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Télévision

Au violeur, au violeur !

Vous savez comme sont les mecs, assez facilement envieux des capacités sexuelles de leurs congénères. Mardi 26 sur FR2 je tombe en cours d'émission sur une enquête de Christophe Hondelatte de la série "Faites entrer l'accusé" où il fut question d'un certain Luc Tangorre, accusé d'avoir commis deux viols. Vous me direz, deux viols, c'est un crime, mais les violeurs ne se limitent souvent pas à un seul viol, alors "deux" ? Mon intéreêt monte d'un cran lorsque Hondelatte et son comparse se mettent à expliquer que l'accusé a commis ces deux viols sur deux étudiantes américaines emmenées dans sa petite automobile à l'insu de leur plein gré sur une petit chemin isolé : là il a stoppé le véhicule et s'est mis à violer les deux étudiantes, vous m'entendez, toutes les deux ! Pas en même temps, c'est impossible (vous voulez un dessin ?) donc l'une après l'autre... comment ce fait-ce ? Devant l'incongruïté de ce double viol (les victimes n'ayant pas été ligotées au préalable, c'est précisé par elles-mêmes) Christophe Hondelatte n'a pas jugé utile d'interroger sur le scenario employé par Luc Tangorre pour
1- opérer sur la première violée ;
2- s'assurer pendant son acte que la 2e en file d'attente (prenez la queue comme tout le monde) restait calme, à portée de verge, pour quand son tour viendrait ;
3- laisser la première victime et la tenir en respect (passez-moi l'expression) pendant qu'il opérait la deuxième ;
4- surtout, dans de telles circonstances, durant toutes ces manips (dans une automobile de petit gabarit !), maintenir une érection solide, car je vous avoue que moi, déjà si dans un coït de type conjugal on m'oblige ne serait-ce qu'à répondre au téléphone à ma banque qui me propose un placement ou à discuter du dernier devis d'un artisan pour une réparation, je me mets à perdre une partie de mes moyens... alors quand Monsieur Hondelatte ne trouve pas matière à développement ni à poser des questions pratiques sur le mécanisme et les dons surhumains ayant permis à un violeur de pénétrer par la force, l'une après l'autre sans qu'aucune ne s'échappe, le frappe ni ne hurle, deux femmes qui se débattent et serrent les cuisses de toutes leurs forces, je suis stupéfait. Pas vous ? En tout cas, Hondelatte n'a exprimé aucune surprise là dessus, c'est donc que lui aussi, comme Luc Tangorre, est doté d'une virilité à toute épreuve, vous m'en trouvez bien humilié.

SUIVI, 02.06.09 - - Je découvre dans le classeur "Courrier indésirable" de ma messagerie Outlook la proposition commerciale d'une certaine Natashia Skocilich me suggérant l'achat en ligne de petites pilule bleues. Des utilisateurs témoignent en ces termes :

- Le sexe donne plus de satisfaction que jamais. Le stress et la tension ont disparut. Elle n’est pas plus chagrinée, je n’ai plus peur de dire non. C’est un magnifique sens physique, d’où on profite des sensantions profondes.

- La meilleure chose dans le Vi. c’est l’assurance qu’on peut «voler en pilote automatique». Affaibli on découvert le pot aux roses, le pénis reste prêt, même si on arrête (les enfants frappent à la porte de la chambre à coucher, le chien aboye, le condom glisse). Quand on prend le Vi., ça peut être une grande surprise pour un partenaire. Un conseil: ne lui dîtes pas que vous prenez le Vi., le jugement féminin porté sur soi-même est aussi vulnérable que le nôtre.

 

(vous voyez que je ne suis pas le seul à perdre de la consistance lorsque l'on me distrait en pleine manoeuvre)

Au lit avec Claudia Cardinale

Les jours ordinaires et barbants de semaine, je lis Le Point, L'Usine Nouvelle, Le Nouvel Observateur, Valeurs Actuelles, Electroniques International Hebdo, 01 Informatique et autres foutaises. Le samedi, je me jette, comme la vérole sur le bas clergé au moyen-âge, sur Télé 7 Jours, Paris Match et autres pipoleries. Là, je tombe sur la page Question d'expert tenue par Valérie Expert dans Télé 7 Jours, programmes du 30/5-7/6. "Chaque semaine un invité est soumis à une interview 100% télé", avec des questions tordues (et totalement inattendues) comme : étiez-vous privé de télé étant petit ? Ou pire encore : êtes-vous Nip/Tuck ou Grey's Anatomy ? A cette dernière, l'invitée de la semaine a répondu comme moi : "je ne connais pas", preuve que nous avons des atomes crochus. L'invitée est née en Tunisie en 1938, elle dit ne plus se rappeler chez quiClaudia_cardinale-2 elle a vu pour la première fois la télévision, elle hésite : était-ce chez Luchino Visconti, ou bien chez Anna Magnani ? Va savoir... Idem pour moi : était-ce chez nos voisins les Buisine, ou chez les Robillard, ou chez Tonton Fabrice, ou plus probablement encore chez monsieur le curé un certain jeudi ? Dans ma pauvre vie, on voyait sa première télé soit au patronage du jeudi, soit dans la vitrine du magasin Radiola-Philips de la rue de la gare. C'est pour ça que je suis resté un médiocre grincheux et que la Claudia Cardinale est une vedette depuis plus d'un demi-siècle. Comprenez-vous ?

La réponse de Claudia à la dernière question de Valérie Expert m'a mis en transe :
- A quelle heure allumez-vous et éteignez-vous la télé ?
- Le matin, je prends mon petit-déjeuner avec la télé, et le soir j'éteins vers 23h30. Je vais me coucher avec un bon livre. je ne peux pas m'endormir si je ne lis pas quelques pages.

Retenez-moi ! Cette femme née en 1938 a tourné avec les plus grands réalisateurs, avec Delon, Lancaster, Belmondo et même avec Chirac dans plusieurs saynètes coquines jamais sorties en salle... et la voici seule au lit vers 23h30 avec un bon livre comme compagnon ? Je dis non ! Halte à cet affreux gâchis ! Car je suis là, moi, Claudia, celui qui vous admirait dans les photos sur papier couché de Ciné Monde, prêt aujourd'hui à devenir votre bondissant guépard, votre pétroleur enflammé, votre démon de minuit, votre ruffian cousu d'or, votre part du feu quelque part, votre plusieurs fois dans l'ouest qui vous fera perdre le nord, votre centurion de Bab el Oued à casquette Bigeard, votre professionnel du radada, votre (vingt)huit et demi (centimètres), votre cartouche à balle traçante, votre bel Antonio, votre soleil d'Austerlitz de 23h30. L'idée de savoir chaque jour vers 23h30 que vous vous glissez dans un lit où seul un livre vous attend va m'être insupportable, dorénavant. N'y allons pas par quatre chemins, je suis en région parisienne mais peux me déplacer vers l'Italie grâce aux vols à bas coût de la compagnie MyAir, mon adresse email est grincheuxgrave@gmail.com

PS à CC : en haut à gauche ce n'est pas mon vrai portrait.

David Pujadas, journaliste recru de fatigue

Pujadas Malgré la disparition des JT de la reine de la bourde Béatrice Schönberg, il existe encore dans les étranges lucarnes du service public de fréquentes occasions de bondir sur son siège. Le récent interim par Marie Drucker, journaliste stagiaire à peine pistonnée, nous a obligés à réclamer le retour de Léon Zitrone à grands cris. Cette semaine c'est David Pujadas qui fait de son mieux (de son pire ?) pour arriver à la cheville de la regrettée béate, et par moments il y est parvenu, le bougre, et l'on a eu envie d'applaudir toute la fine équipe dont il s'entoure pour rédiger les textes qui seront lus au prompteur en souriant finement d'un air entendu par celui que Michel Drucker nommait un récent dimanche "star de l'info" (n'oubliant pas d'y englober aussi sa nièce Marie).

Pujadas est supposé disposer d'un bagage. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris après une licence en Sciences économiques à Aix-en-Provence, il intègre ensuite le Centre de formation des journalistes de Paris. Mais mercredi 20 mai vers la minute 28 de son JT, cette star de l'info de Pujadas a commenté un sujet sur la sélection européenne de nouveaux spationautes où figure un pilote français. Désignant cette équipe de sélectionnés, Pujadas a lu sur son prompteur : " les nouveaux recrus, dont une femme, participeront aux missions de la station spatiale internationale. " Pujadas, j'attends en payant ma taxe que vous serviez dignement la langue française. Là, actuellement, vous êtes en train de la saboter. A mon avis, avec ces efforts quotidiens pour déchiffrer le texte d'un prompteur rédigé par des ânes, je vous sens recru de fatigue, vous êtes à bout, et mes nerfs aussi. Laissez donc le fauteuil du 20 heures pour quelques semaines à une nouvelle recrue de qualité :  Léon Zitrone. Je vous explique : "recrue" est toujours au féminin, même pour parler d'un homme, c'est comme "vedette". Exemple : "Pujadas aux commandes d'un JT, c'est une vedette lance-conneries." Parmi les cours de journalisme que vous avez séchés pour aller jouer au baby-foot je suis certain qu'existait une leçon rappelant les 463 mots de notre langue qui sont toujours au féminin... je vous donne les premiers puis les derniers de la liste : abside, absinthe, acné, acoustique, acre, aérogare, affres, agora, agrafe, alarme, alcôve, algèbre , alluvions, altesse, amibe... stalactite, stalagmite, stèle, ténèbres, topaze, trémie, urticaire, vêpres, vésicule, vicomté, vigogne, virago, vis, volte-face. Vous, David Pujadas, qui êtes une personne (et non "un person") grassement payée pour lire un prompteur une demi-heure par jour, avez encore d'énormes progrès à accomplir pour rivaliser avec Léon Zitrone. En revanche, vous rivalisez parfaitement avec Laurence Ferrari.
Si vous croyez que j'ai mal ouï, revoyez ce JT sur Internet jusqu'au mercredi 27 mai 09, ou écoutez l'extrait audio ci-après (lecteur audio visible sur navigateur Mozilla Firefox seulement... bizarre !) :

A quelque chose malheur est bon

La Grippe A va peut-être fournir l'occasion de remettre à l'antenne (comme jadis) pour la présentation des Journaux Télévisés de vrais journalistes chevronnés sélectionnés sur le seul et unique critère de leurs immenses compétences, et non comme maintenant sur le critère de leur mignonne frimousse et leur capacité à afficher de petits sourires satisfaits quelle que soit la teneur de l'information lue au prompteur ... championne actuelle en poste dans cette spécialité : Elise Lucet, qui reste cependant historiquement battue par la béate Schönberg. Je proposais récemment de rappeler aux JT des journalistes seniors comme Léon Zitrone, Jacques Sallebert, Claude Darget, Georges de Caune en remplacement de la catastrophique Marie Drucker. On m'a écrit que ces messieurs étaient tellement seniors qu'ils étaient décédés ; c'est ce qui arrive hélas : à force d'accumuler expérience et savoir-faire pour les mettre au service de l'exercice de sa profession, l'homme finit par disparaître pour laisser place à de moins compétents. Monsieur Dieu, il y a quelque chose qui cloche dans Votre magnifique création terrestre, permettez-moi de vous le signaler avec le respect qui Vous est dû. Vous avez mis en place un système -apprentissage, maturité, vieillesse, mort- qui tend inexorablement à faire dégager les compétents pour les remplacer par de moins compétents. C'est observable partout. Deux théoriciens américains ont développé il y a juste quarante ans cette observation sous le nom de Principe de Peter

Le Principe de Peter, de Laurence J. Peter et Raymond Hull, est un principe satirique relatif à l'organisation hiérarchique. Il est paru originalement sous le titre The Peter Principle (1969). Selon ce principe, « tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. »Il est suivi du « Corollaire de Peter » : « Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. » En savoir plus sur Wikipedia.

Si la Grippe-A monte d'un grade sur l'échelle de l'alerte pandémique, il y aura deux conséquences à France Télévisions:
- seuls 1000 employés sur un total de 11 000 seront astreints de travailler pour assurer la continuité de l'antenne "en mode dégradé" (NDLR : dans certaines émissions le téléspectateur ne verra donc pas de différence)
- tout ce personnel travaillera masqué : c'est la bonne nouvelle, le masque remettra enfin les vraies compétences de fond, et non de façade, devant le payeur de taxe, puisque celles dont tout le talent est d'exceller dans la risette et le joli minois pourront faire partie des 10 000 condamnés à rester chez eux, laissant leur siège à ceux et celles dont le visage est peut-être ingrat et plus au goût du jour, mais dont les compétences sont avérées, et qui trépignent dans l'ombre depuis des décennies, juste bons parfois à prendre l'antenne une minute en direct de la salle des fêtes de Saint-Bougnard-les-Olivettes certains soirs d'élections.

1. Grippe A, phase 5B

Si la ministre de la Santé Roselyne Bachelot déclenche la phase 5B, l'état de pandémie est déclaré. Les écoles ferment et les transports s'arrêtent. À France Télévisions, l'antenne doit être maintenue "en mode dégradé". Pour faire tourner la boutique, seuls 1.000 salariés - sur les 11.000 - sont tenus de venir travailler. Le port du masque sur le lieu de travail devient obligatoire. Ces 1.000 collaborateurs seront sélectionnés selon deux critères : leur rôle indispensable et la proximité géographique de leur domicile avec le siège.

Le "mode dégradé" implique qu'aucune émission ne soit tournée en public. Le journal télévisé est maintenu. Les journalistes et techniciens envoyés sur le terrain sont équipés de combinaisons protectrices. Tous ces équipements de protection, dont 200.000 masques, sont d'ores et déjà achetés et stockés en banlieue parisienne dans un endroit tenu secret. Les équipements seront neufs de 7 jours. Les stocks permettent de tenir 90 jours, sachant que l'état de pandémie dure 120 jours d'après l'OMS.

