
Je ne mêle pas ma voix aux sarcasmes blogosphériques immondes qui entourent aujourd’hui la décevante performance de Laure Manaudou à Beijing 2008. De toutes les façons, le quolibet insidieux et le lazzi putride ne sont pas le style de ce blog. Ah je les ai déjà entendus, et même je peux leur en fournir, des titres créatifs à la con, à ces malfaisants :
Non, pas de ça ici. Objectivement, nous pouvons estimer que cette championne a vraiment tout mis de son côté pour l’emporter à Pékin, en installant un environnement stable dans sa préparation olympique, tant du point de vue du travail en profondeur, que sur le plan affectif, se limitant à un fiancé tous les six mois, trois entraîneurs par an, un domicile chaque semestre, le tout formant bien entendu une combinaison gagnante (elle a aussi changé de combinaison). vous imaginez la discipline d'enfer ! Non, vous dis-je, Ah ! que nenni !
Je dis un grand BRAVO et un grand MERCI à Laure Manaudou, parce qu’elle reste dans mon activté de blogueur celle qui m’a permis d’atteindre un record de fréquentation stratosphérique (officialisé par Statcounter) en multipliant par deux en 24 heures, sur une durée de deux jours, ma statistique de nombre de visiteurs. Le record a pu s’établir en décembre 2007, au moment où la rumeur allait bon (arrière -) train au sujet d’une vidéo montrant Manaudou nue occupée à sucer une friandise turgescente que lui tendait son fiancé italien de l’époque.
Furieux de n’avoir jamais vu cette vidéo, qui fut publiée par des blogueurs du Top 100 au nom de la liberté d’expression dans la blogosphère puis immédiatement retirée par les mêmes au nom de la liberté de se censurer, je pris une initiative hardie, en publiant une Note intitulée « Laure Manaudou en maillot de bain ». C’était le 22.12.2007 : revoir cette Note ici., L’article annoncé tenait fièrement sa promesse, et ne fut jamais retiré sur injonction d’un avocat. On y découvrait bien une photo de la nageuse en maillot de bain (de marque Arena). Sur les moteurs de recherche, trouvant les mots Manaudou en maillot de bain, des centaines de vicelards lubriques, rendus fous par leur frénésie de sexe, n’hésitèrent pas à cliquer sur ces liens, procurant à mes statistiques un nombre record de visites. Pour voir une nageuse en tenue de travail ! Puisse cela donner matière à réflexion à ceusses qui courent après une meilleure place dans le classement Wikio des blogs.
Je
Je n’ai pas boycotté la cérémonie d’ouverture des JO. J’ai tout regardé, quatre heures de suite. Je n’ai pas été surpris d’entendre dire trois fois 'les olympiades' au lieu de 'jeux olympiques' (mais par la voix officielle du CIO). Et la légèreté des commentaires de Daniel Bilalian et Nelson Montfort m’a enchanté. Ils en ont dit de belles ! J’ai relevé rapidement celles-ci : « Les athlètes des Bermudes portaient des bermudas, nous allons voir si ceux des îles Tonga portent des tongs. » et « Ah, voici l'île de la Grenade, une équipe restreinte mais explosive. »
SUIVI le 16.08.08 : Naturellement, ils y vont tous de leurs "olympiades" à tire-larigot pour dire "JO", alors qu'une olympiade est la durée de quatre ans entre deux JO... comme si je n'avais rien dit. Les cancres ! Nelson Monfort a frappé plus fort que les autres en disant "entre deux olympiades", signifiant à son insu "aux jeux olympiques", qui est précisément l'événement qui survient entre deux olympiades. Bravo Nelson ! Et en abondance, on ne peut plus les compter : "en directeu de Pékin". Il y a un truc que je ne pige pas : quand je mets ici le nom d'une journaliste comme par exemple la sur-diplômée Wendy Bouchard d'Europe 1, le lendemain elle m'écrit (une vacherie) parce qu'elle a mis son nom dans Google et reçoit donc une alerte par email. Pourquoi ça ne marcherait-il pas pour : Nelson Montfort, Gérard Holtz, Daniel Bilalian, Lionel Chamoulaud, Laurent Luyat, Cédric Beadou, Mathieu Lartot, Philippe Lafon, Nicolas Vinoy ?
"L'olympisme n'a de sens que si tous les pays du monde peuvent participer à la fête", a souligné le président Sarkozy à son arrivée aux JO de Pékin. Pour le chef d'Etat français, "les Jeux sont l'occasion d'accompagner la Chine vers l'ouverture, la tolérance, le progrès et le respect des valeurs qui sont les nôtres". Source : dépêche AP.
Dépêche AFP : La presse française critique vivement vendredi la présence à Pékin pour la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques du président Nicolas Sarkozy, contraint d'"aller à Canossa", "malgré ses fanfaronnades" sur les droits de l'Homme.
La presse française ? Quelle presse française ?
J’ai regardé attentivement le JT de 20H sur FR2 jeudi 7 août, et je n’y ai détecté rien de ce genre, aucun commentaire allant dans ce sens, et ce sujet même n’a pas été traité par ce Journal regardé par quelques millions de Français, qui, paraît-il, comptent souvent sur cette seule source pour se tenir informés de l’actualité. En tous cas, ils sont plus nombreux, de loin, que le total des lecteurs du Monde et Libération réunis. Ces quotidiens se prennent pour ce qu’ils ne sont pas : ils n’intéressent que leurs confrères et n’ont aucun impact sur la masse des Français. On peut le déplorer. Mais l'info, pour la majorité, c'est sur TF1 et FR2 à 20H.
Les précédents présidents français ont eu plusieurs occasions à propos de la Chine de démontrer leurs sagacité et leur clairvoyance. Le 9 septembre 1976, à la mort de Mao Tsé-Toung, le président Giscard d'Estaing déclara : "Un phare de l'humanité s'est éteint". Rappelons à l'intention des jeunes générations peu au fait de l'histoire récente de la Chine, que Mao Tsé Toung en fut le "Grand Timonier" (ainsi auto proclamé de son vivant) et que Mao fut en fait le responsable de deux des cinq ou six grandes folies meurtrières qui ont marqué l'histoire mondiale du siècle dernier. Raison pour laquelle, sans nul doute, il sut séduire si puissamment toute une génération de brillantes intelligences françaises, les maoïstes, comme Jean-Paul Sartre, Gérard Miller, Philippe Sollers, Serge July (entre autres) dont les trois derniers aujourd'hui encore continuent à pérorer sur les ondes et dans les colonnes des journaux. Ils n'ont pas honte. Le nombre exact des victimes du régime de Mao est estimé entre 20 et 40 millions de morts rien que pour son programme de 'Grande marche en avant'. Le bilan des massacres de la 'Révolution culturelle' est mal connu, mais les estimations tournent autour de 50 à 70 millions de morts pour l'ensemble du régime maoïste. Messieurs Miller, July, Sollers, et vous aussi André Glucksmann, et tant d'autres qui furent des maoîstes militants, vous osez continuer à montrer vos gueules à la télé pour nous faire bénéficier de vos points de vue avisés sur la marche du monde ?
Samedi 9.08.2008, je vois à la télé le président Sarko interviewé par le journaliste sportif Gérard Holtz à Pékin, et, quand vient une question sur recevoir ou pas le Dalaï Lama à sa venue plus tard en août, le président précise qu'il va envoyer au Tibétain "le meilleur de lui-même" : sa femme. Quand j'ai dit oui à Sarko candidat en avril-mai 2007, je dois dire que j'étais loin d'imaginer qu'il délèguerait 16 mois plus tard sa représentation de président de la république française à l'ex mannequin et chanteuse Carla Bruni... dans l'indifférence quasi générale.
