accompagnant cette photo : " C’est comme une entrée sur un ring de boxe, sauf qu’il ne faut surtout pas boxer. Mercredi soir, un peu avant 20 heures, les deux stars du meeting socialiste de Rezé, Martine Aubry et Ségolène Royal, entrent côte à côte au milieu d’une haie de supporters, empruntant un tapis rouge qui les mène vers leur place, au premier rang. Les encouragements et les cornes de brume les accompagnent."
Il faut le souligner, soulignons : Les encouragements les accompagnent. Oui, le journaliste auteur du reportage le sait, il en aura fallu, du courage, à ces deux bonnes copines, affichées et auto-déclarées comme telles, pour accepter de se présenter côte à côte sur une estrade dans un meeting politique ! Fra-ter-ni-té, répétez avec Royal : fra-ter-ni-té. Regardez-les, ces deux-là, se tenir par le petit doigt pour faire la ronde de l'amitié... c'est mignon la politique à gauche, ce n'est pas à droite qu'on verrait ça... imaginez la même posture avec Fillon et Bertrand (ce dernier serrant une jolie fleur dans sa main potelée). Cet événement fut l'os à ronger de la semaine des journalistes -le feuilleton de la petite Elise étant au point mort. Adressons nos encouragements à notre tour aux socialistes qui voteront dimanche 7 juin pour un candidat PS, un parti où quand les deux principaux leaders montent ensemble à une tribune les journaux en parlent comme d'un événement considérable, le parti qui se faisait passer pour celui de la générosité, des grands et beaux sentiments, mais qui ne sait même plus faire vivre ensemble dans son immeuble de la rue de Solférino mesdames Martine Aubry et Marie-Ségolène Royal.
La chanson "Avoir un bon copain" est celle d'un film de 1931 nommé "Le chemin du paradis", elle était chantée par Henri Garat.
Pour l'amitié franco-allemande - et souhaiter un beau dimanche de soleil à notre amie Hélène - on peut aussi l'écouter interprétée par les Comedian Harmonists :
Le Festival de Cannes se termine aujourd'hui dimanche.
Louis Chedid se destinait au cinéma. Né à Ismaïlia, il est le fils d'un scientifique et de la célèbre écrivain franco-libanaise Andrée Chedid, qui s'installe avec sa famille à Paris six mois après sa naissance. Enfant, il est écolier dans une institution religieuse et fait ses premiers pas de chanteur en qualité de membre de la célèbre Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Après avoir obtenu le bac en 1968, Louis Chedid va à Bruxelles et étudie à l'Ecole Technique du Cinéma de la ville pendant un an. De retour à Paris, il devient stagiaire-monteur et assistant en 1970. Toujours, en 1970, sa fille Émilie naît. Son fils Matthieu naîtra un an plus tard. Alors qu'il est chef monteur à Gaumont, le jeune homme est remarqué par François Bernheim, directeur artistique de Barclay, qui entend une maquette et lui fait enregistrer un disque. Dès lors, il se lance dans la musique. En 1973, il enregistre son premier album Balbutiements (Barclay) qui passe inaperçu. L'année suivante, il signe chez CBSet signe trois albums par an (dont un qui contient le fameux Hold-Up, qu'il reprendra en 1985avec un clip remarqué réunissant Gérard Jugnot, Alain Souchon et Claude Brasseur).
Mais le succès arrive véritablement en 1977 et en 1978 avec des titres comme La Belle et T'as beau pas être beau les chœurs sont assurés par Émilie et son fils Matthieu), sortis en single, qu'il obtient la reconnaissance du public. En 2001 il sort son album Bouc-Bel-Air, du nom cocasse du bled paumé situé au nord des quartiers nord de Marseille (ou si l'on préfère au sud des quartiers sud d'Aix-en-Provence) où il passait ses vacances d'enfant.
En 1981, Ainsi soit-il est aux premières places du hit-parade :
Moteur L'action se déroule dans ta ville Vue d'hélicoptère ou du haut d'un building Et puis la caméra zoome avant Jusqu'à ton appartement
Ainsi soit-il Tel est le nom du film
Comme il est dit dans l'scénario Gros plan de toi dans ton berceau Comme il est précisé dans le script Lumière tamisée flou artistique
Ainsi les gazettes me répètent-elles jusqu'à satiété que "notre Johnny national" (comme disent les journalistes sans inspiration) vient de commencer sa tournée d'adieux. Jean-Philippe Smet n'a jamais été mon idole des jeunes ; je lui préférais, et de loin, son rival Claude Moine, alias Eddy Mitchell, et j'exigeais de porter des chaussettes noires de la marque Stemm qui parrainait le groupe de rock du même nom. Johnny est 'national' malgré lui, du fait qu'il n'a jamais réussi à se faire connaître à l'étranger, à l'exception de la Belgique, son pays, bien sûr, et de la Suisse où il place ses sous. Pour s'assurer de jouer à guichet fermé dans un concert à Las Vegas, il avait fait venir les gens de nos campagnes gauloises en charter, c'est risible ou pathétique. On peut apporter son manger. Johnny est international sur la région France-Belgique-Suisse. C'est un fier représentant de la diversité (à forte connotation fiscale) et c'est à ce titre -l'UMP n'étant pas sectaire- que son ami le président Sarko vient de prier Johnny de chanter pour la France le 14-juillet prochain, pour le modique cachet de 500 K€ que vous serez invités à régler rubis sur l'ongle, crise mondiale oblige (je vous rappelle que les caisses de l'Etat sont vides, comme disait ce bout-en-train de François Fillon l'été dernier).