Information trouvée sur LE POINT

Excuses à Marie Drucker

Je présente mes excuses à Marie Drucker et lui demande de bien vouloir me pardonner d'avoir ici minimisé son talent de journaliste et même tenté de la ridiculiser en montant en épingle ce que je croyais être des faiblesses professionnelles graves. Relire -ou plutôt ne pas relire ma Note du 20 avril et ma Note du 14 avril et ma Note du 4 avril. Je viens d'apprendre dimanche 26 que non seulement Mlle Drucker est une pro, mais encore qu'elle est "une star de l'info". Je le prends comme un gifle. C'est humiliant. D'autant que celui qui m'a infligé ce cuisant démenti ne saurait être soupçonné de manque d'objectivité, puisqu'il s'agit de Michel Drucker. Son émission dominicale Vivement Dimanche avait pour thème et pour invités "Les stars de l'info", et dans le groupe d'immenses professionnels ayant marqué de leur empreinte France Télévisions, il accueillit Marie Drucker, sous les applaudissements à tout rompre d'un public de connaisseurs, écrabouillant mes pauvres critiques en quelques secondes. J'ai compris qu'il est vain de critiquer les gens de la télé : cette engeance se charge d'organiser elle-même des émissions d'auto-célébration où elle se décerne des qualificatifs laudatifs, directement d'oncle à nièce sans passer par le désagréable intermédiaire qu'est ce cochon de téléspectateur payeur de taxe. D'autant qu'il ne fait pas bon être porcin ces jours-ci.

Marie Drucker virgule journaliste point d'interrogation

Après la généralisation récente de l'expression orale des guillemets ("un jeune entre guillemets" entend-on dire à la radio-TV), la nièce à Drucker a décidé de lancer la mode des "points d'interrogation entre guillemets" du fait qu'elle ne sait pas bien comment faire entendre à l'oral l'intonation interrogative à la fin d'une phrase en faisant monter la voix... ce que ma boulangère, qui n'est pas qualifiée pour lire les infos à la télé sur un prompteur, sait parfaitement maîtriser quand elle lance cent fois par jour de sa voix fluette "et avec ceci ?". Samedi 18 avril dans le JT de 20H de France 2, à la minute 14, Marie Drucker a lancé un sujet sur la fermeture du dernier centre d'enfouissement des ordures dans l'arrière-pays niçois par ces mots (aucun titre écrit affiché à l'écran) : " Côte d'Azur, côte d'ordures point d'interrogation ". Cette journaliste s'est sentie incapable de fournir l'intonation finale faisant entendre le mode interrogatif... quant à re-construire son lancement sous le format "La Côte d'Azur va-t-elle devenir une côte d'ordures ?", c'est beaucoup trop alambiqué pour elle. Que voulez-vous : il y avait écrit sur le prompteur "Côte d'Azur, côte d'ordures ?", alors elle nous a lu chaque lettre jusqu'à la dernière. Cette journaliste entre guillemets est vraiment sous le niveau professionnel requis point d'exclamation

Obama a un chien, Loana ne se souvient de rien : ça c'est de l'info, coco

" Que s'est il vraiment passé chez Loana le 5 février dernier alors que la jeune femme était retrouvée le visage tuméfié et des traces de coups sur le corps  Visiblement, on ne le saura jamais, car selon RTL, l'affaire Loana" est classée sans suite. Le parquet de Paris estime en effet qu'il n'y a pas eu d'infraction chez l'ex-starlette de l'émission de téléréalité "Loft Story". Loana affirmait de son côté ne se souvenir de rien. " SOURCE : JM Morandini, journaliste sur Europe1.

Alors, quand vous lisez les lignes qui précèdent vous vous dites : ça c'est du journalisme. Rappelons que cette Loana a occupé 2 ou 3 minutes minimum des infos TV et radio en février (ex. : 5 mn sur TF1 le 22.02 dans 7à8 ; 5 mn dans la matinale d'Europe1 avec Fogiel : note du 22.02.09) pour déclarer qu'elle s'était retrouvée couverte d'ecchymoses chez elle et ne se souvenait de rien : avec une telle matière première, les journalistes ont cru utile d'envoyer une équipe de reportage chez Loana pour faire un sujet d'information concernant les Français. Il aura fallu attendre deux mois pour 'apprendre' que le sujet est vide, comme la tête de Loana, et comme la déontologie des rédacteurs en chef qui ont décidé qu'il fallait "informer" les gens avec ça. Si je prends un quotidien comme Métro qui fait 20 pages et compare avec un JT de 20H qui dure 30 minutes, consacrer 2 minutes à une Loana qui n'a rien à dire si ce n'est qu'elle ne se souvient de rien et s'est bien sûr droguée comme tout le monde à Paris (sic !), vous auriez en proportion 1,3 page du journal Metro (1/15e) couverte pour dire que Loana ne sait rien et s'est droguée comme tout le monde à Paris. Remarquez, les mêmes nous racontent bien les aventures du nouveau chien des Obama en plein JT (France 2), en pleine crise économique mondiale, au milieu des plus grandes vagues de licenciements de l'histoire d'après-guerre... Pendant que vous faites le Bo avec Obama (son chien se nomme Bo) et ruminez avec Loana, au moins vous n'êtes pas dans les rues en train d'augmenter les chiffres de la délinquance !

Bo_chien

Belle_vache
Bo chien

Belle meuh... ff

Marie Drucker se tire (une balle dans la tête en direct sur France 2)

Rappelez vite Léon Zitrone, mettez Marie Drucker à la casse, était le titre d'une note ici le samedi 4 avrill. Je constatai en effet, comme un téléspectateur lambda et moyennement exigeant que je suis, que cette journaliste n'avait pas du tout été à la hauteur dans ses commentaires, ou absences de commentaires devrait-on dire, aux cérémonies de l'OTAN à Marie_druckerStrasbourg. J'étais radical, je proposais qu'elle se tire ou de la mettre au rebut (bon, allez, en stage de formation) et de rappeler des pros comme Zitrone, Darget, de Caunes, Sabbagh, Sallebert...  Mlle Drucker a été beaucoup plus radicale : elle a fait le geste de se flinguer en direct en pleine interview dans le JT de 20H du vendredi 10 avril. Elle n'aura mis qu'une petite semaine à prendre en considération mon jugement et le mettre à... exécution. Cela me touche. Mlle Drucker est immature, sans profondeur, sans compétences visibles, elle paraît à l'antenne en dilettante, elle l'est pas digne de présenter un JT de 20H sur le service public. Je n'ai pas conscience d'être méchant en disant cela : moi non plus je n'en suis pas capable, ma soeur non plus, ma nièce non plus, vous non plus peut-être, où est le problème ? Alors qu'elle interviewait le célèbre linguiste Claude Hagège, Marie Drucker n'était visiblement pas satisfaite des réponses de son interlocuteur. Au cours de cette interview, elle a fait le geste de se tirer une balle dans la tête....S'ensuivit un "putain" murmuré, mais tout de même audible. Elle avait commencé sur les chapeaux de roue en désignant le lingiste Hagège comme un "globe trotter", évidemmenrt celui-ci rectifia pour dire "un nomade". Quand on est immature comme Mlle Drucker on prend la mouche pour un rien. Je ne dis pas que Marie Drucker n'a pas d'atouts dans son jeu, elle en a même deux qu'elle nous permet volontiers d'apprécier : le sein gauche et le sein droit.

Le lendemain soir sur France 2, samedi 11 avril, Marie Drucker accueille sur le plateau du Journal Télévisé la chanteuse chocolat Olivia Ruiz par ces mots "merci d'être l'invitée du 20 heures de France 2", formule idiote dénuée de sens : remercier quelqu'un d'être l'objet de votre invitation, n'est-ce pas légèrement prétentieux ? D'autre part, les prétendus "invités" de ces JT n'ont pas à être remerciés par la télévision publique qui assure gratuitement la promotion de leur dernier disque ou film. C'est le monde à l'envers ! Payeur de taxe, je prie la nièce à Drucker de ne pas remercier des gens qui ont, eux, toutes les raisons de remercier le service public pour sa générosité... et qui pour la plupart ont été demandeurs de ces "invitations". Faut-il rappeler qu'après avoir été Femme Chocolat en 2005, Olivia Ruiz sortait un album précisément le 13 avril (deux jours après) intitulé Miss Météores. Quand on sort un album, qu'est-ce qu'on fait la semaine qui précède ? De la promotion. Miss Drucker voudrait nous faire croire que la rédaction de France 2 a fait des pieds et des mains pour obtenir le privilège d'avoir Olivia Ruiz à interviewer ! Faudrait pas trop nous prendre que pour des cons, quand même.

Rappelez vite Léon Zitrone, mettez Marie Drucker à la casse

Je viens de passer deux heures ce samedi matin 4 avril à regarder sur France 2 la cérémonie symbolique de la traversée du Rhin entre Strasbourg et Kehl par les présidents et chefs de gouvernements des 28 membres de l'OTAN avant d'ouvrir le congrès des 60 ans de l'OTAN. Il y avait en studio pour commenter cela Marie Drucker accompagnée de Nicole Bacharan, spécialiste des USA à voix de crécelle insupportable qui sévit aussi sur Europe1.

Côté allemand, les 27 (Sarkozy étant sur l'autre rive pour les accueillir en France) sont arrivés en voiture un après l'autre, reçus par Angela Merkel. Plusieurs minutes espaçaient les arrivées, les caméras montraient distinctement les leaders des 27 pays, de leur sortie de véhicule jusqu'aux longues salutations et échanges d'amabilités d'usage avec Mme Merkel. Du temps où Léon Zitrone officiait à la télé pour commenter ce genre d'événement, on avait droit à une kyrielle de détails sur les délégations, les moteurs des véhicules, l'épaisseur de leurs vitres blindées, les dispositifs de sécurité avec hommes-grenouilles planqués dans le fleuve, la carrière des invités et des anecdotes courtes sur les personnages défilant à l'écran, la superficie et le nombre d'habitants de leurs pays, etc.

Big Léon était un journaliste de la vieille école, de ceux qui ont bossé toute la nuit précédente pour apprendre par coeur leurs textes, remplir des fiches, collecter des infos, se mettre en mémoire les visages (ou des dossards de jockeys de chevaux de course). La vieille école a laissé place à des journalistes pimpantes "qui passent bien à l'image", qui ne sont plus capables que meubler l'antenne par un insipide babillage de surface sur la couleur des robes des épouses hier soir au dîner de gala et autres foutaises de catégorie pipole indignes du service public. Marie Drucker en fait partie, avec brio.

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Le journalisme de télé de la vieille école, tout dans la tête. Léon Zitrone. Le journalisme de télé de la nouvelle école, tout dans le décolleté. Marie Drucker.

Marie Drucker, en dépit de sa réputation de bonne professionnelle (qu'elle ne mérite de toute évidence pas) s'est révélée incapable de simplement nous dire le nom et le pays de chacun des 27 que l'on a vus débarquer et occuper le centre de l'image à tour de rôle au moins une minute, ce qui eut été le service minumum attendu par le téléspectateur. Au lieu de cela, pendant qu'un illustre inconnu occupait l'écran accueilli par Angela Merkel, qui elle semblait le reconnaître, la jeune Drucker poursuivait imperturbablement avec sa comparse Bacharan un caquetage creux, totalement déconnecté de l'image... dans l'incapacité où elles étaient de reconnaître ces messieurs... j'exagère un peu, car à vrai dire, sur les 27 chefs d'états ou de gouvernements qui se sont succédé côté allemand en préparation de la traversée symbolique du Rhin, Marie Drucker a réussi à annoncer le nom de quelques uns, mais seulement ceux que le grand public reconnaît aisément sans avoir recours à une journaliste de France 2 : Berlusconi, le jumeau Kaczynski de Pologne par exemple, mais au moins 20 inconnus sont parvenus à entrer en scène sans évoquer quoi que ce soit dans le cerveau éteint de la nièce soi-disant bourrée de talent de Michel Drucker. Elle n'avait pas préparé de fiches avec la photo des personnalités devant siéger au sommet de l'OTAN. Mlle Drucker se sent-elle missionnée pour informer le téléspectateur qui lui paie son salaire ? Visiblement pas. Ah, faire la potiche et jacasser afin de remplir les silences, oui, pour ça je l'ai trouvée bien à l'aise.

Plus lamentable encore, au moment où un intervenant narrait une anecdote -pertinente dans le contexte de la coalition de l'OTAN- où il était question du maréchal Foch et de Napoléon, Marie Drucker l'interrompit brutalement afin de nous informer que le grand noir dégingandé qui venait de s'extirper d'un long véhicule surnommé "the beat" et marchait en direction de la chancelière allemande était un certain président Obama. Comme quoi, pour une journaliste de France 2 de la nouvelle école comme Marie Drucker, l'information à chaud du téléspectateur prime sur tout. Nous avons vu aussi l'incident cocasse de l'Italien Berlusconi "retenu au téléphone portable" pendant près d'un quart d'heure qui n'a pu de ce fait ni se faire accueillir par Mme Merkel, ni faire partie des 27 supposés rejoindre le 28e, Sarkozy, en parcourant la passerelle... ce qui n'a pas empêché Mlle Drucker de dire clairement qu'enfin les 28 de l'OTAN étaient réunis au milieu du Rhin pour la photo de groupe... en réalité 27 puisque tout le monde sauf Mlle Drucker savait que Berlusconi était resté à 300 m derrière, le téléphone collé à l'oreille. Vous voulez mon avis : Mlle Drucker n'est pas du tout à la hauteur du minimum attendu d'une journaliste de France Télévision. Elle a fait aujoud'hui un travail bâclé, une prestation de stagiaire dilettante de France 3 Mayotte.

Je demande la réintégration immédiate de Léon Zitrone ; et vous me remettrez aussi à l'antenne par la même occasion messieurs Claude Darget, Jacques Sallebert, Pierre Sabbagh et Georges de Caunes. Ils sont plats de poitrine ? Et Alors ? Ils ne sont pas plats de commentaires, eux.

