La pétition signalée ici il y a 4 jours, contre la rumeur d'éviction de Zemmour par RTL, a reçu plus de 11 000 signatures (6 900 sur les pétitions censurées par Avaaz et 4 500 sur la pétition ensuite organisée chez Petitionbuzz) : en moins d'une semaine.
Cette pétition sera envoyée lundi prochain à la direction de RTL et pour information à l'attention de M. le Président de la République sans les noms des signataires, mais avec un certificat d'huissier attestant de la réalité du nombre des signataires.
L'organiseur de la pétition estime, à voir les réactions surprises des journalistes, que cette pétition pour la liberté d'expression et en soutien à Eric Zemmour est le signe d'un sursaut des consciences.
Il ajoute que de nombreux signataires ont souligné "le rôle néfaste des associations nuisibles que nous ne connaissons tous que trop bien : Sos-Racisme, MRAP, LICRA, France Terre d'Asile, etc."
Les gens trouvent scandaleux que ces associations soient financées avec nos impôts. Ce sera donc la seconde étape de l'action du même initiateur, qui lance ce 30 mai une nouvelle pétition nationale visant à "exiger une loi interdisant les subventions publiques à des associations idéologiques, communautaires ou religieuses."
Voici le lien vers la pétition : http://www.petitionbuzz.com/petitions/impots
Je trouve simplement qu'à trois semaines près il n'y a aucune chance d'aboutir avec le nouveau gouvernement, il fallait le tenter entre mai 2007 et avril 2012. Là, pour les cinq ans qui viennent, les associations citées vont être surprotégées et peut-être même encore plus gavées de subventions que jamais.
31 mai 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (0)
Je signale aux médias qui me sautent aux yeux et aux oreilles depuis hier avec l'information selon eux capitale que Laurence Ferrari quitte le JT de TF1 que Grincheux G. et pas mal de millions d'autres s'en taponnent le coquilard éperdument.
Alors quoi, notre pays est plongé dans une immense crise, on licencie dans tous les coins, et vous ne trouvez rien de mieux à nous jeter en pâture qu'une blondasse va passer d'une chaîne de télé à une autre ? Déjà que j'évite TF1 autant que faire se peut, et surtout dans la tranche 20:00 - 20:30, la pire pour se faire abrutir, mais même, à supposer que je sois parfois devant TF1, admettons (pour un match de foot), est-ce que le remplacement d'une liseuse de prompteur bien peignée par une ou un autre aussi lisses et niaisement souriants doit susciter un tel tapage ?
Je suggère à mes concitoyens journalistes de se créer leur propre média, à eux dédié, un journal dans lequel les journalistes traiteront des infos n'intéressant que les journalistes, comme cet exemple : qui d'entre eux va prendre le fauteuil de Ferrari. Ce serait un journal non vendu en kiosque, uniquement sur abonnement. Comme ils sont 50 000, si un sur cinq s'abonne ça fera déjà un beau petit tirage par les temps qui courrent. Et laissez-nous en dehors de vos problèmes de mutations, de jalousie, de salaires, de promotion, d'avantages fiscaux. .. NON, pas les avantages fiscaux, il faudrait en rediscuter au plan national et enfin comprendre si la promesse de ne pas y toucher vous a vraiment été faite par le candidat socialiste à la présidentielle et si cela expliquerait votre massif soutien à ce candidat.
31 mai 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (5)
Lecture conseillée du blog de Philippe Bilger (dans les recommandés à gauche) sur la nouvelle affaire Zemmour, dans son billet "Eric Zemmour à contredire ou à brûler ?".
29 mai 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (1)
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Pour signer cette pétition, aller à cette adresse en cliquant ici
28 mai 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (4)
Eric Zemmour est un polémiste courageux. Chez RTL il n'a pas trouvé de dirigeants de la même trempe qui soient capables de refuser une petite faveur aux nouveaux maîtres. Deux semaines après l'arrivée de Hollande à la présidence est annoncée la suppression de sa rubrique matinale libre, jubilatoire et iconoclaste Z comme Zemmour qui avait lieu vers 7h10 du lundi au vendredi.
C'est le grand et peu glorieux nettoyage de printemps socialiste qui remet en place la pensée correcte à coups de balai. Plusieurs dirigeants de médias se sont mis dès le 7 mai au matin dans la position du serviteur dévoué, c'est-à-dire à quatre pattes dans la position de l'enculé extatique. Comme d'habitude, aucune demande de l'Elysée n'a probablement été nécessaire : devancer les désirs de François III - ou de la Du Barry- est bien plus subtil.
La France est en train de rencontrer un problème de plus en plus sérieux avec ses médias ; la couardise et l'obséquiosité de la majorité d'entre eux commencent à désespérer une partie du public. En radio, j'avais délaissé Europe 1 pour RTL suite à mon accrochage avec leur journaliste Wendie Bouchard. RTL venant d'annoncer coup sur coup la disparition d'Eric Zemmour (sous pression politique) le matin et de Christophe Hondelatte le soir, pour remplacer ce dernier par le minaudant Fogiel, je me demande où je vais diriger mes oreilles poilues en septembre (France Inter était une station socialiste avant mai 2012, je crains le pire ensuite).
27 mai 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (3)
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Que ce soit quand ils vous racontent la politique, l'économie, le sport, croire tout ce qu'écrivent les journalistes peut vous entraîner dans des délires. Pour ma part, j'espère qu'avec l'évolution des mentalités, un jour viendra où l'on nous relatera vraiment qu'une femme a violé un policier dans un commissariat et que celui-ci a été mis en arrêt-maladie pour deux semaines pour cause de choc psychologique grave. Pour l'instant cette évolution n'a pas eu lieu.
En revanche la dégradation des compétences dans le journalisme est une réalité flagrante. Je signale que le journalisme s'enseigne en plusieurs années d'études après le bac. Pour en arriver là !
Est-il utile de vous révéler que l'article rapporte le viol d'une femme, et non d'un flic ? Tout ce qu'il y a de classique. Les faits se sont déroulés à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, dans le commissariat, on n'est plus en sécurité nulle part ma pauv'dame. Je me demande depuis longtemps pourquoi on a qualifié de "jolie" une cité réputée pour son taux d'incivilités hors norme. Ou alors ce baptême a eu lieu avant l'arrivée et la reproduction sur place en masse des habitants typiques qui composent à présent sa population ?
26 mai 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (1)
Arnaud Monte-Bourre, ministre du redressement, était sur le plateau du JT de 20H de France 2 jeudi 17.05. Interrogé sur son domaine ministériel, la lutte contre la désindustrialisation, il a parlé du problème des frontières (trop ouvertes) en citant comme exemple la décision d'un pays comme le Brésil de mettre une taxe sur l'importation des iPhones, ayant eu pour résultat bénéfique pour le Brésil d'inciter Apple à ouvrir un site de production local.
Celui qui interrogeait le ministre était le réputé excellent Fabien Namias, que l'on ne verra ni n'entendra plus puisqu'il va partir à Europe1 diriger la rédaction à la place d'Arlette Chabot.
Tout réputé excellent qu'il soit (sous la plume de ses confrères, cela met un sérieux bémol) Namias a complètement "oublié" à cet instant d'opposer à Montebourg que François Hollande, tiens comme c'est bizarre, en tant que président du Conseil général de Corrèze, a fait acheter 5 400 iPad à Apple aux frais des contribuables sans consulter le fabricant français de tablettes Archos.
Ces 5 400 iPads importés pour alourdir notre déficit commercial et léser un fabricant et des salariés français ont été remis gracieusement à tous les 6e du département. Opération qui s'est révélée un fiasco pédagogique mais un succès démagogique - ces iPad ont pour l'essentiel été utilisés comme plates-formes de jeux par les élèves ! C'est ce qu'on peut appeler un "tout faux".
Je ne sais pas si les journalistes politiques français de radio-télé ont un saint patron. Je proposerais Saint Maclou.
Ce n'est pas nouveau, mais avec le résultat présidentiel 2012 l'effet s'amplifie monstrueusement : nous commençons vraiment à avoir un problème majeur de journalisme politique en France. Avec 85% des journalistes situés à gauche, il est devenu difficile d'entendre ou lire autre chose que des propos bouffis de révérence, les bonnes questions ne sont plus posées aux ministres, et il est convenu entre ces messieurs-dames de ne plus aborder "les sujets qui fâchent". Comme vient de le faire remarquer Mossieur Resse dans un récent tweet : "Libération réinvente l'ORTF en version papier. Deeeeemandez La Voix de Son Maître !"
Quand je pense qu'il a fallu faire venir un millionnaire russe (Alexandre Pougatchev) pour reprendre la direction de France Soir, alors que nous avons sur place un Nicolas Demorrand capable de nous refaire La Pravda sur les fondements de Libération !
18 mai 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (3)
Voici ce qui était écrit ici lundi 14 mai dans le billet intitulé "CASTING IDEOLOGIQUE" :
"Mais, pour des raisons idéologiques pures, il s'agit d'un casting, mot qui commence comme "casse-tête", et qui pourrait se révéler plutôt casse-couilles."
Et voici la Une de Libération du lendemain mardi 15 mai :
15 mai 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (0)
Pour Laurent Joffrin, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, Nicolas Sarkozy "a tendance à se vanter et (..) la vague effectivement monte, mais c'est une vague qui menace de le submerger".
(Couverture du numéro du 26.04.2012)
Mais oui, mais oui, cause toujours tu m'intéresses : à 48,38% des voix, Sarkozy a été "submergé" ?
La presse engagée à gauche est devenue péniblement médiocre. Qu'un ex grand hebdo d'information comme le Nouvel Obs se laisse aller, au milieu d'une campagne présidentielle à l'enjeu aussi important pour le pays, à une couverture du niveau blague de potache (et agrémentée d'une prédiction de son rédac-chef ensuite démentie par les faits), cela me semble désolant : à force de coups foireux et minables de ce genre, ces journalistes ne sont plus crédibles, ils se marginalisent, ils ne sont plus dignes de participer à un débat républicain intellectuellement honnête.
09 mai 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (10)
Le quotidien communiste n'a jamais réussi à être autre chose qu'un tract. Il faudra conserver ce titre et leur rappeller quand l'occasion se présentera que, selon L'HUMANITE, quand on est élu avec 51,62% des voix, c'est une "large victoire". Je n'ai pas fait de recherche, mais je suis confiant que le résultat de Sarkozy en mai 2007, avec 53,6%, s'était traduit par une couverture de L'Humanité titrant sur une "très large victoire" !
08 mai 2012 dans Actualité, Journalistes | Lien permanent | Commentaires (3)
Le tartre c'est pas de la tarte, me faisait remarquer l'autre jour mon chir-dent avant d'attaquer au burin mon maxillaire inférieur.
Pour les journalistes sévissant à Europe1, un lanceur de tarte n'est pas un entarteur, mais un entartreur :
"Romain, 25 ans, se définit comme un "terroriste pâtissier". Membre de l'organisation "Al Qaïtarte", il avait, en février dernier, entartré l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, lors de son passage dans le Rhône. Ce jeune homme de 25 ans a contesté vendredi devant la justice que la crème chantilly de sa tarte puisse être considérée comme une arme. "C'est la crème chantilly qui serait considérée comme une arme !", s'est offusqué Me Sylvain Cormier, à sa sortie du bureau du procureur, où son client a été convoqué selon la procédure du "plaider-coupable". "C'est une façon d'attaquer Sarkozy à travers Raffarin" et de dire le "ras-le-bol de la jeunesse", a affirmé Romain, tout en insistant sur la dimension d'"acte humoristique" de son geste.
Sa contestation de toute "violence avec arme", en l'espèce en jetant au visage "une assiette en carton remplie de chantilly" selon sa convocation, sera tranchée par le tribunal correctionnel de Lyon, le 30 mai." SITE EUROPE1
01 mai 2012 dans Journalistes, Langue française | Lien permanent | Commentaires (2)
18 avril 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (1)
Ce matin en écoutant le journal de 8 heures lu par Adeline François sur RTL j'ai appris une sacrée nouvelle : être juif, c'est adhérer à la religion juive. A propos des intentions d'attentat des islamistes arrêtés par l'ignoble Guéant (selon le PS et le FN par pure stratégie électoraliste), qui se préparaient à enlever un magistrat de Lyon, Adeline François a qualifié ce dernier comme étant "de confession juive", comme elle aurait pu dire "de confession catholique". Cette information ouvre des possibilités énormes, qui rétrospectivement donnent froid dans le dos : si on peut décider de se rallier à la religion juive, cela signifie que l'on peut en changer (je raisonne avec ma petite logique de citoyen français libre élevé dans le catholicisme), ne serait-ce que par tactique juste le temps de l'occupation allemande. Imaginez les vies sauvées entre 1940 et 1944 ! Ce qui est embêtant avec l'info révélée par Adeline François à 2 millions d'auditeurs, c'est qu'il semble exister des personnes se qualifiant de "juif" qui ne pratiquent et ne reconnaissent aucune religion. Demain mercredi à 8 heures, Adeline François prendra une minute de son journal pour nous expliquer ça. Je compte sur Vincent Parisot pour y veiller.
03 avril 2012 dans Journalistes, Religion (islam, etc.) | Lien permanent | Commentaires (4)
24 mars 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (1)
La réaction cette semaine de la future "première dame de France" à une couverture et un article de PARIS MATCH donne un enseignement assez limpide de l'idée qu'elle se fait de la liberté de la presse. Il s'agit de Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande. A l'Elysée nous aurons tout eu depuis de Gaulle : des mariés, un adepte du double foyer, des cavaleurs, un en instance de divorce puis remarié et prochainement un célibataire en concubinage notoire J'ai cette formule de "première dame" en horreur mais je l'emploie parce que la totalité des médias "vrais" vont l'employer, bien à tort on le sait puisque cette transposition du 'First Lady' US est un non-sens.