Ce que j'ai bien aimé de Johnny en cinquante ans de chanson, c'est en 1966, quand il a répliqué au chanteur contestataire à chemises fleuries Antoine, qui voulait le voir "en cage à Médrano" (les Élucubrations d'Antoine), par ce morceau, "Cheveux longs, idées courtes". J'appris plus tard que c'était un air impunément volé à un autre Belge, Ferré Grignard, qui venait de passer à l'Olympia. Le titre de celui-ci "My crucified Jesus" fut transformé en "Cheveux longs, idées courtes". Hallyday y insultait non seulement les hippies, mais Grignard en particulier, souligne Wikipédia. Et tout cela sans indemniser Grignard, mort pauvre d'un cancer en 1982. Le plagiaire Hallyday ne devrait pas manquer de prélever quelques piécettes de son cachet du 14-juillet pour les remettre à la famille de Grignard, en forme d'adieu posthume, il serait grand temps. La dernière tournée de "notre Johnny national" a été baptisée TOUR 66, en référence à la mythique Route 66 qui traverse les USA d'est en ouest, preuve que Johnny souffre d'être resté "national". Le long des 4 000 kilomètres de la Route 66, personne ne connaît Johnny Hallyday. Tournée Nationale 7 lui aurait mieux convenu, mais ce grand blond avec une Santiag noire est snob et orgueilleux, et rouler en Harley Davidson sur la Route 66 lui a toujours semblé plus digne que pétarader à califourchon sur une Voxan made in France dans la vallée du Rhône.
Un détail m'attendrit, chez Jean-Philippe Smet, c'est qu'à un âge où de nombreuses vedettes se font tirer la peau sans autre objectif que paraître plus jeunes, lui s'est fait brider les yeux pour ressembler à sa fille adoptive Jade (PHOTO).
D'abord la version authentique du Belge Ferré Grignard : "My crucified Jesus" :
Puis le plagiat "Cheveux longs, idées courtes" chanté en 1966 par le Belge Johnny Hallyday :
Ne cliquez pas encore ! Si vous cliquez tout de suite sur l'icône de lecture de ce morceau musical très connu, il est à craindre que vous irez en courant vous réfugier aux abris, ou que vous fuirez par la porte de derrière munis de vos faux papiers (Papier, Bitte !) pour rejoindre vos camarades du maquis avant la visite domiciliaire de la gestapo, ou que vous avalerez vite fait le message codé destiné au colonel Roll-Tanguy. Si vous commettez ce geste irréfléchi, vous n'aurez plus jamais aucune chance de comprendre enfin, 64 ans après la signature de la capitulation sans condition de l'Allemagne, le 8 mai 1945, commémorée cette semaine, que ce chant traditionnel allemand n'a rien d'un appel nazi à l'extermination des non-Aryens. Au contraire, il aurait plutôt des allures franchement bucoliques : "dehorssur la lande, l'oiseau chante librement." Le jour de la publication de cette Note, dimanche 10 mai 09, le président Sarko est en visite chez la chancelière Angela Merkel à Berlin pour discuter de l'Union Européenne ; vous voyez que la guerre est finie.
1. Ein Heller und ein Batzen, die waren beide mein, ja, mein. Der Heller ward zu Wasser, der Batzen ward zu Wein, ja Wein, Der Heller ward zu Wasser, der Batzen ward zu Wein, ja Wein.
2. Die Wirtsleut´ und die Mädel, die rufen beid:"0,weh , o, weh !"
Die Wirtsleut´ wenn ich komme, die Mädel, wenn ich geh', ja, geh'.
3. Mein Strümpf´ die sind zerrissen, mein Stiefel sind entzwei, entzwei
und draußen auf der Heide, da singt der Vogel frei.
4. Und gäb´s kein Landstraß´ nirgends, so blieb ich still zuhaus
und gäb´s kein Loch im Fasse, so tränk ich gar nicht draus
5. Das war ´ne rechte Freude, als mich der Herrgott schuf ?
´nen Kerl wie Samt und Seide, nur schade, daß er suff.
Text: Albert Graf von Schlippenbach (1830) - Melodie : Volksweise
TRADUCTION
1. Un sou et un écu qui étaient miens tous deux, oui miens, le sou était pour l'eau et l'écu pour le vin, oui le vin, le sou était pour l'eau et l'écu pour le vin.