« C’est un événement multi sport et multi mondial », s’est exclamé le fameux ex entraîneur d’athlétisme national Jean-Claude Perrin sur Europe 1, emporté par son élan, au matin du 8 août en parlant des JO qui allaient s’ouvrir à Beijing quelques heures plus tard. Autrement dit, la prévision de 4 milliards de téléspectateurs devrait être un record pulvérisé quand on y ajoutera les milliards d’habitants des autres mondes, qui ne manqueront pas de regarder dans d’étranges lucarnes ces milliers de petits êtres bizarres de la planète Terre courir, bondir, battre des quatre membres dans du liquide, se saisir de longues tiges pour sauter au-dessus d'une barre horizontale mal attachée à des poteaux, s’affronter en duels à l’arme blanche, se renvoyer une baballe à l’aide de plateaux tressés à manche. Mais les extra terrestres ont-ils des yeux, ont-ils la télé, sont-ils tous parvenus à notre magnifique stade ( olympique) de développement ? J’ai fait traduire (en titre) cette déclaration époustouflante en chinois par Google Translate : si quelque honorable internaute du XIIIème arrondissement de Paris pouvait en vérifier l’exactitude, je l’en remercie à l’avance. L'objectif fixé à nos athlètes par le secrétaire d'Etat aux sports Bernard Laporte se situe "entre 35 et 40 médailles". La ministre Roselyne Bachelot a été plus précise, fixant l'objectif à 37 médailles. "En-dessous de 33 se serait un flop," a-t-elle précisé, en bonne adepte du Management By Objectives. Roselyne est une ministre d'avant-garde, qui depuis belle lurette prépare à sa manière les Jeux Olympiques Beijing 2008 et milite pour les échanges commerciaux franco-chinois en montrant l'exemple : elle est la seule à avoir un tailleur jaune. De toute évidence, ces éminentes personnalités ignorent totalement que les Jeux Olympiques de l'ère moderne sont une initiative française, d'un certain baron Pierre de Coubertin en 1894, qui a déclaré : "L'important, c'est de participer" et "L'important dans la vie, ce n'est point le triomphe mais le combat, L'essentiel n'est pas d'avoir vaincu, mais de s'être bien battu." (SOURCE)
A propos des tergiversations tortueuses et du lamentable aplatissement en carpette du président Sarkozy devant les directives chinoises portant sur la réception éventuelle du Dalaï Lama (menaces claires à l'appui), j'avais l'intention d'en parler, mais j'ai eu auparavant la curiosité de visiter le Blog de Lenonce, qui a dit à peu près ce que j'avais en tête. J'ajouterai que la presse chinoise, selon la radio ce matin, a qualifié, rapport à cette affaire, le président français de "tigre de papier". Traduction en sens inverse par Google : 一份文件,蒂格雷
Cette Note a été intégralement traduite en chinois, afin de lui assurer un bon référencement par les moteurs de recherche et ainsi avoir une chance d'atteindre les 253 millions d'internautes de Chine. Dans le volet ci-après -->
Bon, désormais c’est clair comme de l’eau de roche : les autorités chinoises sont en train de se foutre ouvertement de la gueule du reste du monde grâce à la magnifique tribune que le CIO leur a offerte en leur attribuant les JO. Il suffirait que les présidents de l’UE (présentement Sarko), de trois ou quatre grandes nations de l’UE comme la Grande Bretagne, l’Allemagne, la France, l’Italie, et des USA montrent leur désapprobation devant la scandaleuse conduite chinoise, pour marquer un point sans risquer de représailles : pour la Chine, refuser d’acheter à ces pays-là et d’y envoyer leurs touristes serait une décision difficile à prendre.
Que lit-on, éberlué, dans la presse le 01.08 : que le président chinois ose dire qu’il espère que les journalistes étrangers fourniront des informations objectives à leurs lecteurs ! Voici la réponse que je suggère aux journalistes accrédités de faire parvenir au président Hu Jintao : « Ben évidemment eh, bouffi, tu peux compter là-dessus, et nous allons même prendre une leçon d’objectivité auprès des médias chinois pour être bien certains d’appliquer la bonne méthode ! »
Le président chinois Hu Jintao a appelé vendredi matin la presse étrangère à se conformer aux lois et aux règlements chinois. "Nous continuerons à fournir des structures et moyens pour que les journalistes étrangers puissent travailler (...). Nous espérons qu'elle fournira des informations objectives sur ce qui se passera ici", a souhaité le président, lors d'un rare entretien avec la presse étrangère. SOURCE : Le Point, 01.08.2008
SUIVI, 03.08.02008 - - "Pékin allège la censure" disent les journaux. Ah, la rigolade ! Cest le coup classique : vous prenez un otage, vous promettez de le relâcher, vous ne tenez pas promesse, vous atermoyez... enfin, vous le libérez : on vous dit bravo et merci (souvent on vous donne des dollars)! Si vous ne prenez pas d'otage, on ne vous dit rien du tout, vous n'existez pas, vous êtes nul.
Les autorités chinoises ont reconnu mercredi 30.07 qu'elles censurent Internet, dans les centres de presse internationaux des JO, comme peu ou prou, pour l'ensemble de sa population. Une mesure qui va à l'encontre des promesses passées et des usages olympiques. Et tout le monde de mimer étonnement ou colère. SOURCE : Le Figaro.
Preuve de l’ineptie que représentait le choix de la Chine pour les JO 2008. Le but était paraît-il d’obliger ainsi la Chine à s’ouvrir ! Tu parles, elle ferme les accès au web, y compris à celui de la BBC pour tous les journalistes accrédités, des fois qu'ils y liraient des informations mauvaises au sujet du Tibet. L'atmosphère à Pékin va décidément être irrespirable.
Il reste un grand nombre de gens dans le monde pour croire ce que leur disent des dirigeants communistes. Ce n’est pas nouveau. Fut un temps pas très éloigné, que j’ai connu, où 25 % des électeurs français votaient communiste, convaincus que le communisme était la bonne solution pour assurer le bonheur des hommes. Tenez, par coïncidence ce même mercredi 30 juillet la télé passait un documentaire sur le massacre de Katyn, du nom du lieu où Staline ordonna que furent froidement assassinés quelques milliers d’officiers polonais au début de la guerre 40-45. Non seulement ce crime fut commis, mais l’URSS le nia catégoriquement jusqu’au début des années quatre vingt dix, et pire encore dans l’abject, le régime communiste d’URSS accusa les nazis d’en être les auteurs. Nous n’avons jamais eu chez nous 25% d’électeurs votant pour des candidats nazis. Le communisme, malgré ses atrocités connues, sut charmer les masses populaires mais aussi quantités d’intellectuels et d’artistes : cette maladie du cerveau demeure un mystère pour la médecine. Le Comité Olympique en a été victime à son tour. Je rentre de Cuba, où comme par hasard tout accès à Internet est interdit au peuple, pour son bien.