SUIVI - - Je réponds au commentaire de TIPARC. Nous ne pouvons comparer ce que vous dites, à savoir ce qu'était paraît-il Zitrone en dehors des écrans, avec la vision que le téléspectateur avait de ce grand professionnel. Zitrone était capable d'interviewer n'importe quelle personnalité mondiale dans quatre langues, sans lire de notes. Sur un champ de course, il distingait et nommait en une fraction de seconde n'importe quel cheval lancé au galop dans une compétition ... Mlle Drucker a eu à l'écran, pendant plus d'une minute chacun, 20 chefs d'états européens sans pouvoir les nommer. J'ai vu Zitrone interviewer Nikita Kroutchev en russe. A la fin de l'article qui suit, dans la seconde fenêtre au bas de cette note, on lit que Zitrone était un acharné de travail et un perfectionniste : deux qualités qui sont apparues ce matin faire dramatiquement défaut à Marie Drucker. C'est précisément l'objet de ma grinchitude. Que Zitrone ait été par ailleurs obséquieux (ça aussi y est mentionné, vous avez raison), cela n'était pas visible à l'écran. En revanche, les faiblesses de Mlle Drucker sautaient aux yeux.
Lire dans le volet ci-après une biographie de Léon Zitrone dans le site de l'Ecole Supérieure de Journalisme de Paris

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Le furet, le paon, la nuit

Le petit patron de TPE terrassée par la crise qui se réveille soudain la nuit en transpiration d'un cauchemar où il voit son entreprise couler dans l'enfer des dépôts de bilan sous les sarcasmes sardoniques de douze sosies de Daniel Bouton lui agitant sous le nez des liasses d'euros en glapissant "pauvre petit con de patron de minuscule TPE qui a cru que les récompenses et les couilles en or allaient aux plus méritants, crève, moi je vais essayer de claquer mes 80 000 euros mensuels de pension au soleil"... a pris pour habitude de tenter de retrouver ses esprits, puis le sommeil, en mettant la télé. La nuit, vers les 3 ou 4 heures, les écrans de télé sont remplis de reportages exotiques, insolites, époustouflants. A tel point qu'on en vient à se demander si ce n'est pas du gâchis de roupiller bêtement à ces heures.

Jamais je ne me sens plus passionnant dans mes récits de "vu à la télé" que les lendemains d'insomnies. Lorsque je reviens de Californie je deviens intarissable pendant trois ou quatre jours sur les merveilles du monde et de ses habitants. Quand les effets du décalage horaire se sont estompés, je redeviens un bonhomme barbant ou taciturne comme un autre. La Grande Crise Mondiale me fait le même effet, en mieux encore puisque beaucoup plus prolongé.

La nuit à la télé les reportages prennent tout leur temps, il n'ont pas d'antenne à rendre aux studios pour 15 minutes de pub à la mi-temps, ils ne sont pas pollués par les tonnerres d'applaudissements déclenchés sur commande chaque fois que Drucker ordonne "je vous demande d'accueillir avec moi le grand Pipole, venu pour assurer aux frais du contribuable la promotion de son prochain spectacle". La nuit à la télé, personne ne coupe la parole à personne, puisque Ruquier est dans les bras de Morphée ou de n'importe quel camarade à lui. Même les animaux ont tout leur temps pour exprimer le fond de leur pensée, la nuit à la télé.

C''est beau, la télé, la nuit, vous avez cette impression d'exclusivité délicieuse, qui fait que le lendemain à la cantine vous serez assuré de ne trouver personne qui aura vu la même émission que vous, tandis que si vous commencez à lancer "hier j'ai regardé l'émission de Mireille Dumas" vous aurez du mal à en placer une. Je me rappelle avoir vu un documentaire passionnant sur le paon, animal sacré en Inde, je l'ignorais, je pensais qu'il n'y avait que la vache. Les paons d'Inde se baladent librement partout et quand les cultivateurs forcent un peu trop sur l'engrai ça fait un scandale, non parce que les gosses du coin naissent avec trois bras, mais parce que certains paons naissent avec des becs déformés. L'Indien tolère que des millions de personnes pourissent dans le bidonville de Bombay, mais il proteste quand on fait du mal aux paons, c'est une autre culture.

J'ai été passionné aussi par un documentaire sur la chasse au lapin avec furet domestique, où vous comprenez enfin clairement le sens des paroles de la chanson "il est passé par ici, il repassera par là" : après une demi-heure d'explications et d'anecdotes de chasseurs chenus, vous devenez incollable sur cette discipline cynégétique et vous avez envie de faire partager votre enthousiasme à un auditoire ébahi. Un que je n 'oublierai jamais fut, dans la série Histoires Naturelles sur TF1 je crois, ce reportage sur un retraité filmé longuement chez lui et dans son jardin, sans trucages, qui connaissait personnellement chaque oiseau venant se percher dans ses arbres, par leur prénom, et était reconnu par chacun d'eux. Vous ne me croyez pas ? dit-il au reporter (vous non plus je sens que vous ne me croyez pas), eh bien je vais les appeler par la fenêtre, vous voyez celui qui vient de se poser sur la branche du haut, c'est Paulo, il est là tous les matins à siffloter sa rengaine, je vous l'appelle ... il ouvre la fenêtre et émet un sifflement, et le nommé Paulo accourt à tire d'aile. Je vous jure que je l'ai vu à la télé une nuit. C'est un numéro qui aurait pu passer chez Patrick Sébastien le samedi soir entre des sauteurs de trampoline chinois et des transformistes tchèques, mais les applaudissements frénétiques de tous ces guignols endimanchés auraient fait fuir Paulo et ses amis.

Mon premier prime time sans pub

Puisque les meilleurs experts nous avaient commenté cet événement comme un séisme, une révolution, un tsunami, "un énorme changement socio-culturel" (Duhamel, directeur des programmes), j'ai voulu le vivre en direct, afin de pouvoir dire plus pard : moi qui vous parle, j'y étais. Ce foutriquet de Pujadas nous avait prévenus dans le cours du JT (le revoir sur internet jusqu'au 12.01.09) : un début de soirée comme vous ne l'avez jamais vu, sans  publicité.

"Le big bang de la télévision publique : c'est aujourd'hui que, pour la première fois, vous assisterez à une soirée sans publicité."

Logiquement, selon un Pujadas, tous les Français ayant regardé la télé avant 1968 devraient être décédés. Il serait pas un peu con, ce Pujadas ?

Deux minutes plus tard, après nous avoir enfoncé dans le ciboulot à quel point l'événement est historique, le Pujadas de service lance un sujet illustrant la réaction des téléspectateurs.

"Vous êtes en direct dans une famille dans le département des Yvelines"

France2-famille_Vinson France 2 avait donc envoyé pour ce JT historique une équipe de reportage dans une famille, chez les Vinson, interviewer le père, la mère et un gamin sur leurs sentiments face à ce chamboulement... avec des révélations croustillantes, comme quand le père indiqua qu'il profitait des tunnels de pub avant prime-time pour aller aux toilettes (NDLR, serrer la main d'un membre important de sa famille.) Comme les TV sont interdites de séjour sur le front de la guerre en cours à Gaza, FranceTélévisions dispose d'équipes de reportage de choc pour couvrir d'autres points chauds du globe où il se passe des choses importantes. C'est une de ces équipes qui fut envoyée, sur le verglas, dans les Yvelines, à près de 5 km du siège de FranceTélévisions, bravo les gars, du beau boulot. Je dis "dans les Yvelines" juste pour répéter bêtement ce qu'avait annoncé Pujadas, mais en réalité le panneau apparu à la fin du sujet indiquait "en direct de Vaucresson, Hauts-de-Seine" (qui est la vérité, voir aussi notre image). Question : il ne serait pas carrément con, ce Pujadas ? Parvenir à dire deux conneries dans deux sujets à la suite : très fort, l'ex championne de la spécialité, la Béate Schönberg, est battue.

A la fin du JT, j'étais installé devant mon poste avec une canette de Stella et j'ai vu l'incroyable se dérouler. Je ne commente pas plus, vous aussi l'avez fait, quel choc ! Socio-culturellement parlant, je me suis tout de suite senti bouleversifié. Le programme a vraiment débuté 15 minutes plus tôt. Et comment faire désormais pour aller uriner ? Car c'est bien beau de nous permettre de profiter de la lanterne magique (Wikipedia) avec un quart d'heure d'avance, mais qui s'est préoccupé de nos vessies ? Après dix minutes, l'émotion retombée, j'ai mis un des 11 DVD du coffret TF1 "Les grandes batailles" de la seconde guerre mondiale : j'ai choisi La Guerre du Désert, avec des acteurs criants de vérité ; un certain Rommel, surnommé le renard du désert, une vraie gueule de schleu sous une casquette tout à fait d'époque, et l'autre dans le camp d'en face, ce Montgomerry, une vraie face de rosbif, mais comment font-ils pour les trouver ? El Alamein, Tobrouck, Tripoli, les vents de sable, la soif, les mouches, les chars enlisés, les stukas en piqué dans un ouragan de sirènes annonçant la mort... c'est bien, la télé sans publicité et sans les conneries de Pujadas.

La belle de Fontenay garde la patate à 76 ans

J'extrais le passage suivant d'un billet du compère blogueur Hervé Resse, traitant de la soirée d'élection Miss France ayant vu la belle de Fontenay ... qui a toujours la patate malgré ses 76 ans... et les paquets de cigarettes qu'elle inhale... s'extasier sur la spendeur de la France multiraciale, comme c'est de mise en ces temps de discrimination positive aigüe :

(...) je dis à Miss Fontenay que sa soirée miss ne sera vraiment pluri machin chose, que le jour où cessera la honteuse discrimination à l'égard des handicapées qui ne peuvent venir concourir en fauteuil roulant ou canne blanche en mains; et à l'égard de celles qui voudraient bien pouvoir remplacer l'épreuve "défilé en maillot de bains", par une épreuve "défilé sous la burqa", et sont du coup rejetées du concours. En attendant ces deux innovations décisives, sa soirée demeure discriminatoire, et malgré ses rodomontades, insuffisamment "représentative de nos richesses".

Cela nous remet en mémoire cette émission de la TV américaine où apparaissait une parodie de défilé de mode en burqa, le Burqa Show...vous n'êtes pas près de voir la même sur une TV française (je sais, c'est la 3ème fois que je le publie) :

France 2 : la bombe du soldat inconnu

J'ai regardé le film-documentaire Le bruit et la fureur sur France 2 ce 11 novembre (en savoir plus), dont France Televisions nous avait fait une promotion appuyée, où un narrateur fictif nous fait revivre les principaux épisodes de la guerre 14-18, film monté sur des archives partiellement colorisées et sonorisées, le tout supervisé par Jean-François Delassus. Un beau travail dans l’ensemble, et qui a dû mobiliser une grosse équipe pendant longtemps, et a certainement été visionné avant diffusion par quelques experts. Cependant, on est dans le film en pleine guerre -disons en 1916, ou 17, ou même 18, en tous cas pas le jour de l’armistice ni plus tard- et le soldat narrateur en voix off dit à un moment que lui et ses compagnons, devant l’ampleur des pertes, se disent convaincus que « 14-18 sera la der des der ». J'ai été surpris, dans le petit silence qui a suivi, qu'il ne précise pas "on fêtera ça le 11 novembre 1918 à 11 heures". Le soldat visionnaire inconnu de la Grande Guerre, c’était lui ! Le haut état-major aurait été inspiré de le consulter, au lieu de le laisser piétiner dans la gadoue avec les autres Poilus. On était vraiment dirigé par des incapables. Ses révélations auraient fait l'effet d'une bombe.

La Marseillaise sifflée (par des oiseaux)

J’ai vu hier soir le télé-film sur Guy Môquet, résistant communiste de 17 ans fusillé par les Allemands avec un groupe de 26 autres otages pour venger l’assassinat d’un officier allemand dans la région. A la fin on voit les otages, tous parfaitement innocents, s’aligner calmement devant le poteau d’exécution face au peloton de tireurs allemands, et ce qu’ils font à ce moment-là, dans leurs dernières secondes de vie, c’est chanter la Marseillaise. Et, je vous jure que c’est vrai, et le film avait été tourné bien avant le match France-Tunisie, à cet instant quand les coups de feu et le chant se sont tus, on entend dans la clairière des sifflets… d'oiseaux. Chers compatriotes (paraît-il que vous êtes français comme moi) qui avez conspué la Marseillaise au Stade de France (le mal nommé), je ne sais pas si vous avez pu voir cette séquence à la télé, ou si vous étiez plutôt en train de regarder MBC Maghreb, ou BeurTV ou Al Jazira, mais si vous l’aviez vu, peut-être auriez-vous compris pourquoi ce que vous avez fait nous a choqués, nous, les Gaulois, comme vous nous appelez. Vous venez vous installer chez nous, vous pissez sur nos tombes, puis vous vous plaignez de ne pas pouvoir vous intégrer. Faut arrêter de déconner. Il y a déjà pas mal de temps que vous nous les brisez menues.

Grincheux au secours des Bougon

Applaudie par Le Monde, descendue par Télérama, l'adaptation française des Bougon prend l'affiche lundi soir à la télévision française (M6). Craignant pour leur réputation, une quarantaine de familles, réunies au sein de l'Association des porteurs du patronyme Bougon, ont saisi la justice pour empêcher M6 et les producteurs français d'utiliser leur nom. L'excellent magazine culturel de gauche Télérama ne les a pas du tout trouvés drôles. "Les Bougon restent terriblement premier degré. Peuplé de débrouillards, de naïfs et de pourris, leur univers n'existe qu'à travers une flopée de situation scabreuses, trop ennuyeuses et répétitives pour être corrosives", a écrit l'hebdomadaire. Qu’en dit TV Mag ? Les Bougon ? Des rois de la magouille et du système D. Sales, malhonnêtes et rebelles, ils n'ont qu'un leitmotiv : travailler moins pour gagner plus. Le reste de la presse dépeint les Bougon comme lâches, fainéants, roublards, cradingues, vulgaires... Tous beaufs quel que soit leur rang dans la structure familiale. Bref tout mon portrait. Je vous jure que c’est vrai, ce matin en ouvrant ma messagerie hotmail, qui reçoit les emails provenant de ce blog quand on clique -ci-contre en haut à gauche sous le portrait- sur Ecrivez-moi, j’ai découvert un message anonyme que je reproduis in extenso : 

« Décalé, corrosif, impertinent, iconoclaste, totalement inique, subjectif et partial, rude souvent, paillard parfois, fréquemment stupide… Voilà comment se décrivent les beaufs d'aujourd'hui. Et même pas stupides, juste vulgaires. Triste époque vraiment. »

J’ai donc une suggestion pour M6 : remplacer Bougon par un synonyme, comme par exemple Grincheux. Je prends l’engagement solennel de ne pas saisir la justice.