2. Les aubergistes et les servantes disent tous deux : "O malheur !" les aubergistes quand j'arrive et les servantes quand je m'en vais. 3. Mes bas sont déchirés, mes bottes sont ouvertes et, dehors sur la lande, l'oiseau chante librement. 4. Et s'il n'y avait de route nulle part, je resterais tranquillement à la maison et s'il n'y avait pas de trou dans le tonneau, je n'y boirais pas. 5. C'était une grande joie lorsque le seigneur dieu l'a créé un gars en or, dommage seulement qu'il buvait.
Le Monde du lundi 4 mai a publié une lettre ouverte d'un groupe d'artistes de gôôôche adressée à la Première Sectaire du PS, Martine Aubry. Parmi les auteurs on reconnaît quelques unes des plus belles âmes de gauche de ces cinquante dernières années, en tête Juliette Gréco et les inévitables Michel Piccoli et Pierre Arditi. Ces belles personnes nous arracheraient des larmes quand elles disent que la gauche a toujours été et restera leur famille, mais qu'elles se sentent aujourd'hui abandonnées par les dirigeants du PS qui se font "les avocats du capitalisme débridé", en empêchant le vote de la loi "Création et internet" sur le téléchargement illégal.
Juliette Gréco a estimé sur Europe1 que dans ce dossier le PS l’avait "abandonnée". "De quoi vivent les auteurs, les compositeurs ? De leur travail. De quel droit on ôte à ces gens leur possibilité de vivre", s’est interrogée la chanteuse.
Ces éternels donneurs de leçons, qui se sont toujours présentés comme forcément du bon côté, celui de ce qui est moral, juste et généreux - face au fascisme qu'est forcément l'UMP .. mais aussi à l'occasion au côté du communisme et du maoïsme dont ils ignorent encore en 2009 les incommensurables dégâts en millions de vies humaines - estiment qu’"en faisant échec au vote de la loi "Création et internet" sur le téléchargement illégal à l'Assemblée", le PS a "adressé" à leur égard "un message de rupture." Ils considèrent qu'en s'"opposant à ce que des règles s'imposent aux opérateurs télécommunications pour qu'ils cessent de piller la création", le PS vient "de tourner le dos de manière fracassante" à ce qu'ils appellent leur "histoire commune", qu'ils caractérisent par "le refus d'un ordre purement marchand", "la protection du faible contre le fort". SOURCE : EUROPE1
Gréco, Piccoli, Le Forestier, Arditi : malgré vos airs d'artistes intelligents vous n'avez rien compris à ce qu'est la "stratégie" du PS (pourtant simple), et vous vous enfoncez dans ce qui restait de notre estime en confirmant que ces gens sont et resteront "votre famille" quoi qu'il advienne (le maire détourneur de fonds publics d'Hénin-Beaumont, votre famille, Georges Frêche, la Bécassine du Poitou-Charente votre famille ?). Vos multiples activités artistiques vous empêchent de prendre deux ou trois minutes d'observation pour comprendre ce qu'est la stratégie actuelle du PS, et je vous la révèle ici : la stratégie du PS est de critiquer et démolir sans réfléchir tout ce que dit et fait la majorité au pouvoir. Pas de pot, avec la loi Hadopi, ce que voulait faire la droite était favorable aux artistes. C'est ballot.
Si vous vous sentez de gauche, donc êtes une personne généreuse, ne faites-pas comme Madame Aubry, qui a eu la cruauté d'abandonner en pleine Crise Mondiale les artistes favoris du Parti Socialiste ; quand vous partirez en vacances cet été, pensez-y en plongeant votre regard dans celui de votre animal favori, souvenez-vous du regard désespéré de Juliette, Michel, Maxime et Pierre. Ne les abandonnez pas.
Le Bal Masqué est une chanson pour noces et banquets de 1984 de la Compagnie Créole. Rapport au virus grippal A-H1N1 auquel nous faisons si finement allusion ici :
Colombine (Colombine) Aujourd'hui Joséphine (Joséphine) J'embrasse qui je veux, je veux Devinez, devinez, devinez qui je suis Derrière mon loup, J'embrasse qui je veux, je veux (NDLR : ben mon cochon !)
