Ma Photo

Derniers weblogs mis à jour

Blog powered by TypePad
Membre depuis 05/2005

Blogs recommandés

Société

Brève de séchoir

J'ai assisté chez le coiffeur le 2 juillet à 13h45, à une scène que je certifie authentique, qui est passée totalement inaperçue chez les protagonistes - à moins que ce ne soit un sketch récurrent exécuté dans une complicité placide, ce qui n'est pas à exclure. Une vraie brève de séchoir. J'étais en train de me faire opérer par une nouvelle employée, une rousse aux aisselles hélas rasées et désodorées, quand un client a poussé la porte, est entré et s'est exclamé en examinant le patron coiffeur :
- "Ah ben ça fait plaisir de vous voir à nouveau en forme, on dirait que vous allez mieux !"
- Réplique du patron coiffeur : "Oui, je reprends du poil de la bête."
Comme la rouquine jouait du ciseau au ras de mes oreilles, je me suis efforcé de ne sursauter et me gondoler qu'à l'intérieur de moi-même. A propos de raie sur le côté, cela me rappelle une tradition comparable que j'entretenais avec un serveur de la brasserie où je prenais mes repas ; quand le vendredi il y avait de la raie (aux capres) en plat du jour, je lui demandais d'un ton pincé et à un niveau de décibel audible 6 tables à la ronde "elle est comment votre raie ?", et il me répondait aussi fort et sans rire "au poil, monsieur" - C'est classe, ça ouvre l'appétit et ça détend.

Nu sous ma burqa

Après les propos que je tiens ces temps-ci sur les  musulmans, j'ai décidé de me rendre au prochain Paris Blogue-t-il (2 juillet à 19h30, c'est noté), certes, mais recouvert d'une burqa, Car comme je faisais remarquer à quelques collègues de travail que ce qu'il y a d'excitant avec les femmes en burqa, c'est qu'en ces temps de canicule elles sont sans doute nues dessous (à rattacher au vieux fantasme de l'infirmière nue dessous), elles me rétorquèrent que ce qu'il y a d'excitant avec la burqa c'est que c'est peut-être un bel homme nu dessous. J'ajouterai : ou un flic en planque, ou un gros vicelard à la sortie d’une école primaire se faisant passer pour une maman du quartier. Tout ça me rappelle la parodie de défilé de mode burqa qui est passée l’an dernier dans une émission de variété américaine (chose impensable en France), j’avais publié le lien YouTube ici, j’ignore si c’est toujours en ligne…Ah si, voici le lien du Burka show sur YouTube.

Violente agression en bande samedi dans le XIXe arrondissement de Paris

Une violente agression, véritable lynchage, a été commise samedi 21 juin par une bande de Juifs à l'encontre d'un jeune de 17 ans d'origine arabe. La victime est à l'hôpital dans un état grave. On pense qu'il s'agit d'un acte à connotation raciste. Le maire, le député local, plusieurs ministres et 197 imams ont exprimé leur indignation.
------------------------------------------------------
STOP, cessez de me bombarder d'emails. Chacun aura pu rectifier de lui-même. Il faut bien entendu inverser les mots "juif" et "arabe" et l'information redevient d'un coup plausible. Ce n'est cependant pas du tout la tonalité que nous avons pu entendre dans le JT de 20H de Laurent Delahousse sur France 2 dimanche 22.06. Dans le sujet, qui a pris 5 bonnes minutes du journal, les journalistes du service public ont pris le parti téméraire de présenter les choses comme un équilibre de torts à partager entre "bandes rivales" : "les communautés s'affrontent dans le quartier", il s'agit "d'affrontements inter-communautaires, "personne ne sait qui a commencé", etc.

Dans le même sujet, pourtant, il est dit que " le jeune Juif se rendait seul à la synagogue " ! Ainsi, selon les journalistes de France 2, un juif de 17 ans se rendant seul à la synagogue constitue une bande de juifs représentant un défi insupportable pour 'une autre' bande de Maghrébins/Africains ? Depuis une déclaration de de Gaulle, on savait que les Juifs sont un peuple dominateur... mais à ce point ? Il paraît que "l'autre bande de jeunes" comptait une quinzaine de courageux bastonneurs. Qu'en pensez-vous ? C'est bien connu, les dizaines de véhicules incendiés chaque weekend en France sont majoritairement le fait de bandes de Juifs énervés, qui s'étaient aussi distingués, on s'en souvient, aux révoltes de Villiers-le-Bel, et ce sont aussi des Juifs qui font régulièrement régner la terreur à la Gare du Nord.

Dans la réalité, quand les Juifs s'organisent en bandes, c'est pour vendre des tissus. Quand les Arabes s'organisent an bandes, c'est pour vendre de la drogue.

Alors, porteurs de kippa et porteurs de capuches = mêmes voyous ?  Si l'on en croit les journalistes de France 2, oui.

Autre détail à retenir de cette information : " La mairie a demandé des renforts de police ". Le maire qui est l'auteur de cette demande pourra concourir pour la meilleure connerie de l'année.  C'est un PS, preuve que les gens du PS ont tout compris aux problèmes d'intégration et qu'en évitant Mme Royal à la présidence nous avons échappé à une belle catastrophe. Ce maire se nomme Roger Madec, il avait comme slogan de campagne municipale 2008 "Paris, un temps d'avance" (chouette prémonition, bravo) et il écrit dans son blog : " je veillerai à ce que notre diversité continue à nous enrichir collectivement, par le débat et dans l’action." C'est pas magnifique, ça ? ! La diversité qui nous enrichit collectivement dans le XIXe arrondissement par le débat et dans l'action, c'est beau comme du Jack Lang, beau à pleurer. Il y en a même un qui est allongé sur son lit de souffrance depuis samedi soir à l'hôpital Cochin pour avoir trop participé au débat et à l'action.

La merveilleuse intégration à la française en est là. Comme s'il avait fallu des renforts de police dans les années 30, 40, 50 et 60 pour parvenir à faire s'intégrer les immenses vagues de Portugais, Italiens, Espagnols, Polonais, par millions. Il faudrait un jour avoir le courage de se poser les vraies questions, avant qu'il ne soit trop tard. Mais qui va oser ?

SUIVI, 23.06.2008 - - Le blogueur VINVIN me signale le billet du blog Commentaires et Vaticinations, qui va dans le même sens, avec le même angle. Intéressant à lire, et riche en détails. Nous sommes donc plusieurs à avoir détecté que les médias allaient tenter de nous faire passer un sauvage acte anti-sémite pour un effet colatéral d'une guerre des gangs où les adversaires seraient en équilibre en nombre, poids, hargne et motivations, afin de ménager "la communauté maghrébine" et la "communauté africaine", semblant indiquer que l'une et l'autre sont en train de prendre dans le pays un ascendant significatif. Qui va venir nous faire croire que les médias sont tenus par le lobby juif ?

SUIVI, 23.06.2008 - - Commentaire d'un énervé Hervé (Resse) : " A Midi, l'ineffable Morandini désormais ordonnateur de l'info chez Europe1 -comme quoi il ne faut pas désespérer de la réinsertion sociale- parle "des violences entre les communautés, puisque nous ne voulons stigmatiser personne". Le jour où on stigmatisera l'incompétence, l'hypocrisie, la langue de plomb et l'irresponsabilité journalistique, y aura des clients."

Surtout, surtout éviter de stigmatiser les 'communautés' (j'ai horreur de ce mot) africaines... plutôt travestir la vérité, plutôt manger son chapeau... car à la vérité, ceux qui sont capables de casser, brûler, piller, vandaliser, bref emmerder le monde si on n'est pas bienveillants avec eux, à quel bord appartiennent-ils, parmi les "communautés" évoquées dans cette affaire ?

En outre, qui se souvient d'avoir jamais vu un Juif marquer un but en équipe de France de football ? Soyons réalistes.

Mari marri chez les Ch'tis

Allons, allons, la montée de l'islam dans la société n'a pas que des inconvénients. Ce matin me semblait encore morose (pluie et vent et toujours la vie chère, surtout le maquereau et le gazole) quand vers 7H Europe1 me fit savoir que le tribunal de Lille venait d'accepter d'annuler un mariage entre musulmans pour la seule et suffisante raison que l'époux n'avait pas trouvé sa femme vierge au soir des noces, contrairement à ce que celle-ci lui avait promis. Le mari, fort marri, estime avoir été trompé ... on ne peut se retenir d'ajouter "sur la marchandise".  Les juges ont ainsi estimé que le mari avait bien été trompé sur la chasteté de son épouse, considérée en l'occurrence comme "une qualité essentielle". Ils se sont référés à l'article 180 du code civil, qui permet d'annuler une union, lorsqu'il y a erreur sur une "qualité".  En droit c'est un "dol": Tromperie commise en vue de décider une personne à conclure un acte juridique  ou de l'amener à contracter à des conditions qui lui sont défavorables (Le Petit Larousse Illustré 2008). C'est comme le vice caché quand vous vendez une automobile, ou une maison, ou un cheval qui a un défaut que vous cachez à l'acheteur, sauf que là c'est appliqué à la femme, qui, même en religion musulmane, est un être humain (mais si !). Pour une fois que l'islam ouvre la porte à davantage de liberté et de flexibilité dans les moeurs, applaudissons, ne boudons pas notre plaisir. Monsieur le Juge, ma fiancée m'avait promis qu'elle était une experte en turlute, et voilà qu'au soir des noces je m'aperçois qu'elle ne sait pas  prendre un homme en bouche correctement et ne peut cacher son dégoût ... avec une femme pareille, me voilà bien monté ... (rires dans la salle d'audience) enfin euh c'est vrai, je le suis, mais euh c'est pas une raison, d'homme à homme vous me comprenez Votre Honneur... ce que je voulais dire c'est "me voilà mal barré".