Laurence Fiat 500

C’est beau de porter un nom évocateur comme Ferrari. Laurence Ferrari. C’est autre chose que Lucienne Resse ou Ursule Sarkozy, non ? Pour une fille bien carrossée, ça en jette. L’inconvénient qui pend au nez des gens à patronyme signifiant, c’est que ça peut se retourner méchamment. Pour un Resse on tentera Resse … Pire, pas bien méchant ; pour un Sarkozy porté sur la chose, Sarkozy-zy, ça reste plaisant. Quand Laurence Ferrari s’installe au JT de TF1 et ne fait que baisser en part de marché semaine après semaine, les auteurs de Nicolas Canteloup lui trouvent comme nouveau sobriquet Laurence Fiat 500. Pan dans le mille.

Si vous ne comprenez pas, écoutez les experts

A la radio-tv, ils les appellent experts ou consultants. Ce gaillards sont rémunérés pour venir donner dans le micro les explications que le pékin moyen (ou le beijing moyen ?) est avide de gober pour y voir un peu plus clair dans la complexité du monde. Avez-vous remarqué ceci : les experts ont reçu des sous il y a deux ou trois mois pour nous expliquer que si le pétrole avait atteint 150 dollars par baril, c’est parce que le pétrole commençait à devenir un peu plus rare, que les stocks sont limités, et que cela ne va que s’aggraver…raisonnement il est vrai imparable et vieux comme le monde. Tout ce qui est rare est cher, une maison bon marché c’est rare, donc une maison bon marché c’est cher. Non, là je m’égare, et vous avec. 

Revenons à nos barils. Trois mois ont passé, et à la mi-septembre le baril est tombé à 100 dollars, tandis que l’on ne nous a pas spécialement annoncé des découvertes de nouveaux gisements monstrueux. Les mêmes experts (pas des collègues d’une autre obédience : les mêmes) sont à nouveau devant les mêmes micros pour nous expliquer pourquoi le pétrole est à 100 dollars. Et repassent à la caisse sans avoir à fournir d’excuses sur leurs foutaises d’il y a deux mois. Voilà un autre beau métier : expert en quelque chose, prévisionniste, parler du futur, personne pour vous contredire.

De même, les journalistes, s’ils en avaient la compétence, pourraient fouiller dans leurs archives pour voir ce que les experts en finance et économie disaient il y a 3, 6, 12 mois sur ce que nous voyons aujourd’hui avec la crise boursière mondiale, et rappeler ces experts pour leur mettre en direct le nez sur leurs prévisions ou absences de prévisions. Mais ce serait se fâcher avec de quasi-collègues et admettre que sur cette station de radio ou tv on induit l’auditeur en erreur. Alors on ne le fait pas.  Et on a raison, puisque l’auditeur reste fidèle ... ou passif, ou résigné, ou il parle avec bobonne pendant que Jean-Marc Sylvestre passe à l’antenne, ou il ne peut entendre parce qu’il est en train d’avaler sa soupe en émettant de grands slurrps. Une exception tout de même, en football, regardez un match de foot à la TV en remplaçant le son TV par les commentaires sur Europe 1 du consultant Guy Roux.

Grincheux vous rappelle que les cocktails Molotov sont dangereux pour la santé

France Télévisions s’enferre dans sa volonté de déconsidérer ses téléspectateurs, en les traitant comme de graves irresponsables. Les démonstrations pullulent. Fin août, France 3 passait ce brillant documentaire de deux heures nommé Mondovino, consacré au monde du vin, et au vin dans le monde : magouilles, cépages contre terroirs, vrais experts et coquins gourous, influence du climat, le vin dans les civilisations, etc. Passionnant de bout en bout.


France_3_vous_rappelle Un imbécile (ou un fils d'ivrogne ayant été tabassé dans son enfance : quand les parents boivent, ce sont les enfants qui trinquent) chez France Télévisions a dû se lever d’un bond en réunion de programmation pour s’exclamer : Attention, ça parle de vin, le vin contient de l’alcool et nous venons d’enregistrer l’arrivée, d’après Mediamétrie, de quelques milliers de spectateurs transfuges de TF1, autrement dit des abrutis,  et nous comptions déjà  environ un million de spectateurs crétins en magasin… Tous ces ballots, quand on va leur montrer des vignes et des barriques à l’écran, vont se précipiter le lendemain matin dans leur magasin ED pour remplir leurs cabas de litrons étoilés de rouge à 13 degrés, se torcher le nez puis provoquer en série des accidents de la route sanglants et des drames familiaux horribles (viol de la cadette, mise à feu de la maison…) et à tous les coups les pouvoirs publics feront le rapprochement avec notre récente diffusion de Mondovino, on va l’avoir dans le baba. Que faire alors ? lui rétorqua le patron des programmes. Y’a qu’à procéder comme les marchands de cigarettes, lui expliqua l’intervenant : diffusons le produit mais avec un placard d’avertissement nous libérant de toute responsabilité !


Et c’est ainsi que le documentaire Mondovino fut précédé d’un panneau plein écran, renforcé d’une lecture en voix off, disant :

France 3 vous rappelle que l’alcool doit être consommé avec modération.

La semaine précédente, le jeudi 21.08, le même France 3 avait re-diffusé à l’occasion de l’anniversaire de la libération de Paris en août 1944 le fameux film Paris brûle-t-il. Mais ils ont oublié de placer un panneau rappelant que le jet de cocktails Molotov sur des véhicules (ou des chars boches) passant en bas de l’immeuble (ou de la préfecture de police) devait être pratiqué avec circonspection  Oubli funeste ! Vous avez lu dans vos journaux, dans les jours qui ont suivi, la spectaculaire recrudescence de cette pratique guerrière dans les quartiers ?


Rappelons que, comme le pinard, les ingrédients pour fabriquer un cocktail Molotov capable de détruire une voiture (ou un panzer nazi) et tous ses occupants sont en vente libre dans les magasins - et eux y compris aux moins de 18 ans :

Un cocktail Molotov est une arme incendiaire qui se compose d'une bouteille en verre en partie remplie de liquide inflammable, habituellement de l’essence ou de l’alcool. L'embout de la bouteille est bouché par le haut avec un bouchon hermétique (essentiellement liège ou caoutchouc)  et un morceau de tissu est solidement fixé autour du haut de la bouteille. L'arme est utilisée en imbibant préalablement le chiffon dans un liquide inflammable juste avant de l'employer. Une fois le chiffon allumé, la bouteille est jetée sur la cible. La bouteille se brise sur l'impact, renversant son contenu inflammable sur la cible, qui est alors mis à feu par le chiffon en flamme (Source : Wikipedia).

J'attends avec curiosité de revoir cet avertissement apparaître sur les écrans de France Télévisions quand ils repasseront Un singe en hiver, où figurent des scènes d'ivrognerie mémorables entre Belmondo et Gabin, et quand ils repasseront Les tontons flingueurs, pour la fameuse séquence des tartines  beurrées dans la cuisine par les tontons beurrés.


SUIVI, 11.09.2008
- Visionnant le JT 20H de FR2 du mardi 9, je vois avec effroi qu'à la minute 20:26 ils ont diffusé un sujet sur "les foires aux vins ont commencé" en omettant toute espèce d'avertissement anti-alcoolique aux téléspectateurs. C'est un scandale. Scandale national en septembre : aucun des grands magazines titrant en couverture (Le Point, Le Fig Mag...) sur les thèmes Foires aux Vins ou Spécial Vins n'a barré sa première page d'un bandeau rappelant au lecteur (et même au simple passant, un mineur peut-être, s'arrêtant devant un kiosque) que l'alcool doit être consommé avec modération. Que fait la police ? Vous me répondrez : la police picole dans les commissariats.

Sans décoder ?

Il y a de quoi se gondoler ! Je viens d’entendre sur France Inter un certain Rodolphe Belmer, directeur des programmes de Canal Plus, développer ses réactions devant cette donnée selon lui alarmante (lire Le Figaro) : les Français regardent moins la télévision, et cela pour la première fois depuis que la télé existe, ou depuis qu’on sait compter les gens qui la regardent.

     De 2h58 en moyenne chaque jour, nous sommes tombés (le verbe n’est pas pris au hasard) à 2h40, soit une chute de 18 minutes entre janvier et juin 2008. Selon M. Belmer, le phénomène est inquiétant et les pontes de Canal Plus bossent pour enrayer la fuite des cerveaux.

     Ce brave homme qui ne nous veut que du bien et nous ramener dans le droit chemin, a déclaré : « nous élaborons une stratégie pour que les gens cessent de se disperser (Internet, téléphone mobile…) ». Sans décoder, mec ? Les gens (les 15-24 ans surtout, salauds de jeunes, on ne peut pas compter sur eux pour rester assis sur le canapé) qui ne regardent plus la télé sont des brebis égarées ? Il est vrai qu’aux heures où C+ passe des tunnels de pubs intéressantes, on voit des Français dans les magasins, ou se promenant sur les quais, dans les parcs, certains accoudés au bar d’un estaminet à discuter avec des potes, ou occupés à lire dans le blog d'Hervé Resse la note récente où il livre sa pensée sur la médiocrité du servive Information de TF1, d’autres encore (pas des brebis : des cochons, ceux-là) en train de terminer leur douche après leur 5 à 7 bi-hebdomadaire avec Mathilde, la pouf de la compta. Monsieur Belmer de Canal Plus tient des réunions de task force pour mettre au point en mode panique une stratégie capable de ramener ces égarés devant un poste de télé en général, et en particulier la chaîne cryptée C+. Pas de sot métier, dit-on. Il y en a bien qui gagnent leur vie comme chef de file d’un courant du PS, ou rédacteur de ragots chez Public,  ou pour se tromper dans leurs prévisions chez Bison Futé.

La dame de la météo à la télé nous prend pour des débiles

Je n'arrive pas à m'habituer à autant de médiocrité récurrente à la télé. J'élimine de cette accusation TF1, dont c'est le concept même. Mais quand j’aperçois quotidiennement la chargée de météo d’été sur FR2 Isabelle Martinet débiter ses fadaises surréalistes à heures fixes, je me demande parfois s’il s’agit d’un sketch au troisième degré, quelque chose comme le summum de l’humour décalé pour se détendre l’été.

Madame Martinet est capable dans la même fraction de temps, sourire inamovible plaqué à la face, de vous annoncer qu'un ciel super-couvert règnera  demain toute la journée sur la côte atlantique puis de conseiller de mettre un chapeau aux enfants sur ces plages et qu'il y fera 22° ‘sous les parasols’.

Autre chose me turlupine : quand Isabelle Martinet donne son conseil du jour - genre n’oubliez pas de vous hydrater, protégez votre peau, ne nagez pas trop loin quand il y a le drapeau de plage rouge… : toutes choses signifiant limpidement que pour elle nous sommes des débiles profonds (sommes-nous supposés accepter de payer une taxe pour nous faire traiter comme des demeurés ?) – et que ce conseil, comme aujourd’hui, est de ne surtout jamais employer une crème solaire dont l’indice est inférieur à 30, il est permis de s’interroger sur la légitimité pour les pouvoirs publics de donner autorisation de mise sur le marché à des crèmes solaires d’indice inférieur à 30.  Le Principe de Précaution, vous en faites quoi ?

Bon je l’ai déjà dit : nous sommes en 2008 et un peuple évolué (sauf quelques individus circulant librement en burqa) auquel il faut dire à la télé qu’il pleut en ce moment, qu’il y a des bouchons le dimanche 18 août au soir aux entrées de Paris, qu’il faut penser à boire quand il fait chaud, que laisser un enfant (ou un vieux) enfermé dans une auto au soleil pendant des heures est un quasi assassinat.. alors, peuple évolué ? C’est quand même chez nous que 16 790 440 électeurs ont estimé que Madame Royal avait les bonnes qualités pour devenir présidente de la république.

De notre renvoyée spéciale dans la Drôme, Florence Schaal

Pas satisfaits des JT 20H de FR2 (et effectivement, il y a de quoi) ? Jetez un œil sur celui de TF1, vous verrez, c’est pire !

     Vendredi 8.08 dans le 20H de TF1 l'envoyée spéciale dans la Drôme, département où se déroulaient les recherches pour retrouver le petit Louis disparu depuis presque deux joursFlorence_schaaltf1 , indique que Louis avait été retrouvé, mort. "Je viens d'apprendre de façon officieuse mais malheureusement sans doute certaine que le petit Louis vient d'être retrouvé et il semble qu'il ne soit plus en vie", annonce l'envoyée spéciale Florence Schaal. (je conseille d’en faire une renvoyée spéciale). Je n’ai pas vu ça en direct, mais c’est exactement ce qui s’est passé. Moi qui suis plus exigeant, je regardais un JT médiocre, mais moins pire, celui de FR2. Eux aussi ont voulu dans le même JT rétablir une liaison en fin de journal avec leur envoyé spécial dans la Drôme pour une nouvelle information importante, mais la connexion n’a pu s’établir. La véritable information était que le petit Louis venait d’être retrouvé vivant en bonne santé, endormi dans un champ d’herbes hautes. Si vous vous sentez déjà abruti, regardez TF1, la chaîne des beaufs, une information préparée aux petits oignons pour ceux qui n’ont pas les moyens d’écouter la radio, ni de bouquiner, ni d’échanger des idées le soir à la fraîche avec leur amis ou leur famille autour d’un Côte du Rhône ou d’un Chablis. Ensuite, ce soir-là, vous avez vu l’une de vos émissions préférées : Koh-Lanta.