Le possible début de pandémie de grippe porcine annoncé cette semaine au Mexique me rappelle un énorme succès de la chanson survenu en 1962 : un Mexicain, chanté par une énorme vedette de l'époque, Marcel Amont. C'était un artiste parfois de type carrément fantaisiste comme le fut Henri Salvador, parfois chanteur de charme. On n'a pas idée de ce que fut le succès de Marcel Amont en ce temps-là. Avant ce Mexicain lancinant de 1962, il avait sorti un tube de l'été en 1959 avec Bleu Blanc Blond, que voici en vidéo. En avril 2009, Marcel Amont, toujours svelte, vif et pimpant, vient de fêter ses 80 ans et accompagne la Tournée Age Tendre. C'est beau d'être jeune ! Marcel Amont sort son premier disque en 1956 et, la même année, fait la première partie des concerts d'Edith Piaf. En 1962, il se produit 100 jours de suite à Bobino. En 1970, il se produit à L'Olympia dans un vrai "one man show" avec danseuses, cascades, écrans géants, etc. Le succès est tel, que le spectacle est prolongé de deux semaines. Du jamais vu à l'Olympia. Il est, en France, le premier chanteur à se produire avec des danseuses accompagnant le chanteur, bien avant Claude François. Il participe à de très nombreuses émissions de variétés dans les années 60 et 70. Il est actuellement l'une des têtes d'affiche de la tournée Age Tendre et Tête de Bois - saison 4 (Wikipedia)
Ami entends-tu Le vol noir des corbeaux Sur nos plaines. Ami entends-tu Les cris sourds du pays Qu'on enchaîne, Ohé partisans Ouvriers et paysans C'est l'alarme ! Ce soir l'ennemi Connaîtra le prix du sang Et des larmes…
Montez de la mine, Descendez des collines, Camarades. Sortez de la paille Les fusils, la mitraille, Les grenades. Ohé ! les tueurs A la balle et au couteau Tuez vite ! Ohé! saboteur Attention à ton fardeau… Dynamite…
C'est nous qui brisons Les barreaux des prisons Pour nos frères. La haine à nos trousses Et la faim qui nous pousse, La misère. Il y a des pays Où les gens au creux des lits Font des rêves. Ici, nous vois-tu Nous on marche et nous on tue Nous on crève…
Ici, chacun sait Ce qu'il veut, ce qu'il fait Quand il passe Ami, si tu tombes, Un ami sort de l'ombre A ta place. Demain du sang noir Séchera au grand soleil Sur les routes. Chantez compagnons, Dans la nuit, la liberté Nous écoute…
Ami, entends-tu Les cris sourds du pays Qu'on enchaîne Ami, entends-tu Le vol noir des corbeaux Sur nos plaines
PAROLES : Joseph Kessel et Maurice Druon
MUSIQUE : Anna Marly
Maurice Druon, ancien secétaire perpétuel de l'Académie française, est décédé cette semaine à l'âge de 90 ans. Il était le co-auteur du Chant des partisans et l'auteur de la série romanesque Les Rois maudits.En 1943, se trouvant à Londres avec son oncle Joseph Kessel, il composa un hymne, le Chant des partisans, qui devint dans la Résistance un chant de marche, d'espoir et de bravade. Composé par Anna Marly, ce chant mit le feu aux maquis, galvanisa les énergies. Nommé par Pierre Messmer ministre des Affaires culturelles en 1973, il se singularisa par de courageuses prises de position contre les abus du monde culturel. Une de ses déclarations est restée célèbre : «Les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main et un cocktail Molotov dans l'autre devront choisir. » Il devint la bête noire de toute une profession (on ne parlait pas encore à l'époque d'intermittents du spectacle). Les conformistes l'exécraient. Il n'en avait cure, jouant volontiers les provocateurs mais s'élevant également avec vigueur contre la féminisation abusive des titres, et plus largement contre l'appauvrissement de la langue française. Il prit mille fois part au débat public, et souvent de façon tonitruante, d'une voix de bronze, au risque de se laisser enfermer dans la caricature. Maurice Druon avait été élu en 1966 à l'Académie française. Il servit cette institution, dont il fut, durant plus de dix ans, le secrétaire perpétuel. A l'annonce de la candidature de Marguerite Yourcenar à l'Académie française en 1980, qui marquait l'ouverture de l'institution aux femmes, li s’écria : «D'ici peu vous aurez quarante bonnes femmes qui tricoteront pendant les séances du dictionnaire.» (LE FIGARO : Un seigneur des lettres est mort)
Je ne peux m'empêcher de penser en écoutant ce chant à Roger Pannequin (1920-2001) alias Commandant Marc, illustre résistant de la première heure dans le Pas-de-Calais, qui dès la Libération eut l'excellente idée de devenir le père de deux magnifiques filles prénommées Edith et Michelle. Ce n'est que tardivement qu'il publia ses souvenirs de résistance dans deux tomes dont le premier, intitulé précisément Ami si tu tombes, parut en 1976 et fut dédié à la mémoire d'Edith, tuée sur la route en pleine jeunesse une dizaine d'années auparavant alors qu'elle était étudiante à Lille.
Le chant des partisans est ici interprété par celle qui composa la musique, Anna Marly.