SUIVI, 30.05.08 - - Je m'apprêtais à mettre un addendum à ce post vendredi matin 30.05 juste après avoir écouté le Recteur de la Mosquée de Lille Sud dialoguer avec Christophe Hondelatte sur RTL, et j'allais exactement dans le même sens que celui adopté par un lecteur nommé JACK dont je découvre le commentaire juste avant d'écrire un post-scriptum du post. Commentaire savoureux que voici - savoureux, rapport à la meilleure définition de "con" que l'on ait dite : "Con = imbécile qui n'a de cet organe ni la profondeur, ni la saveur"-... que voici :

Les moeurs ont évolué depuis les années 50 et 60 : un ancien légionnaire évoquait les moeurs relachées de certaines jeunes juives d'Afrique du nord à cette époque : elles se montraient peu farouches avec les légionnaires, mais, voulant garder leur "virginité", elles leur précisaient : "surtout tu ne fais pas le con !" (anecdote certifiée authentique, et qui éclaire cette expression biblique, concernant Rébecca : "elle était vierge et aucun homme n'avait eu de relations sexuelles avec elle" selon Genèse 24:16).

Ce que Jack a dit est sensé, plus qu'on ne le pense au premier ras bord. J'entendais le Recteur de la Mosquée de Lille Sud interrogé en direct sur RTL vers 8H10 par Hondelatte  sur cette information. d'ampleur sociale considérable (la suite nous le dira). Le chef musuman affirmait que, pour une femme, arriver vierge au mariage était une preuve de chasteté bien appréciable pour un époux. Et Hondelatte (on le devinait) opinait gravement du bonnet. Et moi, au volant de ma petite auto, je me sentais l'âme d'un affreux pervers, d'un vicelard profond, d'un gros dégueulasse, car moi (et sans doute moi seul, je voyais que les conducteurs des autos voisines me regardaient avec mépris en passant) je pensais immédiatement à plusieurs pratiques érotiques entre un homme et une femme, délicieuses pour tous deux et permettant de préserver l'intégrité de ce cher hymen. Peut-on être qualifiée de chaste quand on se livre éperdument à la masturbation, au cunnlingus, à la sodomie et  à la fellation ? Monsieur le Recteur de la Mosquée de Lille sud, Monsieur Hondelatte : je vous pose la question. Sur RTL les auditeurs ont la parole.

En tous cas, outre le mérite insigne de mettre enfin un peu de flexibilité dans les chaînes du mariage (où y'a de la chaîne, y'a pas d'plaisir), ce jugement pourrait avoir aussi le mérite (à un moment où les demandeurs d'emploi remontent en nombre) de susciter des créations d'emplois de couturières spécialisées dans la reconstitution d'hymen. Wikipedia publie un intéressant document sur le thème de la virginité, où on trouve un paragraphe intitulé "La pertinence de la pénétration comme rapport sexuel". Ah mes aïeux, la société française n'est pucelle qu'elle était jadis. Sous la pression de l'islamisation de la société, la Justice du pays des droits de l'homme (de l'homme !) vient de ré-introduire la répudiation de la femme, coutume du moyen-âge qui méritait bien une revitalisation. Tout progrès doit être apprécié et applaudi. Bravo, voilà un acquis sociétal comme on les aime.


Ah vous ne croyez pas que recoudre des hymens peut devenir un métier dans un pays où l'islam est déjà la première religion ?
Et un métier lucratif en plus : dans l'article ci-dessous, il est révélé que la déflorée reflorée a payé  au Maroc l'équivalent de 450 euros. En France, pays où les gamines sont bien plus dévergondées, la clientèle potentielle est énorme ! De mon temps au collège (alors Lycée dès la 6ème) on proposait des cours de travaux manuels. Souvent les garçons prenaient "bois" ou "fer", et les filles prenaient "cuisine" ou "couture". J'espère que le Ministre va remettre "couture" au programme si l'option a disparu. Lisez cette info parue sur Yahoo Actualités le 29.05.08 :

Hymen recousu, honneur sauvé

Par bondy blog BondyBlog - Jeudi 29 mai, 22h40

Elle s'appelle Hayat* et habite la région parisienne. Elle aura bientôt trente ans. Il y a quelques années de cela, elle s'est fait recoudre l'hymen lors d'un voyage au Maroc. Hayat a eu recours à cet acte chirurgical pour pouvoir se marier. « Il était impossible pour moi d'envisager un avenir d'épouse sans être vierge. » L'opération réalisée, la jeune femme s'est mariée avec un Français d'origine maghrébine. Le couple a aujourd'hui des enfants.

-----------------------------------------------
CONSEIL DE LECTURE à destination des saintes nitouches musulmanes soucieuses d'arriver au mariage en réputation de chasteté tout en jouissant d'une vie sexuelle explosive d'ici là : "L'art de la fellation - L'art du cunnilingues", par le Dr Leleu, à paraître en juin aux éditions Leduc.s (5,90 euros), qui est l'auteur de "Comment le rendre fou" (5,90 euros - - Avec à la fois précision scientifique et poésie, il explique aux femmes comment ça fonctionne, un homme, ce qu'il aime, ce à quoi il rêve, les baisers et les caresses qu'il préfère, les points érotiques qui lui font perdre la tête, les position et les mouvements qui le rendent fou...)

Caca d'oie

C'est l'histoire d'une île, l'île des Ibis, au Vésinet, du côté de St Germain-en-Laye dans les Yvelines. Elle nous est rapportée par la presse locale.  Cette île est un lieu de promenade. Elle est devenue le site de prédilection de migrateurs venus du Canada : des oies bernaches. En 2006 on recensait une douzaine d'oies, un an plus tard elles étaient plus de soixante.  Cette prolifération a pour effet indésirable de revêtir les pelouses d'une couche de déjections rendant les galipettes des bambins désormais impraticables. Ces oies n'étaient pas désirées, elles sont venues et se sont acclimatées parce que le lieu était accueillant. Comme elles ne sont pas farouches, les gens éprouvent pour ces volatiles un élan de tendresse et ont pris l'habitude de leur apporter de la nourriture. Un responsable de la municipalité a déclaré : "La seule façon d'enrayer le phénomène et de limiter le développement des oies, c'est de sensibiliser les gens pour qu'ils renoncent à les nourrir."

Miss Maghreb 2008

L'intégration des descendants d'immigrés est contrariée de toutes parts, les forces du communautarisme se déchaînent sous bien des formes, y compris des formes galbées : tout semble fait pour enseigner aux Français nés en France de Français nés en France de parents immigrés qu'ils ne doivent pas trop se fondre dans la population ni se sentir français avec excès. Madame de Fontenay a mis la patate le 10 mai à Marseille pour organiser l'élection de MISS MAGHREB 2008. Je viens d'ouïr quelques-unes de ces jeunes filles et les organisateurs en parler à la radio : c'était à qui placerait le plus de fois le mot "maghrébine" (je suis maghrébine... mes amies maghrébines... la beauté maghrébine...). J'ai entendu la gagnante parler avec l'accent d'un film avec Fernandel et Raimu, et comment croyez-vous qu'elle se présentait ? Je suis maghrébine, dit-elle. Lieu de naissance : France ; ethnie : maghrébine.  Moi j'aurais bêtement dit qu'elle était marseillaise, et encore plus stupidement "française", mais je suis un ringard franchouillard borné, un vieux chnok (voir photo). Il y a bien une ethnie cht'ti désormais, depuis qu'une banderole de stade de foot a été qualifiée de 'raciste', alors essayons de devenir un Français moderne, va pour l'ethnie maghrébine, va pour l'ethnie savoyarde, et l'ethnie corse, auvergnate, normande, allez-y donc ! Et ce sont les mêmes belles âmes, tenez-vous bien, qui viennent vous dire dans le poste avec des airs profonds que la couleur de peau ne fait aucune différence, ne devrait même pas être mentionnée ni commentée dans un entretien d'embauche - en tous cas jamais sur une pièce d'identité, quelle horreur ! Mais pour défiler en maillot de bain, oh là oui, c'est bon à prendre. Allons enfants de la patrie, tous debout pour chanter La Maghrébine.

SUIVI, 27.05.08 - - Trouvé sur le Blog Le Canard de Marseille:  " Pour sa quatrième édition, le concours lancé par une association de la cité la Castellane, Inter-cultures, s'offrait une présidente de choix: Geneviève de Fontenay, la présidente du comité Miss France. "Le comité a toujours été multiracial, a-t-elle rappelé. Et j'espère voir une Miss France d'origine maghrébine avant de mourir ! Ça vaudrait tous les discours des politiques." À noter que les consuls de Tunisie, du Maroc et d'Algérie (championne à l'applaudimètre) faisaient aussi partie du jury."