     On peut revoir ce JT de TF1 (pendant 7 jours) en cliquant ici. Mais à la minute 31:20 l'écran devient noir jusqu'à la minute 32:20 où l'on retrouve le présentateur qui conclut "c'est la fin de ce journal". Le scoop de TF1 se trouvait précisément dans ces deux minutes : vous voyez, comme FR2 eux non plus ne sont pas à l'abri d'une défaillance technique.

SUIVI, 12.08.2008 - - On peut voir sur un site nommé entrevue.fr la séquence coupée par TF1... cette vidéo tente même de montrer que Florence Schaal est une récidiviste en la matière.

Et demain nous fêterons les Ignace

L’autre soir je vois un guignol de la météo à la télé terminer l’annonce des températures des plages pour le lendemain, avec les recommandations d’usage à l’intention des débiles que doivent être selon lui les téléspectateurs français : forte chaleur, n’oubliez pas de vous hydrater régulièrement, mettez un chapeau ... et autres foutaises qu’on n’oserait même pas dire à un ado partant au collège, mais que le téléspectateur majeur et vacciné mérite d’entendre, tellement il est abruti en été par le rosé de Provence et le sudoku. Mais ce n’est pas tout, voilà que le guignol ajoute que demain il faudra ne pas oublier de fêter les Ignace. Nous étions donc le 30 juillet puisque la saint Ignace tombait le 31. Vérifiez.  J’espère que vous n’avez pas oublié, des Ignace nous en connaissons tous, surtout dans le quartier du Marais de Paris, et dans la France profonde où vous passez vos congés d’abruti qui compte sur la télé pour lui dire que demain il faudra mettre sa casquette ricard à cause du soleil qui va taper. Ne vous gaussez pas d'Ignace ; Ignace c’est un petit, petit nom charmant.  Et il est le Saint Patron des coiffeurs. Barnabé aussi est au calendrier : B A Ba N A na R B é. Vous n’oublierez jamais de fêter en cours d’année les nombreux Hippolyte, Alphonse, Donald, Saturnin, Félicie (charmant prénom pour une fille qui a du poil aux pattes... une fille d'un pays de l'Est ou une Portugaise), Urbain, Apollinaire, Hermann, Pélagie, Fiacre (une affaire suivie par Maigret), Judicaël, Basile (ils sont toute une bande), Barnard (très chouette pour un professeur de médecine), Roméo (lourd à porter quand on n’est pas doué pour la drague), Auguste (c’est le geste qui compte), Casimir, Isidore, et parmi mes préférés : Prosper (youp la boum, c’est le roi du macadam), Mardi-Gras ( ?), et pour terminer : Bienvenu (30 octobre). Monsieur et Madame Schélechety ont un fils, comment l’ont-ils prénommé ? Tout cela est dans mon Calendrier des Postes 2008. Dans le vôtre aussi - la photo du mien montre une portée de chatons mignons. Et Aïcha, et Djamel, jamais c’est leur fête ? Patience, ça viendra.

Le moment est donc propice pour se passer un disque de Fernandel, avec par ordre d'entrée en piste : Ignace, Barnabé puis Félicie.

Olga est décédée

On m'affirme que la nouvelle fait des colonnes dans les hebdos TV. Télé Loisirs en fait une page entière et c'est lui qui emploie les mots "Olga est décédée". Ce fait même illustre le niveau où est tombée bien bas la presse papier, celle-là qui se lamente sur ses difficultés à survivre dans un monde cruel. Tu parles ! Comment dit-on "people" pour désigner les rubriques parlant des chiens des vedettes ? La presse de caniveau ? Car Olga était le nom de la chienne de Michel Drucker, enlevée début juin à l'affection des siens ('siens' prononcé avec l'accent ch'ti produit un bel effet comique, essayez). Olga pouvait être aperçue le dimanche après-midi sur la deuxième chienne. Elle était moins cabot que son maître Michel, l'animateur qui a créé un nouveau genre : celui des animateurs faisant les questions ET les réponses. Horripilant. Un jour Drucker aura 80 ans, il présentera encore Vivement Dimanche (en pensant Vivement la Retraite) et on trouvera encore un con de journaleux pour écrire qu'il est "le gendre idéal".

Qui veut gagner des millions ?

Tordant, en grande forme, percutant, Nicolas Canteloup ce matin sur Europe1 quand il a pris la voix de Guy Carlier pour une chronique TV quotidienne, faisant remarquer que, fait rarissime, lundi en fin d'après-midi deux émissions de même intitulé se déroulaient en simultané sur deux chaînes : TF1 diffusait "qui veut gagner des millions", et M6 ... aussi, sous couvert de filmer l'équipe de France de football en action contre la Roumanie. Une différence tout de même, a souligné Carlier/Canteloup, c'est que dans la version TF1, pour les gagner il faut bien jouer ! Et on apprend que M6 a obtenu son record historique de téléspectateurs pour une prestation aussi pitoyable, avec 9,6 millions d'improductifs capables d'être assis devant leur poste à 17H45 pour regarder 11 autres improductifs gagner des millions à rien foutre. Je vous dis, la France est le paradis terrestre. Dans quel autre pays civilisé peut-on faire asseoir 1/5ème de la population totale (bébés inclus, et on ne compte pas ici les millions qui étaient devant les autres chaînes) devant un téléviseur à 17H45 un jour de semaine ?Ribery


SUIVI, 11.06.2008 - - Le prosélytisme pro-islamique affiché par le millionnaire de la baballe au  pied Franck Ribéry à chaque entrée sur le terrain commence à en irriter quelques-uns (tandis que le reste du troupeau avachi des regardeurs de TV poursuit paisiblement sa rumination). Les caméras ont insisté pour nous montrer Franck 'Mohammed' Ribéry se livrer pendant plusieurs secondes à la prière islamique, les mains tendues vers le ciel, puis se frotter le visage. Avec le résultat que nous savons au panneau d'affichage en fin de match. Allah ne protégeait-t-Il pas l'équipe de France de football contre ces mécréants de Roumains ? Ou alors un seul musulman sur 11 joueurs n'est-il pas un nombre suffisant pour produire un effet ?

J'ai une autre idée à proposer à ces 11 branquignols millionnaires : qu'ils apprennent enfin les paroles de la Marseillaise et acceptent de la chanter (gracieusement) tous ensemble au début de chaque match international. Qui sait s'ils n'en ressentiront pas quelque effet  bénéfique ? Et au moins, ça messieurs c'est laïc et républicain.

Merci d'avoir accepté de venir faire votre promotion gratuitement sur notre antenne

A chaque sortie de film, des attachés de presse poursuivent les rédactions de leurs assiduités, font les pieds au mur, la danse du ventre, déploient des trésors d'argumentaires afin de faire accepter la vedette ou le réalisateur dans le studio radio ou TV quelques jours avant la sortie et booster la promotion. Enfin, c'est ainsi que l'on m'a raconté que les choses se passent. Je n'imagine pas les rédacteur-en-chef harcelant les attachés de presse pour avoir une chance de fournir aux clients de ces derniers une page de promotion gratuite dans leur journal. Si ? Vous croyez ? Qui vous a raconté ce bobard ? Ah, oui je comprends d'où vient votre confusion : c'est en entendant le journaliste dire "merci d'être avec nous" ou "merci d'avoir accepté notre invitation" que vous avez déduit que tous les gens que vous entendez s'exprimer devant les micros se sont contentés d'attendre l'invitation (insistante) du journaliste. Je crains que la réalité ne soit tout autre. Si vous entendez Le Pen avec El Kabbach comme dernièrement, alors qu'on donne le FN pour mort et ruiné, vous pensez qu'El Kabbach s'est réveillé un matin en se disant "Tiens j'ai bien envie d'inviter 15 minutes Le Pen la semaine prochaine pour savoir ce qu'il devient". On n'est plus au temps de Tintin, les journalistes ne fonctionnent pas par investigation. Ils fonctionnent en mode réactif, les trois-quarts du temps.

Prenez n'importe quel média. le premier que j'ai sous la main est VSD N° 1604 du 21 mai, je le feuillette (toujours en commençant pas la fin, j'ignore pourquoi), Hop voilà, page 85 toute une page sur "Cuba. L'île à redécouvrir". Comment y aller (par Corsairfly), où séjourner (à l'hôtel Club Paladien Turquesa). Le journaliste est allé voir son rédac-chef un beau matin et lui a lancé derechef : "Chef, j'ai une bonne idée, et si j'allais à Cuba voir à quoi ressemble l'hôtel Turquesa, on dit qu'il y a une plage de 20 kilomètres, et puis je voudrais aller déambuler dans les rues de La Havane, m'imprégner de l'atmosphère en songeant au Che et à Hemingway au milieu des grosses Chevrolet et Cadillac des années cinquante, je ferai trois lignes sur le cocktail daiquiri Special Papa du bar El Floridita et il faudra que je goûte à deux ou trois Monte-Christo pour en causer dans le papier, vous voyez, chef, une page et 4 photos, deux feuillets, je serai absent 5Harrison_ford  jours et il me faudrait 2500 euros pour les frais." Le chef : "OK Coco (on les imagine toujours appeler tout le monde Coco comme au temps de Pierre Lazareff) j'appelle le caissier pour qu'il te prépare l'enveloppe et on te revoit la semaine prochaine." Vous le croyez, ça ?

Quand je vois dans le JT de 20H sur France 2 le dimanche 18.05.08 Laurent Delahousse consacrer 14 minutes (sur 36 mn, soit 39% du Journal Télévisé, comme si le VSD que j'ai sous les yeux y consacrait 40 pages sur les 102) à faire parler Stephen Spielberg, Harrison Ford et une blonde de leur dernier volet d'Indiana Jones qui sort le mercredi suivant, sans lui-même émettre aucune critique, aucun avis, aucun propos dérangeant ni indiscret, je m'interroge déjà lourdement sur la bonne conduite de la mission d'information du service public et sur les critères époustouflants qui décident une équipe de rédaction, dans un contexte d'actualité par ailleurs bien chargé,  à offrir 14 minutes de promotion gratuite à une heure de grande audience à un produit commercial américain... mais quand j'entends Delahousse dire à ces gens -qui auraient plutôt dû payer cher pour être là- "merci d'être avec nous" - alors qu'eux-mêmes ne remercient pas le payeur de taxe de les avoir autorisés à venir faire la réclame de leur produit gratos- alors là, j'entre en crise de grinchitude grave.

Vous avez apprécié le tintouin pour Gilardi ? Vous avez aimé Césaire ? Vous allez adorer ce qu'ils vont vous servir pour Pascal Sevran

Pascal Sevran est parti. Ses émissions, dont La Chance aux Chansons, avaient été décriées, laminées, annulées, suspendues, moquées, rattrapées, déprogrammées, reprogrammées. Le personnage avait été qualifié de ringard, has been, dépassé, animateur pour maisons de retraite entre la sieste et le potage de sept heures, puis, en fin de parcours : puant, infréquentable, raciste. Puis donnné pour mort deux semaines avant l'heure, c'est dire l'acharnement qu'ils lui ont fait subir. Ses émissions n'avaient pas pour invités vedettes des perdreaux de l'année, ni des fraîchement décorés Chevaliers des Arts et Lettres, tels la gigoteuse du cul en mini-short Kylie Minogue, qui elle, à la différence des Nicolas Peyrac, Gérard Lenorman, Julie Pietri, Rose Laurens, Marcel Amont... transforme tout en or, comme l'a si joliment souligné la ministricule actuelle de la culture Christine Albanel dans une grande envolée bling-bling (tintement des disques d'or qui s'entrechoquent). France Télévisions l'avait limogé, il est allé mourir à Limoges. France Télévisions l'avait humilié ? Vous allez entendre les couronnes de louanges post-mortem qu'ils vont lui tresser ! D'autant qu'ils ont eu deux semaines pour se préparer, les chacals. On dit qu'avant de rendre son dernier souffle de cancéreux du poumon, Pascal Sevran aurait réclamé de quoi écrire, et eu la force de griffonner : " El Kabbach m'a tuer... Drucker va me ressuscité ".

Jean-Luc Delarue baisé par un branleur

Dans la dernière édition de son émission ça se discute, qui était sur le thème Peut-on se passer de sexualité, était assis au premier rang un imposteur notoire qui en est à sa troisième imposture TV réussie, dont une déjà avec le même Delarue. Ce type (visiblement grimé) s'est fait inviter pour témoigner en se présentant comme "un adepte de la masturbation". La séquence fut délirante quand Delarue prit son air sérieux des grands soirs pour interroger ce branleur sur sa pratique. Comme des quolibets semblaient fuser de l'assistance, Monsieur Delarue les fit taire : "je vous en prie, il est facile de se moquer, nous pouvons discuter ici entre adultes...". Le masturbateur frénétique : "Cette méthode a l'avantage de me donner une liberté maximale pour le choix de mes fantasmes (Delarue, concentré : "Oui je comprends").. par exemple hier soir je me suis fait Madame Carla Sarkozy, je peux vous dire qu'elle est chaude !" Cela se passe sur la télé du service public, et nous en sommes bien fiers. Comme dit JL Delarue : on peut discuter sérieusement, non ?

" Signes d'ouverture à Cuba" (le peuple va enfin être librement frustré)

Le JT de 20H de France 2 nous a servi mercredi 02.04.2008 un reportage désopilant intitulé "Signes d'ouverture à Cuba". L'angle choisi était l'économie. Et à vrai dire il va en falloir, des économies, aux Cubains, s'ils veulent jouir librement de la magnanime ouverture décidée par le frère Castro, Raul. Jugez plutôt.