De quoi se mêle-t-il ? Obama, l'idole des foules en délire, commence peut-être déjà après moins de deux mois de présidence à en décevoir certains, qui, les cons naïfs, pensaient mordicus qu'un président des USA noir allait forcément travailler pour améliorer le sort des habitants de l'Union Européenne. Contre l'avis de l'immense majorité des habitants et dirigeants de l'UE, et notamment de son nouvel ami Sarkozy, Obama n'a pas hésité à deux reprises cette semaine à pousser la Turquie et ses 70 millions de musulmans dans les bras de l'UE. De quoi il se mêle ? Simplement et exclusivement des intérêts des USA. il y en a qui découvrent ça l'air ébahi. Pauvres cloches pascales !
Le musicien de jazz Dave Brubeck est né en 1920 en Californie et continue à donner des concerts, à 89 ans. Blue Rondo a la Turk, composé par Brubeck, apparaît sur l'album Time Out (1959). C'est l'un des rares morceaux de jazz de son époque à avoir été composé en 9/8, une signature rythmique peu courante. Le titre de ce morceau représente le triple métissage dont il est issu :
"Blue" se réfère au style jazz du morceau, en rapport avec les 'blue notes';
'Rondo' signifie qu'il est construit sous la forme couplets-refrain selon la terminologie classique;
'a la Turk' parce qu'il emprunte un rythme de danse turque et grecque, comme le karsilamas, à 4 temps inégaux : 3 temps à 2 croches et un temps à 3 croches (noire, noire, noire, noire pointée).
SOURCE : Wikipedia Claude Nougaro l'a mis en paroles sous le titre A bout de souffle.
Ouvrez ouvrez la cage aux canards Regardez-les s'envoler c'est beau Les enfants si vous voyez Des p'tits canards prisonniers Ouvrez-leur la porte vers la liberté
C'est exactement ce que Pierre Perret semble avoir appliqué lui-même avant sa chanson, en orchestrant depuis quarante ans ce canard ("Fausse nouvelle lancée dans la presse pour abuser le public" - SOURCE : Le petit Bébert 2007, page 336) selon lequel le jeune Perret aurait établi puis entretenu dans les années cinquante une solide amitié avec l'écrivain Paul Léautaud, cela afin de se faire mousser et rendre jaloux Georges Brassens et René Fallet, à l'époque, qui bien qu'admirant Léautaud, étaient incapables de le rencontrer, tant celui-ci était insociable et vivait claquemuré. Tous les détails (dates, témoignages, descriptions des lieux) qui nous sont fournis à présent semblent converger vers l'hypothèse d'un énorme mensonge de Perret, c'est troublant. Lire par exemple dans Le Figaro. Léautaud étant décédé en 1956, les supposés faits remontent à 53 ans minimum. Le souci est que Perret a construit beaucoup de légende à son avantage sur la base de cette relation privilégiée avec Léautaud (qui ne voyait pratiquement personne).
L'affaire est chaude, brûlante : chacun sait que Léautaud est l'un des écrivains les plus lus en ce moment par les Français, à quasi égalité avec Guillaume Musso et Marc Lévy ; avant-hier soir encore il semblerait qu'Hervé Resse ait entendu une candidate de Nouvelle Star sur M6, Camélia Jordana, glisser qu'elle n'en serait pas venue à chanter Quelqu'un m'a dit, de Carla Bruni, si elle n'avait auparavant découvert l'émotion littéraire à travers les poésies de Paul Léautaud. Télé 7 Jours nous apprend dans un entrefilet confidentiel qu'à TF1 Thierry Rolland et Jean-Michel Larqué avaient coutume pendant les fastidieux déplacements vers les stades de toute l'Europe d'échanger des citations de Léautaud, comme celles-ci :
La trahisonestla seconde naturedes femmes
Chaque foisqu'une maîtresseme quitte, j'adopte un chat de gouttière : une bête s'enva, uneautre arrive
Ne rentrez jamais chezvousà l'improviste : sivotre femmen'estpas seule, vous l'ennuierez ; sielleest seule, vousvous ennuierez
Être gravedanssa jeunesse, celase paie souventparune nouvelle jeunessedans l'âge mûr. (oui, Paul Léautaud, qui était un grincheux, a dit ça, mais il n'a rien dit sur ceux qui sont graves dans leur âge mûr !)
Le sommet de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, aussi connue sous l'acronyme NATO que les Français disent en verlan OTAN, s'est tenu à l'occasion de son 60e anniversaire le 4 avril à Strasbourg. En présence du représentant des Etats-Unis, Obama, acclamé comme une rock star par des foules en délire, alors que personnellement je me réserve de ne l'acclamer peut-être, et encore, que lorsqu'il aura réalisé quelque chose d'admirable. Vous comprenez, j'ai acclamé le Général de Gaulle, tout le monde savait ce qu'il avait fait d'admirable. Je ne peux donner la même dose de houras à quelqu'un qui n'a rien fait, à part s'être fait élire bien que noir. Cela reste un peu mince.