En juillet 2006 et 2007, j’ai eu l’audace de graver ici quelques souvenirs personnels et élucubrations à l’occasion du Tour de France. Pendant mon modeste congé annuel de deux semaines (9 jours ouvrés, que les ministres du Travail et des PME me pardonnent), je pousse l’audace encore plus loin en recyclant ces billets anciens, pour les visiteurs de passage ou les fidèles désemparés. Le Tour est une période de nostalgie... l'été, les grandes vacances, l'insouciance... et il ajoute chaque fois une année de plus. Je sais, pour vous aussi 2008 c’est 2007 plus 1. Mais moi, figurez-vous, j’ai bien connu et j’ai discuté vélo avec le vainqueur du premier Tour de France (1903), un bonhomme nommé Maurice Garin, qui certes était déjà très vieux alors que j’étais encore très jeune, mais quand même, avouez que ça peut surprendre et ça donne un coup de vieux quand on annonce « moi qui ai bien connu le vainqueur du premier Tour de 1903, il me racontait que… ». Il reste de moins en moins de gens ayant fait 14-18. Je racontais aussi (dans un récit dense et cocasse) comment j'ai pédalé côte à côte et en côte avec deux ex-champions cyclistes réputés.
Billet du 27.07.2007 : « Dernier tour de souvenirs du Tour »
Billet du 27.07.2007 : "Une 11ème anecdote sur le Tour de France"
Billet du 21.07.2007 : "Dop, Dop, Dop"
Billet du 20.07.2007 : "Enfin un Africain gagne une étape du Tour"
Billet du 12.07.2007 : "Tour de France, vitrine de l'exclusion"
Billet du 01.07.2006 : "Tour de France, je me souviens de Maurice Garin"
C'est nous les meilleurs, comme le 12 juillet 1998. Con se le dise. Alors on s'écoute la version 98 de I will survive ?
L'actualité de cette première semaine de juillet 2008 donne un éclairage sur la question de la responsabilité dans la mentalité française (trop tard pour un sujet de philo du bac, ce sera pour l'an prochain). Responsable mais pas coupable avait dit une ministre socialiste. Raymond Domenech, lui, est responsable ... d'abord et avant tout des primes qu'il reçoit (même en cas de match nul, c'est dire si le système pousse à l'audace), et en même temps pas capable ... de mener l'équipe de France à la victoire. Il la laisse classée 15e sur 16 dans l'Euro 2008 de football.
Pour cette raison, et pour donner un exemple moral positif et stimulant aux jeunes générations, les dirigeants du football français ont décidé qu'il fallait garder Domenech en poste et lui renouveler leur confiance. Comme si dans toutes les entreprises du pays il devenait tendance et moralement conseillé de conserver en poste tous les chefs de projets directeurs commerciaux, chefs de chantiers, concepteurs, chefs de produits (etc.) ayant totalement planté les missions qui leur avaient été fixées. Qui a dit que l'univers du sport est une bonne école de vie pour les jeunes ?
A l'inverse, cette même semaine le plus haut gradé de l'armée de terre a démissionné parce qu'un sergent à Carcassonne a confondu des munitions à blanc et des munitons réelles : et un grand nombre de leaders politiques et de "journalistes influents" d'applaudir à tout rompre devant un geste d'une si grande noblesse.
Enfin, la semaine n'est pas finie : M. Sarkozy avait préconisé pour la libération d'Ingrid Betancourt de ne surtout pas utiliser les moyens militaires, mais la négociation. C'est une méthode totalement et hardiment militaire qui a fait libérer Mme Betancourt : cela n'empêche nullement M. Sarkozy de prendre glorieusement sa part de responsabilité dans le succès de la méthode qu'il avait déconseillée. Remarquez, il n'a pas 'agi' seul; il a reçu le puissant soutien de Bertrand Delanoë et de Renaud (vous ne les avez pas aperçus en tenue camouflée à bord des hélicos ?)
Un dernier mot de football et après on n’en parle plus ... à moins que Raymond Domenech ne soit cette semaine reconduit dans ses fonctions, ce qui nous pend au nez, semble-t-il, vu l’indemnité qu’il faudrait lui verser pour le faire disparaître : 1,5 M€. Les journalistes, grands amateurs de formules prêtes-à-servir, nous avaient seriné celle-ci qui leur semblait bien belle : « Le foot est un sport qui se joue à 11 contre 11 et à la fin c’est l’Allemagne qui gagne. » Les gars, vous pouvez la ranger au fond du placard, celle-là, et en chercher une autre qui vous fera tenir jusqu’au Mondial de 2010.
La victoire hier soir de l’Espagne a été de toute beauté, dans un style vif, offensif, élégant et fair play, face à une équipe allemande aussi souple, fine et délicate au contact qu’une division de panzers. J’ai adoré voir la tête que faisaient les Allemands entre le coup de sifflet final et la remise des récompenses : la tête de gars qui se disaient que la coupe leur revenait de droit (forcément avec l’adage à la con des journaux répété à satiété) et ne comprenaient pas par quelle tricherie elle allait être donnée à des nains à la peau brune. J’ai aussi bien aimé voir que les joueurs allemands ressemblaient à l’idée qu’on peut se faire des Allemands - en dehors des films de guerre où l’on pense qu’ils sont caricaturés à l’extrême- quand on ne connaît pas l’Europe et que l’on regarde la télé en Chine, au Guatemala, en Nouvelle-Zélande. Même commentaire d’ailleurs pour les Espagnols : plutôt râblés, le teint mat, cheveux de jais. L’équipe de France ? Rien à dire, ce billet est terminé, au-delà de cette limite le terrain est miné. Vous voulez m’envoyer en taule ou passer le reste de l’éternité sur Second Life ?
Qui peut me trouver un autre sport mondialement populaire dans lequel l'arbitrage peut jouer ("jouer") un rôle aussi décisif, soit par ses fautes, soit par ses manipulations ? Cela n'existe, paradoxe, que dans le sport d'équipe le plus populaire du monde : le football. Certains diront : le foot, on s'en tape. Je veux bien, mais cela ne suffit pas pour se mettre à l'abri du foot. Demandez à Hélène en Germanie si elle peut ne rien entendre ni lire sur le foot, ces jours-ci. A moins de vivre comme Porcoleader sur son île, sans télé, à la seule écoute de France Culture, en évitant tous les bistrots, les devantures de marchands de journaux, et même certains blogs - suivez mon regard. Je suis le foot depuis la Coupe du Monde de 1958 en Suède (comme je suis l'Histoire de France depuis Vercingétorix) ; bien des années plus tard, dans l'âge adulte, j'ai pu, par un concours de circonstances, passer quelques dizaines de minutes et discuter avec Just Fontaine, buteur encore inégalé de cette Coupe, avec 13 buts. Cela dit pour me vanter en passant. Je constate avec colère dans le foot deux évolutions concomitantes, parallèles, divergentes, cumulatives, aggravantes :
1- Des brutalités, des gestes aujourd'hui pratiqués couramment étaient interdits, et sanctionnés s'ils survenaient. Les types en sont à se ceinturer comme au catch, les gestes de pure brutalité à l'intérieur de la surface de réparation sans sanction sont devenus courants. Depuis 1958, pourtant, je n'ai pas appris que les règles aient été modifiées pour accepter des gestes qui auparavant étaient proscrits, et très sévèrement punis.