Grincheux à Fontenay : sous couvert d'antiracisme vos propos sont racistes et discriminatoires. Vouloir voir arriver à des postes de choix ou prestigieux telle ou telle ethnie est intolérable. Les Français, quels qu'ils soient, d'où qu'ils viennent, arrivent là où ils peuvent par leurs mérites (ou leur beauté dans le cas présent) et souhaiter les voir y parvenir pour cause d'appartenance à l'ethnie d'origine de leurs parents m'est insupportable. Vous avez donné votre soutien à la Madone du Poitou et je ne vous ai pas entendu applaudir en apprenant qu'un Français fils d'immigré hongrois était devenu Président de la République. Vous avez au moins vu cela arriver avant de mourir, Madame. Mais sans doute à vos yeux un  Hongrois vaut-il moins qu'un Maghrébin ?

J'ai été fiancé à Brigitte Bardot

J'ai été fiancé à Brigitte Bardot. Elle ne l'a jamais su. Comme il y avait une différence d'âge qui m'aurait empêché de l'honorer au lit comme elle le méritait, j'ai décidé d'être raisonnable et de me mettre en file d'attente. Les années se sont écoulées, j'ai regardé passer devant moi des individus répugnants nommés Roger Vadim, Sacha Distel, Jacques Charrier, Gunter Sachs. J'ai patienté, puis je me suis impatienté, enfin je me suis découragé. Des années ont encore passé. En avril 2008, j'apprends que deux mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende sont requis à l'encontre de mon ex-fiancée. Mon sang ne fait qu'un tour : de quel délit odieux et grave BB s'est-elle rendue coupable :

·     attaque à main armée ?

·      détournement de fonds destinés à la recherche sur le cancer ?

·      trafic de substances illicites revendues à la sortie des écoles ?

·    rachat à vil prix d'entreprises afin de s'en débarrasser plus tard avec plus value indécente en mettant une partie des salariés au chomage ?

·     vol à l'arraché sur scooter volé de sacs de dames âgées ?

·    mise à sac en bande organisée des commerces d'accessoires de mode et de chaussures de sport à la Gare du Nord ?

·     caillassage de véhicules de pompiers attirés en guet-apens ?

·     incendie volontaire de bâtiments publics dans le département de Seine Saint Denis ?


Avant que, en cas de malheur, la Justice de notre belle république envoie cette sacrée gamine moisir dans quelque trou normand, je vous livre la vérité :

" Deux mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende ont été requis mardi (15 avril) devant le tribunal correctionnel de Paris à l'encontre de Brigitte Bardot, poursuivie pour incitation à la haine envers la communauté musulmane. En décembre 2006, l'ancienne actrice avait adressé une lettre à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, où elle réclamait que les animaux tués par les musulmans lors de l'Aïd el-Kebir soient étourdis avant d'être saignés. Ce courrier avait été publié dans le magazine Info-Journal et distribué aux sympathisants de la Fondation Brigitte Bardot.

Dans cette lettre, elle écrivait: "
Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes ".

Des propos poursuivis par plusieurs associations antiracistes (Mrap, LDH et Licra) au titre de la "provocation à la discrimination ou à la haine raciale" envers la population musulmane.
SOURCE : AFP

Bbardot_2 Vous avez bien lu, relu la phrase ci-dessus en gras-rouge ? Grave, non ? En tout cas infiniment plus grave que toutes les hypothèses que j'imaginais. La liberté d'opinion et la liberté d'expression sont-elles toujours assurées en terre de France ? Poser la question est-il déjà condamnable ? Faudra-t-il très prochainement, avant de publier un Billet sur un blog, le passer au filtre du bureau d'approbation du Mrap, de la LDH, de la Licra et de l'inévitable Robert Ménard de Reporters Sans Frontières ?

« J’ai des rides, des cheveux blancs, je ne suis plus comme j’étais avant, mais bon, ça rentre dans mon quotidien, ça ne me gêne pas pour faire ce que je fais. Mes jambes, ça me gêne un peu parce que j’ai du mal à marcher, j’ai de l’arthrose, mais je me dis que je marche comme les animaux maintenant. Au lieu d’avoir deux pattes, j’en ai quatre ! » Brigitte Bardot, Empreintes, novembre 2007.

« La beauté, c’est quelque chose qui peut être séduisant un temps, ça peut être un moment de séduction. Mais l’intelligence, la profondeur, le talent, la tendresse, c’est bien plus important et ça dure beaucoup plus longtemps. J’en avais marre d’être jolie tous les jours. Aujourd’hui, je suis moche tous les jours, ça rattrape le temps perdu ! Si je n’avais pas ma fondation et les animaux, je serais morte. » Brigitte Bardot, Empreintes, novembre 2007. SOURCE : Wikipedia

Ces deux photos me rappellent cruellement cette blague des deux vielles dames qui se retrouvent après cinquante ans de vies séparées. "Ah, tu te souviens ma chérie, lorsque nous étions en terminale, nous rêvions de ressembler à Brigitte Bardot !" - "Oui, je m'en souviens bien", lui répond l'autre,"et tu vois, aujourd'hui nous y sommes enfin parvenues ."

Jouons un brin :

/Quatre titres de films avec BB sont cachés dans cette Note. Découvre-les et gagne un Bon de Lecture Gratuit du blog de Loïc le Meur, classé 23ème au hit parade mondial Wikio, un blog intégralement rédigé en computo-crypté, où tu apprendras des nouvelles surprenantes, exclusives, délicates allant toutes dans le sens du développement de l'humanité, de la réduction de la fracture numérique, de la lutte contre l'illéttrisme et contre la solitude, comme celle-ci tirée d'un Billet du 17.04.08 :
" Comme TechCrunch vient d'annoncer, nous venons d'ajouter Friendfeed dans Twhirl, vous pouvez desormais suivre les services favoris de vos amis (Flickr, blogs, youtube, Seesmic...), les commenter et en faire des favoris directement dans Twhirl. Vous pouvez downloader la pre-release ici et voir comment cela fonctionne dans la video ci-dessous." Toi i en a pigé ?

Réponse : les titres des 4 films cachés dans le texte, en cliquant ci-dessous -->

Lire la suite "J'ai été fiancé à Brigitte Bardot" »

Vraiment une curieuse conception de la diversité

Rue89radiogazelle

Le "site d'information" - autrefois on appelait bêtement cela un journal - RUE89 publie un article dénonçant une décision du CSA contre une radio locale de Marseille, Radio Gazelle. A priori un article assez banal d'apparence, mais qui démontre par ses termes comment certains tentent à tout prix de déstructurer la "communauté nationale" pour la remplacer par des couches de mini-communautés fragmentées, éclatées. Comme si avoir comme dans le passé des Bretons, des Alsaciens, des Basques tous français dans une communauté nationale française était pour ces gens un concept dépassé qu'il est urgent d'enterrer. Voici les premières lignes :

" Le CSA n’a-t-il pas un rapport quelque peu curieux avec le respect du pluralisme dont la loi qui l’a créé lui fait pourtant obligation ? "

Le pluralisme a toujours été respecté en France, nous n'avons jamais eu besoin de lois pour cela. Il y avait des gens parlant avec l'accent ch'ti à d'autres qui prononçaient tous les e finals des mots et ces "diverses" gens-là marchaient au pas ensemble durant leur service militaire, jouaient à la pétanque ensemble, buvaient des verres au bistrot ensemble, faisaient du camping ensemble. Aucune loi ne les y forçait. Je vous parle d'un temps passé révolu, semble-t-il.

" Prenons une radio associative, créée il y a maintenant vingt-six ans à Marseille par des jeunes issus de l’immigration: Radio Gazelle. Cette radio s’adressait à toutes les communautés de la région, leur donne la possibilité de s’exprimer, et affirmait "permettre à chacun de connaître et comprendre sa culture et de retrouver son identité ".

Ainsi, des gens issus de l'immigration avaient la possibilité de retrouver leur identité ? Qu'est-ce que c'est que ce charabia ? Si ces gens sont "issus de l'immigration" ils sont nés en France et français : leur "identité" est d'être français comme les autres, il n'y a pas nécessité de créer un besoin artificiel de "retrouver leur identité" : ils ne l'ont pas perdue, leur identité. pas davantage que Raymond Kopa né de père polonais ou Michel Platini né de père italien n'ont jamais perdu ni eu besoin de retrouver leur identité... française dès leur naissance. Monsieur Sarkozy n'a pas eu besoin d'écouter une radio en langue hongroise pour soi-disant "retrouver son identité" hongroise.

" Sa programmation en différentes langues, en français et dans les langues des pays d’origine, était fondée sur deux axes, divertissements et émissions thématiques (problèmes de société, insécurité, logement, emploi...). Elle effectuait donc un travail d’information culturel et citoyen avec l’intervention de responsables politiques ou institutionnels, d’avocats, d’assistantes sociales, éducateurs, médecins. "

Re-charabia incohérent ! Je vous répète, Madame l'auteure de l'article, Agnès Tricoire, que c'est vous qui dites que ces Français sont "issus de l'immigration",  en disant cela vous dites aussi que leur langue d'origine est le français. La langue d'origine de Monsieur Sarkozy est le français, pas le hongrois. Essayez de vous enfoncer cela dans la tête, Madame Agnès Tricoire, ça ne va pas être facile parce que vous me semblez avoir de profondes convictions erronées dans la cervelle. Vous avez une curieuse conception de la diversité. C'est dans votre titre et c'est tout ce qu'il y a de pertinent dans tout l'article ; vous ne l'avez certes pas fait exprès.