De koufra à Strasbourg Rappel : à partir de juin 1940 la France est occupée par les Allemands, un colonel fraîchement nommé général à titre temporaire, Charles de Gaulle, décide de continuer le combat à partir de Londres, il s’appuie sur les immenses ressources que le colonialisme (Mon Dieu, quelle horreur, ce colonialisme !) a permis à la France de conserver intactes en Afrique. Le 25 juillet 1940, à Londres, le capitaine Philippe de Hauteclocque, évadé de France par l'Espagne, se présente à de Gaulle (sous le pseudonyme de Leclerc afin de ne pas compromettre sa femme et ses enfants restés en France). De Gaulle le nomme aussitôt chef d'escadron (commandant) et décide de l'envoyer à Lagos (Nigeria) pour y préparer le ralliement de l'Afrique équatoriale française.Portrait de Leclerc ici.
Nous retrouvons Leclerc au Tchad en 1941.
L’Italie est alliée de l’Allemagne nazie. Quand on voit le comportement de Berlusconi au Sommet de Stasbourg le 4 avril, on a une caricature vivante offerte au monde de l'idée que nous continuons à nous faire des ritals, avec de solides raisons : hâbleurs, goujats, bruyants, superficiels, démonstratifs en verbe mais sans courage réel. Visualisez Berlusconi en 2009 et revoyez les films d'actualités d'époque mettant en scène Mussolini dans les années 30-40 : vous serez frappé par les similitudes.
Koufra est défendue, entre autres, par les Italiens de la Sahariana di Cufra, une compagnie motorisée qui jouit d'une grande réputation - mais arracher cette position à l'Italie équivaut à porter un sérieux coup à la domination fasciste en Afrique. Et ce coup, c'est la France Libre qui va le porter - avec le concours de la patrouille néo-zélandaise qui a participé au raid contre Mourzouk. Durant tout le mois de février, la colonne sera stoppée par des ennuis de tous ordres (avaries, pannes, embuscades) ; en outre, l'appui aérien du groupe de bombardement basé au Soudan (GRB1) fait défaut et l'aide attendue des Britanniques n'est finalement pas accordée. Leclerc se retrouve finalement seul avec sa colonne ; les affrontements avec la Sahariana di Cufra (Italiens), beaucoup mieux armée, seront violents, mais Leclerc, sûr de son affaire, ne se presse pas. Le siège du fort d'El Tag, qui défend Koufra, dure dix jours ; les coups de main se succèdent et la résistance italienne finit par faiblir. Au matin du 1er mars 1941, la garnison italienne se rend.
Koufra est tombée. Leclerc prononce alors quelques mots qui passeront à la postérité sous le nom de "Serment de Koufra". Quelques jours plus tard, de Gaulle lui écrira : "Vous venez de prouver à l'ennemi qu'il n'en a pas fini avec l'armée française. Les glorieuses troupes du Tchad et leur chef sont sur la route de la victoire." Si la prise de Koufra passe inaperçue en France - un seul journal annonce que des troupes anglaises ont occupé l'oasis - elle est, en revanche, saluée avec enthousiasme dans tous les territoires de l'Empire ralliés à la France Libre. Il s'agit, commente la BBC, du "premier acte offensif mené contre l'ennemi par des forces françaises partant de territoires français, aux ordres d'un commandement uniquement français".
Le serment de Koufra : "Nous sommes en marche. Nous ne nous arrêterons que lorsque le drapeau français flottera sur la cathédrale de Strasbourg." Général Philippe de Hauteclocque, dit Leclerc, Koufra (Tchad), 1er mars 1941
Au Maroc, le 24 août 1943, est créée la 2e division blindée (2e DB), sur le modèle des brigades américaines, avec des Combat Command (groupements tactiques), formations interarmes adaptées aux conditions du combat. Leclerc souhaite faire de sa division un symbole de l'unité nationale, sous l'autorité du général de Gaulle, chef suprême et unique de la France Combattante. En septembre, la 2e DB est regroupée au camp de Temara (Maroc), où elle va parfaire son entraînement et compléter ses effectifs jusqu'en avril 1944. A partir du 10 avril, elle commence à quitter le Maroc pour l'Angleterre, où elle est affectée à la 3e armée américaine de Patton. Le débarquement a lieu le 6 juin 1944.
Au début de septembre 1944, avec l'accord d'Eisenhower, de Gaulle décide d'envoyer la 2e DB vers Strasbourg. Leclerc entame alors une chevauchée vers les Vosges et l'Alsace, qui sera ponctuée de plusieurs victoires spectaculaires : prise de Vittel (12 septembre), destruction de la 112e division blindée allemande à Dompaire (13 septembre), franchissement de la Moselle (21 septembre). Après quoi, durant un mois, sur les rives de la Meurthe, Leclerc - qui refuse le poste de chef d'état-major de l'armée pour se consacrer à sa division - prépare méthodiquement la marche sur Strasbourg. Le 31 octobre 1944, il enlève Baccarat : "une de mes plus belles réussites", dira-t-il. Au centre du dispositif américain, la 2e DB s'élance vers Strasbourg à la mi-novembre 1944 ; la capitale alsacienne tombe le 23 novembre. Le serment de Koufra est tenu.