Valérie Trierweiler est journaliste à PARIS MATCH, c'est comme ça qu'elle a fréquenté Hollande. Cette semaine PARIS MATCH fait ce qu'il a toujours fait, lui et un certain nombre d'autres : une couverture et un article sur le "couple présidentiel", actuel ou potentiel. C'était archi prévisible, gros comme une maison. Mais en tant que journaliste politique expérimentée dans ce même journal, Mme Trierweiler n'avait pas un instant prévu que cela arriverait ! Soit elle joue à l'idiote, soit elle nous prend pour des billes, et considère son employeur comme un monstre imprévisible (qu'elle démissionne très vite). La preuve : aussitôt PARIS MATCH imprimé, Mme Trierweiler s'est mise à crier (par Twitter) avoir reçu un choc de se découvrir à la une de cet hebdomadaire et avec des photos n'ayant pas obtenu son accord, a-t-elle souligné.
Détail cocasse, dans un second tweet rageur, Mme Trierweiler accuse carrément Match de « sexisme » et félicite sarcastiquement son journal d'avoir osé un tel reportage au moment de la « Journée des femmes ». On nous dit que Hollande sait être drôle et facétieux. Ce que l'on voit c'est que la Valérie n'est pas du genre à rigoler, c'est une femme à (lourds) principes. C'est vrai quoi : comment PARIS MATCH a-t-il pu oser cette ignominie, publier la photo de Valérie Trierweiler en couverture avec comme titre "L'atout charme de François Hollande" le jour de la "journée des femmes" ? Il y a insulte et provocation à la haine sexiste ? Que ceux qui ont compris la raison du courroux de Mme Trierweiler m'écrivent, ils recevront leur certificat d'intelligence supérieure.
La conception de Mme Trierweiler est donc qu'un grand hebdomadaire national d'information ne doit rien publier sur des personnalités publiques sans l'accord préalable de celles-ci. Telle est la conception de la liberté de la presse d'une journaliste, d'une part, et d'autre part d'une femme qui occupe une place influente au plus près de quelqu'un qui risque de devenir président de la république dans quelques semaines. C'est inquiétant.
10 mars 2012 dans Actualité, Journalistes | Lien permanent | Commentaires (9)
Pour les deux jours qui viennent, dimanche 12 et lundi 13 février, je n'attends pas grand chose des radios-télés, ce que je demande devrait être à leur portée, mais ils sont tellement cadenassés et programmés dans leurs clichés que c'en est désespérant. Je leur demande de me lâcher les bottines avec 6 mots qui vont par deux devenus assommants :
Vous voyez, Laurent Delahousse, ce n'est pas "compliqué" de sortir des sentiers battus des liseurs de prompteurs robotisés à vocabulaire standardisé !
Laurent Delahousse dans le JT de France 2 dimanche 12.02 à 20h16 s'adressant à l'envoyée spéciale à Athènes couvrant les manifestations de rue :
"Est-ce que le plan de rigueur peut-il être rejeté ?"
Est-ce que le sémillant Delahousse peut-il faire quand même la couverture de Télé Loisirs N°1354 du 11 février avec pour titre "Son JT bat des records d'audience" ? La réponse est oui. La qualité ne compte plus, seule l'apparence compte (la mèche rebelle, le petit sourire complice). Est-ce que Delahousse peut-il garder son salaire de 12 000 euros nets/mois ?
12 février 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (3)
07 février 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (2)
Dans l'hebdo MARIANNE daté du samedi 28.01, l'éditorial en double page de Jacques Julliard. J'y relève ceci, je le relis trois fois et ne parviens toujours pas à comprendre :
(...) Je me souviens dans le passé d'un échange avec Régis Debray sur les rapports de la république et de la démocratie, à la suite de son brillant article du Nouvel Observateur (30 novembre 1989). Ce qu'il en ressortait, c'est que, sans la république, la démocratie n'est qu'un slogan consumériste. Et que sans la démocratie, la république n'est qu'un attrape-nigaud. Mais qu'ensemble elles pouvaient mobiliser ce vieux pays.(...)
Le nigaud attrapé c'est moi. Julliard est agrégé d'histoire. Debray est entré major à l'Ecole Normale supérieure et agrégé de philosophie. Moi entre ces deux cadors de la pensée je suis le nigaud qui ne parvient pas à piger pourquoi la démoratie ne peut se passer de la république et vice versa, et donc comment se débrouillent des monarchies comme la Belgique, l'Espagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, le Japon, le Danemark, la Norvège, la Suède, pour ne citer que les plus connues, proches ou importantes. Je ne demande qu'à comprendre... Jacques, Régis, expliquez-moi !
01 février 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (4)
Jeudi 5 janvier vers 20h20 dans son JT de minus, David Pujadas a osé le dire en interviewant Marine Le Pen : "en se rendant à Domrémy deux jours avant votre célébration de Jeanne d'Arc, Nicolas Sarkozy vous grille la politesse"... ça ne m'étonne pas de lui. Celui-là, ce n'est pas la finesse intellectuelle qui l'emcombre et je suis persuadé qu'il a répété comme un perroquet sans l'avoir analysée une question que des sous-fifres facétieux de la rédaction avait préparée pour lui. Ils doivent encore en rire à gorges déployées.
Le lendemain, le site TF1 News réitère le coup bas contre la mémoire de notre Sainte nationale : tous deux osent utiliser le verbe "griller" dans un sujet concernant Jehanne la bonne Lorraine qu'Anglais brûlèrent à Rouen, jeune fille courageuse âgée de 19 ans qui venait d'aider à bouter les Rosbifs de l'époque hors de notre territoire sacré. Je méprise ce journalisme de bas niveau, ce journalisme imbécile qui se croit permis de porter au pinacle des footballeurs millionnaires qui refusent de chanter la Marseillaise dans les stades et de ridiculiser la mémoire de Jeanne d'Arc par un trait de mauvais esprit d'une profonde indigence. Je brûle d'envie d'aller déverser devant leur bureau un tombereau de détritus puants. Et fumants.
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06 janvier 2012 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (10)
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Je vous entends ricaner : vous n'êtes que des ploucs bornés (je suis votre chef d'escadrille). Vous ricanez en songeant que demander un retour à l'application de la charia en Lybie et en Tunisie n'est pas spécialement une marque de modernité ? De votre point de vue ! Mais que vaut votre point de vue, vous vous prenez décidément encore pour le centre du monde, la référence unique ? C'est fini, ça. Regardez, le monde bouge. Ce qui vous paraissait barbare hier sera la modernité demain. Le Qatar est propriétaire du PSG et le plus gros actionnaire du groupe Lagardère. Ils avancent, ils nous croquent et nous, nous leur faisons risette pour leur montrer notre soumission de vaincus. C'est ainsi que L'EXPRESS a consacré une grande partie de son numéro du 21 décembre (Fêtons le Noël chrétien en chantant les louanges de l'islam, pour l'Express tous les coups bas sont permis) à "la grande histoire des peuples arabes", suite aux révolutions arabes de 2011.
L'homme de la photo, auteur de cette déclatation "Aujourd'hui, la modernité vient des pays arabes", est qualifié pour le dire, et bien plus que vous : professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe. Retenons son nom : Henry Laurens, nous ne manquerons pas de lui faire référence la prochaine fois qu'une femme est lapidée à mort dans un pays arabe pour avoir souri ou parlé à un autre homme que son mari. Ou quand nous apprendrons une fois de plus que dans certaines écoles musulmanes installées en Europe financées par des pays arabes on enseigne en 2011 aux enfants que le vol doit être puni selon l'islam d'une main tranchée (cela a fait l'objet d'un reportage dans un JT de France 2, ça se passe à Londres en 2011).
La modernité avance en effet à grand pas sous l'impulsion des pays arabes, gros pourvoyeurs de prix Nobel, de grands artistes, de compositeurs, de chirurgiens inventifs, de labos pharmaceutiques novateurs, d'ingénieurs en semi-conducteurs découvreurs de puces savantes (smart chips), de sportifs badigeonnés aux pétrodollars, d'avancées sociales en faveur de la femme... Comme chacun sait. Il était grand temps que "les pays arabes" viennent porter main forte à l'occident chrétien, qui commence à se fatiguer d'avoir la quasi totalité des inventions, innovations, initiatives, créations sur ses fragiles épaules depuis des siècles. Mais moi, tant que le président algérien Bouteflika continuera à venir se faire soigner en France (au Val de Grâce, en pélerinage et hommage à notre armée pour ses massacres colonialistes en Algérie), je persisterai à penser que la modernité n'a pas atteint le monde arabe.
SUIVI --
Je savais qu'il n'allait pas falloir pas attendre longtemps pour voir jaillir des exemples de la non-modernité des pays arabes (selon notre point de vue occidental étriqué et conservateur). AMELIA laisse le commentaire suivant :
La modernité des pays arabes... La thèse de l'Express a été écrasée lors de la parution de ce même magazine... "Le Maroc a bloqué la distribution de l'hebdomadaire français L'Express qui a publié, dans un numéro spécial, un dossier sur le monde arabe comportant notamment une reproduction du visage du prophète Mahomet, a-t-on appris samedi 24 décembre auprès des autorités. Ce numéro a été saisi même si la direction de L'Express a pris l'initiative de voiler le visage de Mahomet, a précisé la direction de l'hebdomadaire sur son site internet."
30 décembre 2011 dans Journalistes, Religion (islam, etc.) | Lien permanent | Commentaires (8)
Sous un titre racoleur, bancal, idiot et ponctué par un stupide et infantile "?!", LEPOST.FR publie un appel de soutien à DSK qu'un futur bachelier a écrit avec ses pieds et qui ne peut emporter l'adhésion que de quelques simples d'esprit n'ayant pas encore assimilé que leur idole ne pourra jamais remonter la pente du trou sombre creusé à coups de zob par lui-même.
TITRE : Affaires DSK : l'Affaire d'Etat du XXIème siècle ?! (déjà trois fautes)
MORCEAUX CHOISIS : Car, si tout ceci devrait se révéler vrai, notre démocratie et notre république en seront salies pendant un long moment.
nous révélant que DSK avait été surveillé par les services secrets français, que ces courriels avaient été lu par des dirigeants de l’UMP
Allons-nous tout droit vers une “Affaire d’Etat” ? C’est bien possible, en tout cas cela en prend une tournure de plus plus précise !
57 % des Français ont pensé que DSK avait été victime d’un complot, peut-être qu’ils ne pensaient pas si bien dire ! On dit souvent que la première intuition est souvent la bonne !
NDGG -- Ce papier-toilette usagé est signé Casimira31 et estampillé "post non vérifié par la rédaction". LEPOST est un site web français d'information dit "collaboratif", comprenez qu'à l'intérieur d'une même maquette dans un même média cohabitent des articles rédigés par de vrais journalistes (articles nommés "informations") et des textes mis en ligne sans filtrage a priori ni approbation sur la forme par des internautes "lambda" (textes nommés "informations"). C'est l'astuce numéro un.
Deuxième astuce : grâce aux automatismes de l’agrégation par ordinateur, les titres des textes de cette dernière catégorie peuvent apparaître mélangés sans distinction parmi les nouvelles de presse affichées (je ne dis pas "postées") dans la page d'accueil de GOOGLE ACTUALITES, chapitre "France", dans la même colonne et avec la même présentation que les infos issues du PARISIEN et de TF1. C'est une tromperie sur la marchandise, un camouflage. On pourrait même avancer : une arnaque.
Dans l'ancienne presse 'papier', au moins, ceux qui désiraient s'exprimer librement en leur nom pour promouvoir une idée ou un produit devaient acheter un espace rédactionnel selon un tarif publicitaire, cet espace devait obligatoirement porter la mention "publi-rédactionnel" et être composé (typo, mise en page) de façon à se démarquer distinctement du rédactionnel écrit par les journalistes du média. Comme on le constate avec cet exemple, désormais sur le web un rédactionnel promotionnel envoyé par un amateur peut facilement s'insérer au milieu de véritables articles de presse en se présentant exactement comme ceux-ci.
Voici une capture d'écran de la page principale de GOOGLE ACTUALITES prise le samedi 10.12.2011 à 18:00 :
12 décembre 2011 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (11)
Le directeur du "Point" répond dans son Edito cette semaine à l'incroyable polémique ayant suivi la publication d'une chronique de Patrick Besson sur Eva Joly la semaine dernière :
La polémique sur la dernière chronique de Patrick Besson, imitant phonétiquement l'accent norvégien de Mme Joly, est un nouvel exemple saisissant du poids pris, ces dernières années, par le politiquement correct qui coud les bouches et, pardonnez-moi, serre les culs.
Au Point, nous nous réservons le droit d'être insolents, potaches, ironiques ou impertinents.
NDGG - Franz-Olivier Giesbert affirme "se réserver ce droit" ! Je le trouve bien présomptueux ; ce droit ne lui appartient pas, pas plus à lui qu'à moi ni vous. Ce droit porte un nom et une date : loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881. C'est en son nom que je me suis retrouvé en juillet devant la Police judiciaire pour m'expliquer sur une note de décembre 2009 où j'asticotais de façon insolente, sur un ton de potache, avec ironie et une dose d'impertinence un certain chirurgien venant d'opérer un vieux chanteur de rock d'origine belge fiscalement résident suisse mais en réalité domicilié aux Caraïbes (où sa fille adoptée aînée suit sa scolarité)... puis c'est en application de cette loi que j'ai été convoqué au Palais de Justice de Paris en septembre où ma mise en examen pour ces faits délictueux m'a été annoncée (diffamation et injures). J'attends mon procès. Je ne vois donc aucune raison valable pour que le directeur de l'hebdomadaire LE POINT se réserve un droit quelconque lui permettant d'échapper à la loi de 1881, qui est commune à tous, au POINT comme au BLOG D'UN GRINCHEUX GRAVE, tous deux considérés comme des organes de presse. La Police judiciaire m'a prié de confirmer dans ma déposition que je suis bien "le directeur de la publication" du présent blog, ne riez pas. Moi j'ai éclaté de rire, ça a été mal perçu. Franz-Olivier Giesbert est l'un de mes distingués collègues.