" Signes d'ouverture à Cuba - Plusieurs interdictions viennent d'être lévées. Les Cubains sont autorisés à se jeter dans la société de consommation et acheter au marché libre ces téléviseurs, ces lecteurs de DVD, ces écrans plats à 800 euros... "

L'auteur-commentateur du reportage se nomme Philippe Rochot. Il a bien dit que les Cubains " sont autorisés à se jeter dans la société de consommation " et par exemple courrir acheter un écran plat à 800 euros. Sûr que les magasins ont dû être pris d'assaut ce weekend, Monsieur Rochot, parce qu'il faut savoir qu'à Cuba un enseignant âgé de 50 ans gagne 15 euros par mois : un écran plat pour 4 ans et demi de salaire ! On imagine les files d'attente devant le Darty de Ciego de Avila ! Avec un salaire en France de 2000 € mensuels, ça vous met l'écran plat à 106 000 €, ce qui justifie pleinement que les Cubains se précipitent dans les magasins d'electronique grand public en bénissant Raul Castro.

Et le journaliste de France 2 de poursuivre dans la même verve :

" Sous Fidel Castro, c'était interdit, afin d'économiser l'énergie. Mais les cubains en rêvaient ; Raul, son frère, l'a fait. "

Notez bien : si vous ne trouviez pas de téléviseurs à écran plat dans les foyers cubains, c'était pour éviter une cause superflue de consommation électrique. C'était civique. Cela paraît raisonnable et frappé au coin du bon sens, et pas du tout antinomique avec la première partie du reportage. Voilà une idée qu'elle est importable : interdire aux ouvriers de l'usine ArcelorMittal de Gandrange, ainsi qu'à toutes les caissières de supermarchés, d'acheter des véhicules 4x4 BMW x5, Mercedes ML, Mitsubishi Pajero afin de les obliger à économiser du précieux carburant (20 l/100 en conduite urbaine) : ça leur donnerait une bonne conscience citoyenne et leur permettrait de dire à leur voisin au camping de l'Eden : "le BMW x5, non, j'en aurais de toutes façons pas voulu, trop gourmand, faut penser à préserver la planète."

Suite : " Raul Castro autorise même la vente des scooters électriques fabriqués en Chine ; révolution dans la révolution, avec un symbole : les téléphones portables en vente libre ! Les Cubains communiquent beaucoup avec leurs familles réfugiées aux Etats-Unis .  Ils pourront donc se faire appeler dans la rue ; le pouvoir ne craint plus ce rapprochement avec l'Amérique. "

Parce qu'à Cuba il était interdit de dépenser 4 ans de salaire dans l'achat d'un téléviseur, vous comprenez, c'est frustrant, alors les gens ont fui en Floride, agrippés à douze à une petite barque, la nuit, au milieu des bancs de requins, ou bien à califourchon sur une chambre à air de camion. Où mène la passion des TV à écran plat !

Suite : " Raul Castro redonne aussi leur dignité aux Cubains en les autorisant à résider dans les hôtels du pays réservés jusque là aux étrangers. Mais une seule nuit dans une chambre à Varadero coûte plus d'un an de salaire au Cubain moyen. "

Selon la rédaction de France 2, on redonne de la dignité aux gens quand on leur permet d'être désormais libres de dépenser un an de salaire pour payer une nuit d'hôtel tout en continuant à voir les foules d'étrangers s'engoufrer dans ces hôtels de janvier à décembre. Et là on sent que le reporter Philippe Rochot a relu son texte précédent et en a un peu perçu toute la cruelle absurdité, car il décide de conclure par ces mots : 

" L'ouverture du frère Castro a aussi ses limites. " Ben tu l'as dit, bouffi ! C'est pareil pour les journalistes du service public : y a des limites.

Si vous n'en croyez pas vos yeux, croyez-en vos oreilles, voici la bande son de ce reportage de France 2 -->

Nous sommes foutus, discutons-en calmement

Impression étrange mardi soir 12.02 en regardant sur Arte le documentaire "La température grimpe", sur le changement climatique en cours : pendant une petite heure, nous avons vu sur un plateau plusieurs experts échanger des propos et prévisions au contenu dramatique sur un ton très calme, empreint d'une extrême courtoisie, sous la délicieuse férule d'une accorte animatrice germanique qui jamais ne s'est départie d'un charmant sourire pour distribuer les prises de parole. Et pendant une heure ces personnes, sur un ton et dans une ambiance qui auraient parfaitement convenu à un documentaire-débat sur la célébration de la St Valentin à travers les âges et les pays, nous ont prédit posément des banalités telles que : dans quelques courtes années des températures de 50° seront courantes en Allemagne et en France ; le désert du Sahara sera remonté au niveau de la Provence ; nous manquerons d'eau et plus question de remplir des piscines dans le Luberon (il y a en effet peu de piscines dans le Sahara) ; la montée de la mer, la pénurie d'eau et le chamboulement des cultures chasseront vers des régions moins touchées et encore habitables (ici) des dizaines ou centaines de millions de 'réfugiés climatiques'... Rien que ça. A la fin, je suppose que ces gens de bonne compagnie ont pris un traditionnel pot avant de se séparer ; le spectateur, quant à lui, est peut-être allé pisser en pensant à ne pas appuyer sur la chasse d'eau (pourquoi ne pas plutôt pisser dans le lavabo désormais, là au moins l'urine ne stagnerait pas), puis il a zappé vers le film de Canal+ au titre bien venu de "Apocalypto". Bref, la vie a repris paisiblement son cours. C'est surréaliste ! Des experts qualifiés viennent dans nos étranges lucarnes nous prédire des désastres épouvantables pour dans quelques années, et personne ne descend dans la rue hurler que, stop, il faut immédiatement arrêter de consacrer de l'énergie à tout ce qui ne concerne pas cette menace, cesser de s'occuper de la fête à Neu-Neu, de la bague à Carla, du sms à Cécilia, du nouvel entraîneur de l'équipe de hand-ball, de Hillary versus Barak, de la célébration des cent ans du fabricant de jeans anglais Lee Cooper (2 pages dans Le Figaro du même jour car c'est très important pour le genre d'humanité qui lit ce journal), du 'grand retour' de Laetitia Casta au cinéma... STOP ! Dans dix-vingt ans notre vie ici sera invivable.. et si c'est vrai, il ne faudrait plus travailler qu'à empêcher ça, non ? Ou c'est moi qui comprends mal et suis à côté de mes pompes ? Bon, désolé, parlons d'autre chose.

J'ai trouvé un article dans le Monde, mais pas la vidéo.

En direct de Neuilly-sur-Guyane

Lundi 11.02 - Municipales à Neuilly : pour fêter les quarante ans de Mai-68, un nouveau slogan vient d'être lancé : " Martinon, non-non ... Sarkozy, si-si".  Quelques heures plus tard, la nouvelle tête de liste de la droite pour Neuilly est connue : c'est un certain Fromantin. Fromantin, tin-tin ! Et tout ça nous donne... la fête à Neu-Neu ! Cette fête foraine très ancienne (créée en 1815) est ainsi nommée par contraction du nom de la ville de Neuilly ; elle se tient à l'automne dans le bois de Boulogne, jouxtant Neuilly.
L'ex-maire de cette ville, devenu Président, est en voyage officiel en Guyane ce lundi. A la TV ce soir, on voit en direct un envoyé spécial l'accompagnant bavasser sur la chaude actualité politique en cours depuis la veille à Neuilly, avec l'éjection du candidat Martinon par le jeune Jeannot Sarko. Quels sont les enjeux économiques, technologiques, climatiques touchant la Guyane, et l'état des relations avec la métropole, les jeunes y trouvent-ils du boulot, cela rapporte-t-il plus d'exercer comme chercheur d'or là-bas que comme courtier de la SocGen dans une tour de La Défense, etc. ? Eh bien ça, braves téléspectateurs, vous l'apprendrez une autre fois, quand France Television enverra un car de reportage pour vous parler en direct du 96 de l'avenue Achille-Peretti à Neuilly-sur-Guyane.

Lire la suite "En direct de Neuilly-sur-Guyane" »

Stéphane Pocrain, le Vert galant

Stephane_pocrain Stéphane Pocrain est l'un des types qui m'ont énervé le plus à la télé en 2006 et 2007. Je voyais bien que ce mec n'était pas clair, mais je ne percevais pas sa vraie nature. Parleur au débit délié et rapide, la langue bien pendue, sa faconde lui avait permis de se pavaner sous les allures d'un expert en tout, d'émission TV en émission TV, chez Ruquier comme sur l'excellent "On n'a pas peur des mots" (ONPPDM) de l'excellent Samuel Etienne sur I>Télé (qui passe en direct vers 19h35 puis repasse vers 21h35).

Stéphane Pocrain n'a rien réalisé dans sa vie, il n'est rien, qu'un brillant baratineur -ça suffit, de nos jours- et il vit là-dessus depuis l'âge de 20 ans, il en a 35. Ce n'est pas un con. Dans le flot de foutaises en faveur des Verts et des Socialistes qu'il a pu certainement produire sur les plateaux, dans les assemblées générales, comités, congrès où "il passe bien", Stéphane Pocrain a fait un jour la déclaration suivante qui devrait être retenue et méditée :

« Il faut que les Français blancs s’y fassent. Bientôt ils ne seront plus majoritaires en France. Il suffit de se promener dans les rues de Paris et de prendre le métro pour s’en rendre compte. » Beur FM, Juillet 2005

Notons que Stéphane Pocrain fait un distinguo entre Français blancs et Français...que sais-je... noirs, jaunes, rouges, bleus (nous célébrons le cinquantenaire des Schtroumpfs en 2008) ... mais comme le sieur Pocrain a la couleur que vous voyez (vert foncé), il est inattaquable. On ferme sa gueule, les ayatollahs veillent.

Derrière le hâbleur de plateaux TV se cachait un homme violent, un homme qui sait appliquer un principe bien connu dans certains milieux : bats ta femme chaque soir en rentrant, si tu ne sais pas pourquoi, elle, elle le sait. Ancien porte-parole des Verts, ancien très proche collaborateur de Noël Mamère, Stéphane Pocrain, a été condamné en janvier 2008 par le tribunal correctionnel de Paris à deux mois de prison avec sursis et  3 000 euros de dommages et intérêts pour des violences sur son ancienne concubine. Membre fondateur du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), Stéphane Pocrain avait annoncé en mai 2006 sa candidature à la présidence de la République avant de se retirer huit mois plus tard au profit de la candidature de Ségolène Royal. SOURCE : Libération

Stéphane Pocrain a une sorte de vrai parcours quand même, construit sur la production intensive d'air chaud, qui force l'admiration ; encore jeune, c'est un "ancien" de profession : Ancien membre d’un groupe de hip-hop, ancien militant UNEF, ancien Vert... probablement futur ancien membre du PS. Il sera parfait en ancien condamné pour violence conjugale. Qui pense que les Verts sont de braves pacifistes ?

Michel Drucker le dimanche après-midi ! Et s'il se retirait enfin ?

On empêche les pilotes de ligne d'exercer (en France) après soixante ans. Au-delà, ils sont contraints de vendre leurs compétences à des sociétés étrangères à 10 000 euros par mois pendant cinq ans encore, les pauvres, les lois sociales françaises étant si terribles... des années d'idéologie socialiste à marteler que le temps était venu en France (nulle part ailleurs dans le monde) d'imposer par la loi la société des loisirs, afin que les vieux laissent du travail aux jeunes, pas en mourant (les socialos n'ont pas osé, mais c'était l'idée), mais en se retirant. D'où l'anglais to retire : prendre sa retraite.

Pourquoi ne pas empêcher Michel Drucker de poursuivre après ses soixante ans l'abrutissement des masses auquel il se livre chaque dimanche après-midi  avec Vivement dimanche ? France 2 est un servivce public, non ? Dimanche 20 janvier, Drucker a atteint une espèce de record de vide sidérant, en invitant comme vedette de toute l'après-midi une femme (qualifiée "star") dont la seule réalisation remarquable est d'être mariée avec Johnny Hallyday. Ce qui a donné des échanges profonds, suivis de près par une France de profondeur identique, comme quand une invitée a indiqué : "Avec Laetitia, nous communiquons beaucoup par SMS"... révélation incroyable qui fut suivie par une salve d'applaudissements d'un public mélomane à qui on ne la fait pas. Tomber plus bas que cette émission, je ne sais pas si c'est envisageable. Cauet, vous croyez ? Mais c'est sur TF1, normal.

Alors certains demandent pourquoi le président Sarko souhaiterait supprimer la publicité sur les chaînes publiques : si c'était pour dégager France 2 des contraintes de la course à l'audience qui fait que pour attirer des annonceurs dans cette tranche du dimanche un Drucker invitant de telles "stars" s'impose, nous aurions un vrai début d'explication solide. L'idée telle que je l'imagine serait celle-ci : si on oubliait toutes les pressions de chasse à l'audience (liée directement à la publicité), et si on ne gardait en tête que la recherche de la qualité du contenu, est-ce que la direction de France 2 considérerait que consacrer plusieurs heures d'un dimanche après-midi à faire interviewer Laetitia Hallyday-Smet, sa famille et ses amies par Michel Drucker est le genre de contenu qu'un service public totalement payé par les contribuables doit mettre à l'écran ?

Comment les chaînes de télé ciblent leurs spectateurs

Avec les techniques de sondage et de marketing modernes, il ne fait aucun doute que chaque chaîne de télévision connaît le profil du spectateur-type à chaque tranche horaire de la journée, selon le jour de la semaine et l'époque de l'année. Et les programmes sont établis en conséquence. Ainsi que les contre-programmations, dans une démarche stratégique. A ce sujet, Télé 7 Jours de cette semaine, N° 2746, explique page 30 ce qu'il présente comme " la question qui fâche" : Pourquoi France 2 a-t-elle autant attendu pour diffuser Guerre et Paix ? Réponse : FR2 a attendu de connaître la grille de la concurrence ; quand elle a su que TF1 donnait du foot, elle a foncé. Il faut croire que c'est dans le même esprit stratégique et marketing que ce dimanche matin les chaînes TF1, FR3, C+ et 5/ARTE diffusaient toutes les quatre à 7h30 (un dimanche, insistons) des dessins animés plus ou moins débiles ciblant visiblement les bambins de 2 à 8 ans. Je n'avais pas noté que la grasse matinée du dimanche était devenue si peu pratiquée par les marmots français. Tout se perd.