Adopter un clitoris

Chers amis, et aussi chers ennemis sans qui ce blog ne serait pas ce qu'il est, je ne sais pas ce qui m'arrive en ce beau mois de mars 2008, presque tous les Billets que j'ai envie de mettre en ligne sont des sujets plus ou moins directement situés entre le nombril et les genoux. Et cela, même quand je ne m'en rends pas compte au premier raz bord. C'est ce qui est arrivé avec le Billet qui au départ voulait bêtement critiquer un journaliste ayant interviewé "un blogueur influent" dans un magazine hyper sérieux (celui des chambres de commerce). Assez vite je me suis surpris à écrire que si ce blog influent pouvait être vu par la presse comme un blog analysant l'actualité d'internet, celui du Grincheux pouvait aussi bien être présenté comme un blog dédié à la lingerie féminine... j'aurais pu dire "un blog dédié aux side-cars nazis" ou "aux robots ménagers des années cinquante" ou "aux bicyclettes hollandaises". Mais non. J'ai glissé, chef ! A partir du moment où je me suis mis dans les culottes, tout s'est enchaîné naturellement, comme de fil en aiguille. Un premier commentaire m'a émoustillé en me questionnant sur "les strings à fourrure de zébu" (auteur : Largentula) ...

Puis, afin de fournir à mes fidèles lecteurs l'adresse de vrais sites sur la lingerie de bonnes femmes, je me suis cru obligé d'aller zieuter les sites de Princesse Tam Tam et d'Aubade...et je m'y suis senti bien, j'y ai pris du plaisir...

Puis sont venues les élections municipales, je n'y peux rien, c'était prévu depuis 2001, et ce François Bayrou qui n'arrête pas de dire qu'il y a la Gauche, et il y a la Droite, et il y a le Centre, faisant irrésistiblement penser à une paire de fesses avec un Centre au milieu qui serait lui...

Puis est survenu, largement planifié, mais quand même saisissant, le décès du dernier Poilu, je n'y suis pour rien, et je n'ai pas d'excuse valable au fait -irrésistible- que quand on me parle de "poilu" j'entends "poilue", et pas qu'aux aisselles. Et là je ne m'en sors plus. Allez m'expliquer pourquoi cette même semaine maudite je tombe sur un site qui me propose d'adopter un clitoris ?

Clitoris1 Pourquoi adopter un clitoris ? Le sujet est grave. Et bien que le présent blog ait récemment été inscrit par le Dr Albert sur la liste (noire) des blogs racistes, son auteur ne s'interdit pas de porter secours à ses soeurs africaines. Le blog Clitoraid (" Le plaisir retrouvé ") lutte contre l'excision, ou mutilation génitale féminine. Clitoraid a décidé d'aider un maximum de femmes à retrouver le plaisir (La lutte pour le plaisir des femmes est une obsession pour beaucoup d'hommes). Pour cela, l'association Clitoraid, association privée à but non lucratif (c'est moi qui souligne), s'est fixé pour objectif de financer l'opération de toutes ces femmes, en construisant "l'hôpital du plaisir ", pour y opérer toutes les femmes africaines, gratuitement.

L'hôpital (du plaisir) prévu se composera principalement d'une salle d'opération et de deux salles supplémentaires. L'association aura besoin d'environ 70 000 $ pour le construire et l'équiper. Le blog Clitoraid (le plaisir retrouvé) conclut sa page d'accueil par cet appel, auquel tout homme équilibré (par exemple : sensible au charme des Poilues) peut difficilement résister : " Si vous souhaitez apporter votre soutien à vos soeurs mutilées, handicapées du plaisir, adoptez un Clitoris, maintenant ! Les dons (ce que l'on appelle "adopter un clitoris") sont à envoyer par le système PayPal à..."

Clitoraid, 4965 W Tropicana #103A-1
Las Vegas NV 89103 - USA

La construction de cet hôpital est prévue sur un terrain déjà acheté par l'association, au Burkina Faso sur une commune nommée Bobo Dioulasso (l'excision est en effet un acte douloureux). Cette information serait gravement incomplète si elle ne précisait le nom de celui qui a lancé ce projet (à but non lucratif) : un certain Raël, que le site nous présente comme exerçant la profession de prophète (c'est chouette comme métier, on ne pense pas à le conseiller aux jeunes sans emploi), fondateur et leader spirituel du mouvement raélien, un Français qui commença sa carrière comme journaliste spécialiste des sports mécaniques, basé alors à Clermont-Ferrand. Pourquoi le prophète Raël (Claude Vorilhon de son vrai nom), après avoir créé ClitoRaid, ne créerait-il pas aussi une association destinée à guérir nos frères souffrant d'impuissance, qu'il baptiserait PenisRaid, ou BilouteRaid pour la Fédération Nord/Pas-de-Calais ?

SUIVI le 17.03.2008 -- On attire mon attention sur "la suite", à savoir ce qui se passe après l'opération réparatrice. Une fois que vous avez adopté un clitoris, vous savez ce que c'est, hein, on s'y attache, on ne peut plus s'en passer, on lui fait des papouilles, on fait attention à ce qu'il ne prenne pas froid (un clitoris enrhumé...). Mais encore avant, il faudrait parler de la période de ré-éducation, à la sortie de l'hôpital du plaisir, quand le clitoris neuf mais inexpérimenté est pris en main par les kinés du plaisir, tous volontaires et bénévoles, des hommes bons, généreux, faisant don de leur temps sans limite, patients et méticuleux. Je sens que je vais finir ma carrière dans l'action humanitaire, moi ...
 

La vie duraille des aiguilleurs du ciel

Patrick Gandil, directeur général de l'aviation civile : « Si ce conflit dure une semaine, le sort de quarante salariés aura empêché 150 000 voyageurs de décoller ! » Impossible de comprendre cette grève sans évoquer le bras de fer qui oppose les deux principaux syndicats du secteur : d'un côté le SNCTA, de l'autre l'Usac-CGT. Chacun des deux camps cherche à peser sur la réorganisation en cours du contrôle aérien en région parisienne. (SOURCE : Le Parisien) Si j'ai bien compris, une quarantaine de syndiqués CGT peuvent empêcher de voyager 150 000 clients (ou usagers ?) simplement pour montrer leurs biscotos à une autre organisation syndicale appelée SNCTA (syndicat majoritaire à Roissy) ? Qui parviendra à nous débarasser de cette chienlit syndicale ? (à l'occasion des 40 ans de Mai-68, je reprends par nostalgie des vocables de l'époque). Même question que pour les conducteurs du rail : qui autorise cette discrimination à l'embauche scandaleuse, qui fait que ne sont recrutés aux postes de conducteurs de trains et d'aiguilleurs du ciel que des syndiqués d'extrême gauche ? N'est-il pas envisageable d'être à la fois un bon contrôleur aérien ET un brave adhérent de l'UMP à l'esprit libéral ? Cette pratique discriminatoire coûte beaucoup plus cher à l'économie du pays que telle ou telle discrimination à l'embauche isolée fondée sur la couleur de peau du candidat. Pourtant, aucune association de défense ne s'en préoccupe. Il y a comme ça de grandes causes nationales orphelines, qui n'intéressent personne. Il faut dire que les larmoyeurs professionnels sont occupés à de plus belles causes, on les imagine mal bloquer la rue Jean-Mermoz (choisie pour le symbole) pour protester contre le scandale de la discrimination syndicale à l'embauche à la Direction de l'Aviation Civile... vous savez, vous les connaissez, les protestataires télégéniques de la Bande des B : Bouquet, Borhinger, Balasko, Bedos, Béart ... avec des B comme Bateleurs, Bonimenteurs, Bobine de film, Banque, Baratin, Bastide (dans le Luberon), Battage (médiatique), Bienfaisance, BoBo, Bottin (mondain), Bouffons, Box-office, Braire (comme des ânes), Branchitude, Business... 

Le composteur SNCF est jaune comme une orange

De ma vie trépidante, je vous ai rapporté la semaine dernière mon aventure épique à la recherche du Parking P3 à Orly-Sud, imitant ainsi de pâle façon le style magistral d'un Loïc Le Meur nous montrant sur son blog (à l'époque N°1 français sur 10 millions de blogs francophones) une photo de son plateau-repas sur un vol Paris-New York. Poussant encore plus avant l'héroïsme, je me suis rendu cette semaine en région sud-ouest par le TGV, via la gare Montparnasse donc. J'aime bien la gare Montparnasse, comme la gare de Lyon, qui bien que toutes deux situées au sud de Paris ne sont que très faiblement habitées par les immigrés du continent situé au sud de l'Europe. Sans différence avec la gare du Nord, où les Suédoises sont rares, mais les immigrés du sud nombreux. Allez comprendre.  Remarquez que rares sont les Bretonnes en coiffe bigouden en gare Montparnasse. On découvre pourtant des coins pittoresques dans cette gare. Il suffit de s'asseoir et observer, en sirotant une bolée de cidre. Les deux photos ci-dessous sont séparées de 4 ou 5 mètres. En hauteur près d'une buvette à l'enseigne Colombus (étage 1 au-dessus des voies grandes lignes), un large panneau rappelle au voyageur d'avoir à composter son billet, traduit en anglais en ces termes : " Your ticket must be validated in one of the orange stamping machines ". A 4 ou 5 mètres de là trone un de ces composteurs ou stamping machines, que les étrangers (pas seulement les asiatiques) doivent selon la SNCF voir en couleur orange, alors que nous les Gaulois les percevons en jaune sans hésitation. Poésie SNCF, après Paul Eluard et son audacieuse observation "la mer est bleue comme une orange". Bien sûr, je suis prêt à admettre que jaune se dit orange en anglais ; mais alors, que signifie yellow dans cette langue ? Une piste est fournie par la version française du célèbre "Yellow Submarine" des Beatles, qui devint en français "Un sous-marin vert", chantée par les Compagnons de la Chanson. Que sont-ils devenus, on ne les entend jamais chez Drucker.