A part cette affirmation étonnante, je trouve l'éditorial de FOG très pertinent... oui "la maréchaussée de la bien-pensance" commence à nous casser les couilles à nous tous, les médias non-alignés !
C'est au demeurant l'une des marques de fabrique de notre journal telles que les avait définies Claude Imbert lors de sa création. Force est de constater que l'humour passe de moins en moins bien le tamis de la bien-pensance qui s'offusque de tout, surtout du mauvais esprit. Mauvais esprit et bonne presse font souvent bon ménage. Mais, ces temps-ci, la maréchaussée de la bien-pensance n'aime rien tant que l'esprit de sérieux qu'elle veut imposer à tous et dont on ne sort désormais qu'à ses risques et périls.
Sauf, bien sûr, si l'on se moque de Nicolas Sarkozy, y compris sur son physique : là, ce n'est pas seulement autorisé, c'est même encouragé par nos nouveaux commissaires politiques. Ils applaudiront des deux mains. L'humour est devenu sélectif et mécanique. Il était déjà interdit, sous peine d'incendie, de caricaturer Mahomet. Ces jours-ci, il apparaît qu'il ne faut pas non plus chatouiller Eva Joly, sacrée "intouchable" par SOS Racisme, excusez du peu. On lui donne bien volontiers la parole et on attend maintenant que les bonnes âmes nous fournissent la liste de tous ceux contre lesquels l'ironie et le persiflage ne sont pas autorisés, mais sachez que nous n'en tiendrons aucun compte...
10 décembre 2011 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (2)
Voici les derniers mots de la tribune d'opinion publiée le 19.11 par Yannick Noah dans LE MONDE :
"Arrêtons l'hypocrisie. Il faut bien sûr respecter la présomption d'innocence, mais plus personne n'est dupe. La meilleure attitude à adopter est d'accepter le dopage. Et tout le monde aura la potion magique."
Une ribambelle de naïfs ici et là dans les médias ont fait des bonds de deux mètres onze en criant "Noah est favorable au dopage". Moi, comme mon estime pour Noah est égale à zéro, j'ai préféré ne pas commenter les élucubrations irresponsables de celui qui a été paraît-il pendant des années "le Français préféré des Français"... qui ne méritent sans doute pas mieux comme idole. La bonne attitude était d'attendre que Noah change d'avis, puisque changer d'avis est, dit-on, une preuve de non-imbécilité. Ne lui jetons pas la balle, Noah n'est pas un philosophe, il a construit sa carrière en tapant sur des balles avec une raquette puis en se dandinant sur des chansons mièvres. J'ai en mémoire que Noah avait promis de "se barrer" du pays si jamais Sarkozy "passait" à l'élection de 2007. Cinq ans plus tard il traîne toujours dans nos pattes.
Voici donc, plus bas en image, la plus récente position de Noah sur le dopage, parue dans LE MONDE le 26 novembre.
C'est du grand n'importe quoi, je sais, mais à chaque fois qu'il l'ouvre pour révéler sa pensée au peuple, les chaînes de télé se bousculent pour avoir son excellence Yannick-Noah-de-Roland-Garros-et-du-Zenith sur leur plateau de 20 heures, au mépris de toutes les valeurs, de toutes les priorités, de toutes les préoccupations et autres épées de Damocles en forme de double A qui s'agitent au-dessus de nos têtes.
Nous avons vu la semaine dernière Noah (portant chapeau, vu le froid qu'il fait sur les plateaux de France Télévisions) le plus sérieusement du monde interviewé, comme un ministre, comme un Prix Nobel, par David Pujadas, qui dans un accès de folie a osé lui rappeler sa promesse de 2006-2007 de se "barrer" de France si Sarko "passait" : "j'ai dit ça comme si j'avais dit 'si Sarko passe, j'me les coupe' a expliqué le Français préféré des Français, au sommet de son art. Nous sommes pleinement éclairés et rassurés : ça change tout ! Voir Noah et Pujadas en discussion dans un JT de 20H à la télévision nationale : un aperçu du néant.
Noah n'est pas un bon chanteur, il n'est même pas un bouffon, sa pensée est nulle et non avenue et devrait être traitée comme telle par les médias s'ils avaient un peu plus de professionnalisme au ventre.
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"La déconnade d'un môme dans un journal de rock (Rock&Folk) était fraîche et joyeuse, la tribune d'un quinqua maître à penser dans Le Monde - Le Monde ! - laisse perler une aigreur sentencieuse. Noah, lisons-le sérieusement, dénonce sans preuve, manie l'insinuation et la rumeur pour stigmatiser en bloc les sportifs espagnols, défend bonassement la dope, et tout cela adossé à une validation populiste - "vous savez ce qu'on dit au Café des sports ?" - incongrue chez un antibeauf officiel de la République."
Claude Askolovitch - LE POINT N°2045 du 24.11.2011 page 24
25 novembre 2011 dans Journalistes, Sports | Lien permanent | Commentaires (4)
Si les journalistes, et même les plus prestigieux, ont le droit de répéter deux fois par an la même salade, un coup en arrière, un coup en avant, pourquoi pas moi ? Je fais comme eux, je reprends mon texte de chaque fin octobre depuis 2005. Au lieu de se contenter de donner samedi 29 octobre la seule vraie et seule information correcte (= dans la nuit de samedi à dimanche, à 3 heures, il faudra retarder les horloges d'une heure), la plupart vous tricotent un couplet supposé sympathique, proche des gens, sur la durée de votre sommeil. Et ils le mettent au mode impératif !
Cette fois ce sera "Vous dormirez une heure de plus !"
C'est faux : je ne dormirai pas une heure de plus. Et des millions de Français sont comme moi. Si vous êtes détenteur d'un bébé à la maison, observez s'il dort une heure de plus dimanche 30.10 au matin et tenez-moi au courant ! Des centaines de journalistes n'ont pas encore compris ça.
Dans les premières années de ce blog, l'affaire me mettait dans une rage folle, et j'avais encore l'espoir d'être celui qui réussirait à faire remonter le niveau du journalisme de radio-télé. Je veux parler des changements d'heure bi-annuels : cette imbécillité qui les pousse à nous annoncer que nous allons dormir une heure de moins ou une heure de plus cette nuit de samedi-là. Je leur écrivais, aux rédactions, la semaine qui précédait. Voilà, nous sommes le samedi xx (octobre ou mars), et je prévois que nous allons entendre une blonde chargée de lire le prompteur du JT de TF1 avertir le peuple des beaufs et des beaufesses :
"une heure de sommeil en plus"
ARRETEZ CETTE FOUTAISE : contentez-vous d'annoncer le changement d'heure !
Selon ces journalistes, dire aux Français que cette nuit aura lieu le traditionnel changement d'heure (depuis 1974, ils ont fini par s'y faire, pourtant), cela ne suffit pas pour faire comprendre concrètement de quoi il s'agit. Non, il faut qu'ils y ajoutent cette foutaise d'heure de sommeil en plus ou moins. Quitte à passer pour un rebelle de la pire espèce, je le déclare tout de go, et je le dis comme je le pense (à la sarko) : je refuse d'exécuter la consigne de la blondasse ou du blondinet de la télé et de ses collègues de LCI, i-Télé, RTL, France Inter, Europe 1 :
Je ne dormirai pas une heure de plus dans la nuit du samedi 29 octobre au dimanche 30 octobre 2011.
Rebelle, je suis, et dangereux libertaire, rejetant les mouvements de masse et l'assujettissement à ce comité de journalistes médiocres complotant pour régenter le temps de sommeil des citoyens. Je les avertis, je refuse d'obtempérer, la nuit du samedi 29 octobre je dormirai le temps qu'il me plaira et, comme on dit : "tout mon soûl". Puisque je suis soûl tous les samedis soirs, en plus. Quand je m'éveillerai, ce sera pile l'heure de la fin de mon sommeil. Comme tous les dimanches. C'est inéluctable. Bien sûr, si je regarde l'heure qu'il est à ce moment-là sur mon smartphone, je pourrai constater qu'il m'est permis, qu'il m'est loisible, éventuellement, de rester au lit une heure de plus... à condition toutefois de ne pas être maison de la presse, marchand de poisson au marché, vendeur chez Conforama, conducteur SNCF... mais, dans ce dernier cas, celui des fragiles "roulants" SNCF, fort heureusement une réglementation compense ce choc semestriel épouvantable sur leurs précieux bio-rythmes de fonctionnaires hyper-protégés en les mettant à la retraite à 52 ans.
30 octobre 2011 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (4)
"Nous serons vigilants" : j'ai entendu des "responsables" politiques français le prononcer d'un ton bien ferme dans les radios-tv, suite à l'automne démocratico-islamiste de Tunisie. La déclaration est belle, mais elle ne veut strictement rien dire : qui imagine la France envoyer le Charles de Gaulle et ses avions chargés de missiles s'ingérer en Tunisie si l'islamisme monte un peu trop haut selon nos critères ouest-européens ? Je demande donc à ces irresponsables politiques de faire suivre leur déclaration d'une explication : quels sont les indicateurs de vigilance, les niveaux d'alarme, les moyens de redressement prévus ? On pourrait aussi demander aux journalistes intervieweurs de pousser les déclarants à s'expliquer, mais je n'y crois pas un instant, dans leur majorité ils sont trop paresseux ou couards pour tenter cela (citons une exception remarquable : Jean-Jacques Bourdin sur la station radio RMC).
25 octobre 2011 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (7)
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Je viens d'avertir il y a deux jours, mais malgré l'influence "incontestable" prêtée à ce blog par un avocat réputé (beaucoup "vu à la télé" la semaine écoulée, vous voyez qui ?), voilà que ça continue.
Récapitulons :
Cela devient une manie insupportable. Il ne se passe désormais plus une semaine sans qu'un média n'affiche un appel à sauver quelque chose. Mes capacités ont des limites, ma patience aussi. Je signale que malgré les informations bien visibles laissées sur ce blog du 10.08 au 11.10 expliquant les ennuis judiciaires dans lesquels mes actes de blogueurs m'ont plongé, je n'ai pas vraiment perçu que la blogosphère et les médias traditionnels lançaient des initiatives de soutien en ma faveur. Où ai-je lu "il faut sauver le soldat Grincheux" ? Chez Mossieur Resse. C'est pourquoi une bouteille de chablis repose au frais en permanence pour partage avec lui en cas de visite : ce fut le cas hier soir, sacré nom dé diou, et elle y est passée, j'en ai deux autres en réserve, merci Hervé d'être venu, je me sens mieux.
Nous savons désormais que légalement un blog est vu par la Justice comme un organe de presse, exactement pareil, traité de la même façon. Et de combien de "confrères" journalistes ai-je reçu le soutien ? Aucun ! Alors, qu'ils cessent de venir me chier dans les bottes, ces messieurs-dames de la presse avec leurs appels au peuple, de la Grèce au chocolat en passant par la Somalie, ils commencent à se ridiculiser. Il faut sauver Grincheux Grave, et mettre de l'argent de côté pour financer les 60 000 fonctionnaires de l'enseignement que le futur président Hollande (la Gauche molle) a promis d'embaucher.
Alors que le 17e Salon du chocolat va célébrer le talent des pâtissiers et leurs capacités à développer les arômes soutenus par les notes à la fois amères et délicatement sucrées qui enchantent tous les amateurs de Theobroma cacao, le chocolat est menacé. En 2003, la puissante industrie chocolatière avait obtenu qu'une directive européenne autorise l'ajout de matières grasses végétales (dont l'huile de palme) au beurre de cacao dans la production du chocolat alimentaire. Aujourd'hui, l'affaire est autrement plus sérieuse. Explication..
14 octobre 2011 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (5)
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Ce genre d'information me plonge chaque fois dans un abîme de perplexité : que faut-il en conclure ? Pourquoi Le Parisien a-t-il estimé que cette info à elle seule méritait un titre ? Doit-on être triste d'apprendre que la victime avait 51 ans (seulement) ou rassuré de savoir qu'elle avait déjà largement passé la moitié de sa vie ? Et quelle était sa pointure de chaussures, son tour de col ? Aurait-il été préférable d'avoir deux victimes de 25 ans et demi ? Cette forme de journalisme numérique me glace. Le tsunami, quel bilan ? Quel nouveau bilan ? Le nine-eleven, rappelez-nous le bilan final, Marie (Drucker), vous êtes en direct sur le site de la catastrophe, informez le citoyen français qui est si impatient de savoir... Combien de cadavres au plus récent comptage ? Faut-il inclure les centaines ayant inhalé des poussières sur le site ensuite atteints de cancers ? Combien a coûté le déplacement à New York dimanche nine-eleven dix ans après d'une Marie Drucker et son équipe technique pour ânonner des banalités consternantes en direct ? Là, c'est une bonne question numérique.
Rares sont les cas où l'âge du défunt ou du (présumé) coupable fait sens. Nous en avons eu un en août avec le retraité de 75 ans qui a commis un hold up au casino de Trouville.