2- L'arbitrage s'est considérablement dégradé dans ce nouveau contexte... tandis que les moyens techniques dont il pourrait disposer pour élever considérablement son niveau de fiabilité se sont accrus dans des proportions faramineuses. On sent les arbitres réticents à appliquer les règles dans les matchs de haut niveau, puisque les pratiques violentes sont acceptées tout le reste de l'année partout, craignant de hacher le match par trop d'interruptions. De temps à autre, presque au petit bonheur la chance, il leur monte une envie furieuse de siffler quelque chose "pour envoyer un signal fort" aux combattants. Si par hasard, et c'est fréquent, la faute n'étaient pas avérée, l'arbitre saisit la première occasion de se faire pardonner en omettant de siffler une autre faute, elle flagrante, pensant projeter l'image d'un arbitrage en fin de compte équilibré : sanctionner une non-faute (-1), puis ne pas sanctionner une faute ( +1) égale (= 0) arbitrage équilibré, spectateur satisfait ! Résultat : on peut voir en Coupe d'Europe un défenseur bloquer un tir au but (qui devait rentrer) avec le bras dans la surface de réparation sans aucune sanction. Une telle non-décision, ou décision consciente de faire comme si on n'avait rien vu, fait basculer tout un match : telle équipe qui aurait pu mener aux points en est privée, d'où un enchaînement inéluctable dans les stratégies. Et peu importe si cette équipe allait de toutes façons arithmétiquement finir battue : le foot n'est pas un froid déroulement de point marqués ; mener ou être mené change tout sur le terrain.
Mais je passe la parole au fondateur et éditorialiste du Point Claude Imbert : "L'élégance gratuite du sport amateur, l’honneur sportif du fair-play sont dévalués par l’enjeu et les infinies variétés de la triche : la corruption, le dopage et, sur le terrain, ces simulacres du joueur fauché près du but, les mauvais coups portés dans le dos de l’arbitre, un coude qui traîne sur l’occiput adverse, un maillot tiré… Le tout follement facilité par l’aléatoire de la sanction. La glorieuse incertitude du football, c’est celle de l’arbitre, privé du contrôle vidéo. Ainsi le trio arbitral ne voit pas ce que des millions de téléspectateurs voient : un hors-jeu mal jugé, une main interdite et la vérité des pieds dans un tacle controversé… Etonnante fragilité du jugement dans une joute si considérable !" (LE POINT du 26.06.2008, page 3)
La rédaction du POINT s'est dégradée cette semaine en osant croire que ses lecteurs peuvent un seul instant trouver utile de savoir ce que pense la rappeuse DIAM'S. C'est pitoyable, et il faut aux pages du POINT bien d'autres qualités pour faire passer de tels dérapages. Il faut bien répéter ce que dit cette vipère à la langue rappeuse : "Je n'aime pas notre président, mais j'adore Barack Obama." Il n'en faut pas plus pour que je me mette à adorer John Mac Cain.
La ville de Bâle est un trou, c'est connu. C'est pourtant là que fut confirmé mercredi soir 25 juin ce concept nouveau sorti de l'Euro 2008 de fussball : la fin de match à la turque. Il doit y avoir une raison. Je vais interroger mon chef de cabinet. La rencontre retransmise par TF1 fut interrompue trois fois par une perte de liaison avec le centre émetteur de Vienne, à cause d'un orage local. En plateau à Paris, le journaliste de secours, ainsi qu'ensuite au stade Jean-Michel Larquey (s'écrit correctement Larqué), ont cru nécessaire d'expliquer, en tout trois fois, que "cet incident est indépendant de notre volonté", illustrant par là la piètre estime que ces gens ont d'eux-mêmes, pour penser qu'il existait peut-être des téléspectateurs en nombre capables de se dire "Ah les salauds de TF1, je les reconnais bien là : interrompre volontairement la diffusion d'un match à grosse audience afin d'inciter les gens à passer sur une chaîne publique !"
Les téléspectateurs perdent (leur temps) à tous les matchs. Les supporters se déplaçant dans les stades perdent des RTT et de précieux euros pour accepter de se faire huer par les supporters de toutes les autres équipes. Les joueurs continuent à empocher les gros salaires, et le sélectionneur Domenech, embauché sans clause d'obligation de résultats (comme un fonctionnaire), attend benoîtement le licenciement avec grosses indemnités pour convoler en justes noces avec la mère de sa fille prénommée Victoire, ultime provocation. Comme on disait à l'armée du temps où j'étais trouffion : les baisés, comptez-vous !
Quant à l'arbitrage, rien de nouveau, seulement de la confirmation, Grincheux écrivait ici le 30.03.2008 : " en un seul match, on a pu voir à quoi ressemble la réalité du football : un rassemblement de sportifs payés à prix d'or pour disputer un match dont le score est finalement décidé par un arbitre n'ayant de comptes à rendre à personne (...) " Pour ceux qui n'auraient pas encore compris...
Témoignage : "Il y avait penalty sur le tir d'Henry. Je stoppe complètement le ballon de la main : sans cela, il y a certainement but." Propos de André Ooijer, défenseur néerlandais, dont la faute non sifflée a pu faire basculer le match que la France a perdu contre les Pays-Bas 4-1. SOURCE : conférence de presse le 13 juin, lu dans Le Point du 19.06.2008, page 22.
C'est France Loto devenue La Française des Jeux qui a réussi le tour de force de faire croire au peuple de France que vendredi 13 est un jour de chance. Depuis la nuit des temps, c'était un jour de malheur, mais comment faire pour attirer plus de mises au jeu en promettant la malchance ? La pub est parvenue à renverser la croyance, si l'on en juge par les millions de gogos qui se sont mis en file d'attente, leur listes de croix à la main, devant les guichets Française des Jeux vendredi 13 juin en fin d'après-midi. Mais le vrai sens du vendredi 13, tout comme il n'existe pas de chambre 13 dans les hôtels aux Etats-Unis ni de 13ème étage dans les immeubles, a fini par imposer sa dure vérité aux Français le vendredi 13 juin 2008 dans un stade de Berne, en Suisse.
Les millionnaires, les vrais, ceux qui empochent les gros salaires quelle que soit la qualité de leur production, se nomment Thierry Henry, Ribery (le musulman qui refuse de chanter la Marseillaise), Thuram, etc. Ils ne sont pas 3 mais 23, leur Chef est un certain Domenech, personnage obtus et falot. Ils ont pris 4 buts contre 1 à Berne contre une équipe hollandaise ne respectant ni "les valeurs républicaines" (pas de parité noir/blanc sur le terrain), ni l'élégance la plus élémentaire (oser 'assortir' un maillot orange à des bas bleu clair est une faute de goût qui me donne des haut-le-coeur).
La vérité est celle-ci : avec 11 jours de retard (c'est peu sur 36500 jours) l'Equipe de France tenait à se faire passer pour une bande de pieds nickelés pour le centenaire de ces derniers. Les Pieds Nickelés est en effet une bande (dessinée) publiée pour la première fois le 4 juin 1908. Elle met en scène trois personnages principaux, Croquignol, Filochard et Ribouldingue, trois petits filous, à la fois escrocs, hâbleurs et indolents. Ils incarneront désormais les valeurs populaires françaises d’ingéniosité et de débrouillardise connues sous le nom de « système D ». Opérant derrière les lignes ennemies sous de multiples couvertures, ils roulent sans cesse les boches, dépeints comme de gros lourdauds sans aucune finesse et faciles à berner. Le terme de « pieds nickelés » a dépassé son créateur et est devenu une expression du langage populaire pour qualifier des personnages peu recommandables, comploteurs, filous, à la fois malhonnêtes et manquant de sérieux. Cette expression a été par exemple employée par les médias lors de l’affaire Clearstream où elle fut abondamment utilisée pour désigner les différents protagonistes. Les trois protagonistes principaux ont évolué avec le temps, les scénaristes, et les dessinateurs. Ribouldingue est le gros barbu sympathique, Filochard est le petit borgne, au caractère sanguin. Croquignol est, pour sa part, grand et assez fin. SOURCE : Wikipedia.