Composteur_sncfgare_montparnasse227 Composteur_sncfgare_montparnasse1_2
Composteur_sncfgare_montparnasse255

Pour ou contre l'immigration choisie ?

Je reprends le truc des journalistes paresseux (pléonasme ?) : le jeu du pour ou contre. Ce matin 21.01.08 Europe1 lança dès potron-minet son grand débat de la matinée avec appel aux auditeurs, selon le principe moderne de la radio participative interactive (autrement formulable ainsi : les auditeurs sont plus malins que les journalistes et les invités).  Attention, aujourd'hui c'était du saignant :  êtes-vous en faveur d'une sélection des immigrés en fonction de leur qualification et de leur origine ? Quand vous entendez ça à 7h10, vous sursautez, vous vous coupez avec votre Bic jetable, et vous saignez. Vous n'en êtes pas à votre première visite en ce blog, et vous pensez pouvoir me cueillir en flagrant délit de mauvaise pensance ? Vous repasserez. Il existe une réponse correcte (je dis bien : correcte) à cette question, et ce sera la mienne.

Un pays, c'est comme une grande maison, la nation, une grande famille. Moi, quand je fais entrer un artisan à la maison (plomberie, électricité... : il n'y a pratiquement aucun secteur du bâtiment que je maîtrise), le dernier de mes critères de sélection est bien sa qualification, et encore moins son origine ! Il peut bien être le dernier des bricolos juif ou chinois, je m'en fiche, car j'ai une éthique, j'appartiens au pays des Droits de l'Homme. Pour moi tous les hommes du monde sont égaux, y compris les spécialistes de toutes professions. Dans ma tête : pas de hiérarchie misant sur l'expérience, les références, encore moins l'excellence (vieillerie managériale des années quatre-vingt). Si j'ai besoin de deux maçons portugais qualifiés pour remonter le mur d'enceinte de la propriété, et que trois techniciens de surface sénégalais débutants se présentent à la grille du parc en faisant bling-bling (nouveau jingle à la mode), je dis à ces trois messieurs, qui sont mes frères, de bien vouloir entrer, et à Maria de leur donner à manger, et au docteur du village de les soigner en prélevant les honoraires sur mon compte bancaire. Si leur mur ne tient pas debout ensuite, cela va créer de nouveaux emplois, selon un principe gagnant-gagnant (déjà expliqué par Madame Royal à la télé), qui permettra à leurs cousins de Dakar de venir renforcer nos forces vives, et s'ils amènent leurs femmes, de maintenir notre France en tête des pays d'Europe les plus féconds. Même chose si je dirige une entreprise (c'est le cas) : bien rusé qui me surprendrait à faire entrer chez nous un collaborateur sur la base de sa qualification ! Ah mais ! J'aime voir que mon pays agit de la sorte depuis des décennies, ce qui explique sa bonne tenue économique et fait des envieux dans le monde entier : la preuve, ces centaines de milliers d'être humains qui traversent mers et déserts pour venir vivre avec nous ici. Il faut en finir une fois pour toutes avec ces schémas éculés du passé qui prétendaient que certaines ethnies présentaient des compétences spécifiques :

  • Pédicure chinois
  • Masseuse thaïlandaise
  • Maçon portugais
  • Bougnat auvergnat
  • Pêcheur breton
  • Aubergiste espagnol
  • Garde suisse
  • Plombier polonais
  • Chevalier de Malte
  • Avocat marron d'Inde
  • Terroriste arabe
  • Ramoneur savoyard

---------------------------
SUIVI - Un commentaire reçu me remet en mémoire qu'un pays de sauvages comme le CANADA pratique la sélection des immigrés : diplômes, cursus professionnel, références et maîtrise de la langue sont attentivement examinés. Est-ce pour autant que le CANADA a été mis au ban des nations ? Certes non, mais la France, la grande et généreuse France devrait selon beaucoup d'intellectuels éclairés admettre en son sein toute personne se présentant sur son territoire.

Y'a plus d'langoustes : que faire ?

Je tombe pendant 5 minutes dimanche 30 décembre sur un des reportages de ce gredin de l'environnement, Yann Arthus-Bertrand. Il tend un micro à un pêcheur corse, la soixantaine, qui affirme avoir oté à la mer 32 000 langoustes à raison de 20 kg par jour en moyenne les bonnes années. Le problème, explique-t-il, est que la langouste se fait rare, qu'il faudrait idéalement stopper tout prélèvement pendant quelques années.. mais ce n'est guère possible puisque tous ces pêcheurs ont une famille à nourrir, ils sont obligés de continuer leur métier. On appelle cela tirer une balle dans le pied des suivants ; ce n'est pas sans rappeler Mitterrand et Chirac qui pendant 25 ans ont caché au bon peuple que repousser la solution du problème des retraites allait pénaliser dramatiquement les générations futures... pourvu qu'eux et les leurs se faisaient ré-élire dans un fauteuil, l'essentiel de leur mission était accompli !

Pouvoir continuer à exercer son métier coûte que coûte : quelle belle idée. Il faut absolument indemniser tous ces gens dont le métier est devenu superflu ou dommageable pour l'environnement, suivant en cela la morale des temps présents : indemniser, dédommager, donner des compensations ... par les impôts.  Si on avait appliqué ce principe aux vieux métiers disparus, nous aurions croulé sous les taxes et découragé les gens d'évoluer. Nous ne l'avons pas fait dans le passé. Du coup -ça peut être perçu avec notre mentalité présente comme un scandale- nous n'avons pas indemnisé les cochers de fiacres, les charrons, les arbalétiers, les chapeliers, les baleiniers, les blanchisseuses, les bourreliers, les tripiers, les chaussonniers, les moines copistes, les savetiers, les dactylographes, les décrotteurs, les porteurs d'eau, les drapiers, les émailleurs de pipes, les faucheurs de blé, les fileuses de lin, les fourbisseurs d'épée, les galibots, les graveurs de sceaux, les guimpiers, les haleurs de péniches, les hongreurs, les laquais, les mulassiers, les palefreniers, les poinçonneurs des Lilas, les portefaix, les postillons, les ravaudeuses, les remailleuses de bas, les sabotiers, les saute-ruisseau ... Tous se sont dit : ben y'a plus d'boulot ici, j'vais faire aut'chose. Manifestement, ce raisonnement sain n'atteint plus un pêcheur de langoustes corse... nous sommes dans l'ère de l'assistanat : mon métier ne peut plus s'exercer, vous me donnez combien pour m'indemniser ?

Bara gwin en pays Breizh

Si vous vous rendez en Bretagne (on ne passe pas par la Bretagne, on y va avec un but) vous serez intrigué par le double affichage routier : en français et en breton. On vous en donne deux explications, toutes deux irrecevables.

La première est que pas mal d'autochtones ne comprennent toujours pas le français après un siècle d'efforts centralisateurs acharnés de la République : alors là, il n'est pas question de parler couramment et parfaitement le français comme de distingués linguistes tels Alain Rey ou Claude Hagège, mais, si l'on adhère à cette explication, il resterait des habitants nombreux là-bas, situés par exemple à Lannion, qui seraient incapables de comprendre Perros-Guirec 10 Km écrit sur un panneau directionnel ... alors que quand on leur met Bzh sous les yeux Perroz-Guirec 10 Km tout devient limpide ! Brest se dit Brest et Quimper se dit Kemper... Impossible de le deviner dans une tête de Breton, même quand on est plongé dans le contexte géographique. Quand ils arrivaient à Paris par la gare Montparnasse, ces gens frappaient aux portes en réclamant un peu de pain ("bara") et de vin ("gwin") : d'où le verbe "baragouiner".

La seconde explication est que la langue bretonne était dans ce territoire présente avant la langue française. C'est pourquoi il convient de dire les lieux dans leur forme d'origine. C'est ainsi qu'un lieu qui s'appelait Aeroporzh avant l'arrivée des Français a été traduit par Aéroport, pour que les nouveaux venus (fonctionnaires mutés, touristes...) s'y retrouvent sur ces terres étranges.