14 septembre 2011 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (8)
Plusieurs années de suite, à même date, je me suis déchaîné contre la manière dont les radios-télés traitent le fameux "chassé-croisé" (ils adorent cette expression) de fin juillet - début août. Il a lieu en ce moment. Et les journalistes s'en donnent à coeur joie : tous les clichés sont passés en revue, pas un seul "angle" n'est négligé. Samedi 30 juillet sur TF1 dans le 13H ce fut un feu d'artifice. Dans un JT allant de 13h à 13h20, dix minutes ont été consacrées au "chassé-croisé". La moitié d'un JT. Il est vrai que l'actualité est faiblarde ces temps-ci, si l'on met de côté le chômage, la Norvège, la pollution aux algues vertes, d'autres conneries de ce genre.
Deux points m'interpellent cette année.
1- Comme les images et les angles sont forcément les mêmes d'une année à l'autre, pourquoi dépenser un fric fou pour avoir un envoyé spécial en direct sur une aire de repos au bord de l'Autoroute du Soleil, des reporters dans un camping pour filmer les arrivées et les départs, raconter comment occuper les enfants en auto et aux arrêts, pourquoi faire une pause toutes les deux heures, etc. ? Il suffirait le 30 juillet 2011 de reprendre non pas la même séquence de 10 minutes de l'an dernier, mais celle d'il y a cinq ans, histoire de ne pas se faire repérer. Un seul "direct" peu coûteux du centre de gendarmerie de Rosny-sous-Bois permettrait de donner des infos réelles sur les flux et les accidents. Tous les cinq (ou sept) ans les mêmes séquences reviendraient. Une fois par décennie, pour mettre à jour les images avec les nouveaux modèles de voitures, une séquence neuve complète avec tous ses "angles" serait mise en boîte. Budget divisé par dix. Je prétends que voir une famille replier bagage au camping des Mouettes en déclarant que ça fait quand même plaisir de retrouver son chez soi présente le même intérêt fin juillet 2011 que fin juillet 2006.
2- Là ce n'est plus moi qui m'interroge, mais mon cousin Gilles. Il vit toute l'année dans le Var. Son plaisir de temps en temps c'est de venir (il dit "monter") à Paris voir la Plage de la mère Delanoë, les guinguettes, les théâtres. Son départ c'est du côté de Draguignan, son arrivée c'est Paris. Si c'est "très chargé dans le sens des départs", vaut-il mieux qu'il reporte son "départ" pour Paris à demain dimanche ? Comment s'y retrouver, pourquoi obliger ce téléspectateur (de TF1) déjà abruti de rosé de Provence à se mettre la tête à l'envers pour piger ce que signifie "le sens des départs" ? Et c'est pire pour les téléspectatrices (de TF1), réputées avoir un sens de l'orientation moins développé que nous les hommes.
J'ai une idée géniale à leur proposer : utiliser le truc des points cardinaux... nord, sud, est, ouest. Je leur donne un exemple, à ces ignares de TF1 (France 2 aussi, mais j'ai choisi TF1 ce midi) : "grosse cohue sur l'autoroute entre Lyon et Valence dans le sens nord-sud"... c'est compréhensible, indiscutable et c'est plus franc, moins parisianniste que "dans le sens des départs". Mais c'est redondant. Pour y remédier, inspirez-vous de vos collègues du service des sports, pour qui annoncer un match Marseille-PSG signifie que la rencontre a lieu à Marseille... dites "grosse cohue sur l'autoroute Lyon-Valence". Et hop, c'est clair pour tout le monde. Même mon cousin peut comprendre que quand il "monte" il atteint Valence avant Lyon... donc que "Lyon-Valence" ça ne le concerne pas. Et c'est ultra-bref... dégageant ainsi du temps aux jounalistes pour nous parler ensuite de la famine en Somalie, termps qui leur a cruellement manqué ce midi sur TF1.
30 juillet 2011 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (4)
NORVEGE - "L'auteur présumé du massacre a justifié son geste fou."
JT de France 2, dimanche 24 juillet - 20H - Existe-t-il vraiment une obligation légale absolue, intangible forçant les journalistes à proférer de telles inepties devant des millions de téléspectateurs, sous peine de sanctions graves ? Ne serait-il pas temps de mettre un terme, au nom de la raison, à ce genre de connerie ? Car enfin, pourquoi déblatérer sur les soi-disant justifications du geste d'un gus que l'on qualifie dans la même phrase d'innocent ? Ne serait-il pas plus logique (mais infiniment moins vendeur, hélas) de donner les faits bruts (un homme a été vu tirant sur la foule... près de 100 tués et autant de blessés...) et de ne dévoiler le nom du coupable qu'une fois le procès terminé (dans 6 mois, dans un an...) ?
Incidemment, heureux de découvrir que la Loi française Guigou du 15 juin 2000 sur la présomption d'innocence s'applique aussi à l'international... encore un exemple de la France éclairant le Monde de ses lumières humanistes... je présume qu'outre la Norvège la loi Guigou est aussi appliquée en Corée du Nord et à Cuba ?
LIBERATION, 24.07.2011 -- Sous les apparences d’un type banal et sans histoire, le Norvégien Anders Behring Breivi a passé près du tiers de son existence à mûrir un projet extrémiste qui, selon toute vraisemblance, l’a conduit à devenir l’un des tueurs les plus sanguinaires de l’Histoire.
Grand blond au regard transperçant, Behring Breivik, 32 ans, est soupçonné d’être l’auteur du carnage qui a coûté la vie à 93 personnes vendredi, des faits qu’il a reconnus et qu’il a qualifiés de «cruels» mais «nécessaires», selon son avocat.
24 juillet 2011 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (3)
A propos de la photo d'un Christ baignant dans l'urine exposée à Avignon, les journalistes n'ont pas manqué de nous dire que c'était de l'art. L'auteur, l'Américain Andres Serrano, est "un artiste", et sa photo "une oeuvre". Ben voyons ! Pauvres cons. La blogueuse Grain de poivre fait remarquer : "Je me demande ce qu’auraient dit ces lumières si c’était Mahomet ou Moïse qui avaient été ainsi interprétés" : bien vu ! C'est le genre d'angle d'observation et de commentaire que nous ne pouvons pas attendre d'un journaliste de radio-tv. Il n'y a que les blogueurs pour "oser", les autres, dans la "vraie presse", sont figés dans leur carcan de bien-pensance. Ils sont sous surveillance étroite, les ligues de la pensée correcte et leurs avocats les tiennent en respect. Un blog Grain de poivre ça pique. Un JT de France 2 c'est sirupeux.
Le Piss Christ est une photographie qui met en scène un crucifix immergé dans un verre d’urine. Essayez de publier une caricature de Mahomet, vous recevez un avis officiel de condamnation à mort des autorités religieuses de l'islam. Plongez un crucifix dans l'urine, c'est une oeuvre d'art. Mais à Avignon des gens protestent, quand même, alors le directeur de la collection, Eric Mézil, se met à geindre : "C'est le retour de l'Inquisition", dit-il.
Exposer un crucifix trempant dans la pisse, c'est de l'art. S'en offusquer et s'y opposer "C'est le retour de l'Inquisition". Qu'a commis l'Inquisition ? Quelques assassinats çà et là... Rien que dans la ville de Toulouse, rien que dans l'année 1577, le Parlement aurait fait brûler 400 sorciers. Eric Mézil a-t-il toute sa tête ?
Père ! Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font.
20 avril 2011 dans Actualité, Journalistes, Religion (islam, etc.) | Lien permanent | Commentaires (11)
C'est une bien étrange formulation qu'a lue au prompteur le blondinet au perpétuel sourire Laurent Delahousse dans le JT de 20 H de France 2 samedi 9 avril. D'après ce que cette même rédaction (comme toutes celles du monde) nous rappelle depuis quatre mois, une élection présidentielle a eu lieu en Côte d'Ivoire fin 2010 avec pour résultat la victoire dans les urnes de Monsieur Alassane Ouattara, le tout officialisé par l'ONU et la fameuse "communauté internationale" (dont nul ne sait qui la gère, qui y prend les décisions, mais dont nous savons à coup sûr que la Côte d'Ivoire ne fait pas partie sur ce coup-là). L'ancien président Laurent Gbagbo conteste le suffrage et est entré en rébellion, refusant d'admettre sa défaite.
Bon, ce petit rappel utile étant fait, comment expliquer que le sémillant Delahousse ait pu lancer vers 20h10 un reportage sur ce qui se passe, dixit, "parmi les troupes fidèles à Alassane Ouattara" ?
Comme si d'un côté Gbagbo et de l'autre Ouattara étaient des rebelles luttant sur un pied d'égalité... et de légalité ! L'un a été élu, l'autre est entré en dissidence. Ce genre de nuance doit certainement échapper aux dizaines de gugusses qui travaillent sur un JT chez France Télévisions. S'ils sont logiques avec leur médiocrité, j'attends qu'ils désignent la force d'intervention française Licorne opérant à Abidjan comme "les troupes fidèles à Nicolas Sarkozy".
09 avril 2011 dans Journalistes, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0)
Une odeur pestilentielle s'échappe cette semaine de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, magazine de et pour l'intelligentsia de gauche, méfiez-vous si vous passez devant un kiosque, ça schlingue.
« Nolwenn Leroy, la Breizh Attitude » est le titre d'une critique 'musicale' (?) d'un zozo nommé Fabrice Pliskin, qui a choisi de disqualifier la chanteuse (et surtout les 500 000 acheteurs de son dernier disque "Bretonne") en adoptant pour seul angle une allusion appuyée à la France qui vote extrême droite et souffre de la mondialisation. Les cons qu'il faut ré-éduquer.
« (Son album) n'est-il pas très comme il faut et propre à incarner "l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires" comme dirait dans son style maurrassien le député UMP Christian Jacob ? écrit le journaliste. Avec son prénom de sainte décapitée, Nolwenn affiche un pedigree de la vieille roche. Née à Saint-Renan, son père, Jean-Luc Le Magueresse, est un ancien footballeur professionnel de Brest et de Guingamp. D'aucuns blâmeront son adolescence auvergnate, mais personne n'est parfait ».
« Le fichu de Nolwenn se porte mieux dans l'opinion que celui de Diam's ; Nolwenn Leroy, droite dans ses sabots, s'enivre de cadastre, d'ancrage et de toponymie ; Une preuve génétique de sa bretonne traçabilité ; Avec son accent breton digne de Shakira, elle s'inscrit dans le quota de chansons d'expression française ».
"Nolwenn Leroy ou le premier robot de fabrication 100% bretonne »
Nolwenn Leroy a répondu à ce minus :
« Il m'est imputé d'avoir opportunément pris le parti du régionalisme au moment où la majorité des Français redoutent la mondialisation (...) Je suis extrêmement choquée par ce procès d'intention que je trouve indigne » écrit-elle.« Cet article m'a choquée et mise en colère. Je ne m'attendais pas à trouver pareille déloyauté intellectuelle et perfidie gratuite dans Le Nouvel Observateur ».
Notons ici que Nolwenn Leroy, qui n'est "que" chanteuse et non intellectuelle au Nouvel Obs, a correctement écrit "la majorité des Français redoutent"... à la différence de nombreux confrères de Monsieur Pliskin qui couramment auraient écrit "redoute", puisque c'est "la" majorité" et non "les" majorités... diplômés mais ignares, ça existe !
Eh bien si, ma belle, tu es encore en âge de découvrir bien des choses immondes, celle-ci en est une. Les pires peuvent venir de personnages bien diplômés et bien propres sur eux. Les rédacteurs du Nouvel Obs sont persuadés d'être du côté du bon jugement, qu'ils sont les représentants distingués de la bien-pensance (accompagnés par Télérama et Libération). Du haut de leur mirador situé au centre de Paris, ils scrutent inlassablement la piétaille des gens d'en-bas, prompts à dénoncer leurs déviances. Ils ont installé tout là-haut un phare qu'ils dirigent vers le bon choix que leurs abonnés (pour la plupart enseignants) n'ont plus qu'à suivre. C'est ainsi qu'après une profonde réflexion, le comité de bien-pensance du Nouvel Obs nous a servi début 2007 une couverture annonçant qu'ils avaient choisi de voter pour la meilleure que la France pouvait rêver d'avoir comme présidente : Marie-Ségolène Royal ! La reine des gourdes. Naturellement, ils avaient avant demandé son avis à leur gourou éternel : Pierre Mendès-France. Ne leur dites pas que ce politicien socialiste est décédé en 1982, ils le croient toujours prêt à revenir aux affaires. Il est vrai que les remous de la IVe république ne lui ont pas laissé beaucoup de temps pour démontrer son talent : resté 8 mois président du conseil (l'équivalent de premier ministre) fin 54-début 55, il n'est plus jamais revenu.
Sous couvert de critique musicale, Le Nouvel Observateur s'évertue à ridiculiser et marquer du sceau infâmant "extrême droite" tout ce qui pourrait de près ou de loin faire penser à "la terre, elle, ne ment pas" du Maréchal Pétain, probablement en prévision de l'arrivée du candidat DSK en provenance de son riad de Marrakech ou de sa demeure de Washington, pas vraiment le profil d'un Auvergnat pur porc ni d'un Breton bretonnant.
COMMENTAIRE reçu de SHIMROD : Personnellement je trouve cet article très courageux, car il met en lumière un régionalisme rampant, discret, qui avance masqué pour cacher ses relents xénophobes. Quoi de plus sympa que le minois avenant de Nolwenn leroy, que ces clips "hippisants" (néologisme)et ses évocations subliminales de menhirs, d'un néoceltisme renaissant qui fleure bon le beurre salé aux neurones de parisiens en mal de terroir ? La réalité est toute autre, faite d'intimidations quotidiennes des "méchants Français colonisateurs", de révisionnisme de l'histoire et de défilés sur un drapeau noir et blanc qui PUE l'histoire (la vraie).