Comment accentuer la précarité des SDF ?

Sur France 3 l'animateur de l'émission quotidienne culturelle " Ce soir (ou jamais !) " Frédéric Taddéi avait comme thème ce qu'il a annoncé comme " la précarité ".  Le 17.10 était  la journée mondiale du refus de la misère. D'où le thème. Et en effet, chaque fois (plusieurs douzaines de fois) que Frédéric Taddéi a voulu signifier "la pauvreté" ou "la misère", il a dit "la précarité". On ne sait pas pourquoi en français moderne "précarité" s'est soudainement mis à vouloir dire "pauvreté". C'est un mystère. Il y a seulement 5, 10 ans maximum,  "précarité" avait son vrai sens de "peu durable", "peu stable", que l'on peut vérifier dans quelques dictionnaires sérieux. Il y avait des individus en situation de précarité qui pouvaient se faire des couilles en or, ce n'était pas incompatible du tout. Les gangsters par exemple, mais plus couramment toutes les professions libérales, commerçantes, toutes les personnes dont les clients ou sources de revenus pouvaient disparaître sans préavis de trois mois, ni indemnité de licenciement, ni indemnité de chomage : quelques bons millions de Français. On pouvait y inclure les avocats, les représentants de commerce, les marchands de chaussures, de glace, etc. Non : pas les conducteurs de la SNCF ! Non ! Non, trois fois Non ! Mais les députés, présidents de la république, présidente de la SNCF (elle, oui, elle peut sauter du jour au lendemain), les ouvriers de l'usine de chaussures Jallattte à St Hippolyte-du-Fort dans le Gard : oui, tous en situation précaire (la preuve : regardez s'ils ont encore le même job qu'il y a deux ou trois ans).

Alors, quand Frédéric Taddéi annonce : " Précarité : 48% des Français ont peur de devenir SDF ", il devrait plutôt demander comment on peut faire pour mettre de la précarité dans la situation de SDF. Personnellement, plus les SDF seront en situation précaire, plus je serai heureux. Mais pour oser m'exprimer ainsi,  je ne dispose pas du bagage intellectuel d'un grand journaliste culturel tel que Frédéric Taddéi.

"Pas sûr que le public soit au rendez-vous"

Ce soir 10.10. 2007 est programmé sur France 3 "Droit d'inventaire". Le sujet est : de Gaulle. Le Figaro du jour annonce l'émission et dans son paragraphe "Notre avis" conclut par ces mots : "passionnant, mais pas sûr que le public soit au rendez-vous." Beaucoup est dit dans cette simple phrase : "passionnant" selon le journaliste qui a déjà vu la vidéo ; mais voilà : on s'angoisse à l'avance sur l'indice d'écoute, sur la part de marché que Morandini annoncera demain sur Europe1. C'est qu'il ne suffit plus de faire du bon boulot, sur un bon sujet... encore faut-il aussi être capable d'enlever à TF1 ceux qui s'apprêtaient à regarder à la même heure "Les Experts : Manhattan" ("production américaine que nous suivons toujours avec le même plaisir"), d'enlever à France 2 "Pas de panique" ("le prétexte est intéressant, mais les moyens mis en oeuvre pour le concrétiser manquent de finesse" combien on parie qu'ils seront quand même quelques millions à regarder ça ?) et même M6 (" les Bleus, premiers pas dans la police" ? Sans oublier de tenter de retenir à la maison tous ces déserteurs, ces mauvais téléspectateurs qui auront décidé de sortir du comptage, en sortant : ils seront comptés par les restaurateurs, les gérants de brasseries, les associations sportives, les ambulanciers qui les ramasseront le long de routes, les tenanciers d'hôtels de passe (forniquer en regardant de Gaulle sur la 3 : non !), les caissières de cinéma, de théâtre. Bref, qu'il est dérisoire et stupide de craindre à l'avance un modeste score d'audience.

Qui croit encore que c'est parce qu'il y a du monde qui le dit, qui le croit, qui le fait, qui le regarde... que c'est de la qualité ? Regardez les dirigeants du PS : à l'automne 2006, ils ont d'un geste grandiose demandé à leurs adhérents de choisir en votant leur candidat à la présidence. Une forte majorité a choisi Marie-Ségolène Royal. Cela prouve quoi ? Qu'il était intelligent de choisir Royal et de pousser DSK dehors ? On commence à envoir marre d'entendre commenter les émissions de TV en termes de part de marché. Journalistes experts du monde du spectacle : rappelez-nous s'il vous plaît quel fut le succès à sa sortie en salle du film "Les tontons flingueurs" (devenu culte aujourd'hui) ?

SUIVI :
J'ai donc regardé l'émission de Marie Drucker "Droit d'inventaire : de Gaulle". Cette journaliste qui passe pour une bonne professionnelle n'a guère attendu plus de deux minutes pour sortir sa connerie de la soirée. Présentant le personnage de Gaulle, Marie Drucker indiqua que celui-ci " n'a pas hésité pas à employer des méthodes dignes de la presse pipole actuelle " pour se faire connaître, aux cours de son séjour à Londres pendant la guerre. La vérité historique est tout le contraire, et fut même précisée plus tard dans l'émission par un historien (mais Marie Drucker n'a sans doute pas visionné sa propre émission avant la diffusion) : de Gaulle repoussa obstinément les conseils de Churchill de se livrer aux caméras des actualités cinématographiques et aux photographes dans l'intimité du modeste cottage qu'il habitait avec sa femme Yvonne. Il finit par accepter. Nous avons les images qui en ont résulté (la gène et l'irritation se lisent sur le visage de de Gaulle). Mais selon une bonne journaliste comme Marie Drucker, "de Gaulle n'a pas hésité". Vous non plus, Marie, faites comme votre oncle Michel : dès qu'une connerie passe à portée, n'hésitez jamais,tirez, ça soulage.

Appel à "une journée nationale sans Sarkozy dans les médias"

Le RDT -Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision- présidé par un sociologue de 52 ans, Pierre Bitoun, encourage les citoyens à diffuser l'appel. Basée à Tours, l'association revendique une centaine de membres, dont 64 fondateurs depuis sa création en juillet dernier. Elle se définit comme "indépendante de toute organisation politique", "propose une action novatrice, ambitieuse, qui touche au coeur même du système d'influence : les sondages (interdire leur réalisation dans les trois mois précédents (1) un scrutin électoral) et les journaux télévisés (démocratiser les journaux de TF1 et France 2)". "Rassemblement pour la démocratie à la télévision" est à l'origine de cette initiative, qui se tiendrait le 30 novembre, jour anniversaire de la candidature à l'Elysée du chef de l'Etat. SOURCE : Le Nouvel Observateur

Le "sociologue de 52 ans" Pierre Bitoun encourage les citoyens à diffuser l'appel. J'exécute avec plaisir, puisque voici une occasion supplémentaire inespérée de citer le nom du président Sarkozy. J'entends que les médias ont eux aussi bien compris la consigne : ils en parlent abondamment. Et il reste 60 jours à répéter le message : le 30 novembre c'est la journée sans Sarkozy dans les médias. Répétez après le "sociologue de 52 ans" Pierre Bitoun : le 30 novembre, journée sans Sarkozy. Une dernière fois pour vraiment faire plaisir au "sociologue de 52 ans" et lui montrer l'immense succès de son initiative : journée sans Sarkozy le 30 novembre ! Nous aurons l'occasion d'y revenir d'ici-là.

PS :
Une fois encore, nous nous interrogeons gravement sur cette étrange -et récente- habitude des médias de donner l'âge des gens dans des contextes où l'âge n'est d'aucune signification. Ecrire qu'un élève de 12 ans vient de réussir le bac, on voit bien l'utilité de préciser "de 12 ans"... mais pour un sociologue, qu'il ait 52 ans ou 43 ans, où est l'intérêt ? Si ça se trouve, il va avoir son anniversaire le 17 novembre, et il faudra publier un rectificatif, il deviendra "un sociologue de 53 ans". Tant qu'à donner un chiffre, je trouverais plus sûr de fournir sa pointure de pieds, qui elle, risque moins de changer au fil du temps. Alors imaginons : "un sociologue chaussant du 43, Pierre Bitoun, a décidé de donner le coup d'envoi d'une journée sans Sarkozy dans les médias..." (comme ça, c'est dit une fois de plus)

(1) C'est écrit ainsi dans le Nouvel Obs. La forme correcte est évidemment "les trois mois précédant un scrutin...". Quand on appelle à voter comme des pieds, on peut écrire comme un pied.

Soirée de la Femme sur France 2

Soirée de la Femme improvisée, et ma foi très réussie, jeudi 27.09.2007 sur France 2.

  • Cela commence par le JT de 20H, où un long sujet est décortiqué sur les centaines de femmes aspergées d'acide au visage par des hommes, afin de les défigurer affreusement pour les punir d'avoir commis l'inadmissible dans une culture musulmane (par exemple avoir regardé un autre homme). Cela se passe au Pakistan.
  • Long reportage sur un phénomène méconnu, dans Envoyé Spécial ensuite, sur ces jeunes filles (à partir de 10 ans) qu'une gaveuse (il en existe une par village) oblige à manger gras bien au-délà de la satiété, par la torture et la menace, afin de grossir démesurément et, disent-ils là-bas, "bien remplir le voile" pour plaire aux hommes, bref : trouver un mari. Les femmes sans graisse restent célibataires. Cela se passe en Mauritanie, autre pays musulman. L'animatrice d'une association locale de défense des femmes contre cette coutume barbare est filmée sur un marché où sont exposés à la vente sur un tapis des médicaments de contrebande destinés à faire grossir les animaux, mais ici des jeunes filles à marier. Les hommes alentour se regroupent pour repousser les femmes contestataires, et l'un d'eux hurle à l'adresse de la leader "Fous le camp d'ici, pour qui tu te prends, tu n'es qu'une femme".
  • Enfin, le plus furtif mais pas le moins éberluant, capté dans Envoyé Spécial à 21h22 au cours d'une enquête sur l'adoption : "Baptiste est né de l'amour de deux femmes".

William l'étrangleur

Trois poids, trois mesures pour traiter les délinquants du personnel à France Télévision.

  • William Leymergie, producteur-présentateur de Télé Matin, est mis à pied deux semaines pour avoir tenté d'étrangler l'un de ses chroniqueurs au cours d'une réunion de travail.
  • Alain Duhamel est suspendu six mois pour avoir vaguement indiqué qu'il allait voter Bayrou, au cours d'une réunion privée où aucun enregistrement n'était prévu (dire oralement "je voterais Bayrou" peut ne pas signifier "je voterai Bayrou").
  • Jean-Luc Delarue continue ses émissions sans être inquiété, après voir agressé le personnel de bord et provoqué un esclandre sur un vol vers l'Afrique du Sud, alors qu'il était imbibé de substances diverses mélangées à de l'alcool.
    (SOURCE : RTL, 27.09.2007, 19h58)

Mou du blog ?

Christine_ockrent Frères blogueurs, nous avons été l'objet d'une insulte à caractère sexiste dimanche soir entre 23h et minuit, de la part d'une rubriqueuse de la nouvelle émission animée par Christine Ockrent sur la 3, précicément nommée DUEL SUR LA 3. Cette rubriqueuse fielleuse est apparemment chargée de révéler chaque semaine ce que la blogosphère a dit la semaine écoulée sur le sujet du jour. Dimanche, le sujet était cette question angoissante au possible, "qui fait débat" :  y a-t-il trop de fonctionnaires ? Naturellement, il y avait là une invitée (syndicaliste) qui estimait que les fonctionnaires en France ne sont pas assez nombreux, ce qui confirme qu'il faut vraiment de tout pour faire une nation... deux jours plus tard (25.09.07) Le Figaro titrait à la Une de son cahier Economie "L'Etat et la Sécu doivent réduire leurs dépenses"; cherchez l'erreur. Quand vint le tour de la rubriqueuse missionnée pour scruter la blogoshère, celle-ci rapporta quelques phrases de Versac, suivies de quelques phrases de Ginisty, puis regretta la minceur de sa moisson de la semaine par ces mots à nous adressés : " vous avez été un peu mous du blog cette semaine ". Cette effrontée ne va pas fouiner dans les bons endroits ; quand on veut trouver du blog dur et saignant, on ne va pas chercher chez Christophe Ginisty, Madame. Le de Christophe n'est pas réputé pour sa férocité cinglante. Christophe a été candidat du Modem, c'est un centriste à tempérament consensuel. Mous du blog, nous ? Resse, Gai Luron, Lenonce, Vinvin, Loïc Le Meur, Rectitudine sto et autres énervés du clavier, redressez-vous, allez exhiber votre turgescent courroux sous le nez de cette rubriqueuse à l'adresse http://info.france3.fr/encadres/33723575-fr.php 

Les Français sont-ils bien accueillis quand ils vont en Bretagne ?

Michel Drucker s'est involontairement surpassé dans la discrétion sur la 2, dimanche 16 sept., dans son éloge à Jacques Martin, dont il a pris le créneau suite au pépin de santé de celui-ci, on s'en souvient. Comme l'émission est enregistrée, il  n'en a rien pu dire dans l'émission proprement dite. C'était techniquement impossible. Mais là n'est pas le propos.

Le Drucker du dimanche, l'homme qui fait les demandes ET les réponses, recevait le comique Roland Magdane qui, lui, avait invité un groupe de chanteurs de Corse ayant besoin de promo (leur disque n'est vendu qu'à l'aéroport d'Ajaccio, a précisé Magdane). Et voilà notre gendre idéal national qui part en vrille dans une suite de propos où il est question des "Corses" et des "Français", comme par exemple : les Français sont bien reçus par les Corses quand il viennent leur rendre visite dans leur pays, et patati, et patata, les Corses par-ci, les Français par-là. On attend Drucker au tournant, quand il recevra un invité domicilié en Bretagne, comme le chanteur Christophe Miossec, pour la sortie de son nouvel album "Brest of" '(sic) ... imaginez Drucker : " Alors, Christophe Miossec, expliquez-nous, les Français sont-ils bien accueillis quand ils vont en Bretagne ? " (et là, pas de panique, puisque c'est Drucker qui fournit la réponse).