Le double affichage nécessite des panneaux plus grands ... ou sinon, réduire la taille des lettres reviendrait à réduire la lisibilité... dans une région déjà réputée pour ses nombreux ivrognes, bonjour les dégats... donc des panneaux routiers plus chers. Qui c'est qui paie cette fantaisie inutile ? Les Français. Vous me répondrez, si l'Etat n'avait pas accepté de s'y plier, les indépendantistes auraient continué le plasticage des antennes relais TV, des gendarmeries, etc. Admettons. C'est une grande tradition de l'Etat français : indemniser les preneurs d'otages (Kadhafi...), donner des compensations aux poseurs de grèves (SNCF...). Toi, le beauf qui fait rien de mal, paie ses taxes, bosse pour payer des toits aux sans-abri africains sans-papier, t'as droit à rien, aucune éloge, aucune indemnité, aucune compensation, aucun honneur. Kenavo.

SUIVI -  J'ai fait erreur sur le financement des panneaux routiers : ce sont les gens de la Région qui paient. Je n'ai rien contre les Bretons bretonnants, j'ai seulement dit que les deux raisons qu'on nous avance pour justifier les panneaux routiers bilingues ne tiennent pas... la route. Rien d'autre. Tout ça c'est de la déco folklorique.

George Clooney, who else ?

Bon, maintenant ça suffit. Nestlé devait comprendre qu'une partie du public a atteint la saturation et que bientôt pour ceux-là Nespresso sera le café à bannir pour cause d'écoeurement. Déjà, au départ, jai toujours eu une méfiance acrimonieuse à l'égard de ces acteurs qui savent (et on le lit dans leur regard, ça m'énerve) qu'ils n'ont qu'à montrer leur frimousse pour faire tomber 63% des femmes dans les 15 premières secondes d'apparition à l'écran. C'est dans cette catégorie honnie que j'avais mis Alain Delon et Sacha Distel, que j'ai boycottés des années durant (ils n'ont pas dû s'en rendre compte). L'un est passé de mode et l'autre passé de l'autre côté. Ils finissent donc eux aussi par se délabrer et crever ? C'est rassurant. Je pense que tout le monde a bien compris que Nespresso ne se boit pas, il se déguste, que ce n'est pas un café mais un style de vie ? Alors, messieurs du marketing Nestlé, le moment est venu de passer à autre chose, avant que ne s'opère un mouvement de rejet qui détruira une partie de votre investissement. What else dans vos projets publicitaires, ou plus précisément : who else ?

Notre étude exclusive : 75% des clientes de supermarchés sont surprises de devoir payer leurs emplettes

L'étude qui suit a été conduite par une équipe formée d'un grincheux grave, sur tout le territoire métropolitain sauf l'Alsace et les Pyrénées, mais incluant les Antilles, avec une emphase particulière sur la banlieue ouest de Paris, et s'est étalée sur près de trente ans. Elle est ici publiée en exclusivité et sera ensuite à la disposition des autres médias comme TF1, Le Parisien, 60 Millions de Consommateurs, LSA (Libre Service Actualités), entre autres.

Une observation attentive du comportement des clients de grandes, petites et moyennes surfaces de libre service fait clairement apparaître une différence frappante entre l'attitude des clients et celle des clientes devant la caisse. L'acheteuse, dans une proportion de 4 clientes sur 5 se présentant à la caisse, se comporte exactement comme si elle ne s'attendait pas à devoir payer ses emplettes. Elle s'en acquitte certes dans 100% des cas examinés, et sans protester, mais elle fait tout comme si devoir passer au paiement était une formalité totalement imprévue. Plus concrètement, l'acheteuse-type patiente en file d'attente jusqu'à parfois 5 minutes et davantage, pendant tout ce temps elle prend un air détaché, effectue des rotations de tête afin de voir si une autre caisse avance plus vite, lève les yeux au ciel ou examine la couverture de l'hebdo Télé Magazine ou pose un regard sur les pastilles pour haleine fraîche qui lui sont proposées en ultime chance de dépense... puis la consommatrice dispose ses achats sur le tapis roulant. Pendant tout ce temps, la consommatrice, dans la proportion de 4 sur 5, fait comme si le moment de sortir ses sous n'allait jamais arriver : car sinon, elle aurait profité de tout ce temps d'inaction pour sortir son moyen de paiement de son sac profond (très profonds sont certains sacs, et peu structurés, à l'évidence), afin de gagner une efficacité spectaculaire au moment où la somme s'affiche.

Un indice, pourtant, pourrait éveiller l'attention de la cliente en lui suggérant que son tour de payer s'approche à grands pas : c'est ce surprenant moment où la caissière qui vous a sous les yeux depuis tant et tant de minutes, finit enfin par vous voir, puisqu'elle vous dit "Bonjour"... avant cet instant ce n'était pas envisageable, la procédure enseignée à la caissière lui pemet de dire "Bonjour" à un moment très précis, et pas à un autre moment. J'ai déjà essayé, là, très proche, sous son nez avec mes produits sur le tapis en bord de caisse, de lancer un "Bonjour" à la caissière avant le moment adéquat : elle lève un regard incrédule, semble déstabilisée et se demander qui est ce perturbateur qui ose s'adresser à elle sur ce ton avec ce mot avant l'heure... et si par chance vous arrivez à lui arracher un "Bonjour" en retour dans ce moment d'affolement, attendez-vous à recevoir un second "Bonjour" ensuite. Avant l'heure, c'était pas l'heure.

La cliente emballe ses produits après passage au lecteur de codes-barres, et là survient une chose incroyable, totalement imprévisible pour la cliente, vous le croirez ou non : il faut payer ! Ah, bon ? Alors vous assistez, ébahi, à la plongée de main en sac profond, avec exploration fébrile de toutes les parois, tous les compartiments, séparateurs, pochettes intérieures, des couches supérieures aux abysses en passant par les couches intermédiaires - ces dernières redoutables de complexité. En général, un ou deux clients mâles en attente derrière observent ce manège d'un air navré, souvent consterné, et presque à chaque fois l'un d'entre eux a déjà en main sa carte bancaire bien avant d'avoir été détecté par le radar de la caissière pour le "Bonjour", malgré ses quatre-vingt dix kilos : je le sais, c'est moi.

Je suis un collabo

Descendant de Français ayant combattu les chleuhs, les boches (voir illustration "les six sauteuses boches"), les vert-de-gris, les fritz, les teutons, les Prussiens, les fridolins... férocement trois fois en 75 ans de 1870 à 1945, je suis obligé de passer aux aveux : j'aime les Allemands, j'aime même leurs bières, leurs automobiles, leurs débits de boissons, la chaleur confortable de leurs restaurants, le calme reposant de leurs grandes villes. Je suis un collabo. J'aime aussi l'allemand : la langue allemande, on Six_sauteuses_boches la dit gutturale, elle est la langue des ordres claquants, nets, et pour cette raison la langue des dompteurs de fauves du monde entier, mais elle ne présente aucune difficulté de prononciation pour nous, à la différence notable de la langue des habitants d'un pays commençant par U et finissant par K, où pour prononcer l'un des mots les plus fréquents, le 'the', il faut pousser ses dents en avant avec la langue, d'où les déformations dentaires observées chez les jeunes.

Munich, j'en reviens cette semaine, est une grande ville industrieuse où siègent d'énormes sociétés, et qui ne se croit pas obligée pour autant d'afficher des carrefours et des avenues au bord de la crise de nerf  en cours de semaine vers 8h30 du matin : comment font-ils ? A Paris, c'est panique du matin au soir et pourtant nous ne cessons de descendre dans le classement de la richesse et de l'emploi.

Vous allez penser que c'est un détail insignifiant, mais moi j'y suis sensible, et il entre après tout dans le grand débat actuel sur le panier de la ménagère en perdition dans notre pays : à niveaux de développement comparables entre France et Allemagne, qui est capable de m'expliquer pourquoi une bière à la pression (ein Bier, bitte) commandée en Allemagne est :

- de bien meilleur goût
- servie à la bonne température (en France, toujours 1 ou 2 degrés de froid trop bas)
- de contenance 40 cl contre 25 cl ici (soit quand même + 60% de produit)
- au prix de 3,5 euros contre 3 euros (soit seulement +16%, pour +60% de produit)

Quelles sont les raisons qui rendent un bar français incapable de s'aligner en qualité/volume/prix ? Je suis sérieux, là ...

Démonstration de compétence chez Mercedes : la classe, ah !

Il y a parfois des scènes de la vie courante devant lesquelles on a envie d'applaudir. On devrait applaudir. Oui j'aurais dû, quitte à passer pour un benêt. Si vous avez un jour (une nuit noire, de préférence) à changer une ampoule de phare sur une Mercedes Classe A, vous pouvez en avoir pour deux heures ou pour deux minutes. Cela mérite dix secondes de réflexion avant action.

A ma première tentative il y a un an, j'ai été obligé d'abandonner faute de trouver comment Mercedes glisser au moins deux doigts dans la fente de la partie réclamant mon attention. Je rappelle immédiatement aux vicelards que si Mercedes est un prénom féminin, c'est pour une certaine vraie demoiselle Mercedes que le constructeur allemand se nomme ainsi. Mon abandon en rase compagne devant l'avancée technologique allemande m'amena piteusement à un garagiste proche, d'une autre marque, qui me pria de revenir plus tard reprendre mon véhicule. Une heure après je repasse, pour constater que l'aile avant avait été déposée et le pare-choc dévissé, un technicien se tenait sous le véhicule tandis qu'un autre tenait un éclairage et lui passait les outils : ils étaient au travail depuis mon arrivée et annoncèrent qu'ils ne voyaient pas comment s'en sortir sur ce maudit engin boche avant de longues dizaines de minutes. Ce chantier impressionnant me rassura pleinement, je jubilai : j'étais nul, mais deux mécanos auto étaient au boulot depuis une heure sans avoir encore fait mieux.