SUIVI -- Devant les vives réactions déclenchées par son article, le journaliste Fabrice Pliskin a cru nécessaire de publier un suivi...(lisible ici) dans lequel il enfonce le clou, ne reconnaissant de sa part aucun excès, aucune dérive, aucune mauvaise intention... rien ! L'erreur est dans la tête des lecteurs. Je le disais, ces gens du Nouvel Obs ont la conviction chevillée au corps d'être les gardiens (vigilants) de la pensée correcte. Ils ont mission de convertir les mal-pensants. Pliskin continue de manier l'ironie à coup de bonnes formules :
"Nous publions une petite critique espiègle sur le disque d’une chanteuse yéyé, et on nous menace d’une guerre civile et d’une extermination. N’est-ce pas beaucoup pour un loup, un renard et une belette (j’en profite pour préciser que j’ai le plus grand respect pour ces trois espèces animales)?"
Pliskin, critique culturel de métier, semble indiquer que la chanson "Le loup, le renard et la belette" '("j'ai vu le loup et le renard danser"...) fait partie du disque "Bretonne". Si j'en crois les listes des titres publiés et décrivant le disque, cette chanson n'en fait pas partie.. ou alors c'est un morceau "caché" ? :
Commentaire reçu de BODHISATTVA : Grincheux, "le loup, le renard et la belette" sont cités dans la chanson intitulée "la jument de Michao". Oui, "j'entends le loup, le renard et la belette" n'est pas le titre original, même si c'est ce qu'on retient généralement de la chanson.
09 avril 2011 dans Journalistes, Musique | Lien permanent | Commentaires (4)
J'avais du mal à le croire en parcourant le dernier billet de mon compère LENONCE consacré au sauvage fait-divers de Noisy-le Sec. LENONCE y crie son dégoût d'avoir lu dans LIBERATION, le journal de la belle gauche progressiste, que le journaliste en charge de l'analyse de cette tentative d'assassinat compare cet acte barbare à Roméo et Juliette. Ici blog de Lenonce.
Vérification faite : c'est vrai, LIBERATION a osé. Début de cet article et lien ici pour humer cette bouse en entier :
"C’est un peu la transposition contemporaine du Roméo et Juliette de Shakespeare qui s’est déroulée, samedi soir, à la gare RER de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Dans la pièce du dramaturge britannique, les deux amants vivent un amour caché au prétexte qu’ils appartiennent à deux familles, les Montaigu et les Capulet, qui se livrent une sanglante rivalité. A Noisy-le-Sec, cela donne un jeune homme de 19 ans, originaire de Sartrouville (Yvelines), roué de coups et laissé pour mort, car il avait le tort de sortir avec une fille de la cité de Bois-Perrier à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ce que n’auraient pas supporté ses agresseurs issus du même quartier." (...) C'est signé : Willy Le Devin.
Ces esprits progressistes de LIBERATION croient, font semblant de croire, tentent de faire croire à leurs lecteurs bobos (qui n'attendent que cela) que l'affaire de Noisy-le-Sec s'apparente à un beau drame du répertoire classique mondial. Bande de salopards décadents !
Dans la réalité, c'est un acte de pure et basse sauvagerie qui ramène la société française des siècles en arrière. Les efforts sur la sécurité ne pourront jamais éviter que ces actes, qui n'existaient pas il y a plus de 15 ans, se réitèrent et s'amplifient : nous avons importé, aidé et installé dans la population des dizaines de milliers d'individus dotés de moeurs et d'une mentalité totalement différents de ce qui existait avant leur implantation et leur reproduction, et qui refusent violemment d'adhérer aux moeurs et valeurs du pays d'accueil. Le mieux que les efforts de sécurité puissent faire, et ils l'ont réussi à Noisy-le-Sec, c'est d'enregistrer en vidéo les agressions. Je me demande si la gauche bien-pensante abonnée à LIBERATION s'est exprimée en faveur de l'installation généralisée de caméras de vidéo-protection... (atteinte aux libertés individuelles, n'est-ce pas ?)
SUIVI, 12.04 -- Apparemment, certains confrères de LIBERATION n'ont pas non plus apprécié l'analogie avec Roméo et Juliette... MARIANNE, dans son numéro 729 du 09.04, a trouvé utile de glisser : "Pas le moindre romantisme shakespearien derrière cette montée d'adrénaline ; juste un élan barbare." Exactement ce que je disais. Les journalistes de LIBERATION sont aveuglés par l'idéologie nauséabonde qui leur bouffe le cerveau.
06 avril 2011 dans Actualité, Journalistes | Lien permanent | Commentaires (6)
(Source AFP, lu dans LIBERATION du 02.04.2011)
Les garde-côtes nippons ont annoncé samedi avoir secouru en mer un chien qui dérivait sur un débris de toit d'une maison, trois semaines après le tsunami qui a semé le chaos sur la côte nord-est du Japon.
L'animal apparemment indemne a été repéré vendredi par l'équipage d'un hélicoptère, à environ 2 kilomètres de Kesennuma, un port fortement endommagé lors de la catastrophe, a expliqué un responsable.
Les garde-côtes ont d'abord tenté de le récupérer en hélitreuillant un secouriste, mais l'animal apeuré par le bruit du rotor s'est dérobé et a sauté sur d'autres débris flottants. Ils ont alors dépêché un bateau pour secourir le quadrupède.
Le chien, de couleur foncée et de taille moyenne, porte un collier. "Mais il n'y a aucune autre indication permettant d'identifier son propriétaire. Il est très doux et a l'air en forme. Il mange des biscuits et des saucisses", a déclaré le responsable des garde-côtes. Il a précisé ne pas savoir si l'animal avait effectivement passé trois semaines à dériver sur le morceau de toit ou s'il s'y était retrouvé après d'autres circonstances.
Voilà à quel genre de nouvelle un grand quotidien national comme LIBERATION consacre son temps et ses colonnes. Cette info est extraordinaire, quand vous la lisez jusqu'au bout : rien ni personne d'indique que ce chien est un rescapé du Tsunami. Autrement dit, l'un des quotidiens français les plus réputés (et un des plus moralisateurs : eux aussi savent dire, comme Martine Aubry, quels partis politiques sont "républicains" et lequel ne l'est pas) fait un article sur le sauvetage d'un chien au Japon (lassés sans doute de parler des quelque 30 000 humains tués), et cela en prenant bien soin de le doter d'un titre raccoleur :
... quitte à avouer à la fin (mais en plus petits caractères, hé hé, pas cons !) que le lien avec le tsunami n'est nullement établi. Faut bien que les salariés de LIBE gagnent de quoi bouffer... des biscuits et des saucisses comme "le quadrupède" ? Les gardiens de la morale poliquement correcte et du vivre-ensemble non-stigmatiseur ni nauséabond nous donnent-ils l'autorisation de mettre un peu en doute l'honnèteté intellectuelle de la rédaction d'un journal comme LIBERATION ?
04 avril 2011 dans Actualité, Journalistes | Lien permanent | Commentaires (1)
Sur France Info (la voix de la France ?) c'était hier samedi 26.03 à qui n'omettrait pas d'annoncer aux abrutis que nous sommes à leur yeux que "demain vous dormirez une heure de moins". Mais nous n'en sommes pas débarrassés. Les débitants de conneries ne se reposent donc jamais, pas de repos dominical ? C'est même à cela qu'on les reconnaît ? Dimanche 27.03 c'est jour de deuxième tour des élections cantonales, aussi avons-nous eu droit à celle-ci, émise par un journaliste de France Info plein de promesse :
"Aujourd'hui, deuxième tour des cantonales, un dimanche passé à l'ombre des isoloirs..."
Ah bien sûr, "un dimanche passé à l'ombre des isoloirs" ça sonne riche, mais qu'est-ce que cela veut dire ? Rien ! Parce que :
27 mars 2011 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (0)
Et re-voici en plein délire le journalisme numérique. Je ne parle pas du journalisme web 2.0. Je parle du journalisme de compteur. Comme il y a des brèves de comptoir, il y a un journalisme de compteur. Autrefois au coin du feu dans les chaumières il y avait les conteurs, puis sont venus les médias avec leurs compteurs. Tablettes : la part de marché d'Apple rétrograde de 93 à 83%. Yemen : sept manifestants tués dont un écolier. Popularité : Sarkozy perd deux points, Fillon baisse d'un point. Rugby : les Italiens ont battu la France 22 à 21. Sondage : Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour avec 23%. Finance : le CAC 40 en baisse de -0,86%. Emploi : sur un an, le taux de chômage ne baisse pas et est en hausse de 1,4%. En ajoutant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C), le chiffre est en hausse de 4,4% sur l’année.
Je sens bien depuis quelques mois que je ne fais plus ici que me répéter, que radoter, et qu'il va être temps de fermer boutique en renvoyant le visiteur à l'ensemble achevé de mon œuvre... journalisme, islam, sarkozysme, royalisme, banlieues, racaille, immigration : dit, re-dit et re-re-dit. Je lasse. Je ressasse. Le 7 avril 2009 j'ai lâché (comme un pet, c'est souvent l'effet que ça me fait, ça soulage) un billet titré Le journalisme numérique dénonçant cette manie généralisée dans la presse de tenir à jour des compteurs de victimes d'heure en heure. En avril 2009, c'était à l'occasion du séisme en Italie : au début le bilan était de 17 victimes, le lendemain il était de 170 victimes. S'il venait à doubler pour passer à 340 victimes, nous avions l'impression que le séisme devenait deux fois plus sérieux et intéressant. Au Japon, le "bilan" annoncé au jour 1 s'établissait à 37 morts, tandis que les images nous montraient des villes ravagées sous quatre mètres d'eau, des automobiles sur les toits, des navires de grande taille couchés à sec sur les quais. Au jour 3 les journalistes nous annoncent 1700 morts, mais une minute plus tard ils nous disent que l'on est sans nouvelles d'un port de 10 000 habitants. C'est funèbrement ridicule. Nous n'avons pas besoin de bilans, les journalistes se trompent sur nos attentes, ils tournent en vase clos, la lecture des dépêches les abrutit. Les journalistes pensent qu'en citant des nombres ils font un travail de scientifique, un métier sérieux. Nous savons qu'il y a eu une catastrophe au Japon, mais nous ne voulons pas assister à un concours de catastrophes, ce n'est pas un jeu pour prime time TF1 ou M6 animé par Benjamin Castaldi, nous refusons d'entrer dans le système du reality show.
Le séisme japonais de mars 2011 parviendra-t-il à détrôner le tsunami du 26 décembre 2004 qui a réussi à totaliser 200 000 morts ? Vous le saurez dans un instant. Auparavant, une page de publicité.
13 mars 2011 dans Actualité, Journalistes | Lien permanent | Commentaires (1)
Dans un article de ce matin, diffusé à l'antenne et repris sur leur web, consacré à "La génération Y" qui n'a pas pour seule ambition de posséder une Rolex à cinquante ans, Europe 1 écrivait... ou faisait dire à un jeune Y interviewé (oralement) :
"On retrouve d’ailleurs souvent dans les entretiens d’embauche les questions qui fâchent du type : "est-ce que votre entreprise à des RTT ? Est-ce que votre entreprise à une mutuelle, est-ce qu’elle rembourse bien ?"
Puisque la station de la rue François-Premier permet des "commentaires", je leur ai laissé celui-ci :
BRAVO : Même dans la transcription écrite, Europe 1 s'efforce de placer des fautes de français comme font les jeunes de la génération Y dans leurs emails et leurs sms.
Hélas il faut se rendre compte que, dans l'ambiance actuelle de censure et de chasse aux dérapeurs, un tel commentaire leur est apparu d'une violence inouïe, d'une grossièreté inqualifiable, et ne pouvait être diffusé par une station de radio qui prend tant de soin à montrer une face lisse et correcte.
J'ai tout de suite reçu leur avis d'expulsion :
Bonjour GrincheuxGrave,
Vous avez participé à l'espace communautaire d' www.europe1.fr et nous vous en remercions.
Votre message a été modéré. Les règles de nos espaces participatifs imposent à ceux qui y participent de respecter conditions générales d'utilisation. Nous vous invitons donc à les consulter sur le site à l'adresse suivante:http://www.europe1.fr/Radio/mentions-legales/
Merci de votre contribution et de votre fidélité,
A très bientôt sur www.europe1.fr !
L'équipe de modération Europe1.fr
Entre nous, je ne comprends pas pourquoi ils me remercient de ma contribution. Ils me taquinent, vous croyez ? Europe 1 est cette station élitiste qui ne permet pas à un auditeur de lui dire "BRAVO : Même dans la transcription écrite, Europe 1 s'efforce de placer des fautes de français comme font les jeunes de la génération Y dans leurs emails et leurs sms," mais qui permet à ses journalistes de proférer à l'antenne des approximations et âneries en tous genres. Comme par exemple : "la moitié des médicaments ne sert à rien" ou comme l'a dit au micro leur journaliste Wendy Bouchard (spécialisée dans le culturel, en plus !) : "il y aura de belle soldes" et "un millier de soldats français est engagé au Tchad".
La tolérance chez Europe 1 s'applique à leurs journalistes, pas à leurs auditeurs. Sous prétexte que l'auditeur, en écoutant, contribue à fixer les tarifs publicitaires et les rémunérations des employés, il faudrait qu'Europe 1 l'autorise à s'exprimer ? C'est quoi ça ?
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Je vais maintenant montrer ce que m'a écrit ici le 7 mars la journaliste d'Europe 1 Wendy Bouchard, afin que chacun se rende compte qui des deux, la station Europe 1 ou le blog d'un Grincheux Grave, est le plus tolérant, le plus ouvert à la critique du correspondant, lecteur, auditeur. Précisons que Wendy Bouchard n'est pas une jeune stagiaire à Europe 1, elle y est entrée en 2006 et devint vite attachée au service culturel. En 2009, Mademoiselle Bouchard présente un talk-show culturel avec Michel Drucker de 18 à 19h. Aujourd'hui elle occupe la tranche 22-23h. Elle n'est pas dans le sportif, elle est dans le culturel. Donc cultivée.