L'inconvénient du différé, c'est que l'on ne peut plus intégrer des événements de dernière minute. L'avantage du différé, c'est que l'on peut couper au montage quand on s'aperçoit que le propos "Corses vs Français" est déplacé. Drucker s'en est bien gardé. La chaîne de TV publique en faveur de la Corse libre ?

Hervé Resse saisi par la folie des jeux ?

Plusieurs petits rapporteurs m'annoncent ce lundi matin 23.07 sous couvert d'anonymat que Môssieur Hervé Resse, l'un des plus gands blogueurs de tous les temps, être exquis de haut niveau intellectuel amateur de chablis, aurait été vu dimanche 22.07 participant activement au jeu de Nagui sur France 2 : "La part du lion". En ce moment, depuis plusieurs semaines, le blog de notre ami Hervé est entièrement consacré au jeu, avec sa série d'été Ressepire en Rock. Pendant que certains jouent sur le blog "Resse...Pire !", son auteur participe à des jeux à la télé ! Hier il n'a rien gagné. Bon, nous sommes maintenant au coeur de l'été, et même les presque quinquagénaires ont droit à leurs grandes vacances. Qui dit Vacances, dit Rentrée. En attendant, allez, jouez !

L'humoriste américain Bill Maher aime les Français

Bill Maher est un comédien, il fait ce que faisaient chez nous les chansonniers, quand ils passaient à la télé. Maher anime un show télévisé très regardé chaque vendredi soir sur la chaîne HBO aux USA : Real Time with Bill Maher. Il est réputé pour ses monologues humoristiques et caustiques. Visiter son blog.

"Un instant" et "tout de suite" n'ont pas la même durée à la TV que dans la vie. Pourquoi ?

Il est facile d'observer sur TF1 à quelle durée de temps correspond "un instant". Chaque dimanche vers 19h43 on vous annonce le journal télévisé pour "dans un instant", soit 17 minutes plus tard. A la télévision, il suffit de 4 instants pour atteindre une heure de durée. Une autre mesure nous est donnée par FR3 pour l'expression "tout de suite". Vendredi 29 juin à 23h17 ils vous annoncent le documentaire sur les OVNI "tout de suite" et le docu commence 5 minutes plus tard à 23h22. Si TF1 avait dit à 19h43 "tout à l'heure", (ou pire, la vérité crue : "dans un bon quart d'heure, votre journal de 20 heures") cela aurait donné à la ménagère de moins de cinquante ans la sensation que ça allait être long, et qu'elle pouvait donc vaquer pendant ce temps (utilement, pour son mari) à ses occupations ménagères, puisque l'heure était venue de préparer le dîner, n'est-ce pas ? Tandis qu'en lui disant "dans un instant", cette brave femme est piégée, elle reste assise devant la télé pour gober les 17 minutes de publicité concoctées par TF1, comprenez-vous l'astuce ? Pour que le procédé fonctionne (et cela chaque dimanche à la même heure avec les mêmes personnes), il faut des téléspectateurs un peu niais, c'est tout. J'en connais d'autres qui en entendant à 19h43 "dans un instant" se diraient qu'ils ont le temps de sortir arroser les rosiers et les tomates du jardin, échappant ainsi aux publicités. Ce sont les rebelles des temps modernes, des anarchistes, des gens à qui on a du mal de vendre n'importe quoi.

J'ai regardé le président Sarkozy interviewé sur TF1 : ça, un conservateur ?

Dans l'émission TV Mots Croisés animée par Yves Calvi lundi 18 juin, on a pu entendre le député européen PS Pierre Moscovici désigner la droite comme "les conservateurs", et la gauche comme "les progressistes". L'habitude est tellement ancrée depuis cinquante ans dans ce pays de répartir les titres ainsi, qu'aucun des participants assis autour de la table n'a même levé un sourcil. Il y avait là, entre autres, messieurs Pierre Lelouche, député UMP, Jean Rochefort, directeur du Credoc. A la télé, on peut qualifier l'UMP et le président de la république de "conservateurs" sans susciter la contradiction, ou tout au moins une demande de justification à l'intervenant s'exprimant ainsi. Car après tout, M. Moscovici avait peut-être ses raisons, et il aurait pu dire pourquoi ce que font l'UMP, Sarko et les ministres en ce moment c'est du "conservatisme".

Sarkozytf1190607 Quarante-huit heures plus tard, mercredi 20 juin, je me trouve assis devant le même écran à regarder la longue entrevue du Président de la République sur TF1 avec le tandem Chazal-PPDA. J'ai toujours en tête les mots de Moscovici, et je me dis 'examinons donc à quoi ressemble un conservateur, comment il s'exprime, ce qu'il prévoit de conserver sans rien toucher". Eh bien, Je n'ai toujours pas compris en quoi Monsieur Sarkozy est un conservateur, et même leur chef. Ou alors ce serait dire que les mots n'ont plus de sens, qu'un mot peut signifier son contraire sans inconvénient, que je peux aller dire à la télé " Mimi Maty est une femme élancée", "il a bien gelé ce matin en banlieue est", "les coureurs cyclistes ne se dopent pas" ... sans que personne ne me contredise ?

Honnètement, si vous êtes de gauche et avez écouté le président Sarkozy, êtes-vous disposé à confirmer avec le député socialiste que le terme qui décrit bien la catégorie politique à laquelle cet homme appartient est celle des 'conservateurs', par oppositon à 'progressistes' ?  Le Petit Robert m'indique que le contraire de 'conservateur ' est : novateur, progressiste, révolutionnaire... tout ce que n'est pas Sarkozy, si j'en crois le PS Moscovici. Ouf, la France peut roupiller tranquille encore cinq ans, alors ?

A moins que le vocable 'conservateur' n'ait en politique un sens différent du sens commun, et qu'en politique est 'conservateur' celui qui veut changer tout ce qui va mal, et le faire vite, traiter plusieurs grandes réformes à la fois, chambouler les idées reçues, lancer des défis permanents, étrangler la pensée unique. Dans ce cas, imaginez ce que ce sera si en 2012 nous avons des 'progressistes' au pouvoir ! Les cinq ans que nous avons devant nous ne seraient qu'une mise en jambes avant ce qui nous attend en 2012 (la semaine de 32 heures, la retraite à 45 ans pour les conducteurs SNCF, le smic à 2000 euros, 90% de reçus au bac...?)

Les journalistes de France 2 ont fumé du CO2

Co2_pour_un_trajet_europe_new_york Dans le JT de 20h du mercredi 6-06-2007 il y avait un sujet sur le sommet du G8 en Allemagne sous l'angle du volume de CO2 engendré par cette manifestation, angle judicieux puisque la lutte contre le changement climatique est le gros thème de ce G8. Soucieuse d'informer le spectateur par un exemple illustré, la journaliste Sophie Maisel, en voix off, a indiqué qu'un voyage Europe-USA en avion en classe affaire engendre 3 tonnes de CO2. C'est bien précisé "en classe affaire", afin de culpabiliser un max tous ces richards en costar trois-pièces qui peuvent se l'offrir, tandis que de toute évidence, dans le cerveau d'un bon journaliste de la chaîne publique, le voyageur lambda portant sandales, marcel et bob, assis à l'arrière de l'appareil avec un billet classe touriste de base acheté en solde de dernière minute sur lastminute.com fait consommer bien moins de kérosène à l'avion, n'est-ce pas ? (revoir ce JT ici jusqu'au 12 juin 07)

C'est à désespérer : à peine Béatrice Schönberg a-t-elle quitté son poste au JT, une autre fûtée prend sa relève (si l'on peut dire), soucieuse d'assurer la continuité du service public au même niveau de qualité. Le tout sous la direction très vigilante de madame Arlette Chabot. Il faudrait neutraliser carbone les plus atteints, et recommencer avec un personnel neuf polluant moins l'antenne.

Grands perdants dans le débat télévisé du 2 mai : les journalistes

Ces grands perdants furent personnalisés par Patrick Poivre d'Arvor et Arlette Chabot, supposés être les co-animateurs ou arbitres du débat télévisé du 2 mai : faut-il s'adosser à trente années d'expérience de journalisme à la télévision pour avoir le droit de tenir les rôles qui furent les leurs pendant deux heures et quarante minutes ? Ils n'ont servi à rien, en tant que journalistes. Qui peut affirmer que Mme Chabot a joué un quelconque rôle dans cette émission ? Son texte doit tenir en moins d'une minute et a été d'une platitude affligeante : je crois me rappeler qu'elle a réussi à dire l'heure deux fois. Une hôtesse d'accueil blonde de 23 ans à forte poitrine aurait parfaitement pu remplacer Madame Chabot, directrice de l'information de France 2. Ou alors, on aurait pu y mettre Béatrice Schönberg. Ou une potiche.

Si j'étais journaliste, je ne serai pas fier d'avoir eu ma profession représentée au plus haut niveau ce soir-là par PPDA et Chabot.

100 siècles en 105 minutes

Lu dans Télé Loisirs, 10 avril 2007, FR2, Docu-fiction "Le sacre de l'homme" - 1h45 -
Notre avis : "Après 'l'odyssée de l'espèce' et 'homo sapiens, ce troisième volet de l'histoire de l'humanité est passionnant, mais un peu réducteur".
Plus haut, le résumé précise que ce volet couvre de 12000 ans à 2000 ans avant notre ère : un peu réducteur de caser 100 siècles en 105 minutes, vous croyez vraiment ? Ah, il y a vraiment des journalistes qui font fort !

Le lendemain dans le JT de 20H de FR2 à la minute 22, David Pujadas croit malin de glisser une astuce dans l'annonce du décés de Loïc le Ferme, ex champion du monde de plongée profonde "no limits", avec ce commentaire lamentable : "Loïc le Ferme pratiquait la plongée en apnée depuis des années, au plus haut niveau." La plongée en profondeur au plus haut niveau ? Mais qui pratique depuis des années sur FR2 le journalisme au plus bas niveau ? Il y a eu la béate Schönberg, une championne celle-là, et voici un challenger, David Pujadas.

Un animateur de radio crochet de TF1 décoré Chevalier des Arts et Lettres

J'ai été fier que le gouvernement de mon pays décide enfin de distinguer comme il le mérite, au nom de la nation reconnaissante et admirative, Nikos Aliagas, le talentueux bonimenteur de Star Academy, l'émission-phare de la culture rayonnante, qui a été fait le 26 mars chevalier des Arts et Lettres par le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres. L'Ordre des Arts et des Lettres a été crée en 1957 pour " récompenser les personnes qui se sont distingués par leur créations dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde ". Comment voulez-vous commenter une nouvelle pareille sans passer pour un vieux grincheux grave ? Alors je m'en abstiens, et je vous laisse à vos réflexions intérieures, que vous pouvez désirer extérioriser en cliquant ci-dessous sur le lien "commentaires". Mais je vous en supplie, essayez de rester positifs et courtois. Si vous pensez que cette info est un canular de 1er avril, vérifiez ici.

Halte au scandale des sous-marins clandestins

Le journaliste lanceur de questions JJ Bourdin s’est illustré sur RMC INFO par sa question-piège Bourdin à Mme Royal sur le nombre de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins possédés par la France : elle répond « 1 », il rectifie « 7 « . On se rappelle qu’ensuite la chiffre réel s’est révélé être 4. Bourdin réitéra sur les sous-marins nucléaires d’attaque avec Sarkozy, qui répondit « 4 » alors que Bourdin rectifia « 5» (la vérité officielle fut « 6 »). Cela fait désordre.
Aujourd’hui 18.03, Jean-Jacques Bourdin avance sur FR5 dans l’émission Arrêts sur Images un début d’explication qui ne fait qu’ajouter de la confusion à la confusion. Quand on lui fait remarquer que lui aussi s’est trompé sur le nombre de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (il affirmait 7, le ministère annonçait 4) JJ Bourdin a répliqué sur FR5, à la stupeur générale sur le plateau, qu’il n’est pas démontré qu’il avait faux : « La marine nationale dit 4 officiellement, mais qui vous dit que nous n’avons que 4 sous-marins lanceurs d’engins ? J’ai mes informateurs au Ministère, ils m’ont laissé entendre que nous avons plus que 4 sous-marins… j’attends un démenti officiel. » Il y aurait 3 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins clandestins ? Idem pour les sous-marins nucléaires d’attaque : Il y en aurait 6 selon certaines sources, ou 5 selon d’autres sources. Le total de l’incertitude est de 3 + 1 sous-marins. Il serait grand temps que quelqu'un vienne mettre de l’ordre juste dans les fiches de stock du Ministère de la Défense.

SUIVI : un visiteur vient de me laisser un commentaire pensant s'adresser directement à JJ Bourdin. Je lui laisse l'anonymat et reproduis son message ci-après. Le lendemain, mon fidèle visiteur Nounours (autre grincheux de première bourre) m'envoie deux commentaires extrêmement fouillés qui expliquent définitivement tout sur tout sur le sujet des sous-marins. On devine que derrière le sympatique pseudo de Nounours se cache probablement un amiral de haut grade. Jamais, depuis près de deux ans, Note du présent blog n'aura fait couler autant d'ancre encre >SUITE-->

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Claude Allègre et Henri Amouroux au sujet de "J'ai une question à vous poser" sur TF1

Joliment interpellants, les commentaires exprimés cette semaine par deux observateurs de la vie  politique, l'un de gauche, le second de droite : Claude Allègre (Le Point du 1er mars) et Henri Amouroux (Le Figaro du 2 mars), commentaires portant tous deux sur les émissions de TF1 "j'ai une question à vous poser" qui ont tant fait jaser dans les gazettes en ce début d'année 2007.

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