C'est probablement ce soir, samedi 17 mai 2008, que le Racing Club de Lens connaîtra la nouvelle de sa relégation en Ligue 2 de football. C'est déjà arrivé au RCL en 1968.
Cela n'a aucune espèce d'importance pour des dizaines de millions de Français (et que dire des Chinois ?), et restera même inconnu de la plupart d'entre eux. Mais cette soirée risque d'être marquée d'une gaillette noire dans la mémoire d'un gamin de Lens, aujourd'hui senior et grincheux, qui habita plusieurs années sur la Place Verte dite de la République - dont on apprend ci-dessous en Annexe qu'elle fut en 1905 le terrain de jeu des premiers footballeurs de Lens - et passa 5 ans avenue Raoul-Briquet, celle qui menait au vieux stade où l'équipe arbora pour la première fois ses couleurs Sang et Or. Ce stade resta longtemps une espèce de champ de ruines après les bombardements de la guerre, où les footeux passionnés que nous étions jouaient pourtant vaillamment, sans jamais se blesser.
Le stade Raoul-Briquet n'avait plus de clôture, ses abords n'étaient qu'amoncellements de débris, murs lézardés ou effondrés; les vestiaires, ouverts à tous vents, ressemblaient à un blockhaus après le Débarquement. Les environs n'étaient que vastes terrains vagues où nous attendaient de passionnantes aventures, comme par exemple passer un jeudi après-midi à déterrer des métaux, que nous entassions sur une sorte de poussette d'enfant déglinguée pour aller les vendre à l'heure du goûter à un ferrailleur proche, dont nous tirions quelques francs illico dépensés en achat de pommes de terre, que nous faisions cuire dans la braise entre plusieurs briques, assis en rond commes des cow-boys fourbus le soir au campement, cachés dans un creux de terrain. Ces pauvres gamins qui décidaient de passer leur jeudi après-midi à ramasser des métaux pour se nourrir de patates appartenaient à quelques unes des familles bourgeoises de la ville ... dont un certain Pino, tel était son sobriquet, lui-même diminutif de Pinocchio (resté inchangé en 2008) dont le papa exerçait le beau métier de médecin de réputation nationale et député-maire de la ville (Le Dr Ernest Schaffner)... Une mère au foyer attentionnée était à ce moment-là en train de penser à préparer pour chacun d'eux le délicieux dîner familial (nous disions "le souper"), qu'ils allaient devoir se forcer à avaler en faisant bonne figure d'affamé, gavés qu'ils étaient du festin intrépide de l'après-midi gagné à la sueur de leur front.
Sur cette même avenue Raoul-Briquet, où ma famille occupait une maison étroite de deux étages avec jardin potager (Ah le vrai goût piquant des radis de papa !), faisant face à l'actuel Lycée Condorcet, vinrent habiter d'autres gamins footballeurs, qui eux en firent une vraie carrière. Ils se nommaient Georges et Bernard Lech. Et croyez-moi, face à eux balle au pied nous nous sentions bien petits. Georges fit son premier match en équipe de division 1 à l'âge de 16 ans face à Marseille, il eut 35 sélections en équipe de France, avec des co-équipiers nommés Wisniewski, Larqué, Djorkaeff (père), Revelli, Trésor... Son jeune frangin Bernard joua 113 matches avec le RC Lens en D1 (29 buts) et au total sur sa carrière pro 320 matches pour 73 buts marqués.
Maintenant, demandez-moi pourquoi la pensée de voir le RC Lens descendre en Ligue 2 me rend triste aujourd'hui ! La faute à qui ? Pas moins de trois Fées Carabosse se sont penchées cette saison sur ce club, et plus elles se penchaient, en s'y mettant à deux sur la fin, plus l'équipe plongeait. Leurs noms : Guy Roux, Jean-Pierre Papin, Daniel Leclercq... rien que ça, excusez du peu. Pour savoir comment le PSG sauvera probablement ce soir sa peau en Ligue 1, il y aura intérêt à observer les décisions des arbitres, ces 23èmes joueurs habilités à faire basculer un match d'un coup de sifflet quand bon leur semble.
Si vous êtes encore en train de lire ces lignes, c'est que le football vous intéresse un peu, vous lirez peut-être ci-dessous l'histoire du Racing Club de Lens, celle de son nom "Sang et Or", de son blason, ses temps forts, issue du site "Le 62". Pour la suite, cliquer ci-dessous -->
Ah ça y est ! Ah maintenant nous les voyons se déchaîner, les aigris, les frustrés, les sans-racine, les Français honteux, les sans-accent, les sans-patois, les méridionaux, les apatrides, les nostalgiques de Fernandel, les orphelins de Raimu, les pétanqueurs qui ont les boules devant le succès des autres, les baiseurs de Fanny, les écluseurs de petit jaune, les producteurs de gros rouge, les adorateurs de grande bleue, les verts-de-jalousie, les blancs-becs, les âmes noires, les bleu-bite ...ils ouvrent les vannes, ils lâchent leur trop-plein de sueur putride, ils s'aèrent les aisselles, ils rotent leur amertume, pètent leur rancœur... devant l'immense succès, l'exploit historique des Ch'tis au cinéma. Aplati, le Gérard Depardieu qui touche 1,4 M€ pour faire le gros bide (un signe !) dans un film flop attrape tout-le-monde et avant tout attrape-nigaud. Dézingué, le ptit gars de Trappes qui préfère se faire passer pour un ptit Marocain : Abraracourcix, tu repasseras. Voilà les Ch'tis ! Fanfare s'il vous plaît. Et c'est dans ce
tte atmosphère purulente de jalousie, la semaine qui a suivi l'annonce du record historique des plus de 17,2 millions de spectateurs de Bienvenue chez les Ch'tis, que les médias se sont ligués, dans un Front Pipoleux immonde, pour prédire de fortes pluies dimanche 13 avril après-midi sur la course Paris-Roubaix, comme si le panneau "Bienvenue dans la Région Nord/Pas-de-Calais" devait systématiquement vider les nuages. Eh bien, j'ai regardé Paris-Roubaix sur FR2 d'un bout à l'autre : du début à la fin j'ai bien distingué l'ombre nette au sol des pédaleurs ensoleillés filant vers l'Enfer du Nord, pavé des mauvaises intentions médiatiques. Tout le samedi, toute la mâtinée de dimanche, tous les chroniqueurs météo nous ont prédit de la pluie sur la course. Je dis que quand on fait le métier de prédicteur de météo et qu'on n'est pas foutu de prédire le temps pour quelques heures plus tard à 100 ou 200 Km de là, on doit présenter ses excuses publiques au peuple Ch'ti, puis sa démission à son employeur. Que pensez-vous qu'il firent ? Tous sans exception se représenteront aux caméras la gueule enfarinée, toutes dents dehors, pour déblatérer de nouvelles prévisions. Et des millions de gens les écouteront ; et il y en a même qui feront taire le grand-père, le petit dernier, la tante Julie pour pouvoir entendre l'oracle météo à leur aise. Les babaches !