Cette salariée d'Europe 1 se permet d'exprimer par écrit à un modeste blogueur (mais fidèle auditeur) ceci : "Je ne souhaite pas une longue vie à votre blog" Est-ce le rôle d'une journaliste d'Europe 1 d'écrire publiquement à un blogueur qu'elle souhaite voir son blog disparaître ? Je pose la question au nouveau président Denis Olivennes. Mademoiselle Bouchard a-t-elle par exception un salaire inversement (et immoralement) indexé sur le nombre d'auditeurs qu'elle aura réussi à décourager de rester à l 'écoute ? Les récents remous survenus à la station (départs brusques de Fogiel et Demorand avec l'arrivée de Olivennes en remplacement du chouchou de Sarkozy Monsieur Bompard) ont-il besoin d'être amplifiés par une journaliste quand elle se permet d'écrire à un blogueur son vœu de le voir couler, est-il décent que Mademoiselle Bouchard, du haut des millions d'auditeurs d'Europe 1, souhaite en public la disparition d'un blog de 1000 visiteurs/jour ? (pour la seule raison que son auteur a osé la critiquer sur des fautes réelles de langage) ? Je pose ces questions au président d'Europe 1 Denis Olivennes.
Mon commentaire d'hier à Europe 1 a été censuré. Voici sans censure celui de Wendy Bouchard envoyé au Blog d'un Grincheux Grave deux jours avant. Reprenant une ancienne pub de France Inter je propose à Wendy Bouchard : "écoutez la différence".
Ce commentaire est en ligne sous un billet de février 2008 visible ici
10 mars 2011 dans Journalistes, Langue française | Lien permanent | Commentaires (6)
Dans le 20h de France 2 mardi 18 janvier, les téléspectateurs ont pu remarquer une erreur dans un sujet consacré à la Tunisie, et aux opposants dans le gouvernement venant de démissionner.
En synthé (en bas de l'écran), ces deux démissionnaires, AbdelJellil Al Badaoui et Hassine Dimassi, sont présentés en tant que "ministres des missionnaires", et non "démissionnaires". Cette petite approximation n'a aucun impact sur le texte du nain de jardin du journalisme qu'est Pujadas : à la lecture au prompteur, le rendu sonore est préservé. La bonne nouvelle, c'est que la chrétienté avait en poste au nouveau gouvernement tunisien deux ministres dédiés aux missionnaires pour parer à une ruée bien possible de l'islamisme dans la brèche ouverte par la cueillette du jasmin. il faut comprendre la position du ministre des missionnaires.
Il est à peu près certain que les auteurs du texte sont au minimum titulaires du baccalauréat, de purs produits de ce que l'Éducation nationale est désormais capable de fournir pour le marché du travail. Et comme ils sont supervisés par des ignares sortant du même système éducatif, ça peut donner ce résultat. Un jour, qu'ils se rassurent, je prédis que les téléspectateurs outillés pour capter qu'il s'agit d'une énorme faute auront disparu du paysage audio-visuel, et dans une mer d'illettrés plus personne ne réagira.
C'est ma parabole du pygmée inversée : pendant des siècles il se crurent de taille standard, puis vinrent des explorateurs d'un mètre soixante-quinze, puis d'autres, et d'autres encore, et les pygmées surent qu'il étaient de taille inférieure à la normale. Pour l'éducation en France, il faut inverser : quelques pygmées (sévissant surtout à France Télévisions dans un premier temps, lieu idéal pour donner le ton, annoncer la couleur, accréditer la tendance) envahissent le terrain par vagues déferlantes, chaque année en septembre après les examens. Pour le moment, les individus de taille standard éduqués avant 1970 demeurent nombreux et vigilants, mais ils disparaîtront par vagues année après année, pour finalement laisser place à des pygmées journalistes lus et écoutés par d'autres pygmées du système éducatif français, dans une complète indifférence.
Les saboteurs de France 2 ont été obligés de faire disparaître après coup les images incriminées : dans la rediffusion sur internet à l'adresse http://jt.france2.fr/20h/ (disponible jusqu'au mardi 25) on distingue nettement à 1 mn 24 secondes la coupure effectuée. Bande de salopards !
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(Merci Amelia et merci Tibou)
23 janvier 2011 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (5)
(...) la première pensée du chef de l'État est allée à Vincent Delory, ce jeune ingénieur toulousain "lâchement assassiné par des terroristes fanatisés au Niger" -
NIcolas Sarkozy - Toulouse - Site Airbus - 14.01.2011
SOURCE : La Dépêche, 14.01.2011
Nouvelle petite leçon infligée, cette fois par le chef de l'Etat en personne, à la piétaille des journaleux qui persistent jour après jour à nommer "exécution" ce qui n'est objectivement qu'un assassinat. Certains de ces médiocres -j'en ai entendu plusieurs ces dernières 48 heures- rapportent la méthode employée par les terroristes du Niger en précisant que d'après l'autopsie l'une des deux victimes a été tuée "à bout touchant... donc une exécution"... comme si dans la conception de ces nullards tirer à bout portant c'est "exécuter" tandis que tirer à quinze mètres c'est un autre verbe qui s'applique ! Or un petoton d'exécution (terme correct ici) ne tire pas à bout touchant.
S'agit-il d'assassinat ? Oui
Est-ce un assassinat lâche ? Oui
Les tueurs sont-ils des terroristes ? Oui
Sont-ils fanatisés ? Oui
Ces journalistes qui parlent d'exécution sont-ils des incompétents pitoyables ? Oui
14 janvier 2011 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (8)
Une fois de plus, ce vieux dicton de la sagesse populaire va se vérifier : neige en novembre, Noël en décembre.
Qu'il tombe de la neige un 30 novembre, puis un 1er décembre, c'est un événement tellement considérable que FRANCE 2 y a consacré 18 minutes de son Journal de 33 minutes dans son édition de 20H du 1.12.2010. Ces gens ont un sens aigu de la hiérarchie de l'information, ils avaient dédié un JT à 100% à la mort de Mickael Jackson, rappelez-vous...
D'emblée, David Pujadas a su trouver les mots qui nous glacent les os : "une vague de froid et de neige qui n'en finit pas (elle dure en effet depuis deux jours, on n'en peut plus)... Paris en vigilance orange... La Bretagne en alerte rouge... faisons le point avec Laurent Romejko pour savoir quand cessera ce coup de froid (répétons-le, il dure depuis déjà deux jours, les Français sont à bout de patience, on les comprend)..."
Des reporters emmitouflés nous sont montrés en direct de la ligne de front (soulignons ici leur courage), tendant des micros givrés à des passants qui nous assènent des informations capitales autant que pertinentes :
"On voit que les voitures ont du mal, y a pas mal de monde qui va pas aller au travail aujourd'hui", nous dit un habitant de Lyon (je n'aurais pas voulu terminer ma journée sans recevoir cette nouvelle, merci FRANCE 2).
"Comme tous les ans, on découvre que l'hiver il neige", déclare un homme en colère personnifiant le bons sens paysan de nos provinces.
"C'est vraiment pas évident", ose avancer une jeune femme frigorifiée, alors que de mon côté du téléviseur c'est au contraire parfaitement évident.
David Pujadas revient à l'image pour nous parler de ces "naufragés de l'hiver." A ces mots, je me suis levé pour aller remonter le thermostat afin de mieux encore profiter de ma chance de rescapé de l'enfer blanc.
C'est du fin fond de la Bretagne que nous parvient une magnifique leçon de civisme : "Moi je me chauffe au bois, je cuisine au gaz." C'est ainsi que l'on économise l'électricité. Mais comment les vaillants reporters du service public font-ils pour dénicher des témoignages de cette qualité ?
Attention, voici Loïc de la Mornais en direct du pied de la Tour Eiifel qui délivre le message de la raison : "Soyez prudents", ça valait vraiment le coût de déplacer une équipe de tournage à deux kilomètres du siège de France Télévisions... espérons que les imbéciles qui, une minute avant, étaient décidés à être au contraire imprudents nous auront épargné pour le lendemain de pénibles accidents de la circulation. Merci Loïc.
A la minute 17, revoici notre intrépide liseur de prompteur à l'image, le grandiose Pujadas, tête à claques et de circonstance, avec cette saillie qui devrait rester dans les annales, je cite mot pour mot :
(s'adressant à Laurent Romejko, le spécialiste météo de la chaîne)
"Laurent, c'est la question de l'espoir : à quand le retour à la normale sur la France ?"
La question de l'espoir ! Le retour à la "normale" ! Selon un Pujadas, la neige en décembre, ce n'est pas normal. Que fait la police, pourquoi Wikileaks ne nous avait-il rien révélé de ce qui nous menaçait ?
Dix millions de téléspectateurs angoissés sont suspendus aux lèvres gercées de Romejko pour connaître le sort qui les attend demain. On pense aux trains de la mort en partance pour Auschwitz, on songe à la grande rafle du Vel d'hiv, aux messages sybillins envoyés le 5 juin 44 par la BBC annonçant le jour le plus long, au putsh des généraux rebelles en Algérie, au 18-brumaire, bref à tous ces instants où l'histoire de France a basculé.
J'ai sans doute tort de me gausser de David Pujadas, car ce personnage est considéré comme une figure importante du journalisme par ses confrères. J'en veux pour preuve qu'à 7 heures ce matin Europe 1 m'a annoncé que c'était aujourd'hui son anniversaire ! Et en plus c'est sa fête.
02 décembre 2010 dans Actualité, Journalistes, Télévision | Lien permanent | Commentaires (5)
Porcoleader, discret ces derniers mois, reprend du poil de la bête et goût à la bonne information. Voici ce qu'il me signale :
" Pour mon retour du ski, je propose ma connerie journalistique du jour : ' Un kamikaze présumé a actionné dimanche sa charge explosive sur la place Taksim, l'un des lieux publics les plus fréquentés d'Istanbul, blessant 32 personnes, dont 15 policiers. ' C'est juste un "présumé" kamikaze, on n'en est pas encore sûr, on attend qu'il soit jugé pour être reconnu kamikaze à 100% "
Oui Porcoleader, c'est devenu ça, le journalisme moderne ligoté dans le politiquement correct, le journalisme atteint de conformite aigüe. Désormais, plus question pour un scribouilleur de presse de prendre le plus petit risque de se faire taper sur les doigts : leurs chefs leur ont appris que tant qu'un homme n'est pas jugé coupable, il faut le désigner sous le vocable correct de "présumé coupable". Et ils obéissent aux (rédac-) chefs. Idem pour un kamikaze : le kamikaze n'est peut-être pas le kamikaze. Il faut le prouver avant d'avoir l'audace de l'écrire. Cela s'est vu pendant la bataille du Pacifique : certains kamikazes vus tomber en piqué sur les porte-avions US n'étaient que présumés kamikazes ; c'étaient des touristes japonais, chargés d'explosifs, mais appareil photo en bandouilière, qui tentaient un atterissage de fortune. Si, si !
Une ineptie journalistique telle que celle relevée aujourd'hui par Porcoleader a été reproduite dans maints papiers, sa source semble être une dépêche de l'agence Reuters. J'ai aussi relevé dans un passé recent que selon la presse tel présumé meurtrier avait avoué avoir tué la victime (jamais présumée, elle), mais était désigné comme "présumé". On imagine les dialogues pendant la garde à vue (Michel Audiard nous manque pour donner du relief à tout ça) :
- Monsieur le commissaire, j'avoue, c'est moi qui l'ai tué, je suis le coupable, ne cherchez plus...
- Mais ah que nenni mon brave ! Vous n'êtes pas coupable, vous n'êtes que présumé coupable
- Si, si, c'est moi qui ai fait le coup, j'attendais ce salopard, planqué derrière un abribus decaux... quand il a été à portée de calibre, j'ai défouraillé, j'ai vidé mon chargeur en visant le buffet, j'ai sauté dans ma tire et pris la poudre d'escampette fissa ; je suis coupable...
- NON bougre d'ahuri, ce n'est pas à vous de le décider, ce sera le rôle du tribunal, vous êtes "présumé"
- Mais, monsieur le commissaire, alors, pourquoi me traîner devant un tribunal si on pense que je ne suis peut-être pas le coupable... il va se passer des mois avant le procès, et si comme vous le laissez entendre le tribunal finit par me juger non coupable, la police et la justice auront perdu des mois, des indices se seront envolés, des mémoires se seront évaporées, le vrai coupable se sera exilé en Argentine...sauf votre respect, ne pas me croire coupable, c'est complètement idiot !
- Gardes, emmenez cet abruti au gnouf, et apportez moi quand même de la bière et des sandwichs, respectons les traditions nom de dieu de bordel de merde !
Pour le kamikaze d'Istambul, on remarque que toute la dépêche est rédigée comme si le présumé était vraiment le coupable. Par exemple :
" Le kamikaze a frappé aux abords d'autobus de la police garés près du monument à la gloire d'Atatürk, sévèrement gardé les jours fériés. Vendredi, la Turquie célébrait la fête de la République." (et non "le kamikaze aurait semble-t-il frappé...")
On n'imagine pas vraiment un gugusse (le non coupable) se faire sauter le caisson sur les lieux de l'attentat tout à côté du véritable coupable, laissant à ce dernier la vie sauve, juste pour la satisfaction de tromper la justice ! Ou alors les journalistes ont voulu laissser la porte ouverte à une hypothèse : un bonhomme saucissonné à l'explosif, sans intentions malveillantes, décide d'aller se balader où il y a une forte concentration de flics, histoire de se sentir en sûreté, il s'approche d'un agent pour demander du feu, une étincelle tombe dans l'échancrure de sa chemise, boum. A ce stade on ignore si on peut le qualifier de kamikaze, seule l'enquête puis le jugement le diront.