Le lendemain, Leclerc adresse une proclamation à la population : « Pendant la lutte gigantesque de quatre années menée derrière le général de Gaulle, déclare-t-il, la flèche de votre cathédrale est demeurée notre obsession. Nous avions juré d'y arborer de nouveau les couleurs nationales. C'est chose faite. »
Car bien sûr si vous entrez "leclerc strasbourg" dans Google vous trouverez surtout l'adresse d'un supermarché. Google ne fait logiquement pas le tri entre les poireaux et les officiers généraux, puisque ces derniers sont surnommés "poireaux" (grosse légume aux cheveux blancs et à la queue verte)
Les patrons sommés d'abandonner leurs avantages (RFI, 25.03.09)
Luc Chatel dénonce l'indécence des patrons de la Société Générale (France 24,20.03.09)
... tels sont quelques uns des titres trouvés dans la Presse depuis huit jours. Hélas, simple erreur d'orientation scolaire, vous savez quelle profession j'exerce aujourd'hui ? Patron. Mon métier porte le même nom que celui des rapaces immondes qui peuplent les conseils d'administration des banques. Si je suis à la brasserie qui fait l'angle ou dans la file d'attente d'un grand magasin, je tremble d'être démasqué et que la foule compacte m'entoure en se rapprochant, les yeux exorbités, scandant le doigt pointé sur ma frêle carcasse : Patron, salaud, le peuple aura ta peau ! J'ai du mal à joindre les deux bouts, je cours après les nouveaux clients, j'ai modéré ma rémunération pour alléger un moment la trésorerie de l'entreprise et investir dans le développement commercial, je suis à jour du paiement des cotisations sociales, de la TVA, des impôts et taxes de toutes sortes, je montre l'exemple à mes employés en arrivant avant eux, en partant après eux, en faisant régner une ambiance concentrée sur l'efficacité mais détendue... la seule chose illégale que je fais c'est déboucher de temps en temps une bouteille avec eux sur le lieu de travail pendant les heures ouvrées, pour célébrer un petit événement, ou le début ou la fin de la semaine... que l'Inspection du Travail soit clémente, les temps sont durs, et les stocks de pinard invendu abondants. Je l'avoue, je suis patron. Personne ne me félicite, personne ne m'envoie un ou deux petits milliards pour m'aider à m'en sortir, je suis noyé dans la masse anonyme des TPE et entreprises d'artisanat créatrices d'emplois et de richesses (globalement le premier employeur de France), je travaille sans bonus, sans parachute, sans organisation pour m'aider à défiler dans les rues en beuglant ma colère. Les seuls qui pensent à me dire merci, ce ne sont pas des ministres, ce sont des Charlots... le MP3 de la semaine.
Tina Turner rugit encore - La silhouette de Tina Turner dément un état civil qui lui donne 69 ans. Les différents changements de tenue dévoilent une plastique impeccable, des jambes toujours superbes et un déhanché intact. Sans jamais sombrer dans la vulgarité, Tina assure le show avec une belle maestria. (Source : Le Figaro).
La féline a passé trois soirées sur la scène de Bercy en début de semaine. Découverte en France au début de la décennie soixante-dix, cette femelle noire avait déjà ce quelque chose d'animal qui peut mettre certains mâles en rut. Elle débuta en 1960. avec son futur mari, un certain Ike Turner, décédé en 2007, qui se mit ensuite à la battre, alors qu'elle ne méritait que caresses. Elle avait abandonné son prénom Anna pour celui de Tina en référence à Sheena, héroïne de bandes dessinées surnommée "reine de la jungle".
Et voilà que Tina Turner, depuis longtemps débarassée de Ike, continue à faire de la scène à l'âge de 69 ans. J'ai entendu deux commentaires sur l'âge des gens cette semaine : Tina Turner, encore en pleine forme à près de 70 ans... Alain Bashung qui disparaît à 61 ans, si jeune encore.
Il n'est pourtant pas si loin, moi qui vous parle je m'en souviens, le temps où un sexagénaire était un vieux plus bon qu'à lire au coin du feu les pages locales de La Voix du Nord en bourrant sa pipe, et une sexagénaire une mémée parcourant le marché en trottinant, cheveux gris en chignon, cabas à la main, un peu voutée.
SUIVI - - Grand Prix du meilleur commentaire attribué à Caritate Libertine pour "Ike et Tina étaient-ils félins pour l'autre ?"