Lens-Psg -banderole-
Vidéo envoyée par Lapin-Malin
"Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis" : c'est la banderole déroulée dans une tribune de supporters du club de football Paris St Germain au cours du match Lens-PSG du 29.03.2008 en finale de la Coupe de la Ligue qui a vu l'arbitre offrir à la 92ème minute la victoire au PSG sous prétexte d'un penalty injustifié. Quand je pense à toutes les salades que de beaux parleurs nous assènent sur la beauté du sport, ses valeurs éternelles ... en un seul match, on a pu voir à quoi ressemble la réalité du football (voir aussi Note précédente) : un rassemblement de sportifs payés à prix d'or pour disputer un match dont le score est finalement décidé par un arbitre n'ayant de comptes à rendre à personne, le tout sous les encouragements de hordes de racaille débile.
Voici le simple copié-collé d'un Billet publié ici le 30.06.2006 :
Coupe du monde de la FIFA - Ils sont encore très majoritaires dans les médias, ceux qui persistent à parler d'erreurs d'arbitrage. Forcément : ils ne vont pas dire que ce qu'ils pratiquent comme du journalisme couvrant une compétition sportive, est en fait un reportage sur un spectacle organisé par la FIFA avec les méthodes et contraintes internes de la FIFA, et non du sport. Quand on revoit les images de ce but entré sous les yeux de l'arbitre et refusé (comme par hasard à la 90ème minute, offrant sur un plateau une victoire à l'Italie au détriment de l'Australie), de ces non-fautes flagrantes sifflées par un penalty, une expulsion... on est forcé de se poser la question de la manipulation par arbitrage, car ce sont réellement les arbitres qui décident du sort d'un match par leurs décisions arbitraires (pas leur "erreurs"), davantage que les joueurs par leurs talents et leurs efforts.
Il n'en reste pas moins que malgré cette évidente manipulation organisée, la Coupe FIFA, si elle n'est plus un sport, reste un extraordinaire spectacle, malgré - ou même à cause du trucage de l'arbitrage, justement ! Quand arrive la 90ème minute avec un score 0-0, on tremble : "Maintenant, que va faire l'arbitre ?"
C'est une fois de plus illustré le 29.03.2008 : c'est l'arbitre, un certain Laurent Duhamel, et lui seul, qui a clairement décidé de faire gagner le PSG contre Lens en finale de la coupe de la ligue de football, en décrétant qu'il voyait une faute méritant un tir de pénalité contre Lens dans les minutes d'arrêts de jeu au-delà des 90 mn réglementaires, lorsque les équipes étaient à égalité 1-1. Il est très probable que personne d'autre n'a décelé un pénalty, ni les 80 000 spectateurs présents, ni les millions devant FR3 : et d'ailleurs la vidéo montre bien l'absence de faute. Les joueurs ont beau se démener comme des diables pendant 90 minutes, à la fin c'est l'arbitre qui décide tout seul. Sport ou magouille ? Comme a déclaré l'entraîneur du RC Lens Jean-Pierre Papin à l'issue du match : "c 'est dégueulasse ! Honnêtement, c'est scandaleux. Il faut que les arbitres se remettent en question" ". Ce Monsieur Laurent Duhamel, arbitre du match, est un pourri de la pire espèce. Il a touché combien pour commettre cette infamie ?
SUIVI, 09.04.08 - - Extrait du compte-rendu du match Arsenal-Liverpool du 8.04.2008 : " L'heure du bilan s'annonce amer pour Wenger, distancé en championnat (3e) et éliminé de la C1. Il y a eu deux tournants du match pour les Gunners. D'abord la blessure du "Frenchie", Flamini, plaque tournante du jeu d'Arsenal, sorti sur une civière, touché à la cheville droite ("Elle a tourné" pouvait-on lire sur ses lèvres). Puis un penalty, sévère, accordé en fin de match et transformé par Gerrard pour le 3-2 (85e). Déjà que l'aller avait été marqué par une action litigieuse en faveur des Reds (un penalty qui aurait dû être sifflé pour Arsenal) ..." Le scandale continue : ce sont désormais les arbitres qui décident du sort du match dans les rencontres où les enjeux sont les plus grands.
Sur une idée de Cruella, ré-écoutons Les Sucettes de Serge Gainsbourg -->
Puisque c'est elles qui nous affirment qu'elles adorent ça ! Un des sites web conçus pour ces dames par ces dames se nomme www.elleadore.com. En ce moment cet organe d'information (je préfère dire ça plutôt que "site" ou "web" ou "media") propose à ses lectrices dans le chapitre "Psycho" (ce qui est déjà un message encourageant) un dossier " La fellation en 7 points - Devenez une experte " dont les premiers mots d'introduction (attention tous les mots sont piégés) pour leur mettre l'eau à la bouche (vous êtiez prévenus) sont : " Qui a dit que vous ne carburiez qu'aux Marlboro Light ? Vous êtes aussi experte de la pipe. Ou bien vous allez le devenir. "
Un conseil au hasard :
Après une semaine de réflexion, je porte à la connaissance de mon lectorat (Hélène et tous les autres) qu'au vu des événements récents j'ai décidé de boycotter les JO de Pékin. C'est une décision qui n'a pas été facile à prendre. D'autres bien plus intelligents que moi en sont encore au début de leur réflexion et n'ont pas encore tranché, c'est dire ! Parmi eux, notons Bernard Kouchner, que nous avons connu plus vif sur les droits humains quand il était au Parti Socialiste, et puis bien sûr notre Sarko, anciennement Speedy Sarko, l'homme qui promettait de tirer des réformes de rupture plus vite que son ombre, et qui s'est finalement replié à La Lanterne avec une grande perche, à l'ombre de leurs ray-ban un jour où il n'y avait même pas de soleil, juste pour faire pipoles.
J'ai décidé de boycotter les JO : je ne regarderai pas les épreuves à la télé. Oui, je sais, ça n'a l'air de rien, comme ça au premier abord, mais au deuxième rabord considérez posément et arithmétiquement la question en imaginant l'impact si, pas seulement un, mais cent, que dis-je mille, un million, cent millions, et pourquoi pas si trois milliards de pékins décidaient de regarder une autre chaîne de TV aux horaires des JO ! De toutes façons, nous venons d'apprendre que le comité olympique s'est fait niquer : les JO ne seront pas transmis en vrai direct, mais en "léger différé", afin que les censeurs de la TV chinoise puissent couper toute image jugée inappropriée. En Chine, même l'information est bridée. Les Chinois nous préparent les premiers JO du monde soumis à un comité de censure (ou les seconds, après ceux de 1936 gérés par la propagande nazie ?) ... tout en continuant à vider des chargeurs de mitraillette sur des bonzes aux pieds nus portant bizarrement la casaque aux couleurs Sang et Or du Racing Club de Lens. Le président Sarko les a priés de le faire avec retenue ... ce courage diplomatique honore la grande France. Mais comme le soulignait Alain Duhamel dans un billet parfait ce matin sur RTL : " la Chine est un énorme marché, donc il faut être énormément circonspect ". Tant qu'à avoir un président qui n'a pas de couilles au cul, nous aurions élu Madame Royal, c'était pareil. Mais il paraît qu'il se tate et va prendre position sur la question un jour, au moment opportun, expliquant sur un ton de commissaire divisionnaire que toutes les hypothèses restent ouvertes.