Cette dépêche provient d'istambul d'un journaliste nommé Mehmet Caliskan, et il est signalé à la fin que le texte a été écrit "Avec Simon Cameron-Moore et Daren Butler, Clément Guillou et Jean-Loup Fiévet pour le service français". Soit au total pas moins de cinq présumés journalistes pour peaufiner une connerie !
31 octobre 2010 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (10)
La déléguée interministérielle à la sécurité routière, Michèle Merli, était interviewée vendredi 30 juillet au matin sur Europe 1 par le très respectueux journaliste Aymeric Caron sur le sujet du nombre de tués sur les routes - qui ne baisse pas beaucoup à cause des deux-roues qui continuent à se faire tuer allègrement, comme les quatre-roues dans les années soixante : en 2009 les tués sur deux-roues motorisés représentent 25% du total alors que ces véhicules représentent 2% du trafic routier.
A deux reprises au moins, je crois trois, Mme Merli a affirmé que parmi les dispositifs de lutte contre ce fléau figurent "les radars routiers, qui ont été disposés aux endroits les plus dangereux". Le journaliste n"a nullement contredit ni émis le moindre doute sur cette affirmation, pas même un petit "Ah, bon ?" qui ne l'aurait pas empêché de rester respectueux (son grand souci). Lui, Aymeric Caron, quand il circule sur les routes, constate bien que c'est aux points les plus dangereux que se trouvent les radars. Moi GG quand je circule sur les routes, je constate exactement le contraire : comment un tel phénomène peut-il s'expliquer ?
"Aux endroits les plus dangereux" ? Ah, ah, ah, je ris de voir tant d'audace dans le mensonge, Madame Merli, et tant de talent dans le rôle de Carpette, Monsieur Caron. Je vais vous enseigner une information capitale, Madame Merli : il n'y a pas d'endroits dangereux, il n'y a que des conducteurs dangereux. Allez visiter un des vos "endroits dangereux" un 4 août à 4 heures du matin, vous constaterez que l'absence de véhicules lui ôte énormément de sa dangerosité. Prenons un exemple vécu récent : vers 20h mardi 3 août sur une route de campagne rectiligne, vitesse limitée, je conduis exactement à la vitesse-limite et observe dans le rétroviseur un suiveur énervé par ma présence insupportable (dont j'aurais envie de lui présenter des excuses, car je n'avais aucune raison valable de lui boucher la voie, à part le besoin de rentrer dîner puis dormir chez moi), qui depuis des kilomètres me colle à 4 mètres derrière et déboîte par à-coups en tentatives de dépassement, contrariées par un autre importun dans mon genre arrivant en sens inverse ou une ligne-blanche pointillée devenant continue. Finalement voici notre imbécile qui me dépasse (je suppose que ça le fait jouir dans son slip, c'est toujours bon à prendre), mais voilà : la ligne blanche continue a déjà remplacé les pointillés depuis 40 mètres quand il est en dépassement, et, en outre il est en excès de vitesse de probablement + 15% ou +20%. Un enième importun arrivant en face, l'imbécile se rabat en catastrophe devant mon capot.
Deux remarques finales à propos de cet imbécile :
1- Il portait sans honte un adhésif A sur la vitre arrière -
2- Deux kilomètres après cette action d'éclat se trouvait une traversée de village avec un beau feu tricolore en son centre ; toujours roulant à mon allure modérée et sans aucune prise de risque ni aucune délinquance routière, j'ai stoppé mon véhicule à 1 mètre derrière mon imbécile de tout-à-l'heure bloqué dans son élan au feu rouge. Normalement, si ce n'était pas un imbécile, il aurait dû me voir dans son rétro à cet instant et se construire dans le cerveau une "leçon de conduite" pour ses futures tentations de mise en danger d'autrui et de soi-même (rien ne sert de courrir, etc.) ; mais comme c'est un imbécile... Le lendemain je suis repassé au même endroit vers la même heure : chose incroyable, j'ai trouvé que ces centaines de mètres rectilignes ne présentaient objectivement aucun danger. Cet endroit est sans danger, Madame Merlic.
Les radars, je les ai à l'œil depuis des années (et c'est réciproque), depuis qu'il me coûtent des points perdus, et je suis à présent équipé du meilleur dispositif, le Coyote. Sur mes trajets, où que je me rende, les radars sont disposés aux emplacements où il est le plus facile de piéger le conducteur. Je pense en particulier à deux d'entre eux, qui ont été judicieusement installés à environ 100 m avant un feu tricolore (pour ceux qui voudraient appuyer un peu sur le champignon pour bien passer au vert), sur des axes en sens unique bordés de rails de sécurité où n'existe aucune habitation ni école et où, avant les radars, ne se produisaient pas d'accidents.
Avec les radar mobiles, c'est encore plus évident ; eux sont placés :
1- où les opérateurs peuvent se cacher ;
2- où ils ont un emplacement un peu plus loin pour faire garer les voiture piégées. Il faudrait être bien gonflé pour oser me dire en face que ces dispositifs sont installés "sur les lieux dangereux". Ils sont installés sur les lieux propices à piéger et verbaliser, et rien d'autre. Nous sommes des millions à le voir, et il est révoltant qu'un rédac-chef d'Europe 1 accepte de jouer un rôle passif de tendeur de micro au bénéfice de fonctionnaires ou de politiques venus y déverser leurs messages préfabriqués sans aucun risque de contradiction. Le journalisme, ça ne devrait pas être cela, mais ça l'est devenu.
Les rues en ville limitées à 30 km/h
En revanche, je tiens à la disposition de Madame Merli une petite liste de rues bordées de pavillons, d'écoles maternelles, limitées à 30 km/h, où presque tout le monde, sauf moi, roule allègrement à 50-60, et vocifère avec des gestes énervés quand un piéton prétend faire ralentir ou stopper pour le laisser traverser sur un passage protégé.
Le radar n'est qu'un gendarme en plus ballot
Pour moi, selon une observation attentive, les radars ne font que continuer par d'autres moyens la tradition gendarmière que j'ai toujours vue appliquée dans notre pays : on se place là où on peut pièger les conducteurs (et où on peut plus loin les faire garer pour les verbaliser), et non là où un danger potentiel avéré existe. Il me semblait que chaque citoyen avait pu constater cela. Il en reste deux sur 64 millions qui ont vu tout autre chose : le journaliste Aymeric Caron et la Déléguée à la sécurité routière Michèle Merli.
Le grand scandale routier en France auquel devrait s'attaquer Madame Merli est le non-respect généralisé, pour ainsi dire institutionnalisé, du piéton se présentant à un passage protégé pour traverser la voie. Cela saute aux yeux. Dans la psychologie générale du conducteur français, un piéton ne doit être autorisé à traverser qu'exceptionnellement, s'il s'engage avec une résolution manifeste... le reste du temps, si le piéton est une mémé portant cabas qui se contente d'attendre patiemment en bordure de trottoir, sa chance de pouvoir traverser dans un flux de voitures ne dépend que d'une condition rare : que je me présente là à ce même moment au volant de ma voiture... encore arrive-t-il souvent que la voiture venant en sens opposé poursuive son chemin comme si le monde lui appartenait, privant le piéton du bénéfice de ma courtoisie légendaire. Si Madame Merli souhaite observer sur site comment se comporte un peuple de conducteurs civilisés, je lui recommande d'aller faire un tour aux USA ou en Allemagne : là-bas, vous posez un pied sur la chaussée striée, et tout le monde pile net.
Comment se faire aimer de ses concitoyens à coup sûr, voici mon truc
J'ai déjà raconté ici que lorsque certains jours je me sens abandonné de tous, mal aimé, non reconnu à ma valeur, il me suffit de monter dans mon automobile et parcourir deux ou trois kilomètres en ville en ne faisant qu'une chose ordinaire, à laquelle m'oblige de toutes les façons le code de la route : stopper systématiquement, et de façon non brutale, fluide, courtoise à chaque passage piéton où se présente une personne, que ce soit à ma droite ou sur le trottoir d'en face à gauche. Vous (si vous ne procédez pas ainsi) seriez très surpris de compter le nombre de personnes qui adressent un remerciement, parfois même avec emphase. Il n'est pas normal qu'un conducteur se contentant de respecter la règle soit l'objet de félicitations démonstratives, c'est le signe évident que l'événement est ultra-rare. Je ne vais pas clore pas ce paragraphe grincheur sans vouer aux gémonies ces salauds d'automobilistes (souvent hissés sur des vrais ou faux 4x4) qui finissent par me laisser traverser, mais s'arrangent pour donner un coup d'accélérateur pour me rouler juste au ras des talons, l'air de dire "dégage, j'ai déjà été assez bon de te laisser la vie sauve". Celui qui n'a pas connu cela au moins une fois la semaine écoulée, c'est qu'il l'a passée alité avec la grippe A... ou aux Etats-Unis, en Allemagne, dans un de ces pays civilisés où les automobilistes ont simplement été éduqués à respecter le code de la route et leur prochain, et où l'auto ne remplace pas la bitte.
04 août 2010 dans Journalistes, Société | Lien permanent | Commentaires (10)
Le Blog "itinéraire non balisé" (ici sélectionné en "recommandé") s'insurge avec pertinence à juste titre contre cette manie qu'ont les journalistes de parler, pour rapporter les émeutes anti-France et anti-flics dans les banlieues, de "tirs à balles réelles".
Dans le ciboulot des journalistes, les termes "balles réelles" sont mis là pour s'opposer aux "cartouches à blanc", preuve qu'aucun d'entre eux n'a fait son service militaire (décision de Jacques Chirac) ou ont été pistonnés pour y échapper. Si je fais appel à mes souvenirs de bidasse, je crois savoir que la munition servant à tirer un projectile à partir d'un fusil est composée de deux principales parties : l'étui ou douille d'une part (2), qui sert à sertir la BALLE située à son extrémité (1), laquelle est destinée à être projetée hors du canon à la percussion de l'amorce (5) grâce à la charge propulsive (3) et à aller transpercer la cible. L'étui ou douille reste sur place, est rejeté hors de l'arme, est récupérable (à l'armée en exercice on les récupère dans sa poche). En exercice on tire " A BLANC " sur son camarade-adversaire : la cartouche est semblable sauf qu'aucune BALLE n'est propulsée vers la cible.
Tir à BALLES REELLES ne signifie rien, mais cela n'empêche nullement les journalistes de continuer à le dire, car aucune approximation n'arrête ces gens-là. Il y a BALLE ou PAS BALLE. Le tir est réel. La BALLE quand elle est présente est REELLE, quand elle est absente elle est absente. Une balle irréelle ou virtuelle n'existe pas, c'est un concept médiatique, comme il y en a tant.
A propos de REEL, il faudrait aussi souligner la déclaration récente du président Sarkozy, désireux de mener UNE VERITABLE GUERRE contre la délinquance. Une guerre "tout court" ne suffirait pas, comme par exemple celle conduite en Afghanistan. Ou celle du Viet-Nam jadis par les Américains (destruction de villages au napalm, etc.) qui n'était qu'une guerre toute simple, ne méritant pas d'être qualifiée de "véritable" (allez expliquer ça aux victimes).03 août 2010 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (7)
Les journalistes m'ont tenu toute la journée du samedi 31 juillet très minutieusement informé heure par heure de la longueur totale du bouchon encombrant les routes de France : jusqu'à 660 km, mais il y a eu des hauts et des bas, et à chaque nouveau calcul ils me donnaient le résultat, un peu comme si le pays était engagé dans un grand concours européen du bouchon cumulé le plus long. Etant fréquemment stupide (c'est écrit dans l'en-tête de ce blog), je n'ai pas la capacité intellectuelle nécessaire pour comprendre à quoi sert ce flot d'informations, puisque de deux choses l'une :
- ou bien je suis en train de rouler dans ces ralentissements, et ça me fait une belle roue d'apprendre que mon petit bout de bouchon fait partie d'un tout de 647 km. Et puis ce n'est pas cette nouvelle qui va me faire faire demi-tour, annulant mes congès, perdant mes arrhes de location, avec deux mômes qui braillent à l'arrière et une bonne femme furax à l'avant ;
- ou bien je n'y suis pas, je taille mes rosiers à 200 lieues de là... je prépare des côtes de porc pour le bbq ; j'ouvre une Ch'ti après avoir transpiré à ranger le garage ; je relis Les Essais de Montaigne ; je suis devant mon ordinateur occupé à chercher la meilleure Blague de blog de la semaine que vous méritez parce que vous le valez bien...
Dans les deux cas, l'information m'est inutile, je m'en tamponne le coquillard. C'est ce que je pense.
Mais les radios-TV pensent le contraire ! C'est pourquoi ils envoient des reporters 'sur zone', qui tendent micros et caméras aux péages et dans les aires de repos aux vacanciers pris dans les encombrements, ça nous fait 5 minutes dans le JT du soir. Tout le monde s'en balance. Sauf la petite famille de ceux qui sont passés à la télé pour déclarer à la France entière dans un JT de 20H du service public : "On est parti ce matin à 7 heures pour éviter les bouchons mais ça n'a pas fonctionné". Et ça a coûté combien en moyens TV matériels et humains pour donner au pays cette information capitale ?
En même temps, soyons honnètes, ça nous apprend à quoi servent les forces de l'ordre qui sont déployées sur les routes des vacances au lieu de chasser les passeurs de drogue dans les cités : L'un de ces reportages sur la vraie ligne de front de la délinquance m'a fait entendre sur une radio un automobiliste qui venait de se faire verbaliser par les gendarmes au motif que la bicyclette fixée à l'arrière du véhicule cachait partiellement la plaque minéralogique : 45 euros d'amende dès le premier jour des congès, tiens prends ça dans les dents, sale délinquant. Les généraux de gendarmerie savent mieux que moi dans quels lieux il faut porter l'effort des brigades, où se nichent les vrais dangereux malfaiteurs, et quelles pénalités il faut leur infliger pour les décourager de récidiver. Il est sain de vérifier de visu où passent nos impôts.