L'hebdomadaire de la gauche qui est du bon côté de la pensée humaniste, passe ses vacances dans le Luberon et surveille l'heure de l'apéro sur une rolex ou une breitling tout en critiquant à mort le capitalisme, réussit à introduire deux bizarreries dans un titre de trois mots. Bashung était donc un chanteur de rock, et comme il est le dernier, Johnny Halliday, Dick Rivers et Eddy Mitchell, encore en vie, n'appartiennent pas à cette catégorie. Ce sont sans doute des chanteurs de jazz, ou de folk, ou de musette. J'ai entendu beaucoup de Bashung depuis une semaine, et pour moi ce que j'ai entendu c'est de la variété française, pas du rock. Tout comme nous soulignions ici la semaine dernière que l'annonce par la presse de la disparition du dernier "grand" de la chanson française repoussait Aznavour au rang de dernier grand de la chanson suisse.
A moins que « rocker » ne soit à prendre dans un autre sens que musical ? Porter des blousons de cuir, fumer comme une locomotive, traîner dans des bouges des nuits entières, picoler et même pire, se coiffer en banane, afficher un air de rebelle… ? Pourquoi pas. J’ai bien vu à la télé l’autre soir un "chanteur" de rap proclamer que selon lui Juliette Gréco était la plus grande rappeuse de la chanson française ! Si on peut plaquer n’importe quel nom sur n’importe qui, inutile de discuter. Sarko est un géant dégingandé, le premier président noir et socialiste de France ; Ingrid Betancourt est une sainte femme ; Marie-Ségolène Royal est une femme d’état de niveau international ; Carla Bruni est une chanteuse lyrique ; Diam’s est une chanteuse à texte style rive gauche ; et puis n’en parlons plus.
Ma petite entreprise Connaît pas la crise Épanouie elle exhibe Des trésors satinés Dorés à souhait
J'ordonne une expertise Mais la vérité m'épuise Inlassablement se dévoile
Et mes doigts de palper Palper là cet épiderme Qui fait que je me dresse Qui fait que je bosse
Etc.
En adieu à Alain Bashung, décédé samedi 14 mars à l'âge de 61 ans. Ma petite entreprise numéro
un connaît bien la crise, hélas, tandis que ma petite entreprise numéro deux connaît des phases d'expansion soudaines, suivies de récessions molles en croissance négative pouvant durer des heures. La reprise survient quand Gaby m' laisse pas la nuit ou quand Joséphine ose un geste osé.
Je viens d'entendre sur les radios les revues de presse et les experts en chanson dimanche matin 15 mars : les avis sont unanimes, Alain Bashung était "le dernier grand de la chanson française". C'est tranché, c'est dit. Je voudrais tout-de-suite rassurer Charles Aznavour : lui, il est le dernier des grands de la chanson suisse ; ce n'est déjà pas si mal pour un petit bonhomme franco-arménien né Shahnourh Varinag Aznavourian (Շահնուր Վաղինակ Ազնավուրյան) qui a connu trois ou quatre petits succès d'estime dans les années cinquante et soixante.
SUIVI - Cette affiche était sur les abribus de Paris la semaine (18-24 mars) où eurent lieu les obsèques d'Alain Bashung. Sa famille et ses amis avaient l'air tristes mais pas du tout inquiets (Photo par Hervé Resse)
Aujourd'hui, Journée Internationale de la Femme. C'est évidemment une absurdité de célébrer une telle journée dans nos contrées. A moins de persister à croire la Buse Royal qui déclara à la presse pendant la campagne présidentielle de 2007 qu'en France une femme sur trois meurt sous les coups de son conjoint. Il vaudrait mieux que ce beau déploiement de sentiments généreux se dirige, par exemple, vers les pays musulmans, où l'islam réserve à la femme une considération à peine supérieure à celle du porc. Le blogueur Fromage Plus, listé dans mes Recommandés, raconte dans un billet du 5 marsle souvenir d'une vidéo de lapidation d'une femme dans un pays du Moyen-Orient :
" Il me souvient d’avoir un jour visionné une courte vidéo, filmée par un téléphone portable au cœur d’une foule compacte et hystérique, quelque part au Moyen-Orient. Un essaim d’hommes en furie était en train de massacrer une femme à coups de poings, de pierres, de pieds, de tout ce qui tombait sous la main. La malheureuse – j’ignore son crime – hurlait parmi les hurlements, s’effondrait rouée, piétinée, déchiquetée. Puis, alors qu’elle gisait morte ou agonisante dans son vêtement déchiré de toutes parts, des mains se précipitèrent pour couvrir une fesse ou une jambe qui dépassait. Ce qui était blasphématoire pour cette meute sanguinaire ne résidait absolument pas dans la mise à mort sauvage d’une femme ; c’était soudain l’impudeur provocante d’une fesse. Il était soudain choquant qu’on pût voir une fesse, et c’était cela qui était inadmissible pour ces justiciers vertueux."
Nous pouvons écouter comme MP3 de la semaine Etre femme, de Michel Sardou, l'original ainsi qu'une version peu connue par un groupe féminin nommé Shemale. Sachant que shemale signifie transsexuel, on se demande ce qui peut bien se nicher dans la culotte de ces chanteuses. On se le demande... Quéquette ou foufounette ?