Cette semaine c'est l'autre ampoule qui a laché. Pas d'hésitation, me voici illico presto dans un Norauto maouss-costaud avec ma petite requête. - Pourriez-vous me changer une ampoule de phare ? - Pas de problème (tout le monde dit ça de nos jours, à tout propos) on va vous faire ça tout de suite... Euh, c'est quel modèle de voiture, pour l'ampoule ? - Mercedes Classe A. - Ah non, désolé, on a une petite liste de voitures où c'est trop compliqué à faire, la Classe A est dans la liste, désolé. - Compris, je vais acheter une autre voiture agréée par Norauto et je reviendrai, promets-je.

Me voici à l'improviste une demi-heure plus tard dans l'une des plus grosses concessions Mercedes de la capitale : là au moins, même en y passant le temps qu'il faut et en y laissant une poignée d'euros (comme souvent chez Mercedes), ils vont savoir le faire. Je suis sûr que la Classe A est acceptée chez Mercedes. Un concours de circonstances malheureux (fin de service un vendredi soir) me met en attente prolongée, oublié par un employé tête en l'air disparu sans finir la mission (il sera accueilli en fanfare lundi matin). Ma présence immobile dans l'accueil depuis si longtemps, avec début de manifestation d'impatience et premiers signes de léger courroux, attire l'attention d'un personnage en costume-cravate passant par là, donnant une forte impression d'autorité. - Je suis le directeur, expliquez moi le problème, lance-t-il. J'explique. - Vous me donnez trois minutes, puisque c'est comme ça je vais faire le travail moi-même, ajoute-t-il. Je m'esclaffe - poliment (nous sommes dans le XVIème, un peu de retenue)  - Ne le prenez pas mal, mais j'ai un doute sur le délai annoncé, lui rétorquai-je, et si ça ne vous ennuie pas je vais vous suivre pour vous voir opérer. - Volontiers, me dit courtoisement cet homme, trois minutes, vous verrez, suivez-moi... et comptez dans le temps de travail les secondes qu'il me faudra pour oter ma veste, protéger ma cravate et remonter mes manches de chemise ! (ce type est un comique, ou quoi ?). Je ne regarde pas ma montre, mais moins de trois minutes plus tard l'ampoule était changée, le capot rabaissé. - Avec les excuses de Mercedes, en vous souhaitant un bon weekend, vous ne nous devez rien, j'espère avoir l'honneur de vous revoir chez nous cher Monsieur... furent ses derniers mots (c'est là qu'auraient dû se situer les applaudissements).

Eh, les bricolos de Norauto, vous avez lu ? Appelez-moi le directeur !

Soyons tolérants avec les profiteurs du système

Micro-trottoir entendu sur France Inter vers 8h03 mardi 13.11.2007, en prévision de la 2ème grève des transports qui débute le soir-même à 20h. L'angle choisi par le journaliste, présent sur un quai de gare à Paris, était de savoir ce que les gens avaient l'intention de faire pour se rendre à leur travail demain en pleine grève, sachant qu'ils venaient d'expérimenter la situation il n'y a que deux semaines. Quatre cas illustraient le reportage, quatre attitudes, et France Inter a gardé le meilleur pour la fin, les voici :

  1. Je vais y aller à pieds, je mettrai peut-être deux heures, mais je dois aller au travail (précision ensuite : il s'agit d'un trajet Montmartre - La Défense, estimé à 8,5 Km par le voyageur)
  2. J'ai réservé une chambre d'hôtel près de mon travail (précision ensuite : non ce n'est pas l'employeur qui paiera, mais l'employé)
  3. Je vais aller travailler en trottinette
  4. Je vais voir mon médecin pour lui demander un arrêt-maladie

Des commentaires sur le 4ème ?
Je ne m'y hasarde pas, ça va encore faire comme avec le Billet récent "Chômeurs profiteurs"... je vais recevoir des messages disant que j'ai insulté l'ensemble des chômeurs, car sachons-le : on ne peut plus raconter un cas isolé dans un blog (ni en conversation orale simple, j'ai remarqué), sans donner immédiatement l'impression au lecteur que l'on englobe toute la population de la catégorie désignée. C'est idiot ! Si je reviens de mon club de sport et raconte que j'ai vu aux douches un camarade africain équipé d'un tout petit zizi, est-ce qu'on va me crier que "pas tous, faut pas généraliser, ils ne sont pas tous comme ça" ? Par dessus le marché, je ne vais jamais oser raconter une chose pareille, car il n'est pas correct de désigner une personne par sa couleur de peau. Je raconterais donc qu'à mon club de sport, aux douches, j'ai vu un camarade équipé d'un tout petit zizi, simplement... on perd du sens, mais c'est correct.

Pour le présent Billet, convenons donc de ceci : la réponse N°4 n'est qu'un cas isolé, caricatural et probablement unique en son genre dans tout le pays (le reporter de France Inter est mal tombé, ça arrive). Par conséquence logique (et pour rester cohérents) les cas 1, 2 et 3 sont aussi des comportements isolés, uniques, n'appartenant qu'à la personne interrogée et pas représentatifs du tout de ce qu'une partie des Français vont faire (décidément, France Inter ne tombe que sur des phénomènes de foire) : nous ne verrons personne aller à pieds à son boulot mercredi 13, par exemple ; et si dans un autre reportage entendu sur Europe1 le même matin j'ai entendu un hôtelier parisien expliquer que des tas de travailleurs avaient réservé là en expliquant que c'était pour dormir près de leur boulot, ce cas n'appartient qu'à cet hôtel précis, à aucun autre.

Non, vous ne m'entendrez pas dire cette fois que c'est encore les travailleurs au travail, avec leurs cotisations, qui vont financer ceux qui décident de ne pas travailler, aux frais des autres en obtenant un arrêt-maladie de complaisance. Non, je m'y refuse, ça mécontente trop de visiteurs, ce serait un discours impopulaire, sectaire, intolérablement intolérant, minablement réactionnaire. Et qui ne me ressemblerait pas.

Smart plan-plan rencontre 4x4 bling-bling

La semaine (5.11.2007) a mal commencé. A un croisement en ville, je ne trouve pas mieux que d'arriver en Smart derrière un gros 4x4 noir en 3ème position à un feu allumé rouge. Je vois le clignotant à son arrière droit et je pense qu'il annonce avoir l'intention, ensuite, de tourner à droite au feu...devenu vert. Mais quand on pilote ce type d'engin on n'est pas le commun des mortels et on pense différemment (1). Les preuves :

1- le gars du 4x4 se met à reculer et emboutit ma petite Smart (oui désormais il y en a de grandes)
2- le seigneur du 4x4 sort de sa vitre une belle tête de commerçant en tissus originaire du proche orient (serafade ou ashkenaze, ai pas pu distinguer) pour cracher que je ne pouvais pas voir qu'il annonçait vouloir entrer dans le créneau, non ?
3- le petit mioche de la Smart demande de baisser le ton et signale que quand on recule on est supposé jeter un oeil à ce qui est stationné derrière et qu'on reste responsable de son véhicule
4- le moustachu du 4x4 ne descend toujours pas de son tracteur gling-gling et jette du haut de son mépris que tout est la faute du mec derrière qu'a rien pigé à la manoeuvre
5- le résidu de raclure de syphon de bidet en Smart qu'a pas la patience d'être méprisé par un conducteur en tort à 100% à 9h du matin un lundi, il a le temps d'évaluer qu'aucun dégat apparent ne défigure sa tondeuse à goudron, se met à hurler soudain que les types en 4x4 qui polluent la planète au CO2 dès lundi matin et détruisent le climat pourraient choisir de la jouer modeste, et conclut sa tirade par un "espèce de gros porc pollueur" bien envoyé, avant de s'engoufrer dans sa trotinnette. Ah, on assiste à de beaux ébats, dans les rues de nos cités.

(1) Vous voulez un exemple ? Il est au coeur de l'actualité, il s'agit du meneur des Pieds Nickelés de l'Arche de Zoé - qui sont allés tenter d'enlever des enfants tchadiens non orphelins sans l'accord de leurs parents, contre lesquels des couples français avaient payé 2600 euros ... et sans pouvoir choisir la couleur : c'est comme Citroën avec sa Traction Avant et Ford avec son modèle Ford T à la grande époque... on pouvait choisir la couleur du produit à condition que ce soit le noir : c'est un scandale !. Revenons au Pieds Nickelés en chef. Il se nomme Eric Breteau. Paris Match N° 3051 du 08.11.2007 a mené l'enquête et nous en dresse le portrait en une page sous un titre qui ne me surprend pas, après l'épisode narré plus haut : " Un peu mégalo, autoritaire, homme de terrain au charisme incontestable, sa première passion était le 4x4. " Tellement passionné, que Breteau avait créé la Fédération française du 4x4. A cette époque, il apostrophe Bertrand Delanoë qui veut limiter la circulation des 4x4 dans Paris, le bougre de salopard ! Alors que dans le  XVIème et dans la partie "Boulogne" de Boulogne-Billancourt (où se situe ma rencontre de l'autre jour), un 4x4 a cet avantage de permettre d'identifier en un instant un parfait connard.