Il semble que nous l'ayons perdu de vue sur toutes les années 80, 90 et 2000, sauf chez Pascal Sevran bien entendu. Il est passé quand même avec cette chanson chez Patrick Sébastien dans Les Années Bonheur en mai 2010 (voir vidéo ici). Aujourd'hui il est moins applaudi que Diam's et Noah, ces vraies grandes vedettes de la chanson de qualité. François Deguelt a été signalé participant à la tournée Age Tendre en 2006, et dans quelques concerts et cabarets. Plongé dans l'oubli, sorti des écrans radar, has been ? C'est bien fait pour lui ! J'ai dû lui jeter un sort sans m'en rendre compte, à l'époque : je le trouvais trop yeux bleus, dents blanches, voix de crooner, le type même du gars énervant. Tout comme à la même époque Sacha Distel, qui ne me fait plus d'ombre, celui-là, j'ai eu sa peau. Tout ça pour amener ma petite chanson de la semaine, intitulée Le ciel, le soleil et la mer, de et par François Deguelt. A propos, avez-vous remarqué que les journalistes nous annoncent toujours que les Français passent leurs congés sur les plages l'été, jamais en montagne, jamais à la campagne ? Cette chanson fut le grand succès de l'année, et surtout de l'été 1965. Vous étiez jeunes ? François Deguelt, né en 1932, connut un début de carrière flamboyant, avec deux podiums de Prix Eurovision, et quelques disques à très gros tirage.
01 août 2010 dans Journalistes, Musique | Lien permanent | Commentaires (8)
Heureusement que le rédacteur-en-chef sur Europe 1 de la tranche 6h30 - 9h30, Aymeric Caron, est là pour vous tenir informés des faits saillants de l'actualité. Sans lui, je n'ose pas imaginer la pagaïe sur les routes ce week-end. A 7h50 aujourd'hui vendredi 30 juillet, Aymeric Caron a lancé une info aussi surprenante qu'alarmante : "Attention, si vous prenez la route ce week-end, c'est le chassé-croisé des départs et retours de vacances sur les routes."
Je sens que cette nouvelle est alarmante, mais je ne vois pas clairement ce que les auditeurs vont en faire. Essayons quand même. Imaginons Robert : hier il a fait le plein de sa vieille Juvaquatre, depuis l'aube il la bourre de sacs et d'ustensiles de camping, tandis que Raymonde s'affaire aux sandwichs, coupe l'eau, ferme le robinet du gaz. Quelques débuts de disputes ont déjà éclaté, le feu couve. Raymond fait des allers et retours en bougonnant entre la rue et la maison, il s'y trouve pour enlever le dernier paquet quand soudain, à 7h50, il entend du poste de TSF de la cuisine Aymeric Caron lui annoncer la mauvaise nouvelle, en le priant de faire attention. A cet instant précis, Raymond était déjà à cran (on dit de nos jours "au taquet", mais Raymond est un homme du passé, comme l'était Mitterrrand en 1974), et alors là, il explose dans son marcel bleu-pétrole déjà bien imprégné de sueur :
- "Vingt dieux de boeufs, Raymonde, qu'est-ce que je viens d'entendre au poste, aujourd'hui c'est le chassé-croisé juillettistes-aoûtiens, on ne m'avait rien dit, c'est foutu, ça va être l'enfer sur les routes, je laisse tomber, on ne part plus !"
Aymeric Caron, mettez-vous à sa place, il ne pouvait pas faire autrement. Son boulot, c'est remplaçant d'été de Marc-Olivier Fogiel, une vedette, et le temps-fort de son interim est situé cette année, ça tombe très bien en fin de semaine, les 30 et 31 juillet, quand il peut prononcer à satiété ces mots que jamais en cours d'année Fogiel ne peut dire : "chassé-croisé". Pour un journaliste amateur de clichés (ils le sont tous par profession) pouvoir dire "chassé-croisé" est un plaisir rare. Un chassé-croisé, nous dit le site L'Internaute, est un mouvement de personnes qui se croisent sans parvenir à se rencontrer (où alors accidentellement).
30 juillet 2010 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (14)
" Quand je vois que certains gagnent trois fois plus que nous, pour nous critiquer... Il y en a qui ont de sacrées rémunérations pour lire des prompteurs ! "
Nadine Morano, Sécrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité auprès du ministre du Travail - Déclaration parue dans Gala, reprise dans Le Nouvel Observateur (supplément télé du 31-juillet - 6 août). Elle n'a pas tort pour la rémunération d'un individu chargé de lire un prompteur 4 soirs par semaine pendant environ 15 minutes (et encore c'est une estimation généreuse à la louche, déduction faite des 'sujets' en images pré-montés et pré-commentés). Elle a tort à fond la caisse sur ce qui est de "critiquer" : où Madame Morano a-t-elle vu qu'un David Pujadas critique les membres du gouvernement ? Vous l'avez vu pendant une heure poser des questions au président de la république le 12 juillet : comme un enfant poli, pas un mot plus haut que l'autre, une totale absence de répartie et d'opportunisme, une sorte de petit robot bien réglé... Et cher payé (slogan commercial du fabricant : chez Pujadas, rien de dépasse).
29 juillet 2010 dans Journalistes, Télévision | Lien permanent | Commentaires (2)
Le quotidien Le Monde qui, je vous le rappelle, vous qui vivez à Ouagadougou ou a Pétaouchnok ou même à Sallaumines, est le journal français le plus connu dans le monde, le quotidien dit "de référence" par les confrères ébahis. Le Monde a publié le 11 juillet un article révélant "la première apparition de Fidel Castro en public depuis quatre ans". Soucieux de précision factuelle afin de représenter dignement son prestigieux employeur, le journaliste, s'appuyant sur les agences AFP et Reuters, on n'est pas trop de trois pour déconner, entame son article par cette phrase : "Il n'était pas apparu en public depuis le mois de décembre." Volà comment selon le Monde l'espace de temps compris entre décembre et juin représente une durée de quatre ans. Autrement dit, nous voici avertis d'emblée, cet article sera une bouse. C'en est une, bien fumante.
L'information principale, la grande révélation, l'immense nouvelle, la retentissante annonce contenue dans cet article a totalement échappé au Monde, à l'AFP, à Reuters. Il suffit pourtant de regarder la photo pour comprendre le message : commencée en 1959 et définie, confirmée depuis lors année après année comme un processus continu, un mouvement en cours de réalisation, en non comme dans d'autres pays un événement ponctuel, la Révolution cubaine vient de prendre fin le 7 juillet 2010. A partir du moment où une photo on ne peut plus officielle (voir le site cubain), prise par un fils de Castro, Alex, photographe de métier, montre au monde entier que le Lider Maximo porte un survêtement au logo de la société américaine NIKE, bien lisible sur fond blanc, nous pouvons conclure que c'en est terminé de la Revolucion.
Le 7 juillet 2010, Castro a baissé les bras devant le capitalisme, lui qui a interdit le dollar, dans un pays où les USA sont le voisin honni, où rien d'Américain ne peut officiellement se trouver, se porter, se manger, se boire, y compris le très innofensif mais très symbolique Coca Cola, Fidel Castro en personne fait une apparition publique organisée comme médiatique revêtu d'un blouson affichant l'une des marques américaines les plus emblématiques, NIKE. Il a niqué la liberté d'expression et la liberté tout court de son peuple pendant 51 ans au nom de la Révolution, et maintenant le voilà qui s'affiche comme un vulgaire Anelka sponsorisé par l'Américain NIKE !
Un demi siècle de sacrifices de tout un pays et d'anti-américanisme d'état pour en arriver à cette image consternante ?
Amor Gigante par l'un des pépés du Buena Vista Social Club (ils disent "cloub"), Compay Segundo...
Nike est une entreprise américaine spécialisée dans les chaussures, les vêtements et le matériel de sport. Le nom est inspiré de la déesse grecque de la victoire Niké, déesse ailée capable de se déplacer à grande vitesse, dont la représentation la plus connue, une statue exposée au Louvre, est la Victoire de Samothrace. Elle a assuré sa notoriété par un logo simple et rapidement reconnaissable : le Swoosh, une virgule posée à l'envers et à l'horizontale ; il a été créé par Carolyn Davidson en 1971 comme une représentation stylisée de l'aile de la déesse. Le siège de Nike est à Beaverton, Oregon.
11 juillet 2010 dans Journalistes, Musique | Lien permanent | Commentaires (5)
Une association annonçant sur son site posséder une centaine d'adhérents, nommée les Indivisibles, a eu ce matin plusieurs minutes d'interview sur France Info vers 9h15. En quoi cette association est-elle importante aux yeux des médias ? Cela ne s'explique que par son but affiché :
"Créée en janvier 2007, l'Association « Les Indivisibles » rassemble une centaine de militants et a pour objectif de déconstruire, par le moyen de l'humour et de la dérision, les préjugés racistes relayés de manière inquiétante par les leaders d'opinion dans l'espace public français."
Et quelle est "l'actualité" qui vaut à la présidente-fondatrice Rokhaya Diallo ces minutes d''expression gratuite sur une antenne nationale ?
"Les Indivisibles* organisent la deuxième édition des « Y'a Bon Awards» qui récompensera à nouveau les propos de personnalités politiques, de journalistes ou d'illustres « penseurs » médiatiques ayant contribué à alimenter le racisme ordinaire depuis un an."
C'est évident : faire du battage médiatique au bénéfice d'une cérémonie portant un nom anglo-petit-nègre va certainement contribuer à faire reculer le racisme ! A coup sûr, Eric Zemmour est dans le colimateur, car ces gardiens de la pensée correcte n'auront de cesse de l'avoir correctement humilié et, pour reprendre un de leurs termes favoris : "stigmatisé". Ils s'imaginent que plus ils parleront de racisme, moins le racisme existera. Et certains journalistes pensent de même : stigmatiser les prétendus stigmatiseurs est devenu un grand jeu en spirale infernale. Totalement idiot et improductif. Mais ceux qui y participent se croient tellement investis de la mission divine d'établir le règne de la leur pensée correcte, que rien ne stoppera ces enragés.
20 mai 2010 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (2)
Des fois, on entend la radio, on voit la télé, on parcourt le journal. D'autres fois, on se surprend à écouter la radio, regarder la télé, lire le journal. Et alors on en prend plein la gamelle. Et on regrette de ne pas appartenir au troupeau des béats téléspectateurs des idioties de TF1 auxquels on entend souhaiter chaque soir vers 20h30 de passer "une excellente soirée". La dernière fois qu'une personne de la télé s'est contentée vers 20h30 de me souhaiter "une bonne soirée", c'était Anne-Marie Peysson, donc avant 1968.
En début de soirée j'essaie de m'arranger pour me mettre à l'écoute de l'émission On refait le Monde, sur RTL (19h15-20h), un modèle du genre, surtout quand on sait que dans la station du même quartier, Europe1, vous avez dans la même tranche Michel Drucker avec Wendy Bouchard, à fuir. Autour de Christophe Hondelate, les débateurs du jour ont échangé avec une certaine passion sur le thème de la crise ou des crises : faut-il mettre la main à nos poches pour réparer une fois de plus les dégâts monstrueux occasionnés par les spéculateurs financiers ? Voilà une question qui est bonne et à laquelle les dirigeants européens ont clairement répondu hier : oui. Les gens autour du micro de RTL sont pendant plusieurs minutes tombés violemment d'accord pour dire que des réformes étaient nécessaires en France (pour éviter de devenir la Grèce)... et ce qui m'a violemment étonné c'est que personne n'a pensé à faire remarquer que nous avons depuis trois ans un président qui été élu pour accomplir "les réformes indispensables", et que les deux années d'avant il avait fait campagne en expliquant dans tous les sens pourquoi ces réformes étaient vraiment indispensables et urgentes. Résultat ahurissant : en mai 2010 un groupe d'observateurs avisés estime, sans faire rire, que ce qu'il faudrait réaliser pour la France, c'est des réformes. Vraiment ! On en reparle ? Je suppose qu'en Grèce eux aussi ils ont eu des politiques et des observateurs de presse avisés pour leur dire pendant des années qu'il fallait réaliser des réformes indispensables. Et puis un beau jour : plouf !
DES COMMENTAIRES...
Valérie Pineau-Valencienne : Faire des réformes ? EN FRANCE ? tous dans la rue !!! (voir les 30 années précédentes)
Titus : La rigueur et l'austérité budgétaire pour diminuer notre dette chez Goldman Sachs, pour "rassurer les marchés", pour payer les intérêts d'emprunt de la Grèce, pour respecter les critères de Maastricht, pour contenir l'inflation à 1%, pour un euro fort, pour la retraite... Oui GG, les spéculateurs veulent du cash et nos ministres obtempèrent en offrant un plan de gonflage de la bulle. Il n'y a pas assez d'argent dans le monde pour rembourser toutes les dettes, on va donc emprunter aux banques qui créeront de la monnaie de singe (des chiffres dans les ordinateurs), les Etats rembourseront par l'impôt, seule garantie. Les financiers toucheront les intérêts qu'ils convertiront en biens réels (immobilier, îles, entreprises et autres Van Gogh à 100 000 000 €). Pendant ce temps, mémé coupera son chauffage en hiver, pour l'Euro fort et pour la planète, pour le régime des retraites aussi, hein !
Dominique : Ne pas confondre un nègre finlandais avec un aigrefin landais !...
11 mai 2010 dans Journalistes | Lien permanent | Commentaires (8)