Tiens, au fait, qu'est-ce que Sarko a à voir avec les JO ? Ce sont ceux qui ont sciemment choisi Pékin, en pleine connaissance de cause, qui doivent en gérer les conséquences - conséquences largement prévisibles et même souhaitées, puisque l'un des arguments clés était de voir comment le régime de Pékin allait être forcé à évoluer sur les droits humains "sous la pression de la communauté internationale". C'est chose faite... pure laine. Notons au passage une fois de plus que les médias éliminent selon les occasions tel ou tel pays de leur fameuse "communauté internationale" : cette fois, c'est au tour de la Chine de ne pas en faire partie. Mais la Chine y sera promptement réintégrée dès qu'il s'agira de parler de l'Iran, par exemple, qui à son tour en sera exclus, alors qu'en revanche aujourd'hui il en fait partie à propos de la Chine. Vous voyez ?
PS :
Je signale pour la douzième fois au directeur général de la station Europe1, Jean-Pierre El Kabbach, que les mots "jeux olympiques" doivent correctement se prononcer "jeux Z olympiques" avec un beau Z comme dans Zorro au milieu. Je lui ai douze fois suggéré la formule mnémotechnique... rien à faire ça ne rentre pas dans la caboche d'El Kabbach : si vous avez une petite-fille née il y a 24 mois environ, on dit qu'elle est âgée de ... ? Qu'elle a l'âge de... ? Qu'elle a "deux Z ans" ! Et pas "deux // ans". Même elle, la petite fille, Monsieur El Kabbach, elle ne prononcera pas "deux // ans" mais "deux Z ans", ce p'tit bout d'zan (même chose pour "32 ans", vous pouvez vérifier avec une grande fille de 32 ans). Alors pourquoi vous obstinez-vous ? Pour montrer que vous z'en avez rien à secouer les leçons d'un vieux grincheux ? Quel orgueil mal placé ! Comment voulez-vous après un tel exemple venu d'en haut que les jeunes de la rédaction (même des diplômés de sciences po comme madame Wendy Bouchard) soient sensibilisés à la beauté de causer correctement dans le poste pour les chers Z auditeurs ?
SUIVI, 26.03.08 - - Allez lire le commentaire géant du Nain dans... 'commentaires' ci-dessous
J'ai vu sans doute comme vous sur les écrans télé tous ces présentateurs hypocrites afficher des mines soit ébahies, soit dubitatives, soit suspicieuses, en annonçant les records du monde décrochés en natation à Eindhoven par le Français Alain Bernard. Je ne fais pas sur ce point allusion à la perfidie coutumière des Italiens, qui décidément en sport ont pris le parti de se comporter comme des goujats, et qui devient leur image de marque mondiale, avec la remarque de ce putain de p'tit rital en compétition contre Bernard : "il a trouvé les bonnes vitamines", a-t-il lancé au bord du bassin. Quand ce n'est pas insulter la sœur à Zidane, c'est lancer une suspicion en dopage : ces sportifs ritals sont des minables, de petites fiottes gominées immondes. Le dernier sportif italien respectable qu'ait connu la planète se nommait Platini, et il était Français.
Non, je parlais de la combinaison qui a fait gagner Alain Bernard : les présentateurs tournent autour du pot, ils ne savent pas comment présenter les faits, qui sont pourtant simples. Dans Le Point daté du 20 mars, soit 3 jours avant les trois records du monde de Bernard en combinaison gagnante, on lit page 94 que ces nouvelles combinaisons " réduisent de 5% la traînée passive " (je ne fais nullement allusion à Laure Manaudou et ses récentes exhibitions pornographiques sur le net); " La flottabilité est accrue, l'hydrodynamisme amélioré... Aain Bernard est convaincu de pouvoir gagner 15 à 20 centimètres sur un 100 mètres. "
Tout se passe comme si les journalistes TV avaient du mal à dire que les nouvelles combinaisons étaient conçues justement pour mieux glisser et mieux flotter, et par conséquent ont largement contribué aux records battus. C'était étudié pour, et annoncé à l'avance, bande de nazes ! Pourquoi cette impression de flottement médiatique ? Les instances internationales de la natation ont autorisé pour la première fois les nageurs à se doter d'un équipement accessoire...car il s'agit d'un équipement, et non plus comme jusqu'en 2008 d'un vêtement cachant les parties sexuelles, ni d'une protection pour les yeux... de même que d'autres instances, en leur temps, avaient autorisé les cyclistes à abandonner l'usage du vélo de Maurice Garin (vainqueur du Tour de France 1903 avec un vélo à un seul pignon pesant 16 Kg), et d'autres à passer, pour le saut, de la perche en bambou à la perche en fibre de verre.
La vraie question est de savoir où stopper et comment réglementer les équipements des nageurs ... les dirigeants vont-ils les laisser porter des peaux de requin agrémentées d'ailerons, enfiler un casque en nez de dauphin, se faire palmer les orteils... dès lors que l'équipement autorisé n'est plus destiné à cacher les parties sexuelles, et les seins pour les nageuses ? Je ne vois qu'une solution raisonnable avant l'escalade inéluctable qui guette la natation de compétition : revenons aux fondamentaux : tous à poil, à commencer par Laure Manaudou pour montrer l'exemple au monde entier, elle qui semble aimer ça ! Oui je vais l'écrire, mais dans un contexte parfaitement adéquat et sans fallacieux prétexte, et j'aurai demain + 3000 visiteurs nouveaux d'un seul coup sur ce blog ; que ces messieurs de Google et consorts veuillent bien noter la séquence des trois mots qui font sauter les compteurs : Laure Manaudou nue ! Je répète : Laure Manaudou nue !
SUIVI, 25.03.08 - - Je ne peux que conseiller à CRUELLA de contrôler ses pulsions, elle qui réclame en 'commentaires' "la parité" et croit naïvement qu'imposer la natation "à poil" lui permettra d'admirer "un beau mâle tout poilu" ! Ah que nenni, pauvre Cruella. Quand on dit "à poil" c'est une façon de parler, peu adaptée à la natation de compétition, car sachez que dès que la tenue d'Adam leur serait imposée dans les bassins olympiques, ces messieurs iraient illico se faire épiler du crane aux orteils, le poil étant un gros ralentisseur d'hydrodynamisme. Le temps n'est plus où un Mark Spitz (1972, JO de Munich) gagnait le 100 m libre en gardant sa grosse moustache. Enfin, je pense, sur la base d'une longue observation sociologique, que les femmes en général, dans leur immense majorité, ne sont pas comme Cruella obsédées (ni même intéressées) par la vision d'images d'hommes nus. Cela se saurait. Et il y aurait depuis longtemps des magazines d'hommes nus destinés aux femmes. Or ceux qui existent sont destinés aux hommes. "Cruella", c'est un pseudo ? Quel est ton vrai nom, mon garçon ?
J'ai raté le coche, cette semaine : pendant que j'avais le dos tourné entre lundi 17 et jeudi 20.12, éloigné du buzz d'Internet, circulaient une vidéo et des photos de Laure Manaudou nue en pleine activité sexuelle, et mieux encore, en train de sucer une friandise italienne que lui tendait son ex fiancé, paraît-il. De retour devant mon écran, j'ai l'impression que trois millions de blogueurs ont tout vu, et derechef je me suis mis en branle (avis aux bacheliers qui viendraient à passer par ici : c'est une expression très correcte signifiant "en mouvement") sur la toile, pour moi aussi pouvoir en parler : rien. Tout a disparu. Sur des chats, des types -peu de filles, bizzarre, elles ne sont pas portées sur la contemplation des choses de la vie, vous avez remarqué ?- se livraient à des échanges à n'en plus finir sur tel ou tel détail, l'un affirmant qu'elle n'avait de bien que le cul, l'autre rétorquant que les muscles saillants ça l'emballait, et patati et patata. Aucun n'aurait pensé à donner un lien, comme cela se fait quand on rapporte un événement : on cite sa source les gars !