Expériences professionnelles, ou Expérience professionnelle ?

Il y a quelque chose qui saute aux yeux lorsque l'on est soudain destinataire d'une grosse centaine de Curriculum Vitae, parce que personne ne s'exprimait de cette façon dans un CV naguère (= il n'y a guère longtemps) : plus de la moitié des CV envoyés par les moins de trente ans écrivent "Expériences professionnelles" en titre de la rubrique qui liste les différents postes occupés. C'est le pluriel de ce titre qui m'intrigue. il me semblait assez logique et correct de parler d'expérience professionnelle. On a, ou non, de l'expérience professionnelle. On acquiert de l'expérience. On gagne en expérience. Eux, non : ils ont des expériences. Ou ils font des expériences en entreprise ? En fin de compte, ce qui est singulier, dans ce pluriel, c'est qu'on y décèle, en réfléchissant, en discutant avec les candidats, finalement une certaine logique de leur part, en ce sens que presque plus personne n'annonce vouloir venir dans votre entreprise pour y demeurer et y apporter une contribution, mais pour y apprendre ! Prendre d'abord. Picorer, butiner, glaner, faire des expériences.

Chômeurs profiteurs

Je me suis trouvé assis à côté de deux personnes, ne se connaissant pas auparavant, en charge à divers niveaux de recruter du personnel dans leur entreprise (de genres, secteurs et lieux très différents). Quand ils se sont mis échanger sur ce sujet commun, tous deux ont affirmé avoir fréquemment devant eux des candidats au chômage qui sortent, en cours d'entetien d'embauche, des documents pour noter, calculer, comparer le salaire qui leur est proposé, avec les implications fiscales et autres (enfants à garder, transports...) qu'entraînerait le retour à une vie salariée. Et certains en concluent, en direct devant le recruteur, qu'il vaut mieux pour eux rester sans emploi. C'est du témoignage vécu vrai, ça se passe en France en 2007.
1- Il est vraiment parfois préférable de rester chômeur plutôt que trravailler.
2- Il est permis de refuser un emploi.
Ne me dites pas que rien ne cloche dans notre système. Et qui c'est qui les paie, ces chômeurs profiteurs ? Les travailleurs.

Rappel : action contre le terrorisme samedi 13 octobre à 15h

Dans le billet plus bas ci-dessous " Lutte contre le terrorisme... " écrit dimanche 7.10, nous indiquions que le samedi 13 après-midi allait bénéficier en Europe de l'ouest d'un beau temps doux qui allait faciliter le succès de cette opération hardie pour la détection des talibans dans nos contrées. Nous sommes samedi 13, le beau temps est au rendez-vous, preuve que ce blog peut parfois fournir des informations solides. Mesdames, montrez-nous vos zézettes ! Messieurs, sortez vos canettes !

A propos du beau temps doux que nous avons en ce moment, je circulais en milieu de semaine au volant de mon automobile décapotée dans les rues de notre belle capitale. D'autres conducteurs avaient baissé capote, nous avions le sentiment d'en profiter une dernière fois avant l'hiver, il faisait dans les 18 degrés C. Je me suis retrouvé stoppé en première ligne à un feux tricolore à côté d'une autre voiture dans cet équipage. L'air était doux et immobile, comme nous. Nous nous sommes jeté un coup d' oeil complice et, pour dire la vérité, auto-satisfait. A ce moment, un groupe de ..."jeunes" (quel est l'autre mot ?) traversaient l'avenue devant nous : tous avaient la tête recouverte d'une capuche. L'autre auto-satisfait et moi avons échangé un second regard, nous devions penser exactement la même chose. Nous étions soudain dans un film de Jacques Tati.

Un bon livre technique

Tout d'abord, j'affirme que je suis tombé sur cette offre par hasard en recherchant sur Internet un livre technique. Vérifiez : il y a bien le mot "technique" dans le titre du livre proposé ci-dessous. Je vous copie-colle l'argumentaire commercial (ah bon, il faut dire "le pitch" désormais ?) de cet ouvrage à mettre entre toutes les mains propres. L'auteure, une certaine Saélà (c'est vendeur, de prendre un pseudo bizarre) a raison de souligner que "les organes sexuels sont trop souvent mis de côté lors des séances de massages traditionnels". Nous le déplorons tous (et toutes ?), il y a beaucoup Livre_massagede personnel négligent, incompétent dans les centres de thalassothérapie et de façon générale tous nos hôpitaux (la faute aux 35 heures ; Martine Aubry responsable et coupable) - vous me direz, le côté positif c'est qu'il y a aussi pas mal de branleurs, dans le secteur public - : le travail est bâclé, l'essentiel est zappé, le patient impatient repart avec une grosse faim, son être global n'est pas traité comme devrait le faire une médecine holistique - celle qui prend en compte l'homme total : en médecine holistique, on considère la personne comme un tout. Sans oublier les parties situées dans le tout. Je prends par exemple la station de Plombières-les-Bains dans les Vosges : leur site web annonce un 'coaching sérénité 100% zen'... ils gagneraient des curistes en modulant en 90% zen - 10% zob.

"Techniques de massage des organes sexuels masculins et féminins", un livre de Saélà

" Trop souvent mis de coté lors des séances de massages traditionnels, les organes sexuels sont pourtant des zones de plaisir qui ne demandent qu'à être massées, aussi naturellement que le reste du corps.Ces techniques illustrées (photos)vont vous guider et vous permettre d'approfondir la connaissance de votre sexe et celui de votre partenaire. Expérimenter sincèrement ces massages vous conduiront vers de délicieuses et intenses sensations de plaisir. Bon massage a tous, Saélà. www.saela.net " (nous reproduisons en illustration un extrait trouvé sur ce site)

SUIVI :
Ce commentaire de bon sens (oui, le mot convient) éjaculé par Porcoleader : "J'aime bien la tactique de l'horloge... une fois la verge ainsi dévissée, on en fait quoi ? "

Le Con qui Colle au Cul

La scène se passe un dimanche de septembre dans une région boisée et vallonnée près de Paris. Il est 15 heures, le temps est remarquablement beau, aucun nuage, il fait 25°à l'ombre. Vous roulez au volant de votre berline automatique comme un père peinard (comprenez : en ne faisant que respecter les limites de vitesse annoncées sur les panneaux) sur une route sinueuse à une voie traversant des hameaux, des massifs de forêt, des villages classés. Vous êtes en train de vous dire qu'il y a quand même de bon moments, parfois, et que le climat n'est pas si détraqué, et que le dernier disque de Manu Chao La Radiolina que vous avez inséré dans le lecteur de bord n'est pas désagréable du tout. Des gens sont assis devant leur porte, dans les hameaux, des cyclistes tracent leur route, seuls ou en pelotons.

Soudain, vous le voyez surgir dans le rétro ; il y a un instant il n'était pas là, à présent il vous colle au cul et il manifeste tous les symptômes du gars qui ne supporte pas de vous voir rouler devant lui : vous dépasser coûte que coûte est sa principale préoccupation, tandis que la vôtre, un instant aurapavant, était de savourer un bon moment d'été en musique en traversant un paysage paisible et en respectant la sécurité des autres personnes alentour. Il déboîte et s'engage sur la voie de gauche en profitant d'un des rares tronçons sans bande blanche continue, mais un importun (il doit penser : "un autre connard", en plus de moi, puisque lui ne se compte pas dans la catégorie) arrivant en face l'oblige à se rabattre, la queue basse, dans une manoeuvre qu'il doit ressentir comme humiliante, derrière le gros cul exaspérant de votre berline de vieux schnock qui n'a rien à faire là à cette heure là.

La même scène se répète une deuxième fois, une troisième fois, et vous prenez maintenant le temps d'examiner dans votre rétroviseur la gueule de l'être humain qui s'aggripe à son volant. Le buste penché en avant, seul à bord d'une Peugeot 807 ; vous pouvez distinguer le groin de l'individu qui estime que gagner plusieurs mètres, donc quelques secondes, pas davantage, mérite de prendre le risque de rouler sur de braves promeneurs du dimanche. Deux ou trois kilomètres plus loin, le Con qui Colle au Cul à deux mètres est toujours bloqué derrière, on le devine à bout, exaspéré, quand vous finissez par pénétrer dans la petite ville par une rue étroite se terminant par un Stop. Tout le monde s'arrête, et on reste immobile plusieurs minutes, y compris le Con qui Colle au Cul, là derrière. S'il vous avait dépassé, il serait devant, à environ deux mètres ; et il en aurait maintenant un autre devant lui qui n'a rien à faire là à cette heure, qu'il faudrait tenter de dépasser coûte que coûte. Les dimanches après-midi du Con qui Colle au Cul sont un enfer, à cause des autres qui n'ont rien à faire là devant lui à cette heure. Sartre avait raison. Manu Chao entame un nouveau morceau qui dit "c'est la panik, panik, panik, sur le périphérique trop de traffic, panik économique, panik aux assedics..." Le Con qui Colle au Cul prend à droite, vous prenez à gauche. Chao.

Le nord de la frite