Plus déprimant encore : une palanquée de mecs qui se croient drôles ont entré le mot-clé "laure manaudou sex" dans des sites, blogs ou vidéos n'ayant rien à voir : on y trouve par exemple une vidéo de 3 minutes montrant un chien en plein sommeil, un autre gazier, poilu et ventru (je vous dis que ce n'est pas moi) s'est filmé en string à la va-vite et s'est téléchargé sur Dailymotion avec comme 'tag' : 'laure manaudou nue'. Ah, les salauds ! Je ne me livrerai pas à ce jeu ignoble. Je vous annonce Laure Manaudou en maillot de bain, et c'est ça que je livre. Mes statistiques de visite continueront à stagner, j'm'en fiche, je peux marcher la tête haute. Quand je vois quelques blogueurs de haut vol annoncer qu'ils ont retiré les images sexy de Laure Manaudou de leur blog "à la demande des avocats de la nageuse", je me demande si ce sont bien les mêmes qui vantent l'esprit de liberté qui souffle dans la blogosphère, mettant au rencart la presse papier classique... c'est le cas du blog d'Emery, blog N° 63 au classement général Wikio : il les a publiées, puis il les a retirées au premier coup de semonce... parce qu'il est libre ! Comme Le Figaro est libre de ne pas critiquer la visite de Khadafi venu discuter l'achat d'avions Rafale de la firme Dassault, puisque le Figaro est détenu par Dassault.
Regardez comme sont les choses : si on m'avait dit le 1er janvier 2007 qu'en décembre j'allais trouver rigolo de publier une photo de Laure Manaudou en maillot de bain et d'en faire une Note... Qui aurait pu prévoir que nous aurions Sarko en couple avec Carla Bruni à l'Elysée en décembre ? Alors comment savoir de quoi sera fait 2008 ? Les situations les plus cocasses et inattendues risquent de se produire : Kadhafi déclarant être prêt à accueillir dignement tous les migrants africains, leur évitant ainsi un voyage périlleux à travers la mer vers des cieux froids et inhospitaliers ... Mme Royal surprise par un paparazzi avec un compagnon amoureux à fond derrière... Le blog de Loïc Le Meur rétrogradé dans le classement Wikio à la place 10889 pour le motif qu'il y fait un abus éhonté de matraquage autopromotionnel pour sa startup Seesmic, et lui, déclarant dans une Note tonitruante : "ce recul dans le classement wikio m'a fait redevenir humble et modeste, j'ai perdu beaucoup de mon arrogance"... Balasko, Béart, Borhinger, Bouquet, Bedos (la bande des B) ouvrant les pièces de leurs villas aux sans-abri sans-papier africains et roumains... Nicolas et Carla en août au camping Les Flots Bleus faisant la queue à la supérette ? Allez savoir ...vivement 2008 pour voir ça, ou autre chose !
SUIVI - Objectif de discrétion non atteint : cette note intitulée "Laure Manoudou en maillot de bain" a provoqué un nombre de visite double de l'ordinaire.
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SUIVI le 02.01.2008 - Le concours vient de se clore le 31 décembre 2007 à minuit. L'heureuse gagnante est Isaline de son prénom (souhaite garder l'anonymat). Voici plus bas ses réponses ; Isaline était sûre de gagner puisque :
1- Grincheux ne connaissait pas lui-même les réponses
2- Elle est la seule à avoir répondu ...et dans les règles, avec photo d'identité jointe, merci Isaline, vous m'accompagnerez donc à Pékin, notre chambre est réservée au Grand Hotel Mercure Xidan Beijing
REPONSES
1. Quel étudiant à l’air fatigué ?
Le 2ème en bas en partant de la gauche
2. Qui sont les jumeaux ?
Le 3ème en bas en partant de la gauche et sa soeur qui est juste au-dessus de lui
3. Qui sont les jumelles ?
Les 2 filles de la dernière rangée en haut à droite
4. Combien y a t-il de filles sur la photo ?
9
5. Qui est le prof ?
le jeune homme en bas à droite
L'hymne français une fois de plus sifflé au Stade de France par un public de Français issus d'Afrique (football France-Maroc le 16.11.2007, ou Maroc-France ?) confirme l'avenir que nous préparons pour ce pays, à force de vouloir le peupler de personnes n'ayant aucune volonté d'intégration, mais qui au contraire sont ici chez nous (permettez que je dise encore "chez nous" ?) pour nous faire comprendre que les Français doivent payer leur passé colonial. Déjà, dans l'humiliation lache, se vautrant dans la repentance, les autorités, les responsables sportifs ou politiques tentent de minimiser ce qui selon eux est à peine un incident : un tout petit non-événement insignifiant. Je suis né dans ce pays à une époque où nous saluions les couleurs nationales dans le silence au garde-à-vous : pendant les étés de mon enfance, j'ai fréquenté une colonie de vacances où le drapeau était hissé au mat chaque dimanche à la même heure, devant tout le monde réuni, et il y avait là, croyez moi un bon quart d'enfants dont les parents étaient nés à l'étranger (Krazinsky...). Je mourrai dans ce pays après avoir vu que presque personne ne s'offusque d'entendre la jeunessse des spectateurs (1) siffler la Marseillaise. Quelle évolution, quel progrès ! Dans deux ou trois décennies, si vous continuez à faire l'autruche repentante, on vous ajoutera un croissant rouge sur le drapeau tricolore (au centre, dans le blanc), afin que plus personne ne siffle, et pour être en phase avec la nouvelle population qui est en train d'installer ses moeurs tranquillement chez les Gaulois.
(1) Volontiers rectifié le 18.11 suite à une remarque justifiée de Robert. En effet, je n'ai pas vu qui sifflait, par conséquent application de la présomption d'innocence aux jeunes maghrébins. Il est bien possible que ce furent des seniors maghrébins qui sifflèrent. Ou même des seniors d'origine portugaise, ou auvergnate, qui sait ?
Au cours de la désastreuse petite finale de "rubis" contre l'Argentine, TF1 nous a montré l'entraîneur Bernard Laporte à de multiples reprises, du début à la fin et jusque pendant la remise des félicitations aux Argentins, en train de mâcher du chewing-gum avec application (la grande classe !), tout en observant ses malabars s'agiter sur le terrain. Un ou deux lecteurs m'ayant gentiment fait observer
que je n'y connaissais rien au jeu à XV, ce qui est exact, je ne me hasarderai pas à commenter en profondeur ; je veux juste dire qu'après toutes ces semaines, et précisément dans le France-Argentine du 19.10, je n'ai toujours pas pigé en quoi et pourquoi Sébastien Charal a mérité tout ce ramdam médiatique, ce statut d'attraction foraine ; je n'ai pas perçu comment sa présence était si indispensable à l'équipe de France. Quand il entre, il fait peur à l'adversaire, disiez-vous ? (hélas, les rugbymen argentins ne lisent pas les blogs français)
Je n'y connais rien. Pareil pour les fréquentes séances de distribution de giffles que s'accordent les joueurs en plein match, devant l'arbitre, je suis surpris que cela fasse partie intégrante de ce noble sport (à la limite d'un art de vivre, selon ses aficionados) qu'est le rugby, par comparaison av